ASSISTANCE
rencontrent en Asie .^lineure; elles y sont presque toujours en rapport avec des terrains trachytiques. Peu d’entre elles sont connues, et la minéialisation de la plupart reste indécise pour nous , parce que les Orientaux recherchent surtout ces eaux pour leur thertnaliié. [Voy. Brousse. Esoki-Gherer. Ilidga. Smyrne. Trébizonde.]
ISKOÉ (Norwége). Ile de l’archipel norwégien, à quelques lieues marines de Bergen. Source minérale remarquable, désignée par les géographes sous le nom de source Agathe, comme étant thermale pendant l’hiver et froide en été.
aspiratioiv. On désigne sous le nom iV inhakition, le mode d’administration des eaux minérales qui consiste à faire respirer les vapeurs ou gaz qui se dégagent des eaux minérales. V aspiration est un procédé particulier de 1 inhalation, comme le humage en est un autre [voyez Humage].
L’aspiration consiste à respirer sans effort, la bouche ouverte, et à pleine poitrme, les gaz ou les vapeurs. Ce procédé doit être autant que possible préféré au humage, qui nécessite toujours un effort plus ou moins pénible [voy. Inhalation].
ASP1RATI0]\ (Salle cî’). Voy. INHALATION (SALLE D’).
aspres-spr-buech ou le* AEI’AE. (France, Hautes-Alpes, arrond. de Gap.)
Pioche du bourg de ce nom on voit jaillir plusieurs sources qui ont probablement la même origine, comme elles ont la meme composition. Leur richesse en sel a engagé l’administration à en faire combler et
détourner plusieurs; mais telle est leur puissance, qu’elles se sont fait jour de nouveau.
La température de ces sources est de 34" et leur densité de 1,047. Elles forment un léger dépôt de carbonates insolubles ; elles ne sont ni gazeuses ni ferrugineuses [Annuaire des eaux de la France).
ASîSAlAGALE ou ASSAIRCALI (Turquie d’Asie, Arménie). Bains d’eau chaude renommés, à très peu de distance de la ville d’Erzeroum.
ASSÏSTAA^CE. L’organisation de l’assistance publique près des établissements thermaux est d’un grand intérêt. Les classes pauvres ne réclament pas moins que les classes aisées les bienfaits des eaux minérales, et l’on a pu faire, auprès de plusieurs stations, cette remarque : que les indigents, malgré les conditions imparfaites où ils se trouvent pour suivre un ti alternent thermal, n’en retirent pas en général de moins bons résultats que les individus placés dans une meilleure situation. Cet intéressant sujet soulève une série de questions d’ordre différent, que nous allons successivement aborder.
Nous établirons d’abord qu’en principe, l’assistance publiijue n’est pas
ASSJSTA^nCE.
obligatoire pour les étabiisseinenis iherinaux : c’esl-à-dire (jue, à tiiie d’exploitation industrielle, ceux-ci ne sauraient abandonner que spontanément, à litre gratuit, l’usage de leurs produits; en outre, les localités auxquelles ils appartiennent ne sauraient être tenues à étendre, au delà du cercle communal, leurs charges de bienfaisance.
Mais, en fait, il faut dire qu’il n’existe guère d’établissement thermal qui ne fasse aux indigents une part plus ou moins libérale, et que, dans la plupart au moins des localités thermales un peu importantes, il existe des fondations charitables, ou des mesures administratives consaci ées aux indigents du dehors. Mais rien de fixe, rien d’organisé dans ce sens. Lorsque l’État afferme ses projires établissements, il lait avec soin la part
de l’assistance, mais son action ne s’étend pas au delà. La déclaration d’utilité publique lui offre une occasion d’imposer aux établissements qui la réclament, en échange de la protection accordée, certaines obligations charitables. Il est à souhaiter que le règlement futur des eaux minérales répare, sous ce rapport, le silence de la loi qui les régit.
L’assistance doit être considérée, et au point de vue du traitement thermal lui-même, et au point de vue des secours nécessaires pour que les indigents puissent y prendre part.
Les établissements n’ont à fournir que l’usage gratuit de l’eau minérale en boisson, des bains et des autres agents hydrothérapiques. La proportion mise ainsi à la disposition des services charitables peut être fixée par avance. Elle sera mesurée sur l’importance de l’installation thermale, sur les ressources en eau minérale et sur les besoins publics.
Les indigents admis à la gratuité doivent être porteurs de certificats administratifs et médicaux, constatant leur état d’indigence et futilité du traitement thermal. Comme les certificats délivrés par les administrations locales sont souvent abusifs et fournis par complaisance, il est bon d’exiger, comme on le fait dans quelques localités, un certilicat du percepteur constatant l’absence de cote d’imposition, ou un chiffre insuffisant.
L’envoi d’un indigent près d’une station thermale est toujours un fait onéreux, ou pour ses propres et inlimes ressources, ou pour un fonds charitable quelconque : il importe donc, pour toutes sortes de raisons, que tous les moyens thermaux soient librement mis à sa disposition.
Il faut faire en sorte qu’une partie spéciale de rétablissement soit tonsacrée à cet usage, séparée du reste, s’il se peut. L’installation devra en être simplihée comme apparence; mais il est essentiel que les moyens thérapeutiques soient aussi complets là que partout ailleurs.
Nous croyons convenable, lorsque l’utilité s’en fera sentir, de consacrer aux services gratuits spécialement les périodes extrêmes de ce que