‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 53 sur 259 · AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE

ilaiis les organes génitaux, et en pariicAilier dans rntérus, indépendainincnt des ressources de la mer, des salines, la jn-atiqne de l’Allemagne nous fournit les bains et les douches d’acide carbonique [voy. Carbonique (acide), Douches], tels qu’on les administre à Meinberg, à Cudowa, à Karlsbad, etc. On comprend que, sous l’influence excitante de ce gaz, un appel ait lieu dans les systèmes veineux et capillaire, et que, par conséquent, l’atonie de l’organe utérin puisse être efficacement combattue. A plus forte raison, toute la série d’agents que nous venons d’énumérer s’appliquerait-elle au traitement d’aménorrhées provoquées instantanément par une circonstance quelconque, une émotion morale, un refroidissement, ou dépendant d une alteration diathésique ou autie de la santé générale.

AIWÈRES (Eaux) (Bitteriuàsser) . Expression usitée en Allemagne pour désigner des eaux particulièrement minéralisées par le sulfate de magnésie ou le sulfate de soude, et douées de propriétés purgatives. Au point de vue de la composition, ces eaux présentent des différences dans les proportions de leurs éléments. On les a neanmoins confondues en un même titre, eu égard à leur saveur et à l’action qu’elles exercent plus ou moins, étant hues, sur la muqueuse intestinale. C’est en Bohême que se groupent les principales d’entre elles [voy. Bohême, Pulna, Seid- SCHUTZ, Sedlitz]. Ou rencontre encore en Suisse celle de Birmenstorf, en Hongrie celle de Ofen, la source de Friedrichshall, dans le duché de Saxe-Meiningen, etc. Les analyses chimiques de ces diverses eaux et l’appréciation de leurs qualités figurent à chacun des articles qui les concernent.

AMÉRIQUE. En comprenant sous ce nom les deux grandes péninsules unies par l’isthme de Panama, et qui sont distinguées en Amérique septentrionale et Amérique méridionale^ nous constatons que l’une et l’autre partie du nouveau monde abondent en eaux minérales. Les régions équatoriales ont été plus spécialement explorées par d’éminents observateurs et nous offrent, à ce point de vue, des rapprochemenis très intéressants, en particulier sur la liaison des sources chaudes avec les phénomènes volcaniques [voy. Andes, Antisana, Brésil, etc.]. Les renseignements sont moins complets en ce qui regarde la géognosie et l’hydrologie médicale {[es, Etats-Unis. Nous ne connaissons pas d’ouvrage spécial sur cette matière. Alibert [Précis liistor. sur les eaux minérales les plus usitées) a éprouvé la même incertitude que nous. H ne semble pas que depuis la publication des détails sommaires qu’il empruntait au consul AYarden et au docteur Chervin, les sources minérales de l’Amérique du Nord soient mieux connues, ni surtout aient été l’objet d’analyses chimiques plus parfaites.

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