BAGNOLES
Bains fréquentés depuis le xir siècle. Parmi ces établissements, on cite le Bayno Cacla, où sont les bains de vapeur, le Bagno lîosso et les Bagni alla villa.
i8Ac;i\© TERESCO. Yoy. Ischia.
RAGA^o Yoy. Ischia.
RAGAO ROMAGAA. Voy. UOMAGNE.
BAGAOLES ( France, Orne, arrond. de Domfront). A 28 kilomètres d’Alençon, à 240 kilomètres de Paris.
Deux sources thermales. Tempér., 27° cent. '
Il est assez digne de remarque que, jusqu’à ce jour, les eaux minérales de Bagnoles n’aient pas été l’objet d’analyses complètes : et cependant cette station ne voit pas passer moins de 350 à 400 malades chaque année ; de plus elle possède un hôpital où sont reçus des militaires envoyés aux frais de l’État. Vauquelin et Thierry ont seulement indiqué en 1813 que l’eau minérale répandait une odeur très prononcée d’hydrogène sulfuré, qu’elle dégageait de Tacide carbonique et de l’azote, qu’elle contenait des chlorures de calcium, de magnésium et de sodium, des traces de sulfates de chaux, de la silice, et quelques autres principes. Elle laisse déposer dans les réservoirs et les tuyaux de conduite un limon analogue à la barégine (Desnos). Il y a donc là pour les chimistes, le sujet d’un travail tout nouveau et qui rendrait de grands services à cette station.
Si nous ne possédons que des notions très peu précises au sujet de la constitution chimique des eaux de Bagnoles, il s’en faut que nous soyons beaucoup mieux renseignés touchant leurs propriétés thérapeutiques. Nous avons sous les yeux deux notices de M. Desnos et de M. Teste, desquelles il semblerait résulter que ces eaux possèdent une série d’applications trop étendues et trop prononcées pour qu’il nous soit possible de les admettre sans de nouvelles observations. Il nous paraît résulter cependant de ces assertions, et de ce que nous savons plus directement sur ce sujet, que les eaux de Bagnoles appartiennent à cette série d’eaux minérales peu caractérisées, qui i)euvent convenir dans beaucoup d’affections variées et peu profondes, et auxquelles on ne saurait assigner d’applicatiojis spéciales et formelles.
Nous ferons ressortir cependant : leurs applications à la dyspepsie et surtout aux formes nerveuses de la dyspepsie ; leurs appropriations faciles aux cas où l’état névropathique domine; leurs bons effets dans certaines paralysies, celles surtout qui résultent non pas d’une lésion organique de l’encéphale, mais d’une altération profonde des forces de l’organisme; un mélange d’action sédative et d’action tonique; et enfin, par suite de leur qualité légèrement sulfureuse, leur opportunité dans