AZOTATES
que ne l’indique ceî auteur. On finit quelquefois, par des traitements réitérés , à modifier activement le lupus exedeus et serpigineux. Les ulcères des jambes exigent de longs traitements, et peuvent guérir près d’/Vx comme près de bien d’autres stations sulfureuses et autres.
Les eaux d’Ax peuvent certainement être utilement employées dans les affections cataiidmles. « La bronchite chronique simple des vieillards, dit 31. Alibert, est une des maladies que nos eaux amendent le plus. Il n’est pas de malades qui ne passent d’excellents hivers quand ils sont restés une saison auprès de nous. Le mode balnéaire, sans être proscrit, est tout à fait accessoire. » Il n’est nullement question ici d’affections tuberculeuses des poumons.
La scrofule, considérée en elle-tnême, ne paraît pas tenir grande place dans les applications spéciales des eaux d’Ax. Al. Alibert recommande de lui adresser les sources les plus actives. Mais ces eaux nous paraissent constituer une médication antidiathésique assez imparfaite.
AI’ACUCIIO (Vallée d’) (Amérique du Sud, Lerou). A A300 mètres au-dessus du niveau de l’Océan, dans les Andes. Célèbre par ses riches mines d’or, d’argent et de mercure. Il y a plusieurs sources d’eaux thermales chargées de carbonate de chaux.
AZOTATES. Les chimistes du siècle deimier ont souvent inscrit dans leurs analyses le nitre (azotate de potasse) comme faisant partie des eaux minérales. Mais cette opinion, basée uniquement sur des hypothèses, n’a trouvé de nos jours une confirmation que dans des cas exceptionnels.
L’existence des azotates dans les eaux se lie de la manière la plus étroite tà l’origine des sources. En effet, si l’on admet que les courants d’eau souterrains ont pourpoint dedépait les eaux douces atmosphériques, il faut bien reconnaître l’existence des azotates dans les eaux minérales, puisque toutes les eaux pluviales sont imprégnées d’azotate d’ammoniaque ; à moins de supposer, ce qui nous semble peu probable, que ce dernier sel se soit détruit en totalité pendant son transport dans les prolondeurs du globe.
Au contraire, si l’on considère l’intérieur de notre planète comme un réservoir inépuisable d’eau, et si l’on sup/pose que les eaux pluviales n’y ont pas l’accès qu’on leur attribue, surtout en ce qui concerne les sources les plus chaudes émanant des couches les plus profondes, alors l’absence des azotates peut s’expliquer pai- l’absence elle-même des nitrates naturels. N’est-il pas notoire que les nitrates de potasse, de soude, de chaux et de magnésie ne se rencontrent que dans les couches superficielles du globe ?
Mais ce que nous disons ici ne peut avoir lieu que pour les sources thermales, et seulement des terrains primitifs; car si l’origine de ces dernières est encore l’objet de quelques contestations parmi les hydro-