‹ Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicaleChapitre 88 sur 259 · BACHE · texte numérisé non relu

BACHE

de 0® el à la pression de 760 millimètres. Connaissant le volome de Teaii mise en expérience et le volume de l’azote absorbé, il est alors facile de savoir la proportion de ce dernier qu’on inscrit en centimètres cubes, en le ramenant par le calcul à la température de 0° et à la pression de 76Ü millimètres.

Au lieu de phosphore, quelques chimistes se servent d’une solution de protochlorure ammoniacal, d’acide gallique ou pyrogallique, d’indigo désoxygéné.

Pour être assuré que le résidu gazeux, après le traitement par le phosphore, est bien de l’azote, on y plonge une allumette enflammée qui doit s’éteindre aussitôt.

La séparation de l’azote des gaz spontanés se pratique de la même manière. Seulement, pour recueillir ces derniers, on se sert d’un flacon plein d’eau minérale qu’on expose avec un entonnoir de verre dans la source [voy. Gaz].

On n’attribue à la présence de l’azote dans certaines eaux minérales aucune part dans leurs propriétés thérapeutiques.

B4BER!\ (Russie). Gouvernement de Courlande, à 10 milles de Riga et 9 milles de iMittau.

Sulfurée sodiqiie. Ternpér.?

Eau : 16 onces. Eau: un litre

Pouc. cul). Cent. ciib.

Gaz hydrogène sulfuré . 10,50 = 376,5

Sulfate de sonde .

Grains.

Gram.

— de magnésie .

Chlorure de sodium .

(Eckhoff, 1795.)

BitCliE. Se dit d’un réservoir destiné à un grand approvisionnement d’eau minérale [voy. Réservoir]. Se dit également d’une cuve, ou bassin spécial de bois, de ciment, de pieri’e ou de métal, de dimensions restreintes, destiné à la préparation de l’eau alimentaire d’une douche. Les types de ces haches se rencontrent à Néris, Griage, Saint-Honoré, Enghien, etc. [voy. Douche].

Les bâches, que l’on appelle aussi huches de recette., ne sont pas exclusivement destinées à recueillir l’eau minérale. Elles servent encore à approvisionner un établissement thermal d’eau froide ou chaude, destinée à couper cette dernière.

BADEN

BACIIET (le) (France, Isère, arrond, de Grenoble). Près de celle (!ei

nière ville. Source li és peu abondante.

Sulfiü €6 SodlQue. Fioide. Eau: un litre.

Lit.

Acide sulfhydrique . 0,08

Gram.

Carbonate de chaux . 0,0255

— de magnésie. . . O ooon

— de soude . o’goOO

Sulfure de sodium . 0,0046

Sulfhydrate de sulfure de sodium . 0,0347

Bisulfure de sodium . O 0104

Sulfate de soude . 0 1050

Chlorure de sodium . 0^1750

(Gueymaud.)

Celle source, suivanl M. Gueyniard, jaillii d’un mamelon calcaire sous la forme de plusieurs peiils filels qui ne donnent pas assez d’eau pour qu’on puisse l’utiliser en bains. Il reste à démontrer si le soufre s y trouve combiné sous les quatre formes indiquées par cet auteur. Nous avons quelque lieu de croire que le mode de minéralisation de cette eau se rapproche beaucoup de celui des eaux sulfurées calciques, mais que, vu la proportion très notable de soude, le soufre, du moins en partie, a produit du sulfure de sodium. Dans tous les cas, il est difficile de reconnaître si réellement le soufre existe à l’état de mono-, depolysulfure ou de sulfhydrate de sulfure de sodium.

BACHTELÉ. Vov. ALLERHEILIGEN.

BADEiv (Autriche). Ville à kilomètres de Vienne, station de chemin de fer.

Sulfatée calcique. Tempér. , de 28° à 30'^, 5 cent.

Il y a treize sources. Une seule est employée à l’usage interne : c’est V Origine ou source Romaine [IJrsprung oder Rornerquelle) , àowi la température est de 3/i° cent, et dont l’analyse, faite en I8/18 par le docteur Keller, donne les résultats suivants :

Source de l’Ursprung. Eau : un litre.

Gram.

Carbonate de soude . 0,0064

— de chaux . o’,3387

Sulfate de soude . 0,1882

— de chaux . 0,3458

— de potasse . 0,0640

Chlorure de sodium . 0,0670

— de magnésium . . 0,0500

Silice . 0,0020

Sulfure de magnésium . . . 0,0016

Matières organiques . 0,0013

BADEN

Acide carbonique. .. . . 33,8

Azote . 11,1

Acide sulfhydrique . 1,9

(Keller.)

Toutes les autres sources, employées en bains, ont à peu près la même composition chimique, à l’exception de la Leopoldf^qnelle [source de Léopold) et de la Peregrinusquelle [source de V étranger).

1° Analyse de la Leopoldsquelle.

Eau : un litre.

Carbonate de soude. . .

— de chaux...

Sulfate de soude .

— de chaux .

— de potasse. . . .

Chlorure de sodium. . .

— de magnésium

Silice .

Sulfure de magnésium

Gram,

Gaz.

Cenl. euh.

Acide carbonique libre . 89,3

Azote . 189,0

Oxygène, . 21,6

Acide sulfhydrique . 16,1

(Keller, 1848,)

La composition de cette eau s’éloigne sensiblement des sources de l’Ursprung et Peregrinusquelle :* ainsi tandis que la première est minéralisée principalement par des sulfates de soude, de chaux et du chlorure de sodium, les deux autres, au contraire, sont minéralisées par du carbonate et du sulfate de chaux.

2" Analyse de la Peregrinusquelle.

Carbonate de chaux .

— de potasse .

Chlorure de sodium .

— de magnésium .

Silice .

Sulfure de magnésium .

Alumine et oxyde de fer .

Eau : un litre.

BADEN

Gaz.

Cent. ciiJi.

Azote . 2313,1

Oxygène . 25,5

(Bauer, 1856.)

Les sources principales ont été affermées par la ville à des compagnies; quelques-unes sont des propriétés particulières. Elles se distinguent, en général, par leur installation confortable et élégante. On cite surtout la disposition des bains de piscines dans cette localité, où l’abondance d’eau minérale et thermale a permis d’instituer une double école de natation pour les deux sexes. La proximité de la capitale de l’Autriche fait de Baden un séjour très fréquenté et en grande vogue.

Les eaux de prises en boisson et à la dose de deux à quatre

verres, à jeun et à intervalles convenables, auraient une action purgative et diurétique (Rotureau). On a insisté sur ce qu’elles manifestent une quantité considérable d’acide urique dans l’urine des buveurs; mais c’est une propriété commune à toutes les eaux sulfatées et carbonatées sodiques. Les sécrétions bronchiques et salivaires sont également facilitées par cette boisson. Quant aux bains de Baden, il est à remarquer que les diverses températures des treize sources dénommées permettent de varier leur application selon les circonstances. Les phénomènes de poussée, de surexcitation ou d’action hyposthénisante, se rapporteront donc au mode balnéaire usité, sans qu’il soit nécessaire d’en chercher une explication spéciale. Il n’est point parlé de douches ni d’étuves à Baden.

Les applications thérapeutiques se déduisent de la composition et de la thermalité de ces eaux. On les regarde comme prophylactiques de la phthisie pulmonaire, tout en reconnaissant à cet égard la contre-indication d’une diathèse tuberculeuse confirmée, et surtout d’une tendance aux congestions actives du côté de l’appareil pulmonaire. Pilles pourront réveiller certaines atonies du tube digestif et provoquer la sécrétion delà muqueuse intestinale. Rien ne justifie la supériorité qu’on leur accorderait volontiers dans les affections du foie et de la rate. Nous en dirons autant à l’endroit de la goutte et même de la diathèse, urique, contre laquelle l’hyperexcrétion déterminée par la boisson de VUrsprung a été recommandée. Les bains de Baden, au contraire, convenablement variés dans leur température, deviennent utiles pour le traitement d’un certain nombre de dermatoses, particulièrement de celles qui ont un caractère torpide. Il est probable que diverses formes de l’herpétisme peuvent trouver une médication favorable dans ces sources à minéralisation

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