ASIE MINEURE
degré de long. E. et les 1'" et 78® degrés de latitude N. , n’a pas été suffisamment étudié au point de vue qui nous occupe. E’est à peine même si l’on connaît l’orographie de cette partie du monde, si bien partagée d’ailleurs en richesses minérales. Des cinq systèmes principaux de montagnes que les géographes modernes admettent en Asie, celui ([ui est désigné comme oriental par rapport à la position des autres,, et qui porte le nom à' Altaï- Himalaya^ se distingue par rabondance de ses sources thermales. 11 est à remarquer, ainsi que nous l’apprend 31. de Humboldt [Rech. les chaînes de mont, et la climatologie compar. de VAsie centrale, t. I, p. 327 et suiv.), que les eaux chaudes de l’Altaï, ayant A3" cent., sortent d’un terrain granitique, dégagent des bulles d’acide carbonique, mais n’ont aucun goût et ne contiennent que de sels hxes : cette propriété les rapproche des eaux de Pfelfei s en Suisse, de Gastein en Autriche, et surtout des sources très chaudes qui sortent des terrains granitiques de la chaîne littorale de Caracas, dans l’Amérique du Sud. Toutefois, dans une dépendance de ce même système, la chaîne Baïkalienne, qui forme une partie du contour du lac BaikaI, en lUissie d’Asie, on voit jaillir des sources, à la fois thermales et sulfureuses, d’une formation de gneiss et de roches granitiques. Leur température est assez uniformément de 56°, 2 cent. Les Bourètes et les Russes en visitent un grand nombre. Un autre groupe des montagnes de l’Asie, le Tchianchian., ou Monts célestes, est regardé par M. de Humboldt comme un centre d’action de grands phénomènes volcaniques. On y rencontre, non loin du volcan Pectian, les sources chaudes A! Arcachan [voy. ce mot], celles de V Orkhon, et enfin le lac fssikoul, ou mer chaude, dénomination se rattachant à l’éruption de sources thermales qui jaillissent de son fond et élèvent sa température. Les tremblements de terre, et en général toutes les productions plutoniques, semblent avoir un centre d action dans cette contrée culminante de l’empire chinois. Le massif Ouralien, au contraire, qui appartient en commun à l’Europe et à l’Asie, n a ni trachyte ni source thermale. Aussi n’est-il soumis à aucune commotion souterraine. Du moins on n’en avait pas signalé jusqu’au voyage de M. de Humboldt. C’est donc eu égard aux rapports existant entre l activité des volcans de ces régions et la proximité des eaux thermales, que les observations recueillies sur elles méritent une mention. Nous aurons 1 occasion de signaler quelques sources des diverses parties de 1 Asie, plus spécialement dignes d’attention à cause de leui' minéralisation ou de l’usage qu’on en fait. [Voy. Asie Mineure. Caucase. Chine. Indes. Japon. Java. Kamtchatka. Peuse. Sibérie. Syrie. Thibet. Turquie.]
A8IE ifiiXELRE. D’abondantes et nombreuses sources chaudes se