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ASCLÉPIADÉES (Botanique). — Famillede plantes Gamopélales, rangée par M. Brongniart dans sa classe des ■Iscté/'iw/inees entre les Apocynées et les Gentianées. Ce sont des herbes laiteuses ou des sous-arbrisseaux quelncefois iîrimpants, rarement des arbres ; feuilles simples et entières; calice quinquépartile; corolle hypogyne régulière; 6 étamines; i ovaires; '2 follicules dont un avorte quelquefois ; graines ordinairement couronnées par une aigrette soyeuse. Cette famille assez nombreuse est divisée en tribus et sous-tnbus. Les Asclépiadées habitent particulièrement les régions intertropicalcs. La plus grande partie paraît être répandue en Afrique, surtout au cap de Bonne-Espérance. Ces plantes ont souvent des racines acres, stimulantes, quelquefois émétiques et sudorifiques et les écorces fréquemment purgatives.

Genres principaux : Dompte-venin H'inceloximm, Mœnch.); Oiystehna, R. Br , qui donne la Scammonée de Smi/i-ne; Cynanclitim, Lin.; Asrjeiiiai, Lin., type de la famille; Hi^ya, R. Br. ; Stapelia, Lin., qui donne des fleurs appelées vulgairement Fleurs de crapaud. (Sonnini, rrriite des Ascléi'iadéef:. Paris, 1 S 1 0.)

Robert Brown a fait connaître le mode de fécondation de ces plantes. ( Transactions of Ihv Linneun Society, 183<, et Pr,^dr. jl. Nov. Ho//. lOS— ISIO. G — s.

ASCLÉPIAS (nom grec d'Esculape, dieu de la médecine), Asc/e/.iias. Lin. — Genre de phuites type de la famille des .isc/e'fiiade'e'!, tribu des Asc/i'piadéfs iva/fç, voisin des Apocynées. Les Asclépias sont des herbes vivaces à fleurs disposées en ombelles inteipétioiaires. Calice profondément quinquépartite; corolle à 5 divisions et à préfloraison valvaire; les fruits sont des follicules parch'^minés, lisses ou hérissés d'épines molles, inégales et renfermant des graines à aigrette. VA. de Syrie ou A. à ouate, l'iaute ou Aponjn à ouate. Coton suuvaye, Plante à soie {A. Syriaca, Lin.), qui s'élève à I ou 2 mètres. Il donne en juillet et août des fleurs pourprées disposées en ombelles multiflores. Aujourd'hui, pour ainsi dire naturalisée eu France, cette espèce contient dans ses tiges une assez bonne matière textile. On a cherché, à des époques où le coton était rare, à le remplacer par te agrcttes longues, blanclies et soyeuses de l'Asclépias de Syrie ; mais on n'est pas parvenu à des résultats salisfaisiints. Cette matière est peu résistante et on n'a guère pu l'employer que pour rembouiTor les coussins et les canal es. La médecine a fait usage aussi pendant un certain ti mps du suc laiteux acre et caustique que contiennent sus tiges, et ses graines ont servi de purgatif. L'.^. lu éreux {A. tu/>erosa , Lin.) se cultive dans les jardius pour la beauté de ses fleurs d'un jaune orange et disposées en ombelles unilatérales; il est originaire de r.Vmérique septentrionale et s'est très-bien naturalisé chez nous. L'.l. de Curnçao[A. cuira^sa-vica. Lin.) a des Oeurs écarlates. Ses racines sont émétiques et employées pour cet usage par les nègres. Elles portent dans le commerce le nom de fo'ix ijjéfwuanha des Antilles. G — s.

.ASCO.MVS (Zoolcigic), du grec uskos^ sac, et mus, rat, rat à sai-. — Voyez Gkomvs.

ASCOPIIORE (Botanique), Ascoplioro, Tode, genre de tluitii/iii/Kons microscopiques voisin des Moisissures dans lu tribu des llypomycètes. — VA. rnucedo forme, sur les matières animales et végétales, sur la vieille colle, dans le pain, de petits groupes dont les individus sont distincts.

ASEI.LE (Zoologie), Ase/lus, Geof. — Ce nom a été donné par Geofl'roy à un petit Crustaee' d'eau douce, qui cstdevciiu le type d'un sous-genre de la section des Asellotes [Aseltota, Latr ), du grand genre Cloporte, ordre des Is'pudes Ces Crustacés, indépendamment des caractères des Ascllolcs (voyez ce mot), sont remarquables par deux siylels bilides :'i l'extrémité postérieure du corps, le» yeux écartés, Us crochets du bout des pieds entiers. La seule (espèce connue, VA. d'eau dnwr, de Geofl'. (Si/iiil e (luette, D'g. ; Idolea aquatica, Fab. ), se trouve fréqucmnjent dans les mares des environs de Paris ; elle est longue de Oi",lll2 & (J'",!»!.'!, brune, tachetée de gris et de jaunâtre en dessus, cendrée en dessous. Elle marche lentement, à moins qu'elle ne soit elTrayéc ; au printemps, elle >ort de la vase où elle a passé l'hiver.

ASI'.LLIDES (Zoologie). — Leach avait établi sous ce nom un groupe de Crustacés isopodes, dans lequel se trouvait compris le genre Asc/le; il correspondait, à peu de chose p ts, & la section des Aselloles (voyez Asei.le, Asei.i.oik).

ASELLOTES (Zoologie) , AseUnta , Latr. — C'est la cinquiènjc section du grand genre C/ojmrte, des Crustacés impi/disi caracléri.'ée par quatre antennes très aiipa-

rentes, sétacées, terminées par une tige à plusieurs articles, deux mandibules, quatre mâchoires, queue d'un seul segment, avec deux appendi.es au bout. Cette section comprend les sous-genres .Ase/le {Ase//us Geof.), Omscode [Oniscodii, Latr.), Jœia {.lœra, Leach'.

ASIDE (Zoologie), .\sidii, Latr. — Sous-genre d'/«iectes co/éoptéres tiétcromères, grand genre li/aps : corps ovale, peu allongé, étuis soudés; corselet transversal, presque carré, avec les bords latéraux arqués. Ces insectes se trouvent dans les heux sablonneux ; la seule espèce des environs de Paris est VA. grise [A, yriseti) longue de Ii'",ni2, noire, mais paraissant d'un gris terreux.

ASILE (Zoologie), .4silus, Lin. Nom d'une mouche piquante, cité par Virgile. — Grand genre de l'ordre des bi/itères, de la famille des Tanystome^. Caractérisé par une trompe saillante, dirigée en avant, la gaîne du suçoir presque cornée ; palpes petits; ils volent en bourdonnant, sont carnassiers, très-voraces, et saisissent des mouches, des tipules, des coléoptères, etc., pour les sucer. Leurs larves vivent dans la terre. Suivant la méthode du Hègne anima/, on les divise en deux sections, les Asiliques (Asilici, Latr.) et les Hybotinis, Latr.

Asile pbophement dit. — L'un des sous-gcnres de la section des .Asiliques .voyez ce mot), distingué des autres par : antennes de la longueur de la tète, dont le premier article est plus long que le second ; le dernier, pointu au bout, terminé par un stylet très-distinct en forme de soie; l'abdomen en cône allongé, très-pointu dans les femelles. La l.irve de ces insectes vit dans la terre et s'y transforme en nymphe. On trouve dans toute l'Europe, vers la fin de l'été et dans les lieux sablonneux, V.i. fre- /o7i (A. crabroniformis, Lin.i, long de l)°',02.'), d'un jaune d'ocre, les trois premiers anneaux de l'abdomen d'un noir velouté, les ailes roussàlres; VA. cendré {.L fonipatus. Lin.), long de 0",OI5,gris cendré, balancier jaune, ailes obscures : il est très-commun dans' les jardins et dans les bois en automne.

ASILIQl'ES , Zoologie), Asiliri, Latr. — Première section du grand genre Asi le, de l'ordre des Insectes diptères. Ils ont la tète transverse, les yeux latéraux et écartés entre eux, trompe aussi longue au moins que la tête. Epistome ^partie située au-dessus de la bouche) toujours barbu. Ces insectes se trouvent dans les champs, les jai^ dins, les prés, vers la fin de l'été ; ils volent avec rapidité, surtout pendant les chaleurs, et font entendre un bourdonnement assez fort ; tous sont carnassiers. Les principaux sous-genres de cette section sont : les Li.phnes, les Dasij/ioyons, les Dioctries, les Ailles proprement dits, les Gonypes.

ASIMIMER (Botanique), Asimina, Adans. Nom canadien, synonyme Orihldocarpum, Mich. — Genre de plantes de la famille des Anouacées, dont les fruits bacciformessessi les renferment plusieurs graines unisériées. Ils sont fondants et mangeables, quoiqu'un peu fades : Desvaux leur a donné le nom à'usinane^. Les espèces de ce genre appartiennent en général à la Géorgie araéric. et à la Floride. L'.'I. à yra/ides fleurs (A. yrandiflora, Oun.) présente des rameaux gainis de |)oils roux en dessous. Ces arbrisseaux ont ordinairement des fleurs d'un pouj'pre très-brun. Quelques espèces sont cultivées comme plantes d'ornement.

ASIPIIONOBRANCHES (Zoologie), du grec asiphôn, sans siphon, et l)runctiiii, branchie. — Ordre de Mollusques gastéropodes', établi par de Blainville, et qui est caractérisé par l'absence d'échancrure et de canal pour un siphon du manteau, l'animal n'en ayant pas ; ils correspondent à la famille des Trochnides et à une partie de celle des Capuloides du Hègne animal de Cuvier. Les Asiphonobranches forment le deuxième ordre de la sousclasse des Parai éplialopliores diuiquis de de Blainville, qui représentent les Pecliniliranches de Cuvier.

ASLA. — Mesure de superficie des Juifs, équiv. lant à 12';°",8n(i-.'.'>i:i.S.

ASPALAX (Zoologie). — Voyez Rat-t.mpe. Lem.mi>g.

ASPARAGIÎES (Botanique). — Tribu de la famille des Liliacées, dans le sous-ordre des As/hodélées, d'après Endiicher. Elle comprend des herbes vivaces, des arbrisseaux et des arbres .\ racine tubéreuse ou fibreuse, à feuilles alternes, opposées ou verticillées, et remplacées quelquefois par des écailles. Le calice, souvent coloré, pétaloide,està 0 ou 8 divisions plus ou moins profondes ; étamines en nombre égal à ces divisions et insérées à leur base; l'ovaire libre à 3 loges, plus rarement une seule; style simple; stigmate trilobé. Le fruit est une baie globuleuse ou une capsule à a loges. Cette tribu de plantes est répartie sur un grand nouibie de points du globe.

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C.ciircs piiiicipaux : Draijnnnier {Dracœnu, Vamlelli), qui donne le sang dr:it;on et qui renferme des arbres pouvant rivaliser avec le plus gros du rfcgno végétal; Asperge (Asparagus, Lin.), type de la tribu; Cnnval/aria, Desf., dont le muguet fait iiartie ; le Fniyon épineux ou pelif Houx (lins'.us, Tourn.) ; Sihilax , Tourn., qui fournit la salsepareille, rtc, eic. G — s.

ASl'AHAGlMi (Chimie), CsH-AzO\ — Substance neutre qui se trouve toute formée dans les jeunes pousses d'asporgns, dans la grande consoude, etc. Elle se montre sous la l'orme de cristaux prismatiques, incolores et transparents; elle est soluble dans l'eau chaude, insoluble dans l'élher et l'alcool anhydre. Par sa constitution, on peut la considi'rer comme Vatniile de l'acide maliquc C»H0",.'I10, qui est bibasiquc. En ctTet

C8H*OS,2(.\zH',110) - /illO=2if.»ll»Az03)

ulalc d'ir uiaque.

Aspar.

On obtient facilement l'asparagine en concentrant, aprfes l'avoir décoloré, le jus que fournissent par la pression les pousses d'asperges. La liqueur abandonnée à ellemême laisse déposer des cristaux d'asparagine.

ASPARAGINltES (Botanique). — Famille de plantes Monocoly/édones établie par de Jussieu. Aujourd'hui on ■eu fuit une tribu des Liliacées, sous le nom d' Aspara>jées (voyez ce mot).

ASPARTIQUE (Acide), CH-^AzO»,'. HO. — Produit par l'action des alcalis sur l'asparagine. On peut le considéler comme une amidc acide dérivant du bimalate d'amuiouiaque par la perte de 2 équivalents d'eau.

C8!l'0',(AzH3,nO),HO— 2HO = t,8H'i.U06,2IIO

Bimalate d'ammo- Acide

uiaque. aspartifiuc.

ASPERGE iBotaniqno, Horticulture), Asparn/jus, 1 in., <iu grec asparai^ns, asperge. — Genre de la tribu des Asparagées, famille des Ldiucécs ; c'est une de nos mci!leures plantes potagères, dont la culture se fait en grand dans presque toute la France; l'espèce type, A.rifficina e [A I fpcinulii. Lin.), l'asperf^e, en un mol, dont les jeunes pousses ou turwus sont si connus, ofl're deux variétés principales, la rerle ou coinmuhe, et la grusse viuletle ou asperge de lloltunde, à bourgeon violet ou rougeàtre : c'est la plus estimée et on y reconnaît des sous-variétés qui ne sont sans doute que des difi'éreuces de terrain ; ainsi on connaît 1'.^. de Vendôme, VA. d'Ulm, VA. de Pologne, l'.l. de Besançon, etc. L'asperge craint l'eau st;ignanle à sa racine; aussi les terres légères, sablonneuses, perméables, lui conviennent, et cependant elle demande beaucoup de nourriture et d'engrais ; c'est ce qui fait <|ue, dans les terrains humide», il faut faire des fosses profondes pour assainir le sol, et les remplir a\cc des terres tourbeuses, des gazons consommés, des curages (le fossés, etc. L'asperge se multiplie par graines qu'on sème i|uelqucfûis en place, plus sou- \eiit en p/'pinières, afin de mieiiv l'uni. n les planches en lepiqiKiiil \cii/ri/f'et,- toutes venues; du reste, les plants se lentùu à p/'it, c'est-à-dire dans nii terrain fortement fumé, labouré à fond et disposé en planche, ou en adns, c'est-à dire dans des fosses dont on a retiré la terre qu'on di'pose en butte sur les bords: au bout d'un an, et même mieux au bout de deux ans de semis, on établit son plant, et à la troisième année on peut couper quelquesunes des plus belles pousses ; mais il vaut mieux attendre encore une année. Un beau plant d'asperges bien cultivées, et cela demande beaucoup de soins, peut durer vingt k vingtcinq ans, mais après dix ou dou/.e ans il commence ;"i diminuer de produits. L'asperge est un aliment sain et de bonne nature, mais son u^age cnmmunii|U0 aux urines une odeur l'orle et désagréable. Ce:te pUuite a été et est

Fie. 22V. — Axpersc officinale.

Souclli! (trè3-rcduil«) et luriou.

encore tous les jours employée eu médecine; quelques praticiens lui reconnaissent des piopriétés sédatives do l'action du cœur, et en cela ses eflets se rapprocheraient de ceux de la digitale ; aussi l'a-t-on fréquemm^-t recommandée dans les affections de cet organe (le sirop de pointes d asperges); sa racine a été aussi vantée comme un puissant diurétique; mais toutes ces propiiétés n'ont pas toujours été confirn.ées par la pratique et l'observation exacte des faits.

Cette plante est caractérisée par une souche horizontiile, à fibres épaisses, donnant tous les ans des pousses blanches terminées par un bourgeon verdàtre, rougeàtre, violet, et comestible : si on ne le coupe pas, il produit une tige rameuse, à feuilles minces, lisses, des fleurs jaunâtres; calice à (i sépales, (j étamincs; ovaire à :j loges, style simple; baies d'un beau rouge contenant 3, ',ou même I graine presque sphérique.

ASPÉRIFOLIÉES (Botani<|ue), du latin a j/;?r, .rude, folium, feuille. — Vingt-deuxième classe de plantes Di'cotg/édones gamopélates /tgpoc/ i/nes ,éVMip. par M. A. Biongniai-tdanssa classification. Elles ont les feuilles alternes; corolle à préfloraison imbriquée ; étamines en nombre égal aux divisions de la corolle et alternant avec elles. Pistil à 2 carpelles. Fruit : i akènes, drupes à 4 nucules ou capsules. Graines à périspcrme nul, ou |)lus ou moins épais. Embryon droit. Cette classe comprend les familles des Cordiai.éis , Borriiginées, Hydropligllées et Ilgdioléacées. Quelques auteurs ont appliqué le nom d'aspe'rifotie'es à la f.unille dos Dorragimles. Lchmann, dans sa Monographi<;, a désigné ainsi ces plantes [l'ianlœ e familia Asperifoliaruni. Hamburgi, 1S'21). (Schrader, De AsperifoUis Linnœi. GœttingiB, 18"i(i.)

ASPÉRULE (Botanique), Axperula, Lin., du latin asper, âpre, parce que les feuilles de quelques espèces sont rudes. — Genre de plantes de la famille des Auiiucees,

type de la tribu des Aspérule'ev, selon M. Brongniart. L'.'l. des chinnps (.1. aroensi.':. Lin.) est une jolie peti;Q plante indigène, à fleurs variant du bleu au lilas, dont

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la racine Joane une couleur qui avait passé pour succédanée de la ^arauce ; mais elle est loin de valoir celle-ci. L'A. herbe à l'e!^i/itiiian':ie [A. cynanr/iica. Lin.) est aussi indigène et a passé longtemps, aiusi que son nom l'indique, pour posséder d'importantes propriétés médicinales. Aujourd'hui sa racine est seule employée pour teindre la laine en rouge, dans quelques pays du Nord. VA. odorante (A. ûc/orulUy Lin.), petit muguet, muguet des bois, reine des buis, croit dans nos environs. Ses fleurs, campanulées et blanches, répandent une odeur suave qui la fait cultiver pour l'ornement. Cette espèce, autrefois préconisée en médecine, n'est plus guère employée. On la retrouve seulement dans la composition des vulnéraires suisses. Prise en infusion théiforme , elle est tonique et stimule avantageusement l'aiipareil digestif. On raconte que Stanislas, roi de Pologne, faisait tous les matins usage de cette boisson. Les caractères du genre sont : calice à i dcms ; corolle en entonnoir ou campanulée, à tube plus ou moins allongé ; 4 étamines ; fruit sec non couronné par les dents du calice. G — s.

ASPHALTE, Bitume asphalte, Bitume solide {Minéralogie. — C'est une des quatre variétés établies par Brongniart dans l'espèce minéralogique connue sous le nom de Bitume; ces quatre variétés sont : le Hitume naphle. le bitume pétrule, le Bitume malthe, le Bitume asphalte: il en sera traité au mot Bitume.

ASPHODÈLE (Botaiiique;, Asphode/us, Lin. {nsphodelos des Grecs). — Genre de plantes de la famille des Li/iacees, tribu des Aluitie'es (Brongniart), ou type du sousordre des Aspitodete'ei (Endlicher) L'asphodèle était en faveur chez les anciens; ils la semaient autour des tombeaux. Lucien dit que les mânes, après avoir traversé le Sty\ , descendent dans une longue plaine remplie d'asphodèles. Homère dit qu'Ulysse vit aux enfers une grande prairie toute semée d'asphodèles. Ce genre comprend des plantes vivaces, à racines fasciculées ; les fleurs disposées en grappe ; 0 étamines insérées sur la base du périanthe ; ovaire sessile presque globuleux, à 3 loges biovulées. Capsule à 3 loges contenant ordinairement

2 graines. L'^. rameuse ou bâton royal {A. ramosus. Lin.) peut s'élever jusqu'à l",.^. Elle croit abondamment dans toute l'Europe méditerranéenne, le noidde lAfriqu:; et les Canaries. Cette espèce est aujourd'hui l'objet d'une industrie très-importante, principalement en Algérie. Ses tuncicules fournissent de l'alcool très-pur. Cl avec leur résidu, les tiges et les feuilles, on fait du c-irtoD et du paiiier. M. Dumas s'exprime ainsi sur les qualités de l'alcool de l'asphodèle, n II est limpide et incolore; son odeur franche est celle de l'alcool mémo; mélangé avec deux fois son volume d'eau, il donne un liquide dont l'odeur offre quelque analogie avec celle que l'alcool de vin donne en pareille circonstance. Il ne contient ni acide, ni sel. ni matière huileuse ; il brûle sans résidu et sa llammc est parfaitement identique à celle de l'alcool pur. En résumé, l'alcool d'asphodèle est d'une qualité très marchande, d'un titre élevé et d'une pureté qui ne laisse rien à désirer, n Un hectare, moyennement garni d'asphodèles, peut d innerde 25 à 3il COn kilogrammes de tubercules représentant 20 à 26 hectolitres d'alcool. L'.l. Jeanne, verr/e de Jacob, Ijâton de Jacnb, que Reiclicnbach a classée dans son genre As/ihodéline, est une plante dont la tige, de l mètre de haut, est garnie de petites feuilli s triangulaires disposées en spirale, et terminées pendant l'été par un bel épi de fleurs d'un beau jaune. Elle est du midi de la France. G — s.

ASPIIODÉLÉES (Bolaiiiquc). — Premier sous ordre de la famille des ti/inct'«,d'aprèsranangenicntd'Endlichcr. Ses caractères sont : périanthe tubulcux ou partagé en (J segments, régulier; G étamines hypogyncs ou périgyncs par l'elfet de leur insertion sur le périanthe; ovaire i

3 loges contenant en général chacune de nombreux ovules. Fruit capsulairo ou en baie, renfermant des graines globuleuses ou anguleuses, couvertes d'un tégument crustacé noir. Herbes à bulbes, à tubercules ou à racine librcuso fasciculée. Ce sous-ordre se subdivise eu deux tribus : les Asparrii/res et h'S llyiicintlides.

ASI'HYXH'; (Médi.cini), du grec sphiixii, pouls, et a priva if, privation du poids. — État de mon apparente |>.-ovenont de la nuspejisiuii de la fonction respiratoire, amenant successivement celle de toutes les auins, et enlin la mort réelh'. Les dilïércntes causes qui peuvent la produiio ont fait distinguer l'asphyxie en : A. par submersion, A. pnr slruni/ulalioii, ou sm/c-nvio/i, ou su/picutinn, A. pur gaz non ri'spirublri, mais non délétères (azote, hydrogène, protoxydu d'azole, air non renouvelé, etc.), A. par gai ditiSleres (le plomb des fosses d'ai-

sances) (voyez Plomb), la vapeur du charbon, les gaz pro ■ venant des cuves de raisin, ceux des marais, des mines de charbon; A. par la foudre, le froid; enfin .4. des nouvtau-nés. L'asphyxie provient de ce que le sang veineux n'a pas été changé en sang artériel, par son contact avec un air de bonne nature dans l'acte de la respiration. Dans le traitement, il faut donc d'abord éloigner toutes les causes qui ont pu amener cet étaf. Ainsi dans 1'^. pur submersion, on couchera le malade sur le côté, la bouche libre ; on tachera qu'il rende l'eau qui pourrait obstruer les bronches, mais sans lui mettre la tête en bas, comme le font imprudemment quelques personnes; on pressera légèrement et alternativement la poitrine et le bas- ventre dans le sens des mouvements respiratoires; le corps sera essuyé avec soin, enveloppé de couvertures, la tète couverte d'un bonnet ; on reviendra de temps on temps à la pression de la poitrine; si les mâchoires sont serrées, on les écartera et on les maintiendra dans cet état avec un bouchon de liège; on réchauffera le noyé par tous les moyens possibles, sachets de sable, bassinoire, etc. On fera des frictions avec de la laine chaude sur les bras, les cuisses, le long de l'épine, sur la région du cœur ; on brossera fortement, et h plusieurs reprises, la plante des pieds et la paume des mains. Si le noyé donne quelques signes de vie, on continuera tous ces moyens ; si au bout d'une demi-heure on n'obtient rien, on aurait recours aux insufflations de fumée de tabac dans le recium; on pourrait les faire au moyen de deux pipes abouchées, l'une chargée de tabac et allumée, un des tuyaux placé dans le rectum et l'autre dans la bouche de la personne qui insufflerait : on les ferait du reste avec précaution. Toutes ces opérations seront répétées avec discernement jusqu'à ce que le malade ait respiré, ou jusqu'à ce qu'on ait perdu tout espoir. On en a vu revenir après six heures de tentatives (voyez Noïé). Les autres asphyxies ne demandent que quelques modifications tenant à la nature de la cause ; ainsi dans celle par les qaz delétires, outre les moyens indiqués plus haut et applicables à la circonstance, le malade sera porté au grand air; si c'est par le gaz des fosses d'aisances, il sera arrosé d'eau chlorurée ; si c'est par un autre gaz, d'eau froide. Aussitôt qu'il pourra avaler, ou lui fera boire de l'eau vinaigrée, etc. L'.l. pnr la fnidre réclame à peu près le même traitement, aussi bien que celle par stra?iynlittion, suffocation. Par le froid, ce sera l'emploi judicieux d'une température graduellement de plus en plus chaude, etc. Dans tous les cas, lorsque le malade aura donné des signes de vie bien évidents, si des accidents de pléthore locale surviennent, on pourra les combattre par les sinapismes, la saignée, les sangsues, etc. Dans l'.-l. des nouveau-nés, qui se distingue de l'apoplexie en ce que, dans le premier cas, l'enfant est pâle, flasque, on doit le ranimer par des frictions, des pressions légères sur la poitrine, eft., et ne pis se hâter de couper le cordon avant qu'il ait donné signe de vie. M. le préfet de police a fait publier et aflicher, à la date du 17 juillet 1860, une ordonnance, suivie d'une longue instruction du conseil de salubrité, sur les sei'ours à donner aux asphyxiés et aux noyés. Il est bien à regretter que cette instruction, ainsi que toutes celles du même genre, ne reçoivent pas une publicité encore plus gi ande et qu'elles ne soient pas affichées dans Paris le plus souvent possible. — Guerard, Observations sur tes sermirs à itonner aux noyés et aux asphyxiés. (Annales d'hygiène, etc. 1860, t. XLIV, p. 2*'i.)

Chez nos animaux domestiques, l'asphyxie peut se produire à peu près dans les mêmes circonstances que dans l'homme ; cependant il est une cause particulière qui doit être signalée dans les Uuminants, et plus spécialement dans le bœuf et le mouton : lorsque ces animaux ont mangé une certaine quantité d'herbe fraîche (trèfle, luzerne), il peut se développer dans le rumen (la panse) (voyez Rumen) une quantité de gaz telle qu'elle refoule fortement le diaphragme (voyez ce mot) en avant, et, d'après la conformaiion en cône étroit de la poitrine de ces animaux, leurs poumons sont fortement comprimés et ils sont rapidement asphyxiés. La ponction du rumen au moyen d'un trocart les débarrasse ordinairement (voyez Ponction, Tïmpamte). F — n.

Asphyxie des ariiiies (Arboriculture). — Les racines des plantes ont besoin, pour remplir leurs fonctions, de recevoir rinlluence de l'air atmosphérique. Si un arbre est planté trop profondément, ses racines pourrissent et il meurt bientôt. Si un terrain planté en arbres depuis plusieurs années est tout à coup surélevé par un remblai d'un mètre d'épaisseur, par exemple, les racines no reçoivent plus qu'une action insullisamc de l'air, les ar-

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brcs doviomicnt Innguissanls et tli'^paraisscnt bientôt. Ces accidents sont dus à une véritable asphyxie des racnies. l>arfois, cependant, quand il s'agit de jennes arbres à bois jnou, la base de la tige donne lieu à un nouvel appareil do racines (pii viennent remplacer celles qui sont situées trop profondément. Mais c'est un fait trop exceptionnel pour qu'on puisse toujours y compter ; il sera donc plus prudent d'enlever le remblai dès que les arbres présenteront ces signes de soufîrance. A- O" an.

ASPIC, Aspis (Zoologie). - Espèce de serpent tres-vcnimoux et célèbre dans l'iiistoire de Rome et de 1 t.gypte, par la mort de Cléoprltre ; on sait que cette reine d Lgypte, dont les charmes avaient subjugué César et Anioine, était tombée entre les mains d'Auguste après la bataille d Actium : ne voulant p.as servir à parer le triomphe du vainqueur qu'elle n'avait pu séduire^, elle rcsohit de mourir et se fit apporter dans une corbeille de fruits, ou de fleurs, suivant d'autres, un a.ync dont la morsure la lit périr à l'instant ; de là vient le nom d cmpic rie Ueopàtre donné à ce serpent. Il e.st difficile de savoir au juste quel était cet aspic des anciens ; cependant les naturalistes s'accordent généralement à penser que c'est VUaje [Col liber fwjp, Lin.), et c'est l'opinion bien arrêtée de Cuvier, qui s'exprime ainsi : « C'est incoiitestablcmeiit le serpent que les anciens ont décrit sous le nom d'aspic d'Egypte, de Cléopàtre, etc. .. Et en eflet, Lucain [l'harsale, liv. IX, vers "01), dans l'énumération qu'il faitdcs serpents de Libye, contrée, comme on sait, voisine de l'ftgypte, regarde Yaspis comme la plus dangereuse espèce, et il le caractérise, d'une manière remarqiiable par ce vers; asfjiria somniferam luinida cervice levavH; l'aspic somnifère au col gonflé : or il n'existe que deux serpents auxquels on puisse appliquer ce caractère, d'offrir un gonflement remarquable du cou, ce sont le A'fl/n de l'Inde [ Coluher nuin. Lin. ), dont la patrie, comme on voit, est bien éloignée de l'Egypte, et VW<je d'Egypte

(voyez NAI4, Haje, Vipère). L'haje dont il est ici question appartient au sous-genre AVi»/, genre I ipere {Vipera Daud.). Ce sont dos serpents leiimieiir a crochets isolés, ordre des Ophidiens. Ce mot nspic ou aspis employé encore par quelques naturalistes n'est cependant pas resté généralement dans la science; mais il continue 0 icore à avoir cours dans le langage ordinaire : ainsi la Vipère cherséa de Lacépèdc est VAsjds d'Aldrovande ; la Vipera ocellato de Daudin et de Latreille est VAsptc de Lacépède; le Céraste d'Egypte est VAspic céraste de I'itzin<'er; enfin, Linné désigne sous le nom de totuber aspis une variété de la Vipère commune, chez laquelle les taches du dos et des flancs forment une bande lon- •îitudinale ployée en zigzag : on la nomme Aspjic dans les environs de Paris. « C'est cette variété, dit Cuvier, qui s'était multipliée il y a quelques années dans la forêt de Fontainebleau, n Sa morsure est aussi dangereuse que celle de la Vipère commune (voyez Vipère).

Aspic (Botanique). — Nom vulgaire de la lavande snic {Lavandnla spica) avec laquelle ou prépare Vhiale

' Aspic (Huile d') (Matière médieale). — On désigne sous le nom AUiuile d'aspic une substance oléagineuse, blanche, volatile, limpide, transparente, très-infiammable, d'une odeur et d'une saveur acre, peu agréable, qu'on obtient de la distillation des fleurs de la Lavande spiç, et qu'on prépare surtout en Provence. On l'emploie quelque'ois en médecine, soit eu frictions dans les par.alysies, soit i l'intérieur, à la dose de deux ou trois "'outtrs. Comme celle de 'outcs les autres Labiées, cette huile esscniioile reuferu.e du camphre et même en assez grande quantité.

ASPICARPA (Uotanique), Ricli., du grec aspis. bouclier, et Icnrpos, fruit, à cause de la l'orme du fruit. — Genre de plantes de la famille des Malpi<jhiacces, tribu des Gaudichaudiées. 11 comprend des plantes qui présentent cette singularité, qu'elles ont des fleurs de deux sortes : dans les unes, disposées en ombelle, un calice à 5 divisions, corolle à 5 pétales onguiculés, 5 él animes, 1 style et .3 o\ aires ; les autres sont apétales, très-petit('s, verdàtres, ayant un calice aussi i 5 divisions, avec une seule étaminc et 2 ovaires sans style. VA. !«-en.s,Lagasca (.1. hirtclla, Rich.) est un arbrisseau grimpant, presque ligneux, très-poilu. Il est originaire de la Nouvelle-Esjiagne. On le cultive en serre chaude.

ASPIDiÉES, Caudichaud, ou AM'imAei'cs, Presl (Bolani(iuo|. — Tribu de p'mn/rrrs ayant le gmro Asptdium pour type. Presl la divise en deux sections : les Sép/irodiées, qui ont le tégumont réniforme et les Aspidaric'es, qui ont les capsules recouvertes par un tégument

aiioudi ou ovale, omliiliqué et inséré par son milieu. ASPIDIUM Botanique) (voyez Aspidibes). — Genre de plantes de la tribu des FowjècM, section des Aspidariccs de Presl ; les sores sont recouverts d'un prolongement de l'épidermc de la fronde (indusio) : la fougère femelle faisait partie de ce genre.

ASPIDOPIIORES (ZoologiiO, du grec aspidophoros, ([ui porte un bouclier. C'est ['Ayonus de Block et de Schneider, le Vhalanyistu de Pallas. — Genre do Poissons Acnnihoptéryyiens, famille des Joues cuirassées. Nos côtes de lOcéan en possèdent une espèce, VA. d'Europe ICottus calaplvnctns. Lin.), petit poisson qui n'atteint guère que 0'",lO à n'",l5, qui a la bouche ouverte en des-ous et la membrane des ouïes garnie de petits filaments charnus. On le trouve dans les mers du Nord, ;\ l'embouchure des grands fleuves; on le prend au filet et à, l'hameçon et on le mange après lui avoir coupé la tûte et enlevi* la cuirasse.

ASPIRATEUR. — Voyez Ecoi;lement des liquides. ASPLÉNIACÉES (Botanique). — Tribu de la fanullo des Fouqères ayant pour type le ger.re Asplemum. Cixractérisée par des capsules généralement linéaires, quelquefois ovales ou arrondies, groupées le long d uiie des nervures secondait es, rarement vers son extrémité; le tégument qui les recouvre, naît latéralement de cette nervure. Presl a divisé ce groupe en cinq sections d<mt les principales sont : les lilechnacées, les Asplemacecs et les Snilopendriées.

ASPLÉNIUM (Botanique).— Nom latin du genre DoR.4- DiLLE (voyez ce mot). , , ■

ASPRÈDES ou PlAtïstes (Zoologie), Aspredo, Lin. ; Plaliislaciis, Bl. — Genre de Poissons malacnplénjytcns ahdominaux, famille des Siluroides, caractérisé surtout par la tête aplatie, la partie autérieuro du corps large, a queue longue et grêle. L'espèce la plus connue est le Stlnius aspredo, de Linné, P/al'/stacus lœns, de Block, qui habite les fleuves de l'Inde ; il est d'un brun violacé en dessus, blanchâtre en dessous.

ASPRO Zoologie), Cuvier, du latin asper, rude. — Genre de Poissons aranilioptérygiens (voyez Apro.x).

-VSSA FCETIDA (Chimie). — Goniine-résme qui se présente en petites niasses d'un brun rougeàtie, d'une odeur fétide; on en extrait un produit résii.eux de composition délinie C'^H^O'». Par la distillation de eau sur VAssa fœtidn, on obtient une essence sulfurée, d une odeur infecte, très-soluble dans l'alcool ; sa formule serait CMl^S'O. Cette essence, broyée avec l'oxyde de mercure, donne du sulfure de mercure ; au contact du potassium, sous l'action de la chaleur, elle engendre du sulfure de potassium et abandonne une matière charbonneuse. , . . .

Assa-fcetida (Matière médicale) , et mieux, suivant quelques-uns, Asa-foetida, du persan asa, résine, et du latin fœlida. puante. — Gomme-résitio qui découle par incisions faites à la racine de la plante nommée l'erula assafœtida, famille des OmbelUfères. L'arbre qui la produit croit dans la Perse et dansl'lndoustan. Elle a une saveur acre et une odeur fétide qu'on a comparée à celle de l'ail, mais elle est beaucoup plus repoussante; et pourtant les Asiatiques la recherchent comme assaisonnement et en font grand cas : elle était aussi, dit-on, tresestimée des Romains. Quoiqu'il en soit, cette gommerésine nous arrive de la Perse et de l'Inde, p.-ir la voie de Bombay et de Calcutta, en masses assez considérables, brunes, rou^eâtres, d'une consistance un peu molle, laissant voir quelques petites larmes blanches un peu transparentes; elle répand une odeur forte, pénétrante, qw hn a fait donner le nom vulgaire de stcrcus rf/a'-o/i. L'assafœtida se dissout facilement dans le vinaigre fort, 1 alcool faible. Cette substance a été très en vogue autrefois en médecine, mais aujourd'hui elle est peu employée; cependant on la prescrit encore comme antispaMiiodique, surtout dans l'hystérie. Son odeur et sa saveur repoussantes ne permettent guère de l'employer en disst)lulion autrement qu'en hivcniont : on la prescrit eii pilules (I ou ■.' .Maiiimcs pai' jour) ou en teinture alcoolique. ASSAIMSSEMEM' (Ilvgièiie), du latin sanus, sain. — L'assainissement consiste dans la recherche et 1 emploi des moyens propres à faire disparaître les causes d'insalubrité. C'est dans l'air, l'eau, le sol, que 1 lionuno et les animaux puisent les principales sources de la vie, et leur altération peut amener la maladie et ta niori , l'hygiène publique a pour but d'eutrelenir leur pureu, par les grands travtuix de défrichement, de d^j''"-Ç J^" nens, de culture, etc. Dans une sphère plus restreilo encmnbrcmcnt dos hommes et des animaux domestiques

ASS

dans des espaces trop limités, les camps, Ips hôpitaux, les salles d'assemblées, etc. ; la création dos grands établissements industriels, l'exercice des professions insalubres, etc. ; sont des causes qui toutes peuvent vicier l'air, les eaux, imprégner môme le sol de matières dr^létèrcs et réclament p .ur l'assainissement, des mesures de police administrative propres à empêcher le développement des épidémies ou même des épizooties. La distribution et l'appropriation intelligente du calorique et de la lumitre sont également d'une grande importance dans l'hygiène publique et privée, et il doit en êtie tenu grand compte, dans les dittéreutes circonstances énumérées plus haut. Enfin l'assainissement peut avoir pour objet l'hygiène tout h fait privée, et le moyen de coiriger les causes d'insalubrité de nos habitations: ainsi l'humidité, le défaut de renouvellement d'air , les procédés de chauffage, de ventilation, etc. (voyez DÉsixFECTtos, Dessecuement, Épidémie, Épizootie, Hygiène, Marais, etc.).

ASSAISOANEMENT (Hygiène). — Substances des'inées à ajouter à la saveur des aliments et à stimuler les fonctions digestives. Leur usage est si général qu'ils peuvent être regardés comme indispensables à l'homme : il faut pourtant en régler l'emploi, car leur abus peut être très-préjudiciable à la santé en introduisant en trop grande quantité dans l'économie des principes acres et malfaisants Le professeur Requin a divisé les assaisonnements en : {'salins, comme le niire et surtout le sel qui paraît indispensable à l'homme ; 2° acides, vinaigre, verjus , citron ; 3° acres , ail , ciboule , civette , échalote, oignon, poireau, moutarde, câpres, capucines, cresson, radis, raiforts; 4" aronmfiijues, anis, cannelle, cerfeuil , estragon , girofle , persil , serpolet , truffes, thym, vanille; 5° aiomatico-âcres, gingembre, muscade, piment, poivre; 6° aromafico-nmers, amandes amèrcs, eau de fleurs d'oranger, safran ; 'i° sucre's, sucre, miel; 8° gras, huile d'olive, de noix, d'amandes douces, graisse, beurre. Quelques autres assaisonnemeuts composés, tels que MionrffS fvne'es, frnili cm/ils dans le vinaigre, poissons conservés et marines, le thon, les anchois, etc., sont en même temps des aliments.

ASSEMBLAGE. .— Liaison fixe ou mobile de pièces de bois ou de méial très-fréquemment employée dans les arts ou l'industrie.

Les modes d'assemblage sont extrêmement variés, et le but de cet article ne nous permet pas d'entrer dans de grand, liétails à ce sujet, nous nous bornerons à faire remarquer qjie les assemblages peuvent être fixes ou mobiles, qu'ils peuvent s'appliquer à des pièces de bois, ou à des pièces métalliques. On distingue aussi les asscTiblagcs de bnul destinés à allonger les pièces, les assemblages de champ pour les élargir, les assemblages aniju' aires et les a semblages articulés. Nous citerons particulièrement parmi les assemblages fixes de bout usités dans la menuiserie et la charpente, l'assemblage à traits de Jupiter, représenté dans notre figure 22G'. Le dessin représente l'épaisseur de la planche, on voit par le profil des deux pièces, qui peut être en fttile ou équarri, qu'il y a un espace vide en D et O formant une mortaise; on chasse dans cette mortaise et en sens inverse, deux coins ou clefs en bois pour serrer le joint . et le rendre plus solide. On emploie, en outre, généralement des anneaux ou [relies en fer pour ajouter encore à la solidité de ce système.

LM. de champ, principalement usité en menuiserie pour élargir des planches trop étroites, se fait à feuillure mi bois, à rainure et languette Ifig. 2'.'G')ou à clef. Dans ce dernier cas on consolide la clef dans les mortaises de cliaquc pièce, outre la colle forte, au moyen de chevilles en bois.

Les A. angulaires sont très-nombreux; on les fait A mi-bois fixé avec de la colle, des clous ou des chevilles, à queue d'urondc ou d'hironde (fig. 1'1(S'), moyen fréquemment employé pour les boites ou tiroirs; à tenon et mortaise {fig. T2W), à onglet, etc. Ce dernier mode, employé pour la réunion des pièces décorées de mouhires, est en outre à clef ou bien les deux onglets sont timplcment réunis par de la colle et des clous.

Les a-scmblages fixes de» pièces métalliques se font partie comme ci-dessu<, partie au moyen de chevilles ridées, de vi» ou d'écrous et boulons.

L'A. articulé est à peu près exclusivement réservé aux pièces de métal. Quand on l'applique au bois, c'est presque loujiairs par l'intermédiaire du parties métalli- «ine», toiles que charnières. Dans les machines, l'une des pièces de l'assemblage articulé est terminée par une foiircl)ette entre les deux bras de laquelle pénètre l'ex-

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trérnité de l'autre pièce ; le tout est traversé par une tige cylindrique pouvant tourner à frottement doux sur l'une des tiges ou bien {fig. Ti(j') l'une des pièces est

Fig 226'. - Ass.jnil)lase

terminée latérab'ment par un bouton qu'embrasse à frottement doux l'extrémité m façonnée en anneau de l'autre pièce (voyez Bielle, 'Vapecr (Macuines a), Transformation DE MOtiVEMENT).

ASSlMlL.\TIO>i (Physiologie), du latin assimilare , rendre semblable. — Les physiologistes donnent ce nom au phénomène de la transfurmaiioii des substances empruntées au dehors en la substance pro ■ ■ de nos organes. L'animal, par cet acte, assimile a ses tissus des matières primiiivement différentes et situées au dehors. Ces matières sont empruntées aux substances dont se nouriii l'animal, ou il celles qu'il absorbe à l'étal liquide ou gazeux, et on y retrouve tous les éléments que renferment les tissus des animaux, le carbone Vhi/'lrof/ène, Vnxiji/ène elV'izo'e. L'o.xygène lui arrive par l'acte de la respiration, l'hydrogène par l'eau que le corps prend de tous côtés : l'origine de l'azote et du carbone ne peut être déterminée que par les aliments que l'animal digère. C'est le sang qui porte partout les éléments dont nous venons de parler ; or le sang (voyez ce mot), outre les graisses, le sucre, matières non azotées, est riche surtout en substances azotées, telles que la fibrine et l'albumine qui renferment de plus tous les éléments dont il a été question : comme il les transporte à l'état liquide, il est aisé de comprendre qu'il nourrit nos chairs qui sont, en quelque sorte, de la fibrine et di; l'albumine solidifiées. C'est donc évidemment le sang qui effectue l'assimila tion, et les principes azotés sont particulièrement propres à cette transformation et semblent être la matière première de nos .issus.

Nous n'avons rien à dire du travail physiologique qui s'opère dans le phénomène de l'assiinilatinn; il se passe dans nos organes une série de métamorphoses, de mutations des matières azotées empruntées à nos aliments pour venir prendre place parmi nos tissus, y jouer leur rùle et en être éliminés lorsqu'ils y ont vieilli. L'urine semble être le véhicule par lequel sont rejetés au dehors les résidus qui proviennent d<'S mutations de ces matières azotées ; en effet, elle contient un corps spécial, riche en azote, et que l'on connaît sous le nom d'urée: celle-ci forme près do moitié des parties solides de l'urine et contient environ n,47 de son poids en azote.

Quant aux matières saccharoîdes et grasses, elles ne paraissent avoir aucune part dans l'assimilation qui reconstitue nos tissus, elles semblent plutôt fournir à la respiration les éléments do la combustion ou oxydation qui a lieu dans l'hématose.

Puisque c'est par l'assimilation que s'cfTertue le développenienl des animaux, on conçoit qu'il n'est jamais plus actif qu'aux piemicrs temps de la vie. A cette époque, en efi"et, l'organisme a le pouvoir de produire des parties nouvelles, et peu à peu l'animal se complète en transformant en ses organes les matériaux qu'il puise sans cesse au dehors. Chezies animaux les plus simples, cette force assimilatrice conserve son énergie première pendant toute la vie ; il en est même chez lesquels elle so

ASS

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U Lombrics ou Vers de te m , ■^' . "^ i,,,;,..,,,,,, di.miuic nWMitViuions. Av.'C 1 agi;, i ' "' -• ' , ,,,^ r,„i,-tions opùZ\s les anima»" et l;us«.<' '""' .^.^i„s „,„i.Tiaux, et n'osées qm rejettent hors ^'-"''"os l'assimilation ; c'est

noiil P u~ s'v ' 'i l'eCf- , VnvPZ AslMINlKli-

' AsMMlMll' ^''^^TV'hlM - Vmié de monnaie \ss;r(.Mm M (•^'• "^'''1':, ,naie emnlovùc par les che^ les Uom uns; première mo'ina e em, ^.^.J^y

nômains, f^'^P'^'^^^n^urd on% pr&enta une breb.s livre, sans efhg.c ; pU.s fird on y V^^^^ ^,^^ ^^ j. C. („ecus, pecumn). - V^rs l an .j ^^^ e 531

fut réduit à un sextant (2 once» z^^^^,^ ^^^^ ^, j,

217 av. J. C. à une once ; en gie ,^ ^^^ p^p,.

deux ou quatre chevaux. L an .S63 de w , ^^ ^^,^„, ?ia"réduisit l'as ^ une den.^once. Ju.qu e^i^^^^^^ ^^^

fut de 0',n8 et de I ,'5 de 5 u^ ,,^, ^omba en de-

on nomme ain^i ''^-i:'^'»" f,'^,,'^- parties égales qu oa rurale en un "0'l?'''f;„°'ri'. "tendue qui doit être doncppelle so/«, l^.'-.f.^ret rordiv dans lequel les récoltes née à chicane d elles, et 1 ora - ^^^^ ^^,^ de

doivent s'y ^"'^«i^'VxemP^e la première partie so.t en culture triennal, P^^^emP |' ,^ "troisième eu avoine, et jachère, la deux.feme en blc a .^„„, pour les

{[u'après ces trois année, expuet , ^^^ ^^^.^ p^^^,^. suivantes l'ordre que \2,n.Xcol rolalion. res; c'est ^^f ,' °," "°™"\icc de diverses sortes de re- La nécessité de If"^"'^.'^?, parfaitement connue des coites sur le <^^'»'' '^^^"^.Tnlrs temps on n'avait pu anciens-, mais 3"«1" ^.«^es °^[^e„t indispensable; depuis expliquer les causes qui ^ 'en^e ,^,himie et de la

la fin du de.n;er «f e f P^^o 7 ^^ ,^„^,i;

physiologie végétale sont v^nusj^i^ longtemps su.- cette aueslion. On asa lema q ^^^^1 ^ elles-mêmes l'insuccès de certaines récoltes. e ,„^,,a, , par exem-

ou à certaines autres espèces qu j ^^ i^iuzerne pie, les produits dWt du m ^^^ ^^ ^^^„

liiminuaient dans ""« f"['^P™P° e le froment réussissait prit de fumer «""^f ' ^^'^e ter e et les betteraves : on a 'mal après les PT '^^,%?^,Jt dans lequel ces plantes laisenfin explique cela Pf ' «t'it oa 4 ^^ ^o„vient plus sent le sol qui les ^J ";" ' '?^Ji,es. Il suffit donc de reaux besoins dos ""«r f'nndîtions convenables; ainsi le

du poids de le..rs produit. <^^^^tJZ^^^

,ance de ces f^*'*^ ■ '''"'''X' J^o.aori^

physiologiques foderncs dans la^nt ^^ cultivateur

Lt'on voit combien •' «>[ ^^"-;^^,'4 d'engrais éprouvée :::;^^^i^:a^rr:i^,|!^^-:^e.d.ro.eaus.n^^

r'd"rtI?a^a"r=.t^e^mp.oyés dans telle ou telle culture 'voyez tNCBAis)^ permettent

Les bornes 1"' "7"°"Vo nées du problème à réjouis d'énumérer «"^f '^ ,.''°"^^?e,mination de son asso-

^;, besoins des J^^^'^ ^i^»^^ •cî;n;ën::bles ; ain.i le placer le sol danS-ff,'" en grande ^^^tie, à l'abondépérissement du H'' ^'V"'!° %iantes nuisibles : la dance toujours croissante de^ P^=^^^ ^ eux-mêmes, déluzerne, le im, le 'f"^' f /JJines pivotantes et peu rapérissent, parce que /"'rs racuus p .^f^ndeur. Les

îiiifiées ép"i^^"t le .^°' \ë"te a?es" ont un mauvais prépommes de terre et les bU^" ^ .^colte tardive ne

„,ûme celles qui leur ^""' ""^^f p; „cipes absorbés n es de dire que la P™P^'V°,^rserespèces%e plantes Ainsi pas la même pour 'e. d'herses e 1 ^^ ^^^,^.^ ^^ .^^

on trouve par """'yf.'^.X de noU^se que n'en contient une plus grande qnanUlé "e PO =^ ? ,^ „ ,erre res e Habituellement le f' ^fr et 1^ , i ^^ ^.otés elle chargée d'une V-^l'^^ ^ n^UWe ^ P ^^^;,^^,, sa culture ne réussira que difh^''emeui, s^ ,^^ ^^^ ^„„

sans ajouter de la P"';';=« ."^"orbé nioins de potasse et nera. Le blé, au contraire a orbe .no .^^ |.^^,,.,__

une plus grande P'^»; °' i^'e ,, pas \ e'I.lement aux désants. Mais les plant s " v.veut.p.^^^^ ,-a,mospl,ère aneiis du S>>1, elli"- I '" ,,niir ,^'^ ,'|.- inenf< qui ''

moyen de leurs irMiii- un. 1 • ^^^.^^^^ ^ ^^ ,,;,,. :i,-iivr ,

fo.ltviv.-e; s. celle luirlIMi ,„..i ,lr, plunlrsqul

l'emporte sur C''lle des .au 1 ^^, ^ contraire. Une

épuiseront moins le sol q e dai s le ^^ ^^^^^^

a'u„.e ca,.se dVl^niseme.U le a e-j-e c ^^^1^^

e-oècede plat.tes sera d autant pius M „,aiur.té.

v,'a alte.,d.e pour >? '^""P^,,^ K^" raison di.-ecte

Li.fin, les pli'ntc^ puisent dans le so.,

pald'énuniérer ,"'"^es les données u,^^^^ ^^ ^^^^ ^^^^

dre nar l'-agriculteur POnr la dcten 1 . . , qu

Z^^^. Ainsi l^.-'.'rdet%Se"'nSles, suivant moins la nu.lt.pl.cal.o.i des herbc ^^.^^^^^ q,,^^

qu'elle exige plus ou J^°^' ^^j^, eîles'étonffe.it p'us ou par la natu.-e de leu.- végétation ^^ ^^^^^^ j^ ,^

Tiioins les plantes '"''^^'^ f^^'g.^enl cm Ponr cha-

t„rre un degré d ^"^eubl.ssemeni ^^^

que récolte atinuelle, i..nue ^^J ' et sur l'ordre de

doivent composer le cours de cm ^„ ^sso e-

icur succession. Il ""P^'f^^'^T ;eu près égaleme.it les ,nent qui permette °f,^^P^gn,re toutes les saisons de divers travaux de ^"^"'^^^1 d-exploilation, la réalisal'atinée. La ,^»f"t^"^,iuPnces du sol et du climat, sont lion des produits, 'e^ ""fêtre mûrement pesée, par des considérations ^»> dm^en t eu e .j^io,,^^ te,,-ain

le cultivateur au m°";e"' f^^Pf, «^'^g' jeole. C'est s.ir ces

fondes du sol. „. ^«riiins orincipes nutritifs,

de l'exploitation, a moi.is qu "" r des engrais à "" PI^^^XoTtirnèttoyantes, soit sarclées 4» Faire succéder le. récolte. j étouffantes

(betteraves, Pom"'es 'k.es saiissau es bié, „ etc.). pois, vesces), aux récoltes sal.ssamet ^^^^^ ^^^^^^

^' 50 'Choisir une succession de recoi ^^^__^^ ^^^^^. chacune d'elles un tenip^ sutosan po P J^,,^,^^,,, I nablemeiit le soU recevoir un no 7^ ^^^,^^ q,,; ,.«0- 1 0» Ne composer 1 assoleme. t^ue t ^^ ^^^^^^^,^ ^,^ ^^ I commodentparlaitementduclima e^ ^^ ^^ .

Il y a plusieurs systèmes dassme ^^^^^^^.^ . ^,„,,

ce que M. de Gaspann «PPe' ^p™' .jennale, quadricn- ' a ^'o.ation Pe"\,"'-«.,^J,;"ri;,.init par'exJmple, la 1 nale, etc. Dans 1 ^^^^"'^""f ^Viachère pour détruire les première année Pe^'^^'"^^, ^,"^,^3 étoullantes (léguin.neumauvaises herbes, " » «" P'^ "'. u troisièm-, enavoine ou 1 sesl - la deuxième année en b e , i.i i Angleteri-e, c'est

:Sede printemps. LU des P - -; f.^^l^l ?aci,iesbipées r-alsolemc.it ^"''driem.al . prcm ^^^ ^ . deuxieiiie

et fumées ("«vêts, carottes le , ^^,^^^^

année, blé, orge d hivei ;^ ''« ^'^^ blé d'hiver. Dans vesce q"=i'".';"^^''"fu'ef Platites fégumineuses réussisles terres =^rg.leuses où les p an „^^^^^^ ^^^^ ^ sent mal, les as.? h- f it. son P ^^ ,^,clées; 'i- ble. terres légères : ai'i>> '; ^^es lu ^^^ assolements Nous n'avons pas boso'%,^^^J°^ ode pratique est un des varient à l'iiiHui, f q^>e '^"J^^"^,. l^ méditations des objets qui doivent le plus occ 1 ^^^„,,,„ents les eu livateurs sérieux. --Joyez^^„^ ^e de Candole, r,m-/é,deThaÈret8ch«cUz,lestr ^^^ ^^ ^

C'est un état vo.siu du sommet ua 1 quelques-unes

,„„,,„,,). Nom grec et scientifique do ■■^■', ''r'Ue coquille qui appartic^it à

' ^'^ ' ' , ,7 /',':^'(l'w^"v et, q'.i f'"-mc u.i sous genre l'ordre di'-ï-i''^7' "

A SX 184

du genre Vénus. Elle est allongée, aplatie, seulement deus dents divergentes à la charnière, et un ligament extL'rieur, valves épaisses, compactes et parfaitement closes ; on en trouve plusieurs espèces dans les mers du .Nord, et jusque dans la Méditerranée.

(. ASIATES (Zoologie), Asta/a,Lvi.tr.\Dimorpl,a,iaT.; du grec nsluteo, je change souvent de place. — Sous-genre Iviiisectes de la famille des Guêpes ichneunwns, genre des Sp'iex; ils ont le corps assez court, la tète large. On les trouve dans les lieux sablonneux, en France et dans le midi de l'Europe; leur nom vient de ce qu'ils sont toujours en mouvement. L'e*pèce la plus connue est l'.-!. ahdcminale {A. ubdominalis, Latr.). La femelle, d'environ 0°,<Jii9 de long, est noiie, luisante, l'abdomen fauve.

ASTÈRE (Botanique), AHer, Kees, du grec os/A-, étoile. Toutes les fleurs de ce genre, élégamment radiées, ressemblent à des étoiles. — Genre de plantes de la famille des Composées, tribu des AsIénicéeSy sous-tribu des Asléiées (class. Ad. Brong.). Ce genre, qui re;iferme jusqu'à cent vingt espèces cultivées dans les jardins, a été séparé en plusieurs genres par les botanistes modernes. 11 comprend, en généra^, des plantes d'un très-joli eB'et dans les parteiTes, qu'elles ornent élégamment par leurs grosses touffes de fleurs de différentes couleurs, h' A . œil de Cltrisl {A. amellus, Lin.), est une espèce européenne, qui présente des fleurs en corymbe, à disque jaune couronnées de rayons d'un beau bleu. L'.-l. de la Soueelle- Helfiique \A. Noii lle/gii , Neesi est originaire de l'Amérique septentrionale. Ses rayons sont d'un bleu pâle. Los espèces du genre Asler se cultivent presque toutes en pleine terre. La Reine-marguerite est aussi une Astère que Linné a nommée .-Is/ecC'/oneos!*. Aujourd'hui cette belle plante, si répandue ainsi que ses variétés dans nos jardins, appartient au genre Cullisieijhus; elle a été désignée sous le nom de C<dl. Cliinensis par Nées, et Call. horlinna par Cassini ivoyez REiMi-MAnnuEuiTE). — (Nées von Esenbeck, Gênera el species Astertarum. Vratislaviœ, (Breslau), 1832.) G — S.

ASTÉRIE (Zoologie), Asterias, Lin., du grec aster, étoile. — Famille de Zoo/i/iytes ec/t iiodermes, ordre des Pédieel/és, ainsi nommés parce que leur corps est divisé en rayons, le plus souvent au nombre de cinq, comme des étoiles, ce qui leur a valu aussi le nom d'Etoiles de nier : au centre et en dessous est la bouche qui sert en même tempsd'anus : de petites pièces osseuses, telles que des épines, des tubercules ou des écailles implantées dans une peau coriace et diversement combinées, composent la charpente de leur corps qui est déprimé et de forme orbiculaire. On les trouve en quantité sur toutes nos cùics, et quelquefois en si grande abondance, qu'elles servent d'engrais pour les terres. La famille des Astéries comprend les genres : i" Comutules , Lamk {Alecto, Leacli) ; 2" Euryalcs, Lamk {Goryonoceidr Vv, Leach) ; 3" Ophiures, Lamk; i° Astéries prtpremeut dites, Lamk ou litoiles de mer.

Astérie proprement dite. — Dans ce genre, chaque rayon a en dessous un sillon longitudinal aux côtés duquel sont tous les petits trous qui laissent passer les pieds rétractiles , on y voit aussi des épines mobiles. La suiface est également percée de pores qihplaisbent passer

AST

destuIiMpluspolilsquele» pieds, destiné» probablement a absorber do l'eau. Le» principales cs])tce» de ce geme ^')Ilt: VA. i)ul;/airr ou ;■ wj'iUre (A. ni//ni\. Lin.), la plus connnuiie dans no» meis ; l'A. ijlueiuU- (.1. ijluciu-

lis. Lin.), qui a souvent plus de n"",:iO de diamètre; VA. orunyée {A. aurantiaca. Lin.), la plus grande e>^pècc de nos pays; 1'^. à aigrettes [A. puposa, Link),qui a plus de cinq rayons, etc.

AsTÊiiiE, AsTÉBiSME (Minéralogie). —On donne ce nom ;\ un phénomène de réflexion d'une lumière vive devant une certaine variété de saphir, qui montre une étoile brillante à. six rayons. On s'est aperçu qu'il en est de même en regardant la lumière d'une bougie à travers la pierre; seulement ici c'est par réfraction. On s'est assuré depuis que plusieurs substances donnaient également dos étoiles à branches plus ou moins nombreuses. M. Babinet a rattaché ces phénomènes à ceux des réseaux de stries parallèles, tracées sur une lame de verre à travers laquelle on regarde une bougie.

ASTÉRINÉES (Botanique). — Sous-tribu première de la tribu des Aslérnidéc, dans la famille des Composées de de Candolle. Elle répond à présent à la sous-tribu des Asiérées de M. Brongniart dans sa tribu des Anterncées. Caractères; capitules jamais dioiques, souvent radiés; réceptacle souvent dépourvu de paillettes; antlières dépourvues d'appeudices à leur base. Les genres principaux compris dans les Astéri nées sont: Amellus, Cassini; Astère I^Aiter, Nées); liellium. Lin.; Pâquerette, Marguerite {Hellis, Lin.); Gerhe d'or ou Verge d'or {Soli- (tago. Lin); Chrysocome {Chnjsocoma , Lin.); et Conyza, Lin., e c, etc.

ASTERNAL (Anatomie), du grec sternon, et a qui marque l'absence. — On appelle Cotes astemales, celles qui ne s'articulent pas avec le sternum; on les a improprement appelées fausses lôtes.

ASTIÎROIDÉES (Botanique). — Dix-septième classe de plantes dans la classilication de M. Brongniart. Elle comprend des plantes Gamo, létales p^rigynes Corolle à préfloraison valvaire. Elle renferme la vaste famille des Composées.

AsTÉBoîDÉES (Botanique), Asteroïdcœ, Lessing. — C'est le nom donné à la troisième tribu des Composées dans la méthode de de Candolle. Ses caractères sont les suivants : capitules souvent radiés, rarement discoïdes; style des fleurs hermaphrodite^, cylindrique et bifide au sommet; celui des fleurs du rayon à branches linéaiies, un peu planes en dehors ; lignes stigmatiques saillantes, atteignant ou dépassant peu la partie moyenne des branches. Cette li'ibu se subdivise en quatre sous-tribus, savoir : les Astérinées, les TarchonanI liées, les Inulées et les Ihiphllinln.ées.

ASTÉROÏDES. — On désigne ordinairement ainsi les petits corps planétaires auxquels on attribue le phénomène des bolides. Quelques astronomes continuent aussi à donner ce nom aux petites planètes^ c'est-à-dire aux |)lanètes découvertes depuis le commencement de ce siècle, dans l'intervalle qui sépare Mars de .lupiter. E. R.

ASTÉROPIIYLLITES (Botanique fossile), du grec aster, étoile, et phullon, feuille. — Famille de Plantes fossiles, établie par M. A. Brongniart, et distinguée de toutes les autres par des feuilles nombieuscs réunies en verticilles et disposées en étoiles. Ces plantes se rencontrent en grand nombre dans les terrains liouillers de l'Europe et de l'Aïuérique septentrionale; on n'en a encore trouvé aucune trace dans les terrains i)lus récents.

ASTHÉNIE (Physiologie), du grec stlienux, force, et « privatif. — Diminution, privation des forces. Ce mot, ainsi que l'in(li<|ue son origine, est une diminution générale ou pariiille des forces.

ASTHME (Médecine), du grec astlima, courte haleine, asthme. — C'est une affection spasmodique, ordinsircmcut intermittente dos organes de la respiration, qui revient par accès plus ou moins fréquents, avec une respiration habituellement gênée et haletante. L'uslhme est souvent le symptùnio d'une maladie du cœur, des poumons ou des gros vaisseaux ; dans ce cas, il suit les différentes phases de ces maladies (voyez Emimiïsème pll- MOMAiBE, lIïDHornOBAX, Ankvbïsme Ut) coedb). Lorsqu'il est essentiel , c'est une névrose de l'appareil respira-

toiiv. I.rs |ijinri|i,,lr. ,;,ll^rs |MV-,li-,|H,-:,,,l,-, smiU riléré-

diic, inir riiiii.iMi; H]., i : .. \, u r ,!.■ la |.Mih iiir, une vie séd'-ni.iiir 'i ni i\. , 1,1 \ le il le , , |: N II ,i\ ,in\ i|ni provoquent um- acicli i.tiiuii liiibilurllr dr la 1 1 ^|.ii;itinn, etc. Parmi les causes déterminantes, on doit iari;iir l'iminession brusque d'un air froid, la colèr-, les exeirices violents, uji excès quelcniniii.', lu sniipn'ssinn d'une évacuation habituelle, la (Irianii m nlute d'une maladie

cutanée; quelquefois l'ail .iiniriii à 1» suite do

pleurésies, do pneumornrs, ,lr rlmnhs intenses. Lorsque la maladie est déclarée, les accès se lenouvelli'ut sous

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nnnaencc presque ^- ^f irŒ^.fts^^e^^J ments de temps brusques, f^ «ro ^^^^^^ ^1^^.

rages, les grands vou^, ,'«»"°';;'ae réunion, un açleurs, le séjour au ""'-^"^""/^rf alcooliques, la fumée ces de colère, 1 "^"S'^,f'i' ''?lcs"renouveler. Alors, le plus de tabac, etc.suHiscnt POur Ç| ^^ premières heures de U souvent aux approches ou dw>s 'e^ ^ le gonllemc nt

nuit, des bâillements, de a som. .^^, des batte-

rentre, ""« t"^."^^^'^',""' îa égion épig^^trique, anments, des P^l^^'^rte 1 Ws d'a"fes fois son >nvaston noncent rapproche de aÇCÈs ^^^^ g,ande dans la

«st subite : il s"''^"^ilVruleur3 vagues, le malade est respiration, il .y a des do^^^^JVenché sur ses genoux forcé de se le.nr debout, assis ouP ^^^.^^ d'étouffer; la il recherche l'air froid, il ? ^-'^^te, simanle, la toux est 'respiration est P^^^'Pf ^i^i^fetrentrecoupéeet à pemc pénible, suffocante, la patoie ,,^uelo.s gonllé et

'irliculée, le visage es all'«, P-» ' ' -^ ge,.re, rarevo se lès Ifcvres livides, le P»"'f .'^!L\,e i y a souvent Sfréquent, l'e^pe^toramn est d.thc.le, ^^^^ émission d'une urine abondaïue épaules s ele-

teTpiedsel les mains se ''^"141 on ceVsymptomes ^,^'J fortement à cbaq'^ J^' ^^es, avecpl"s ou durent o'-di^airement plusieure ^^^^,.^^j moins la-

,„oins d'intensité; enhn la. espi a ^.^^^ ^^^ p^^,^ f

iorieuse, la toux « '«"f^^^J; ,e Xs ^''"^^'^ '' '°"'" cile le malade rend u"?""'J calment ; il y a cepensédiTuenteuse, et les acc'dents e^cali e^ ,^ ^y^.^^^ dant encore un sentiment de J^ons^ renouvellent plus ne cesse que par le ■'epos. Ces acc.s ^ ^^^^ ^^ ,^ 1^.

ou moins Wq"en"««"'<^^,^;^„t déterminés. L'asthme die et le retour des causes qui les on invétéré, et

sentfel est rarement morle.Lorsqu^i^ ^^

lu'U est héréditaiie, '' f ^ ^^^Vo ,si«'« ^""°"' '^''1' ment de la maladie, en généra', je la campa-

■emploi des n'oy^"! ''>'|'4'^^tec^ans C-tre trop élevé, des j;ne, un pays tempéré assez ^^J ^^^^.^^ ^^^^ le.

aliments doux, faciles à ûiger. r, température

vôrage^ un-^ l'^^'''^'""} „X des frictions sur la pean, douce, des vêtements cauds de 1 ^^^^^ .nédica ,des une vie calme et tra^quillejour '^ ^^^^ quelques

boissor.s pectorale-, '^Scremeia tgrant plutôt

petites doses d'ipécacuai 1 a comme i ^^ ^^,^,,,^^ J*;" comme vomi.i -, des "ç "s >o^o^^^.^ vertébrale, avec des «ux Qsii ignées, s'il y a ou

e malade dans les meilleures co ^^^

pir^un air P^r^-^ans "" '^^''J^^^^s aux antispasmod.

"ion presque droite; °"/^'[?:JuTs de chardon bénit, de

lues tels que les eaux d'sti 'éts oe (^^ „e

?Uleùl, de fleurs d'oranger, ^^f ^;'^^Ccommencement

potion calmante ;npécacua"^^^^^ des sina-

L l'accès l'a.q"fl"tnfalade fumera, sil le peu , des

pismes aux jambes; '« "j^^^done, de stramoine, de us-

^igarettesde f«"'"<;tt,H s d°t>,c rendent souvent de

quiame; les "garettcs dites dtp ,,eUadone sur ont

grands services : les P>6paratioi^ ^^ ^ ^^.^

font un des moyens les plus em enfin,.si le

'avec succès l'eau disti"ee de lam er ^^ ^^^^.^ p, .„„ .de

malade est ^anS^'"' ^ ' 'ïAT-isa "née du bras et même du oouls, on aura recours à 'a sa oi e .^j^,,^^,,s

du "éd. U ne faut tenir aucun O'P^^^^^^^ ,„,,q ,

.Va^lhiHC sec et d ">"'""'/'"""'',:',. se termine sans exu" ô me de ''accès dont le premu e ^er,^^^^^ ^.^„ ,„, ectoration. Ou a . décrit sous le Mn ^^.^^ ^^

ASTRAGALE ('^''lo^J'tos dS ?ar e dont il occupe la talon. — C'est un des sept os au i* ^ peu

ptt"è an.érieureet supeneure; ce 0 ,a^^.^^^ Li. cubique, s-arlicule en hau ce ^^^^ j^ ,,„,,,„,,,e;

. *" . ■ /:.. ««l'Ilot » i.n«HnnnP

•.» r.enre de plantes de la famille graine ou de l^■•^<='"?:,7.e7to(eev,• ses principaux caraodes PaPîVîo/iocees, tribu des '-"'ff ' ^^ ^ 5 divisions-, Itres sont : Calice tubu'^^»;. j-^i^^' ^^^ ^On en cultive à étamines diadelphes; f«"f^^^,,^;,'S^^^^ t, feaille^de

peu près une cinquantaine d est Cces ,^„[e indigène

nant chacune une dr^aine de grains i

lUo.

Fit. 228. — Ailragile

;,,2g,a„J...al.).

du midi deVEurope^elle n^H t'-^-^^;>,.^S.f^ef on l'a cultivée^ comme succéda ,^^^^ ^.^^^ ^e «fé

f '!^ '^t^n^e'^mesyiafamilledesO," ^' !^^ t ïbu d'es s" mc«/^«- II. •^"■""Tlme. adtàles pétio-

des ou roses, polygames, "'"ff,', primé sur la parte

du tï^u (interne): ,,^t,.,„ale abandonne 1 !|^::^,V"r^';;:;::.;^;i^A;:™>ce ^^^^'^^'ï^^^

„ià^:^Uîr:ti^&.'laformede.a

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I>iirg!>tivp, elle est acre et aiiière. L'.l. mineure [A. mt'nor, I.in)), Pef'le liadiaire, est moitié plus petite que la préc 'dente. On la trouve dans les Alpes. (SIevogt, T)e A^i.nntiœ clmradere. lense, 1721.) G — s.

ASTRAPÉE (Zoologie), Aitrupams, Gravenhoist. — Sous-genre d'Insectes, du grand genre Slniihylin, de Linné ; ses palpes sont terminés par un article gros, presque triangulaire. Ce sont de petits insectes qui vivent en général sous les écorces des arbres. L'espèce la plus commune est VA. de l'orme {A. u/mi, Panz. Stuphy/iuns iilmi, Oliv. ', noir, luisant, avec la base des antennes, la bouche, les étuis, lavant-dernier segment de l'abdomen d'un fauve marron, corselet très-lisse. Sous les écorces d'orme en France et en Italie.

ASTRE, corps céleste. — Voyez Astronomie.

ASTRÉE, petite planète trouvée le 8 décembre 1855 par Hencke (de Driessen). — Il n'avait pas été découvert de planète depuis ISDT, et l'on ne connaissait de ce groupe que Cérès, Pallas, Junon et Vesta. .aujourd'hui le nombre des petites planètes observées dépasse CO.

AsTPÉE (Zoologie), Astreu, Lamk, du grec nsfcr, étoile. — Sous-genre de Polypes, du genre Madrépore, Lin., appartenant aux Polypes parenchymateur de de BlainviUe. Us se présentent sous la forme d'une large surface, pierreuse, épaisse, le plus souvent bombée et creu ée d'étoiles lamelleuses et sessiles, dont chacune a un polype armé de bras nombreux, sur une seule rangée, au centre desquels est la bouche. Comme ces animaux se reproduisent le plus souvent par bourgeons, il arrive que. ne se si'paraut pas entre eux, ils forment alors des masses épaisses agglomérées, qui encroûtent souvent les corps marins solides auxquels ils adhèrent. Ces agglomérations peuvent affecter différentes disposii ions : ainsi, si c'est une surface plane, ou en larges lames, on les nomme Explanaires; si elles sont rameuses, on les nomme Porites ; si lu surface est creusée de lignes allongées comme des vallons, ce sont les Méundrines, Lanik ; .si les collines qui les s parent sont élevées, ce sont des Pavonies; enfin, .si ces collines sont en cônes, Lamarck les appelle Montieu- /aires. On les rencontre en abondance dans les mers intertropicales. V.-isliée annulaire de Lamarck est une belle espèce qu'on trouve dans les mers d'Amérique, seséioiles sont cannelées en dehors; elle est d'un blanc jaunâtre.

ASTRI.NGENTS (Matière médicale), du latin astrin- !/■ re, resserrer. — On donne le nom d'as/ringenis à une classe de médicament-- qui ont la propriété de resserrer les tissus avec lesquels ils sont mis en contact : on les emploie généralement pour arrêter les évacuations moibifiqucs sanguines ou Iiumor.ales, et cette propriété de crisper les fibres de nos organes, de réveiller leur tonicité, les lange naturellement dans la grande catégorie des toniques : aijisi ce sont des acides plus ou moins étendus ; l'alun, l'acéiate de plomb, la bistorte, le cachou, la tormenlillc, le quinquina, le simaronba, les fleui-s de roses rouges, le sumac, la rainnhia, la noix de galle, les préparations ferrugineuses et une foule d'autres substances.

ASTRODI'.R.ME (Zoologie), AHrodermus, Bonnclli. — Genre de Prisions acanlhoplérygiens scomieroïdes, voisin des Coryphènes, ils ont la tête élevée et tranchante comme eux ; la bouche peu fendue, des écailles découpées en étoiles ; la seule cpèce est VA. tacheté [A. yriitalus, lionn.), argenté, tacheté de noir, nageoires rouges; il habile la .Méditerranée.

ASTllOITLS (Zor'logie), du grec aster, étoile. — Nom donné par quelques naturalistes aux Polypiers à cellules éloilces, tels que les Adirées (voyez ce mot). On doiuie encore le nom d'AsIroïles ou Astrées fossiles à ces madrépores fossiles, qu'on trouve souvent dans les marbres, dans les pierres calcaires tendres, d'où on peut les dégager assez facilement.

ASTHO.NOMIK. — Cette science a pour objet l'étude de» niouvcmcnis, des dislances, des dimensions et de la constituliim physique des diiïérenis astrct qui peuplent re»j)ace. lille peut se diviser en trois parties : la Ciisrnni/ra//liic ou de.scri|)iion de l'uiiivei-s, qui est l'exposition tyiilliétiqucd>'> divers pliénrimènes célestes ou un tableau ifii cyslènie du monde tel qu'il résulte de l'ensemble des découvertes ancieiines et modernes; VAiImnotnie y^/op;-fHi<7i/r/i7i? comprenant la description dos instruments, leur usage, et les inéihodes d'observation et de calcul; eiiflii VAsIrnnomie matliémaliqiie m\ Méraniniie céleste dans laquelle, en parlant du princij)e de lu gravitation universelle, on établit le» loi» du mouveineni des dilTérenls nsires, et le» phénomène» qui résultent do leur attraction niuluelle. Ce» divers sujets seront étudiés dans des •rticlc» spéciaux ; nous allons ici présenter un résumé de

l'histoire de l'astronomie, en suir.int VExposition du système du monde, par Laplace, à laquelle nous renvoyons pour plus de déiails.

Le besoin de distinguer les saisons et d'en connaître la durée a conduit tous les peuples, dès la plus haute antiquité, à observer le lever et le coucher des astres, ainsi que la longueur de l'année par le retour du soleil à une mémo étoile. La durée du mois lunaire on période des phases, la connaissance des planètes, et la division du ciel en constellations se rattachent à cette première époque de l'astronomie.

Les plus anciennes observations qui nous soient parvenues sont des obsei-vations chinoises sur l'obliquité de l'écliptique, qui datent de 1100 av. J. C, et les observations d'éclipsés faites par les Chaldéens, 72'i av. J. C. Ces derniers ont connu la période Saros de Ti'i lunaisons ou 18 ans et II jours, qui ramène la lune à la même position à l'égard de ses nœuds et du soleil, et qui permet de prédire les éclip^e< futures, au moyen de celles qui ont eu lieu dans une de ces périodes.

Les Égyptiens ont connu la durée (3(;5 j. *) de la révolution tropique du soleil; bien qu'aucune de leurs observations ne nous soit parvenue, il paraît qu'ils avaient quelques idées exactes sur la constitution de l'univers, puisque c'est chez eux que les Grecs ont puisé leurs principales connaissances astronomiques. Thaïes, Pythagore, Eudoxe et Platon étudièrent en Egypte ; ils connurent la cause des phases de la lune, celle des éclipses, la rondeur delà terre, l'obhquitédel'éclipiique, le mouvement des planètes. Pythagore alla plus loin ; il admit le double mouvement de la terre sur elle-même et autour du soleil ; on enseignait dans son école que les comètes sont des astres analogues aux planètes, que celles-ci sont habitées, que les étoiles sont des soleils,elc. Mais cesgi-andes vérités manquaient de preuves, et elles étaient trop contraires aux illusion^ des sens pour ne pas rester méconnues.

Méton, -iOi) av. J. C, introduisit dans le calendrier grec, qui était basé sur le mouvement de la lune, le cycle de ly ans correspondant à i'ib lunaisons, au bout duquel le calendrier lunaire se retrouvait d'accord avec le mouvement du soleil, àj de jour près.

Pythéas, vers le temps d'Alexandre, observait à Marseille la longueur méridienjie de l'ombre du gnomon au solstice d'été, et en concluait l'obliquité de l'écliptique. C'est la plus ancienne observation de ce genre api es celle de Tchcou-Kong en Chine; elle confirme la diminution progressive de l'obliquité de l'écliptique.

L'école d'Alexandrie, qui commence à briller vers 300 av. J. C.,nous présente un ensemble d'observations régulièrement exécutées avec des instruments propres à mesurer les angles, et calculées par les méthodes trigonométriques. Le système astronomique de ce'te école, réellement inférieur à celui de Pythagoie, a été beaucoup plus utile, parce qu'il était fondé sur l'expérience, ce qui offrait un moyen de le rectifier et d'arriver par degrés au vrai système du monde.

Parmi les astronomes qui ont illustré cette école, nous citerons Aristarque de Samos, auteur d'une ingénieuse niélhodc pour trouver le rapport des distances du soleil et de la lune à la terre. Il admettait le mouvement de la terre, et la considération que ce mouvement n'affecte pas sensiblejnent la position des étoiles les lui fait juger incomparablement plus éloignées que le soleil. Ératosthène, auquel on doit la première mesure do la terre, fixa la latitude d'.\lexandrie et de Syène.

Ilipparque, de Nicée en Bithynie In" siècle av. J. C), le plus grand astronome de l'antiquité, est remarquable par sa méihode, par le grand nombre et la précision de ses observations, par les conséquences qu'il a su en tirer. Il détermina la durée de l'année tropique, et reconnut l'avantage de se servir pour cela des observations d'équinoxes, ce qui lui donna lieu d'observer l'inégalité de durée des saisons, et par suite l'excentricité de l'orbite du soleil. Il donna des tables du soleil et de la lune. Par la comparaison de ses observations d'éclip^es avec celles des Chaldiîens, il trouva les durées des révolutions de la lune relative", aux éioilcs, au soleil, à ses no-nds et à son périgée. 11 délennina aussi la parallaxe de la lune, d'où il essaya de déduire la distance du soleil. Un? nouvelle étoile qui parut de son temps lui fit enireprcudre un catalogue qui renferme 1 625 étoiles. En comparant ses propres observations i celles d'Aristillcet do Timocharis, il reconnut l'augmentation de toutes les longitudes, et il Texplique par un mouvement' direct de la siihère céleste autour des pAles de l'écliptique, ce qui constitue le phénomène do la précession des équinoxes. Ilipparque a en-

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iiSiiiil

lions de P''^"^';*'f '*;•„„' ptolémée nous eu a transmis. '%Tolénr néllHoéraîs^en Egypte, vivait à Alox.n- .rve":?iul30denotre.reiuuw^ pa«iuf et essaya de donner un sy^t^me co, p ^^

nomic. 11 dùcouvnt 1 ""''/„';", J,"f„dcfépicycies, c'estdonna le moyen de la ■■^i;;:'^,^^" ^^ P'^ofplus aulou^ de la à-dire en faisant "^""^î''^.'^' ';?„''' Treui-même tourne terre, ^/^,Z.^^c"ÂtTà^^y^^^^^^^ analogues ou autour de a tcTC- C^f P,f représentés tous les mouveplus compliqués 1" °"',Dler Les progrès de l'astronoments célestes jusqu à l^t^P'^' ; ^^f P'"£ sustéwe de Plomie finirent P^^-^S'ér l^mot Men^ mtnu du roi

Sais sSs;;=isaiï

mais n aissa subsister ceux qui expliquaient K^. néga

^:iiï^r:nXe»âi^^^téd::^^Sc<!;

duc à la ■^o'f '°" ^^.rl' grVcstre; les mouvements rét ro- Zrs'drnHnète, des apparences dues au mouveq^nt

^d-tns l'ordre logique, aurait dû précéder celui de ' nern Les àpparlnccsy senties mêmes, seulement on transporte à tout le ciel les deux mouvenienls do la ? r,e ourrcdevieut le centre immobile de l'univers.

ri'.Xnnce absolue des lois de la mécanique jus ifc ceUeVénu "ion que l'on éprouvait pour le '"0";'r'|'^'"\.^^ ?„ tern A nsi l'on ne concevait pas comment les corps 'ual'bé; d^^'ï: tL°re pouvaient en -.ivre les moumnent. Les partisans de Copernic eux-mêmes n admettaient p,.s

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pesant tombant d'une grande hauteur do

l' . ■. , .nA,..u nn nt. nue 01

^"Ic^iri'^ïsènïibJëmi^U^rnS.neloint.que,.,.

oitîè mouvement de la terre. ?""■■ %^^l>r ce pnn ipe 1 «suffisait cependant d'invoquer l'expérience de la pierre

qu'on fait tomber du haut d'un mat sur un navire en

TaUrée"ns04-1042), né à Pise, montra que .tous les co?ps tombent dans 'le vide avec '^^■"6'"''. v> ?«^„e i,>

f^ ^"^nf^Hon du soleil. Tontes ces découvertes, tentÙ rconfiriner le mouvement de la terre. Aussi Gafiîée adoptât il les idées de Copernic, ma..s sans pouvoir "KT,^è?(:Mr-,''6lr,'élèVedeTycho-Brabé,quiluiiégua la colect on précieuse do ses observations, s occupa d abordde à planète Mars : choix heureux, P^fceque 'o " KU» Hp Àlirs est une des plus excentriques, et qu elle ^nnroche beaucoup de la terre dans ses apparitions. Sr essaya d'abord de représenter ce mouvement par dei^épicvdes comme Ptolémée et Copernic. Apres un ^:?:nSbredetentativ^,Uo^,^^^

Z^^^^n ri^ut^Sl^^e |o^e de Ma. e^

^^l!r,^^è::[?SquiXs^e^r:^qî!f^

E&'i^erï^.:^S.nSr^e:^it îeu rùle dans l'univers, Kepler soupçonna que es dis-

rie de lunettes et de"la vision. Ma s déduit par des idées

s^iîs^^^whe'd^rë^^^s^nr^u^èî^s

ses côntemporans; Descaries et Galilée, ont- Is méconnu ''lluluhèns (IG29-IG95) perfectionna la construction et

^Sï-^^^l^cgigloi^-;--;

'"^"^"f,o?s''drrép^r-, il aui4itTnlevé à Newton la :^lltorifde°mouveSs' curvilignes et la loi de la gravitation l'Académie des sciences de Paris en ,w marque une époque importante dans l'astronomie .000 marque uiiu c.i'"m „,;■ „„ France He vélius,

.àt llites de Ju|,iter ; il d^'l''"î'«X!''';'^dl ',^ '] .fs^naîc lurne, constate la rotation de Jupitei et d^ wais, *'o^ ^^

turne, constate la rotation >^V donne de tables de ré- ;c premier la lumière zodiacale; ''.'^f "^^n ^le la lune. IVaction et une théorie complète delà libraton a. ^^^^^^ Ces progrès de ''asti-onomie et les P o ^-^ m ^ ^ ^^^^

.le l'atialyse et de la "V'"r'î"'f'nodamonUUcs du mouvelongtemps inconnues les 'o^^ °— „talcs..^ ^^^^^ ment des corps célestes, u csi a

'oTeu possession il vingt-sept ans du tt'd.sa^l.éoriedc la lunnèrc, dingo

__^ corps -crvé de les reconuaiire

Newton (l(i4-2-n "" calcul des fluxions

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