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surtout des inférieures. Dans la section des Melilœu, la chenille a de petits tubercules velus; les ailes sont tachetées en nianiiTe de damier, le nacre est remplacé par du jaune ; on y trouve, entre autres : le Damier [A. Cinxia, Lin., Fab.); l'A Attialia [A. Atlialin, Lin., Fab); le grand Damier, Y A. Phœhe (A. Phœ/ie, Lin.), etc.

ARGYRE (Zoologie), An/j/ra ,Mi\c(i., du grec arguros, argent. — Genre d'Insecles diptères, famille des Tanyslomes tribu des Dolichopodes, caractérisé par un frojit déprimé, face étroite chez le mâle, large chez la femelle, troisième article des antennes comprimé et pointu, yeux velus, appendices de l'abdomen liliformes : ce genre, formé de la première division des Pi'rpliyrijs de Meigen, a été nommé ainsi parce que plusieurs espèces ont le corps couvert d'uu duvet argenté. La principale espèce connue estl'.-l. diapriane (A. diaphona, Macq., Dnlichopus diaphanus, Fab.), qu'on trouve dajis tonte l'Enrope en mai et en juin.

ARGYRÉK (Zoologie), Argyreus, du grec arquro", argent. — Genre d'Insectes formé par Scopoli dans l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, et appartenant au grand genre des Papil'ons \Piip lio. Lin.). Ce genre, composé des Hespérées rurico'cs, Fab. , n'a point été adopté par les naturalistes; il est caractérisé par ses ailes ornées de bandes dorées ou argentées, avec des taches ou des points en forme d'yeux. « A peine pourrait-on, dit Latreille, fonder sur de tels caractères des divisions de genre, n

ARGYRITHROSE (Minéralogie). — Sulfure d'argent et d'antimoine. La belle couleur rouge qui apparaît lorsqu'on brise ou qu'on réduit en poussière ce minéral, et mieux encore lorsqu'on le gratte avec ime pointe, lui a valu le nom d'argent rouge, qu'il partage avec la Proustite (voyez ce mot). Ce corps est fréquemment cristallisé ; il afl'ecte (les formes qui dérivent d'un rhomboèdre obtus sous l'angle de lOs» 30'. Sa densité est 5,';5 ; il fond au chalumeau, dégage des fumées antimoniales blanches et donne un bouton d'argent. Il accompagne le sulfate d'argent dans les mines de l'Amérique méridionale.

ARGVROLEPIS (Zoologie), du grec aryuru^, argent, /p/n>, écaille. — Genre d'Insectes lëpiilojiteres nocturnes, établi par Stcphens et adopté par Duponchel, qui l'a placé dans sa tribu des Plutyonudes. Dans le Hèyne animal de Cuvier, il appartient à la sixième section des Soclin-nes, \cs Tordetises [Phalœriœ toririces. Lin.). Toutes les espèces de ce genre sont remarquables par les raies (■tics taches argentées qui diaprent leurs ailes. Une seule espèce se rencontre quelquefois aux environs de Paris, mais plus souvent dans le midi de la France, c'est l'.-l. de Haiimaim {Pyralis haumannia, Fab.), qui se voit en plein été ; les autres espèces habitent, en général, l'Europe méridionale.

ARGYRONËTE (Zoologie), Afr/i/ro/iela, du grec arjuTOï, argent, et nétos, filé. — C'est V Araignée w/ualiijue (Araiiea uquatira tnla fnsca, Geoff.). Genre d' A rarli- «k/ct, dont la seule espèce connue entièrement aquatique est des plus intéressantes à observer ; c'est dans l'eau qu'elle vit, qu'elle chasse et qu'elle lile, et cependant elle res[>ire l'air en nature au moyen de poumons : ce phénomène, longtemps ine\pliqué, a été enfin mis en lumière par le père Lignac, oratoricn, dans un Mémoire pour sentir à l liisinire de: nriiigni'es aquatiques, Paris, 1740. Voici les procédé^ in, /ninix •in'i Ilr emploie pour s(^ procurer lair qu'elle rf^|iin m immI dis eaux. L'animal commence par attacher 1,1 lihi iii , iiux herbes aquatii|ues dans l'eau menu-; |miis .q.n -. .cUt, remontant à la Burfarc, elle nai^o sur le dos, tenant au dchois son ab donicii qui parait brillant et conniK^ iiulnil d'une matière argentine : bii^niûl elle se retire vivement dans l'caii, entraînant avec elle une bulle de l'air qui s'est attaché & son abdomen ; clic le transporte au-dessous des fils qu'elle a tendus; ceux-ci en retiennent la plus grande partie, et, en recommençant celte manœuvre plusieurs fui», elle accumule au fond do l'eau une bulle d'air assez considérable, pour construire sur celle espèce de moule une coque ovale, crosse comme lu moitiéd'une tiis i)etile noix, remplie d air, tapissée de soie et lixéc par des llls aux planl(^s ;iqualiqu('s ; c'est là qu'elle s'établit ; elle s'y met en embuscade pour guetter sa proie, qui consiste en petit» criistarés, zoophylcs, etc. Elle les transpurte dans celle liabiiaiioii, puis elle y dépose son cocon qu'elle garde iissidiinient, et s'y renferme pour passer l'hiver. Elle habile plu» parliculièremiiil le» eaux dormantes on coulant lr*«-lenietneril. On la irniivail autrefois fré-

Suemnicnt & lu Glacière, & Charenlun, prè.s Paiis; mais opui» qiielquc'tcnip» clic en a disparu; on la rcnconlie

encore en Champagne, mais surtout dans le nord de l'Europe. L'Argyronète aquatique [Arama ai/uotir.a, Lin.), est longue de 0'°,OiO à ((".Olî, brun noirâtre, légèrement velue, abdomen plus foncé, mou, ovale dans la femelle, ayant sur le dos quatre points enfoncés. Le genre Arggrouète appartient aux Arachnides pulmonaires, famille des Aiané'idesoa i^/^ewre^, grand genre Araignée de Cuvier. Ses caractères sont : huit yeux rapprochés, presque égaux entre eux, formant deux lignes transversales parallèles; filières extérieures à peu près de la même longueur; mâchoires inclinées sur la languette dont la forme est triangulaire; mandibuk-s robustes et verticales. F. — n.

ARGYROSE (Minéralogie). — Sulfure d'argent naturel. Ce minerai est assez abondant : on en trouve dans les mines de Saxe, de Bohème et de Hongrie ; mais la plus grande partie de I argent qui est en circulation provient des mines d'urgent sulfuré exploitées an Mexique. Sa surface, d'un gris d'acier, ne tarde pas à s'altéier par l'action de la lumière et devient tout à fait noiie. On connaît ce minéral sous foime cristalline, en morceaux amorphes et en dendriles : il se laisse entamer au couteau, fond très-facilement, se réduit au chalumeau eu dégageant des vapeurs sulfureuses. Sa densité est 7 environ ; il cristallise dans le système du cube et possède des clivages parallèles aux faces de ce solide. L'a 'gyrose se rencontre en filons à gaufjue quartzeuse si uéj dans les schistes argileux intermédiaires.

ARHIZES (B itauique), du grec a privatif, rhiza, racine. — L. -Claude Richard, ayant basé les caractères des plantes Cryptogames sur le défaut de corps radicnlaire de leur embryon, avait créé ce terme pour désigner celles-ci qui ont déjà pour synonymes les mots Acoty/édones et Inemhryonèes (voyez Acotïlédom;s et Chïpto-

OAMES).

ARIANE (Zoologie), nom de la Fable. — Division d' Arachnides du genre Dysdera de Walckenaër, dont Savigny avait formé un genre. Elle appartient à la famille des t^ili'iises, ordre des Pulmonaires (voyez Dïsdére'.

ARICIE Zoologie), ^ric/a (nom mythologique).— Genre d' Anne/ides dors/bronches, voisin des Néréides, à corps grêle, allongé, portant sur le dos deux rangées de cirrhes lamelleux, pieds antérieui-s garnis de crêtes dentelées. Plusieurs espèces habitent nos côtes, entre autres 1'.^. Curierii, Aiidoin et M. Edvv. L'.-l. sertu/ata, Savig.,'est figurée dans l'ouvrage d'Egypte.

AniciE (Zoologie. — Genre d' Insectes diptères , tribu dos Mouches, section des Anthomysides, très-voisin du genre Mouche [Musia]. On les trouve dans les lieux frais et humides; les larves se développent sur les matières végétales en putréfaction. L'espèce la plus commune est l'.-l. Icr.Inria ou Miisca, Fab.

ARI \ CAT'I'IV'A (Médccinel, airconlagii'ux. — Nom par lequel les Italiens désignent les éman.ttions maiécageu-es de lu campagne de Home, nommées aussi Malaria.

ARILLE (Botanique). — Expansion du funiculeque l'un remarque (lans la graine de certaines plantes, et qui, (|iielqnefois, outre le test, forme un tégument enveloppant complètement la semence, comme dans le Nénuphar et dans le Fusain, où cet arillë est membraneux et coloré d'iui jaune orangé vif. Dans le Muscadier, il est grand, charnu, ramifié, brodé à jour, et constitue cette enveloppe de la muscade que nous appelons le macis. Dans VDxaliile, l'aiille est mince, élastique, blanchâtre ; il se crève (|uand la g: aine est an-ivée à la maturité, et la lance an deliois par l'eflet d'une force contractile. Les lii.iTduia, l'o'ygala, SIerculia ont aussi avec leurs graines des iirilles qui se présentent SOUS des aspects différents dans I lia(pie plante.

AlUON (ZcKjlogie , Arion. — M. de Ferussac divise les l.iinoccs |iicipiement dites (qui sont des Mo'Iusques gastéropodes pnliiKinés terrestres) en deux sections : les A rions cl les Limas; les premiers se distinguent par la présence d'un pore muqueux situé à l'extrémité de leur corps, et par l'orifice de la respiration situé vers la partie auléiieure du bouclier; il n'y a dans le bouclier que dc> gra ns cal a'res; les principales espèces sont : la Limace ronge (limace des empiri<|ucs) [Liniax rufus. Lin. 1,1a Limace lilanclic (/„ alous, MUll.), la Limace des jarilins {t.. horteiisis, Miill.) (voyez Limack).

ARISARUM (Botanique), Arisarum, Lui. Los Grecs nommaient ai-'i- et arou, legourt. Arisaruin résuite de la réunion do ces deux mots. — Genre de plantes de la famille des /Iroïi/c'ra, tribu des l'racuncu/inées ; à ïpadice an(lrot;yne sans interruption ni organes rudimentaires ciimine dans les gi'nres voisins; anthères à 2 valves

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