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AZOTE

de soufre, en un mot, de l’azote sulfuré. I.es expériences de Gehlen et de Berzelius ont prouvé dans la suite que l’acide sulfhydriqne était indépendant de l’azote dans les eaux pyrénéennes.

L’azote reconnaît pour origine, suivant la majorité des hydrologistes, l’air atmosphérique qui pénètre dans les profondeurs de la terre, d’où il ressort ensuite, entraîné par les eaux, après avoir cédé à celles-ci tout ou partie de son oxygène. Ceci explique pourquoi les eaux sulfurées, irès avides d’oxygène, comme on sait, contienneiU presque toujours de l’azote pur. Dans les eaux minérales bicarbonatées, sulfatées et chlorurées, au contraire, l’azote est le plus souvent mélangé avec de l’oxygène.

L’existence de l’azote privé d’oxygène dans les eaux sulfurées est un premier indice de la base qui les minéralisé. M. Fontan considère ce caractère comme essentiel aux eaux sulfurées sodiques qui se minéralisent dans les couches les plus profondes du globe, tandis que les eaux sulfurées calciques qui empruntent leurs principes sulfurés aux couches sédimentaires renferment presque toujours de l’oxygène avec de l’azote.

Nous avons dit que l’azote des eaux provenait de l’air ambiant ; mais i! reste à démontrer s’il ne serait pas l’un des produits de décomposition des matières organiques enfouies dans les couches profondes de notre planète. Cette hypothèse ne nous paraît pas dénuée de quelque fondement.

L’azote se trouve dans les sources minérales en dissolution, mais en proportion minime. Le plus souvent, il fait partie des gaz spontanés et mélangés avec de l’oxygène, de l’acide carbonique et de l’acide sulfhydriqne.

Le moyen de reconnaître et de doser l’azote dissous ou libre est des plus simples et des plus concluants. Pour cela, on emploie un ballon de la contenance d’un demi-litre, muni d’un tube recourbé. L’un et l’autre sont entièrement remplis d’eau, et l’on engage l’extrémité inférieure du tube sous une éprouvette graduée pleine de mercure ou d’eau, mais ayant la même origine que celle mise en expérience. En faisant bouillir le liquide du ballon, il se dégage un mélange d’azote, d’oxygène, d’acide carbonique et d’acide sulfhydriqne. Dès qu’on suppose que tous ceux-ci ont été chassés de l’eau, on introduit dans leprouveite quelques fragments de potasse caustique qui absorbe tout l’acide carbonique etl’acide sulfhydrique. Le résidu gazeux, transporté dans une cuve à eau, est l’objet d’une opération qui consiste à enlever tout l’oxygène. Pour cela, on introduit dans l’éprouvette un bâton de phosphore, et l’on abandonne l’appareil à lui-même pendant douze à vingt-quatre heures. Afin de faciliter l’absorption de l’oxygène, on promène sur la surface de l'éprouvette un charbon ardent jusqu’à ce que le phosphore commence à fondre. Une fois l’oxygène absorbé, on enlève le phosphore, et l’on note le volume de l’azote que par le calcul on ramène à l’état de siccilé, à la température

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