AUM
iniîgales; baie presque spliéi-i(|iic contcnaiit de 2 à 8 graines. Les herbes de ce genre ont le rhizome Uibéreii.x, la spathe colorée d'un pourpre livide. VA. commun {A. l'u/i/are, Antjn arisnnim, Lin.) se trouve dans 1 Europe méridionale et dans l'Afrique septentrionale.
ARISTOLOCHE (lîotani(iuc), Aristo/oclua, Tourn , du grec arislos, très-bon, et Iwheiu, accouchement, plante très bonne pour l'accouchement. — Genre déplantes type de la famille des Arhioloché's. Il comprend des plantes herbacées vivaces et souvent ligneuses inféncurement. Leurs feuilles alternes, entières, ont quelquefois, outre la côte médiane, deux fortes nervures latérales qui s étalent dans un sens ou dans un autre. Parmi les espèces principales, on peut citer VA. ser/ieulaire ou Serijeniutrc de Viiqinif {i. serpenlaiin. Lin.), plante médicinale; aux États-Unis, les médecins emploient sa racine dans la fièvre typhoïde, contre les vers intestinaux, et surtout contre la morsure des serpents venimeux (voyez Siir.PEN- TAIHE). VA. siphon U. sipl.o, L'hérlt.), vulgairement Pipe de labnc, est une superbe espèce grimpante, dont les grandes feuilles, les fleurs irrégulières, ornent les murs et les tonnelles de nos jardins. Elle est originaire de l'Amérique méridionale. VA. clématite, sarraxinc, atisto/odie {A. clemniitis. Lin.), est une plante indigène qui vient souvent dans nos cultures ; il ne faut pas la confondre avec la clématite commune (voyez Clématite). Elle est employée en médecine comme apéritive, tonique et vulnéraire. Le genre Aristoloche, qui no comprend pas moins de quarante espèces cultivées dans les jardins ou dans les serres, en possède dans ce nombre qui atteignent d'énormes dimensions en hauteur. Leurs fleurs présentent aussi des proportions gigantesques. C'est même dans ce genre que l'on rencontre les plus grandes fleurs du règne végéta'. Telles sont surtout celles de l'.^. grandiflora et de \'A. labinsa. Les aristoloches ont une corolle colorée, tubuleuse, G étamines, une capsule à 6 loges contenant des graines nombreuses. (Baier, De arisloloc/iia. Altdorfi, ISlil.! 9 ~,*'
ARlSTOLOCHlf.ES (Botanique).- Famille de plantes Dicotylédones que difl'érents auteurs placent comme intermédiaires entre les Monocotylédones et les Dicotylédones, et que M. A. Brongniart range dans sa classe des .4sa/-ùie>s entre celle des Santalinées etcclledes Cucurbitinées. Ce sont des plantes à feuilles alternes, à fleurs axillaires, étamines 6 ou \2 gynandres, fruit capsulaire ou ■ un peu charnu. La plupart des Arisîolochiées habitent l'Amérique tropicale et la région méditerranéenne. Genres principaux : VAsarct, et l'Arisloloilie, type de la famille. , , ,^,.
ARISTOTÈLE (Botanique), .iristotelea , établi par L'héritier en l'honneur d'Aristote. — Genre de plantes nommé vulgairement Mnqui, au Chili où il croit spontanément. C'est un petit arbrisseau à feuilles persistantes; ses fleurs sont blanches, disposées en grappes avillan-es, et ses baies, noirâtres, comestibles, légèrement acides, servent à préparer une boisson qui passe parmi les Chiliens pour un bon fébrifuge.
ARKOSE (Géologie . — Ce sont des roches dont les éléments très-divers, produits de fragments primitivement désagrégés, ont été de nouveau aggluiinés et plus ou moins consolidés par différentes causes, telles que 1 infiltr;Uion d'un ciment siliceux aidée de l'influence de la chaleur : on conçoit dès lors la variété et la nature des éléments qui les composent ; ainsi VA. friatde couvre des surfaces assez étendues de terrains à l'état d'arène ou sable granitique. Quelquefois ce sont des bancs solides formés de jaspes roulés, empâtés par la baiytine ou spath pesant. D'autres fois, dans l'^. grunitoide, par exemple, l'empâtement ofl're des grains de quartz hyalin, de feldspath et de mica. L'extrême dureté de quelques arkoses do roches cristallines permet de les exploiter comme meules de moulin. On en a construit aussi des cheminées, des hauts fourneaux.
ARLEQUIN (Zoologie). - Ce nom a été donné ;\ plusieurs animaux ; ainsi,en ornithologie, il a servi à désigner une espèce de Colibri, le ('. or/e^im,, {Tro, /u.'ns mulltcoloi , Gm.) (voyez Coi.inni). Klein a aussi donné ce nom à un oiseau d'Asie, qu'il dit être un rossignol. En entomologie, 1" VA. de Coyeniie est un bel htsecle coléoptère de la tribu des Lamiaircs, genre /lerocmp; c'est r/lccoc|ne lonç/iiniine {Ceiai>il,i/x lotirpmonu.i. Lin., Oliv.'; "2° l'/l. doré est le nom donné par Gcofi'roy à la Chnj^omèlc céréale {Chrt/s.cereiilis) voyez ce mot); li" l'-l. velu de Geoffroy est' la Ce'foi"e veloe (Celonia hirla) (voyez Cétoine;. Enfin plusieurs coquilles ont reçu le nom d'/lrlequine; ce sont deux porcelaines, la Cyprœa histrio, et
la Cyprœa aratiica , nnmniée aussi fausse Arlequine (voyez Por.cKi.Ai.NE).
ARLES (Médecine) ,Eaijx minérales). — Voyez AMtLitles-Bains. ,, ,^ j
ARMADILLE iZoologie, .l/ma</(//o,Latr. — Genre de Cruttacés isopodes, grand genre Cloporte de Linné, scifion des Oni.<ci<te^- de Latr., ou des Clii/jonides de Cnvier; ils ont de très-grands rapports de forme et de uianières de vivre avec les Cloi.ortesj\oycz ce mot), di.nt ils se distinguent surtout parce que leur corps se roule en boule. VA. commun [Oniscus armadillo, Lin.) est d'un gris plombé, le bord postérieur des anneaux blanchâtre; on le trouve très-souvent sous les pierres; r4. niélanyé tO'iisr. vnrieya'us, Villers. ) est noir, avec des taches blanchâtres; midi de la Fraiife. LM. des boutiques, esi)èce d'Italie, a été employé autrefois en médecine comme diurétique et pectnnil. ARMARINTllE (Botanique). — \oyez Cachuvs. ARMATURES ou Armi kes. — Pièces de fer doux dont on munit ordinairement les aimants pour leur conserver leurs propriétés magnétiques. Dans tout aimant, les forces magnétiijues tendent à disparaître par l'eftet même des attractions qui s'exercent entre leurs deux pûles; elles ne se conservent qu'en vertu de l'inertie de l'acier, ou de ce qu'on appelle sa fo'ce coercitive; il en résulte que les chocs, les ébranlements quelconques, les variations de température les afifaiblissent et les feraient peu à peu disparaître entièrement. (Ui arme les aimants pour les fiùre mieux résister à ces influences fâcheuses.
Les aimants artificiels prismatiques sont réunis deux par deux, disposés parallèlement, les pôles de noms contraires en legard, dans des boîtes et réunis à leurs deux extrémités par des morceaux de fer doux. Ces fers s aimantent, les pôles qui s'y forment, agissant par attraction sur les pôles des aimants, contribuent à leur conserver leur puissance.
Les aimants artificiels isolés sont ordinairement recourbés en forme de fer à cheval, et leurs deux extrémités réunies par un barreau de fer doux. Ils présentent dans cet état un phénomène curieux et encore inexpliqué. Si un aimant peut porter d'emblée 10 kilogrammes,^ par exemple, en le chargeant avec lenteur pendant plusieurs jours, on peut parvenir à lui cn faire supporter l5 à l.G; puis, si l'on dépasse la limite extrême et que l'armature se détache, l'aimant ainsi nourri retombe immédiatement même au-dessous de son intensité primitive, et pour la lui rendre, il faut le nourrir de nouveau de la même manière.
Les aiguilles aimantées ne s'arment pas; on se contente de les laisser suspendues librement sur leur pivot et se diriger sous l influence de la terre. Les aimants naturels sont garnis sur leurs deux faces polaires de lames de fer terminées par une masse de métal appelée ^l 'on. Les deux talons deviennent, par influence des pôles, de même nom que les faces qui leur correspondent. On obtient ainsi une espèce de fer à cheval que l'on arme â la manière ordinaire.
ARME A FEU (Médecine). — Voyez Plaie par arxie a
ARMER S') (Hippiatrique\ —Par ce mot, on entc.a la résistance que met un cheval à se souniettre à l'action des mors de la bride, cn se défendant coiitre son cavalier ou contre ses aides : on dit alors qu' ds'orme. Ce vice peu dangereux tient, ou à une mauvaise adaptation du mors, et dans ce cas il est facile d'y remédier, ou à un caractère craintif, et on vient à bout de le guérir par la douceur et la patience (voyez l'article Hippologie).
ARMERIA (Botanique), /Icjîiecio.VVilld., du celtique"'mor, au bord de la mer. —Genre déplantes gazonnantcs delà famille des l'iomhuginées à feuilles linéaires, lancf"lées, ou oblongues. VA. murilime tA. mariluiiu,\\ iHd-, Stotice mnritimn, Laterr.» est une herbe gazonneuse a fleurs rosées. Elle est très-employée pour former des bordures dans les jardins où on la connaît sous le nom de Caznn d'Oli/m/ie, et oiïre un fait assez rare dans la géographie botanique; ainsi l'on a rencontré •'^'••^f' " d'Olynipe aussi bien sur les côtes maritimes de 1 Océan qu'au sommet des Alpes et des Pyrénées.
ARMES BLANCHES. — Sabre, épée (voyez ces mots
obusiers, mortiers, pierriers s'appellent plutôt liouUtes a /e» voyez ces divers mots). , . ,
Armes .Botanique .— On nomme parfois ainsi en bot.iiiiquo ces pointes plus ou moins dures et aiguës, nonimécs épines ou aiguillons (voyz cis mots), qui nais-