‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 106 sur 396 · ARO · texte numérisé non relu

ARO

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sur cette Himille un important travail dans lequel elle est divis(5e en neuf tribus qui ont été adoptées depuis par les botanistes. G — s.

ARO-MADENDROX (Botanique), Ammadenflriim , Blume, du grec aroma. aiome, et Jenriron, arbre. L'écorce de ce végétal renferme un arôme très-agréable. — Genre de plantes de la famille des Marpio/iacées, tribu des Magnohées. 11 comprend de très-grands aibres à feuilles alternes entières, coriaces et portées sur des pétioles assez courts. Leuis stipules sont linéaires et caduques. Leurs fleurs terminales et solitaires sont grandes, blanchâtres et très-odorantes. L'espèce connue, A . éléyaiit {A. elegan^, Blume), est un bel arbre croissant dans les forêts de Java. On le nomme kelatrnyig et kilunç/lunçi dans cette île, oti le bois très-solide et très- résistant de l'Aromadendron est employé dans la construction. On tire aussi un parti avantageux de l'amertume et de l'arome contenus dans son écorce dont les propriétés passent pour toniques et stomachiques. Les feuilles un peu amères et très-aromatiques entrent également dans la médecine javanaise. G — s.

AROMATE (Matière médicale), du grec/Jivîmo, arôme, odeur. — On donne ce nom à des substances qui répandent des odeurs plus ou moins pénétrantes, plus ou moins suaves; ils sonbpresque tous tirés du Règne végéta/, et doivent leurs propriétés à des huiles essentielles et à des résines; ils sont employés soit comme médicaments, soit comme assaisonnements, soit comme parfums ou cosmétiques. Les pays chauds, et particulièrement l'Arabie, les fournissent en quantité; ceux dont on se sert le plus souvent en médecine sotit : l'aloès, les baumes, les térébenthines; plusieurs sont en même temps employés à d'autres usages signalés plus haut : ainsi la vanille, la cannelle, le poivre, la muscade, le piment, l'anis, le giluflc, le gingembre, la rascarille, le benjoin, la myrrhe, la coiiandre et une foule d'autres. Le musc, le castoréum, l'ambre gris, sont du petit nombre d'aromales qui appartiennent au r'gne animal. Les aromates agissent rapidement sur nos organes; ils stimulent vivement l'estomac et tous les systèmes; ils sont toniques, excitants, antispasmodiques, cordiaux ; les habitants des pays chauds en font un usage .q-équent, surtout pour donner du ton aux organes languissants par l'eflVt de la chaleur et de l'humidité (voyez AnOMATiQiiES (Plantes), CastoiiÉCM, Mi'sc, Srcci\.

AliOMATlQULS (Plantes) (Matière médicale), du grec orùiitn odeur. — On appelle ainsi les plantes qui exhalent, un arôme plus ou moins agréable, plus ou moins piquant, par leur écorce, leurs feuilles, leurs racines, leurs fleurs, etc. Plusieurs ne deviennent odorantes qu'à la suite de certaines préparations : ainsi la racine de valériane fraîche est à peu près inodore; elle devient aromatique par la dessiccation seule ; co'te propriété tient à l'existence dans la plante ou au développement, par certaines circonstances particulières, d'une huile volatile, d'une résine, sécrétées par des glandes vésiculaires spéciales : la plupart de ces plantes sont employées en médecine, dans les arts, dans l'industrie ; soit qu'on ait recours à ceitaines parties de la i)lante ou aux produits qu'on en tire, tels que les huiles volatiles, les essences, les résines, etc. Certaines familh s végétales sont presque exclusivement composées de plantes aromatiques, d'autres en renferment .seulement quelques-unes; il en est dans lesquelles on n'en rencontre aucune. Au premier rang se présentent les itthiéei; on y trouve les menthes, les thyms, le basilic. Je» mélisses, les romarins, les lavandes, la marjolaine, le diclamo, la sauge, la germandré(', etc. Vienncni ensuite d:in< le» Omhelli/érei, l'aclie odorante, la coriandre le fenouil, le rarvi. le myrrhis odorant (ceifi'iiil musqué) l'aiietli, r.in-.-liqiie, l'anis {nnisum), les féi-nlas dojit une firpèce [iioduit l'r(vTO firlidii. une antre pniliablemc'nl la 'J<>'"i'ii- nininintinii'i,'. etc., dans les Cori]„in;;s ou Siiiutnl/ieréc, les camomilles, la matricaire, les pyrèthi<>s l'arnioiM'. l'aunéc, l'absinthe, la tanaisie commune, elc" Dan» le» U(iHmmi:mes, le mélilot, le fénugrer, le iwiralior, la glycine do Chine, la gesse odorante, iiig^iildihe (bois d'aloèt), lo coiirbaril qui produit la rrxtiii"(i,ii/iié le copaycr, le caroubier, le rni/roxij/nm lo/uifmiw elr Parmi les Hursérricéi-n , le biihammkmhrin hiihif 'd'oii luovieni la mj/n/ie, le Ijoswellin sn-riila, qui donne \'ij/i/jiiii, le bulmmndentlrtin gilen<lpi,ip., d'où l'on Ww le Imume de la Mi:cr/iie, Vicira iciirilm [llo/sum. i/emi) le liiirt/'ra giimmi/irii {résine i-lnlmn, etc. Pre-rruè toute, les Itcu/iéiidépu sont aromati(|ues ; nijisi le citronnier, l'oranger, le cédrulicr, le bigajadier, etc. Dan» les

Mijrlacées, les myrtes, le mélaleuca cajeputi, le giroflier, les eucalyptes, le piment des Antilles, le goyavier, etc. Dans les Laurinéex, le /auras uo/>i/is, le sassafras, le /anrn^ cimmmnmum (la cannelle), le Inurv.i cam;i/(orrr (c.imphre', etc. Dans les Anacurdiiirées^ le pistachier lentisquc qui produit le mastic, le pistachier téréijintlie (téiébent/diK! t/e S'!"), les sumacs, etc. Dans les Orc/iidées, la vanille, Vangiœmm fragrans (thé de Bourbon), etc. Dans les Eupltorhiacées, le crolon c/ateiia (cascarillc), le crolon ba/samiferum (une espèce d'encens), le crolon /acciferum (une espèce de laque', etc. Enfin on trouve encore le muscadier {Mi/rislirées) ; le piment ou capsicum annnum (Sctanées) ■ l'anis étoile (Magrio/iacées); le gingembre (Zin'iibéruci'e-i); le liquidanibar [Ba/snmifluées); les pins et sapins {Conifères) ; l'amande amère, le laurier-cerise (Hosacétis}; le café {Hnbiacées] ; le thé de Chine ( Ternstrœmiacées) ; les ananas (Broméliacées) ; le poivre, le bétel, le cubèbe (Pipéiacées) ; la citronnelle, l'aegiphile, le gattilier agnus-castus ( Verbénaiées) ; les styrax, le benjoin (Slijrucéps) \ les valérianes ( l'u/ertV/neev; le safran, l'iris de Florence (Iridées ; et une foule d'autres que nous ne pouvons nommer ici. F — N.

AROMATITE (Minéralogie'. — Pierre précieuse dont parle Pline, et qu'il disait venir de l'Arabie ou de l'Egypte; elle avait la couleur et l'odeur de la myrihe; et il dit que les reines et les princesses en portent ordinairement. On ne sait pas aujourd'hui de quelle pierre Pline a voulu parler.

AROMIE (Zoologie), du grec arômo, parfum, à cause de l'odeur de quelques espèces. — Genre de Coléoptères établi par M. Serville et Dcjean ; il répond presque au genre ('alUchi-ome de Latreille.

ABONDE (Zoologie), Avkuta, Cuv,. Brug. — Genre de Mo/lusqnes acép/ia/es leslacés, très-intéressant à cause de la production des perles et qui correspond à celui iVAvicu/e plus généralement adopté (voyez Avicole).

ARONDELLE, Ano\DE, Abondeau, Aisondelet (Zoologie . — Noms donnés à Yhironde//e dans quelques provinces du Nord.

AnoNDELLE (Pèche). — Espèce de ligne de pêche dont on se sert sur les bords de la mer.

ARONIE (Botanique, Aroina, Persoon. — Genre de plantes de la famille des Pomacée':, dans la classe des linsinees de M. Brongniart. Il est aujourd'hui presque totalement réparti dans le genre Poirier {Pgriis}. Les arbres ou arbrisseaux qu'il comprend donnent des fleurs de couleur blanche disposées en cimes ou en corymbes. Ils habitent particulièrement l'Amérique septentrionale. Les espèces de ce genre sont cultivées pour l'ornement des bosquets. Leur bois a des qualités qui peuvent le faire employer dans la menuiserie. L'A. rolundifo/'n de Persoon est Vamé/anc/iier commun de la plupart des auteurs modernes.

ARPENT (Mesure ancienne). — Unité de surface autrefois employée pour mesurer la superficie des terrains. On la divisait en ino perches; mais sa valeur variait d'une province à l'autre. Les trois principaux arpents étaient :

L'arpent d' ordonnance ou des eaux et foré/s valant I '10 perches de T2 pieds de côté, ce qui formait un carré de 2.'() pieds de c6té ;

L'arpent commun valant IflO perches de 20 pieds de côté, ce qui formait un carré de 200 pieds de côté ;

L'arpent de Pans, plus petit, valant 100 perches de IS pietls de côté.

Le tableau suivant donne en hectares la valeur de ces trois sortes d'arpents.

VALlitlUS KÎS UKCIAIIICS

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