‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 116 sur 396 · ATH · texte numérisé non relu

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nueuo qu-avoc leurs mains, lisse, nourrissent de f"'>tf . do Scs^ et mênie de vers et d'insectes. Leur n.tnrol e nk's doux, moins pétulant que celui des autres singes Eu Somesticilé, ils s'attachent assez ff il'^"','^''' ''^ ^^^ Irileux et lorsqu'ils sont réunis, ils se tiennent serres les mis contre les autres pour se tenir chaud. On leur a donnT?e nom de S»,,.; Iffîe.rs parce H"';^ <?"t^-^faibl- et flCitée. Leur forme grêle leur a aussi vaui ceiui

• llàncrâu'Ieur de la face!' G" Le Co^nla^e^ arackvnyl("< Geoff. 1, cris fauve ou roux, sourcils nous.

ATÉLÉCYCLE (Zoologie), ^/e/ecvo/«s,Leacli, du grec ««fc imparfait, et njrlo,, cercle. - Sous-genre de cZtacVdécapodes hrachyures, faisant partie du grand .élire Craie, section des in/«e^. Us ont pour caractères : test nresque orbicuUiire ; antennes extérieures avancées, grossis e?veU.es ainsi que les serres, qui sont fortes, avxc fcs mains comprimées -"on n'en connaît qu'un petit noni bre d'csDÈces ■ l'une d'elles habite les côtes de France, tant dria%ilïuer;anée que de l'Océan, c'est l'-' ,-'-«fJ-' ^j (A. crvenlalu.'<, Desm.), ii test assez large. Ils habitent la mer à des profondeurs assez grandes.

ATELCHUS (Zoologie), Web. et Fab du grec a priva, tif et ;«<c/,os arml. - Genre de Coléoptères pentamèrtl ribu dès Soa.aieVrfev, section des Coprophages, détaché oar Weber du grand genre des Scarabées de Linne ^oyece'l mots) Ces Insectes diffèrent des Bons^ersj.. à forme des jambes postérieures, qui sont longues, grêles presque cyliidriqnes: corps large, o^aleou arrondi; le. nattes Dostérieures garnies de poils au côté externe. Ces Se es comme leurs larves, vivent dans les excrémen s Au printemps, ils enferment leurs œufs dans une boule de fie'ite et même d'excréments humains; ils la roulent a?eceurs pieds de derrière, aidés souvent par d'autres, jusqu'à ce qu'ils trouvent un trou pour la placer et 1 eiifouir. Elle .0 grossit en route et forme une espèce de grosse pilule, d"où le nom de lMmresV»\<^»vyi<^ donné par qùcl<iues auteurs. Ces insectes habitent les pays chauds; deux espèces *'*^,?«"""«^,,f" ?;:^°'L^\'" saient nartie du culte religieux des anciens Egyptiens, eton les etrouve dans tous leurs Iné^glypl'es; curs taonuments nous les représentent que que ois sous des Zensions gigantesques; on en.ploya. même p^^^^^

ces les plus précieuses, comme l'or ; on en formait des cachets, des amu'ettes qu'ils suspendaient au cou ; on en a ] même trouvé renfermés dans leurs cercueils. La première espèce est VA.

.sacre d'Oliv., Scarabée sacré de Linné, qu'on trouve en Egypte et dans l'Europe méridionale; il est noir, le corselet et les élytres lisses; une autre espèce, noniméc par Cuvier A. des Egyptiens est verte avec une teinte dorée, corselet ponctué, excepté au milieu du dos. Cuvier pense que cette espèce est le vrai Scarabée, objet du culte religieux des Egyptiens. ,. , , ,

ATHAMANTHE (Botani(iue), /(//mmc'fWifl, Koch (de /l(/ia»,«s,roideThèbes, qui, le premier, dit-on, mit cette plante en usage, et de Antbo^, fleur. Suivant d autres éiymologistcs, ce nom aurait été donné à cette plante parce qu'elle croissait sur le mont Athamas, en Thcssalie. — Genre de plantes de la famille des Oiiihcllifcre^. S<'S pi-incip.ilr' (' |i('.-es, que Linné avait établies, rentrent

Fig. S3Û, — Aleiirhus (Scarabci Egjptiein)-

auj.

, i!, iK. plusieurs autres g^res. VA. de Crcle ( l" ( , /.„ , , lin.; P.'trucarvi Crelen.iis , Tausch.) est une plante .l.'s euclruils montagneux. On la trouve en Crète, dans le Danpliiné, en Suisse, en Autriche, etc. Sa lige est élevée de ()"',S0. Ses feuilles sont décomposées i segmenis en H lanières; ses fleurs sont blanches, dis]inséescn ombelles terminales à 8 ou 10 rayons. Cette piaule

possède une saveur aromatique piquante dans les graines, et acre dans les autres parties. On a employé aiitrefni> l',l de Crète comme plante carminative, incisive, mai, l'usage en est complètement abandonné aujomd^uii.

ATHÉHICÈRES (Zoologie), Atliericerœ, du greca/A(V, pointe et kéra^, corne. — C'est la cinquième famille des Inserlei diplère.i, et la plus nombreuse de toutes. Les Mlii'Ticrres, dont un très-petit nombre sont carnassiers, se I MiiiH'iit sni- les fleurs, les feuilles, quelquefois sur le ■ rvriVnM Mis Otte famille comprend les quatre tribu-. a.', ,S'-/;7.//"/'v, des aiitrides, des Conopva/reï et de, Musri'dps, divisées elles-mêmes en genres et sous-genres. Ils ont une trompe ordinairement membraneuse, terminée nar denx grandes lèvres ; larves à corps très-mou, contractile, annelé, pointu en devant; elle ne change pas dr peau, celle-ci devenant, en se solidifiant, une espèce d,.coque pour la nymphe. . - ,

ATIIÉRINES (Zoologie), .4/ to-/no. Lin. -- Genre de Poissons aomlhoptérygiens établi par Cuvier et place entre la famille des Mugiloidos et celle des Gobioide,, parce que, dit-il, il ne se laisse complètement associer i aucune autre. Ils ont le corps allongé, deux dorsales très-écartées, bouche protractile, garnie de dents trtsmenues; une bande argentée le long de chaque flanc, six rayons aux ouïes. Les espèces les plus connues sont, dans la Méditerranée: le Sa«c/e/ du Languedoc, Cabassous de Provence {A. bepsetus,Cn..)ktét^ P,T'f ' "'Î^^W épineux à la première dorsale ; le Joël de Languedoc, tn- Zsouda d'ivira [A. Boyer, Ris^;o), tête p «s argo P us courte sept épines à la première dorsale. Une autie espèce qui habite l'Océan, est le Prêtre, Ahu^sum o^^ ;!,S'' des côtes de l'Océan (.1. pres-6.,//e,', .Cuv.), an,s, nommé parce que ses bandes argentées sninilent une étole Toutes ces espèces vont en troupes comme les Clupées, et leur chair est très-délicate (voyez Clupe)

ATHÉRIX (Zoologie), Meig., Fab.- Sous genre d Insectes diptères, du genre Leptis : le premier article des antennes plus grand que le second, épais ; le troisième lenticulaire et transversal; palpes ^v^'^cée». L A «clieté qui a des bandes noires aux ailes; et 1/1. immaculé où elles sont transparentes, habitent nos pays.

A-rm- RMANE. — Se dit en physique d une substance qui ne se laisse pas traverser par la chaleur rayonnante, de même que les substances opaques ne se laissent pa-, traverser par la lumière (voyez Duthermane, GiiALttn

ATHÉROME (Médecine), du grec athéré, bouillie. — FsDèce de loupe enkystée (contenue dans une poche), sans bo selure, élasUque,^indoIente, sans changement de couleur à la peau, qui contient une matière blanchâtre, une espèce de bouillie, comme l'indique son nom. On le rencontre p.iucipalement sur le cuir chevelu, et on peut faci ement le confondre avec le lipome et le stéaton e 1 (voyez LoerEs, Lipome, Stéatôme). Le tra.lemont consiste dans l'emploi des caustiques, ou mieux dans l'exc.s.on

i "lVirir(ATa;omre)':^^i^/-o./e, Chaussier.- On donne ce nom à la première vertèbre du cou, parce quelle upporte la tête comme Atlas supportait le ^'ide su.vaut la Fable. Cette vertèbre, qui ne ressemble pas aux lutiestest une espèce d'anneau irrégulier d.v'sé en de x parties : l'antérieure reçoit l'apophyse '"l"""'''*'^, °';i ''^ ,^ il' vertèbre), la postérieure donne passage à 'a moel e épiMëre; en haut cet os s'articule avec le condyle de l',)ccî«!7a/, en bas avecl'wxi'. . ^uovrr

hes luxations de l'atlas, soit avec 1 occipital, soit av( c l'axis, sont mortelles. , .

Atlas (Zoologie), llomb,/x atla.s, Fab. - Insecte lep:d,nJèrenoctuÂe,Kfnv&dcs P/u,/è«es section des Bo,nt cités. C'est une grande et belle espèce, dont le corps est d'un rouge fauve, les antennes fauves et pectme n les ailes étendues horizontalement dans 'e '?>""' ^'P,' tant au milieu une grande tache f'a'lf '''"■';'""'' 'es rente, encadrée de noir, ce qui lu. a fait donner par '^^ marchands le nom de Phalène portenyroir de la Uune. On le trouve en Chine et aux iles Moluques.

ATMOSPHÈRE (Physique) du S^^ '''7",'', J°P,ehè s-ihaira sphère — Nom généralement donné a lacoutu gazeuse qui enveloppe la Pl"P^"-<. des corps célestrse|. ticulièrement attribué à la couche d'à»- qm recouvie surface de notre globe. . ; ,

Quelque léser que nous paraisse 1 an .1 a un po.i^^ trè-i-appréciable, un mètre cube de ce sa^^'^''. ;y-' ' r'ilurc de 0" et sous la pression b.aromeliiquc muih.ui. o!^", pèseV,'o:J. En raison do son immense étendue,

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l'atmosphère doit donc peser d'un poids énorme à la surface de la terre. Cette pression ne saui'ait être mesurée d'une nianitre directe, parce que, d'une part, le poids d'un mène cube d'air va en diminuant à mesure qu'on le considère à une luiuteur plus giande au-dessus du sol, et que, d'auire part, nous n'avons aucun moyen direct d'é\aluer l'épaisseur lotale de l'atmosplière. Mais le baronièl e vient nous donner des indications que nous chercherions vainement ailleurs (voyez Babométbe). L'atmosphère pèse sur le sol d'un poids qui est en moyenne de 10 3J(i kil. par mètre carré. Cette pression, qui se transmet dans tous les sens, est environ de niiOO kil. à la surface du corps d'un homme de taille ordinaire. Il n'en résulte aucune gêne dans nos mouvements, parce que cette pression se di>tribue uniformément autour de nous, et qu'elle s'y équilibre; mais elle exerce une grande influe. ice sur les gaz qui sont dissous dans les liqueurs dont sont baignés nos tissus. Si on fait le vide en un point de notre corps, nous sommes fixés par ce point à la machine qui a servi à faire l'opération; le sang y est également refoulé par l'eifet de la pression maintenue sur les autres points; la peau s'y gonfle et rougit. Lorsque nous nous élevoi'S à une grande hauteur dans l'atmosphère, la pression que nous supportons diminuedans une forte proportion; elle n'est plus que de 8" JO kil. sur la surface du corps au sommet du mont Blanc dont la hauteur est de 4 SnO mètres; à ces grandes hauteurs nos gaz intérieurs se dilatent et produisent une tuigescence de nos organes, et un suintement de sang par les yeux, le nez, les oreilles, la bouche; nous éprouvons en même temps des éblouissemenis, des vertiges, dus à l'afflux anormal du sang au cerveau, et auxquels contribue aussi pour une assez large part l'insuffisance de la respiration. A la surface même du sol, des variations journalières se produisent dans la pression atmosphérique, moins étendues il est vrai, mais suffisantes cependant, surtout lorsqu'elles sont brusques, pour produire quelques troubles dans des organisations déjà altérée*.

La hauteur de l'atmosphère n'est pas connue exactement. Si sa densité était partout la même, cette hauteur serait Î'ÎOX l^U'i = 1 'J'Jl mètres. On sait, en elTet, que la pression atmosphérique peut êti'e équilibrée par une colonne d'eau de i(i"','i d'élévation; et comme l'air est environ 7'iO fois plus léger que l'eau, la hauteui de la colonne d'air .quivalente doit être 171 1 fois plus gratule. Mais cette limite e.^t beaucoup trop petite, parce que, en vertu de la coDipressibilité de l'air, sa densité décroît à mesure qu'on s'élè\e. La loi de ce décroissement serait bien simple si la température était constante : en vertu de la loi de Mariette, pour des hauteurs croissant en progression arithmétique, la densité décroîtrait en piogre>sion géométrique. Dans cette hypoti.èse, la hauteur de l'atmosphère serait illimitée, du moins en ne tenant pas compte de la force centrifuge due au mouvement de rotation de la terre, qui termine nécessairement l'atmosphère à une distance de 6 à (j rayons terrestres. Mais l'abaissement de température, que l'on constate quand on s'élève, doit changer la loi du décroissement des densités, et cette loi n'est pas encore assez bien déterminée pour pouvoir en tirer des résultats certains.

Les phénomènes crépusculaire.^ onl conduit à assigner à l'atmosphère une hauteur de 15 à lii lieues ("0 kilomètres). Certains astronomes ne lui accordent que 1(1 à 50 kilomètres, tondis que d'autres vont jusqu';'i :!II0. .\ cette dislance, l'air serait plus rare que le vide le plus parfait des machines pncumati(|ues, et incapable de réfléchir sensiblement la lumière. Quatil i sa forme, elle doit être il ,TCU prts la même que celle de la terre, un peu exagérée, t'«st-à-dire celle d'un sphéroïde tiplati aux pôles et renflé à l'équatcur.

La leni|,éralurc de l'air est cxtrênioment variable à la surface de la terre, suivant les saisons et les climats; mais elle varie également dans un même lieu avec la hauteur à laquelle on s'élève au-dessus du sol. Dans nos climats, cette variation est en moyenne de 1» par 150 ou ï(IO mètres d'élévation. Le i7 juillet IH/.Ola température de l'air a été trouvée de 10" au-dessous de zéro à In hauteur dn 7 OliO mètres, à laqu( Ile étaient arrivés MM. Uarrnl et Bixio dans leur ascensiim eti ballon. Aussi rencon- Irc ton sous toutes les latitudes, même dans les r('gions tropicales, des montagnes dont les sommets plongent dans la couched'airdont lu lempéiatuie mnyi'ime annuelle est inférieure b. zéro, et qui restent, par cunséqueiil, tonte l'année couverts do neigo.

l.'ntmosplière Joue un grand réie en astronomie par son lulluencc sur les observations. L'air est transparent,

mais il absorbe une partie des rayons qui le traversent. De là résulte que les astres sont plus lumineux au zénith qu'à l'horizon, oti les rayons ont une couche plus épaisse à traverser. L'air réfléchit la lumière, sans cela nous ne verrions la clarté des astres que sur la direction des rayons qu'ils nous envoient : le ciel nous paraîtrait (omme un fond noir parsemé de points brillants. \\i contraire, le soleil et même la lune éclairent l'atmosphère, surtout dans leur voisinage.

Le ciel parait bleu, parce que l'air est bleu ; ou que, parmi les rayons des diverses couleurs qui constituent la lumière blanche qu'il reçoit du soleil, il réfléchit le bleu en proportion plus forte ; mais ce n'est qu'en grande masse que sa couleur est sensible : aussi, quand on s'élève, voit-on le ciel devetiir bleu noir; la clarté réfléchie par l'air diminue de plus en plus; et en se plaçant à l'ombre, au sommet d'une très-haute montagne, on verrait les étoiles en plein jour. Mais si les rayons qui sont réfléchis par l'air sont bleus, ceux qui le traversent doivent manquer du bleu et présenter dès lors une teinte orangée qui devient en effet très-sensible a'u lever et au coucher du soleil. Si cette nuance disparait dans le milieu du jour, c'est, d'une part, que l'épaisseur de la couche d'air traversée étant moindre, la coloration est moindre, et, en second lieu, que cette coloration est n-.a-quée par l'abondance de la lumière non modifiée (voyez Aurore, Crépuscii.e).

L'action réfléchissante de l'air produit encore d'autres efTets : elle nous éclaire avant le lever du soleil et après son coucher. Enfin l'atmosphère, en retenant dans ses couches inférieures une grande partie des rayons calorifiques qu'elle reçoit du soleil, y maintient une température bien supérieure à celle des espaces interplanétaires, et y rend possible l'existence des êtres organisés.

L'air ne se borne pas à étendre une partie des rayons lumineux qui le traversent, il les dévie. De là le phénomène des réfractioiix. Un astre n'est jamais vu à sa véritable place : à moins qu'il ne soit au zénith, il doit paraître plus élevé qu'il ne l'est réellement. A l'horizon la réfraction est de plus de 33' ; elle diminue rapidement à mesure que l'astre est plus voisin du zénith.

La réfraction nous fait jouir plus longtemps de la présence des astres : en les élevant de 33', elle les rend visibles avant qu'ils aient réell> ment atteint le plan horizontal, et encore après qu'ils l'cnt dépassé à leur coucher. Le diamètie du soleil e^t de 32' environ ; il s'ensuit que lorsqu'il nous paraît toucher l'horizon par son bord inférieur, il est réellement au-dessous et le touche par son bord supérieur. L'influence de ce fait sur la durée du jour est variable suivant la déclinaison du si leil et la latitude du lieu. A Paris elle est de i" G* le matin et autant le soir, au solstice d'hiver.

C'est encore la réfraction atinos|)hérique qui fait paraître le soleil et la lune aplatis à leur lever et à leur coucher. Elle change les distances apparentes des étoiles, déforme les constellations. Ce phéuomèue avait conduit les anciens astronomes à soupçonner les réfractions, car, en mesurant, par exemple, la distance de la polaire à une étoile lorsque celle-ci est le plus près de l'horizon, et lorsqu'elle en est le plus loin, on trouve deux résultats difl'érents, tandis qu'on ne saurait admettre que la distance réelle ait changé.

Ces effets ne devieiuieut sensibles que par des mesures assez précises. Il en est d'autres du même genre, et bi'-n plus considérables, qui sont dus aussi à la présence de l'atmosphère, et oi'i la réfraction nejoue aucun rûle. Par exemple, le soleil et la lune nous paraissetit plus gros à l'horizon qu'au zénith; mais ce n'est qu'une illusion, car, en mesurant au micromètre le diamètre du sole'i, o:i trouve qu'il est le même au zénith iju'à l'horizon. Une illusion pareille a lieu pour les étoiles : leurs distances mutuelles par.iissent plus grandes lorsqu'elles sont moins élevées ; et les constellations semblent alors occuper un plus grand espace dans le ciel. Cela est fr.appant pour la grande Ourse : le soir, en été, elle semble pe.ile, parce qu'elle est très haut; en hiver, elle est très-bas et paraît immense.

Voici, d'après Laplace, la cause de ces apparences. Si l'ail pouvait distinguer et rapporter à leur vraie place les points de la surface extérieure de ratmosphère, nous verrions le ciel comn e une voi^te surbaissée, puisque nous ne sommes pas au ci;inre de cette surface, qui e; t sensiblement sphéiique. Quoiipie nous ne puissions | as distinguer la limite de l'atmosphère, cependant les r;iyons <lii'elle nous renvoie, venant d'une plus grande profondeur à l'horizon qu'au zénith, uous devons la juger plus

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étendue dans le premier sens. C'est ainsi, en effet, que nous paraît la voûte ciîlcste : elle forme un rideau sur lequi'l loR astres viennent se peindre, et un même olijct paraît d'autant |)his grand que nous l'y rapportons à une plus grande dislance.

On a encore proposé d'autres explications pour rendre compte de celte illusion. Nousne jugeons pas de la grandeur réelle des objets par leur diamètre apparent, mais aussi par la distante que nous leur supposons; et cette distance, nous l'estimons par celle des corps qui se voient à peu près sur la même direction. Quand l'astre est audessus de nos ictes, rien ne se trouve interposé; quand il est près de l'iioiizon, nous voyons, entre lui et nous, des maisons, des arbres, des montagnes, etc. Dans le second cas, nous le jugerons instinctivement plus éloigné, et nous l'estimerons plus grand. Cette cause peut concourir avec la précédente pour produire l'apparence qu'il s'agit d'expliquer. Ce qui prouve, du reste, que cette apparence est en partie une illusion, c'est que les observateurs ne s'accordent pas du tout sur la quantité dont la voûte céleste leur paraît surbaissée.

L'air, à cause de son extrême fluidité, de l'inégalité de sa température en ses divers points et des variations de poids qu'il éprouve, à égalité de volume, sous l'intluence de la chaleur, doit être dans un perpétuel état d'agitation. De là eu etTet naissent tous les i«?n/s (voyez ce mot). E. R.

Atmosphèkes des cobps célestes. . — Il y a lieu de croire que les différents corps célestes sont enveloppés, comme la terre, d'une atmosphère plus ou moins étendue qui participe à leur mouvement de rotation. Mais l'existence de ces atmosphères n'a pu être constatée que pour un petit nombre d'astres. Nous dirons, en parlant de chaque planète, ce que l'on sait à ce sujet.

Le soleil a une atmosphère très-étendue dans laquelle flottent des nuages lumineux. Jusqu'ici on n'a pas constaté sur la lune d'atmosphère appréciable. Enfin, chez les ei mêles, l'atmosphère atteint des proportions énormes : elle y donne naissance à la nébulosité ou chevelure, et à la queue dont plusieurs de ces astres sont accompagnés (voyez Soleil, Plaxétes, Llne, Cosiiïtes).

Atmosphère (Mécanique). — En mécanique le mot o.'mosphére est employé pour désigner l'unité de pression dans l'évaluation des fortes pressions, particulièrement des pressions dues à la vapeur d'eau. Ainsi, quand on dit qu'une machine à vapeur marche à ta pression de 7 atmosphères, on veut exprimer que la force de la vapeur qui la met en mouvement est telle que cette vapeur presse sur les patois de la chaudière et la surface du piston avec une force égale à 7 fois la pression moyenne de l'atmosphère ou à 1 fois 10 3;JC kil. par mètre carré de surface (voyez Vapech).

ArsiosPHÉnE , Ain AXMospiiÉRtQUE ( Physiologie, Hygiène). — C'est un fluide gazeux indispensable à l'entretien de la vie des animaux et des végétaux, et lorsqu'un être vivant en est privé pendant un certain temps, il périt ; partout où il y a vie, il faut qu'il y ait de l'air atmosphéri(|ue. On pourrait croire, d'apiès cela, que les animaux qui vivent toujoiu's au fond de l'eau, comme les poissons, eten général les animaux aquatiques, soutsoustrailsàcetteloi;iln'enestricn, car l'eau contient en dissolution une certaine quantité d'air qu'ils peuvent en séparer au moyen d'organes spéciaux et qui suffit à l'entretien de leur vie ; il ne leur est pas possible d'y exister, si l'eau a été purgée d'air, et ils y meurent promptemcn t. Les rapports de l'air avec les êtres organisés constituent un des phénomènes les plus intéressants, la fonction de respiralion (voyez ce mot). On a pu voir aux mots Am et ATMOspiiiiRE (Physique), la composition de l'air que nous rappellerons en peu de mots; 100 parties d'air contiennent 7 a d'azote et 21 d'oxygène, plus une très-miuime partie d'acide carbonique (j^) et une plus ou moins grande quantité de vapeur d'eau dont on ne tient pas compte dans la ■oiniule. On sait qu'un seul de ces gaz est employé dans l'acte de la respiration, l'oxygène : en effet, si l'on place un animal dans un vase rempli de gaz azote, il y périt promptement ; d'une autre part , si l'on en place un dans l'air pur et que celui-ci ne puisse pas se renouveler, il meurt au bout d'un certain temps, et par l'analyse chimique on trouve que cet air a perdu la majeure partie de son oxygène: nu contraire, dans l'oxygène pur, ranimai respiie avec plus d'activité même que datis l'air; c'est donc à la présence de l'oxygènes que l'air atmosphéiique doit sespriipriétés viviliantes. Mais la pureté de l'almosiihère, indépendamment du la vapeur d'eau

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qu'elle contient, peut encore être altérée par la présenca d'autres substances : on a signalé dans certains cas l'hydrogène proto cai boné ou gaz des marais, que quelques observateurs ont considéré coiTime renfermant les miasmi ' palustres (des matais) dont les redoutables effets se font remarquer dans les contrées marécageuses par la production des fièvres de mauvais caractère ; de récentes observ;ilions tendraient même à faire soupçonner, dans ci;rlains cas, l'existence de molécules animales de nature mortide, surtout dans le voisinage des hôpitaux, des prisons, etc. La science, qui poursuit .ses recherches avec persévérance, n'a pas encore, sur toutes ces questions difficiles, de solutions bien précises. On a encore signalé dans l'atmosphère des animalcules qui ont même été décrits par Khrenberg; les travaux de M. Chatin tendraient aussi i prouver qu'il y existe de l'iodr. Enfin Schœnbein y a découvert un principe odorant, i'ozone, qui par:iît n'être que de l'oxygène modifié par l'électricité. Tous les corps étrangers h l'air pur, et qui viennent d'être signalés, peuvent bien, au moyen de l'atmosphère agitée par les ven's, être transportés à des distances plus ou moins grandes, et devenir ainsi les agents de transmission de certaines épidémies : aussi n'est-ce pas sans raison que les n.édecins recommandent d'éviter autant que possible les grandes agglomérations d'hommes, et tout au moiiîs pre-crivent le renouvellement fréquent de l'air (voyez Ventilation). On comprendra aussi d'après cela la différence qui existe entre l'air des pays de plaines, des plateaux, des montagnes, et celui des vallée , des co;;trées marécageuses; on comprendra encoie combien il importe que l'hygiène publique, dans un grand pays, s'occupe de faire étudier sérieusement tontes les questions qui ont trait à l'assainissement de l'air et à sa pureté. L'atmosphère des bords de la mer offre au médecin un sujet sérieux d'observations, sur lequel il est bon de s'arrêter un instant; il est évident que l'air marin contient une quantité notable de vapeurs d'eau, ce qui avait fait penser à Keraudren que c'était une des causes du scorbut ; le chlorure de sodium y a été con-taté d'une manière certaine dans ces derniers temps, aptes avoir été annoncé déjà depuis longtemps parle médecin ang'ais Mead ; si l'on juint à cela la plus grande densité de cette atmosphère et la pression plus considérable qu'elle exerce sur les organismes, de plus, quelques autres différences signalées dans sa constitution chimique, l'activité particulière que l'agitation des vents imprime aux influences atmosphériques, on aura une idée de l'ensemble des effets physiologiques, qui peuvent en être la conséquence. Toutefois il est bon de noter, comme un fait d'expérience et de pratique, que le séjour dos bords de la mer est favorable aux constitutions débiles et lymphatiques et qu'il est souvent nuisible aux tempéraments excitables, prédisposés aux affections nerveuses et inflammatoires (voyez Atmosphire JPhysique]). F — N.

ATOMES. — Kom donné aux dernières particules d,; la matièie, celles auxquelles doit s'arrêter toute division des corps. Ce nom est quelquefois synonyme de molécule; cependant, le plus généralement, on considère les molécules comme formées par l'union d'un plus ou moins grand nombre d'atomes. Nous ne connaissons rien ni sur le poids ni sur le volume des atonies ; on a cependant admis que les corps simples se combinent atome à atome, que la molécule d'eau, par exemple, est formée de 1 atome d'oxygène et de 2 atomes d'hydrogène; dans ce cas, les poids des atomes seraient proportionnels aux e'i/iiiL'aleiils ou nombres proportionnels (voyez Équivalents), et cette hypothèse rend en efiet très-simple l'explication de quelques lois f indamentales de la chimie ; ce n'est toutefois qu'une hypothèse et on s'en préoccui.e de moins en moins dans la science.

ATONIE (Médecine), du grec tunns^ tension," privatif, défaut de tension. — Ce mot, lorsqu'il signifie la /aililess'; s'a|)pliquo pi us spécialement, comme l'indique son étymologie, à celle desorganescontractilrstelsque lesuniscles; ce n'est véritablement qu'un rehàchement, un défaut do fermeté des tissus. L'atonie diffère de Vasihénic, en ce que celle-ci est plutôt un défaut de forces en général (voyez Asthénie). On combat l'atonie par les toniques (voyez ce mot).

ATIUBILE (Médecine), du latin ntrn, noire, et l>i/is, bile, bile noire. — Les anciens donnaient le ni m d'atraliile à un liquide noirâtre, épais, formé selon eux par une partie limoneuse du sang et de la bile, et qu'ils croyaient engendrer la méhuiculie et la manie; tout cela est bien obscur et bien hypothétique, et Bartliolin n'a rien trouvé de mieux, pour l'cxiiliquer, qee de rog:irdcr

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comme organes sécréteurs de l'atrabile les capsules surrénales, auxquelles il a donné pour cela le nom d'atraii/aires. De nos jours l'existence de l'atrabile est regardée comme imaginaire, à moins qu'on ne veuille donner ce nom à un liquide plus ou moins acre, et d'un brun foncé qu'on trouve quelquefois dans le tube intestinal, et qui n'est autre chose que de la bile elle-même altérée, d'une couleur plus noire, et qui a acquis des propriétés irritantes par son séjour dans l'intestin.

ATR.\G!- NE (Botanique), Àtrageims, DC. ïhéophrasie employait ce nonj pour désigner une plante offrant beaucoup de ressemblance avec la clématite. — Genre de plantes de la famille des Renoncu/océ'S, tribu des C/ématidées. Il est caractérisé principalement par des fleurs sans involucre, à pétales nombreux. L'.-J. îles A/pes (C/emalis a/pi'na, Lanik) et VA. fie Sihérie [Cleniatis oc/inlensis, Poiret) sont de très-jolis arbrisseaux. L'un a les fleurs blanches, grandes, velues en dessus ; l'autre a les pétales également blancs.

ATRIPLICÉES (Botanique), de Atriplex (Arroclie), genre type. — Famille de plantes apétales répondant aux Arraches de de Jussieu, aux Chénopodées de Ventenat et adoptée par Adrien de Jussieu qui la caractérise ainsi : calice 3-5-partite, herbacé; étamines en nombre égal, opposées; 4-5 stigmates distincts; ovaire à une seule loge renfermant une graine en embryon annulaire ou spiral, amphitrope sur le côté ou tout autour d'un périsperme farineux (voyez Chénopodées).

.•iTROPA (Botanique), nom latin tiré du genre yl/>'o;ia tcl/'iclona (voyez Belladone).

ATROPHIE (Médecine), du grec a privatif et irophé, nourriture. — Arrot de développement, ou décroissement sensible du mouvement de nutrition d'une partie, d'oi'i résulte une disproportion dans le volume ou la masse de cette partie, dans ses rapports avec les autres organes à l'état normal : cette manière dp délinir lat] ophie s'applique particulièrement à ceMi; qui est partielle; quand elle est générale, elle se ré\èle par une dimiuntion de tout le corps, qui constitue plutôt l'amaigrissement d'abord, la consomption, etc. Alors c'est un phénomène symptomatique de quelque affection grave que la sagacité du médecin doit chercher à découvrir. Quant à T'atrophie partielle, tout ce qui peut ralentir l'abord du sang dans une partie peut la déterminer : elle résulte ordinairement d'une compression prolongée, de la diminution do l'influence nerveuse, du défaut d'exercice d'un organe; elle peut être aussi la suite d'une maladie, ainsi le rhumatisme, la paralysi(>, etc. On conçoit, d'après ce qui vient d'être dit, rpir l'airopbie, étant l'etiet d'une autre maladie, ne réchunc' du médecin aucun traitement spécial.

.•\TiiopiiiE MÉsE.xTÉRiouK (.Médecine). — Induration ou tuméfaction des glandes du mésentère, qu'on obser\e chez les enfants; cette maladie est plus généralement connue sous le nom de carreau (voyez ce mot).

Atboi'hie MUSccLAinE l'KocinEssivE (Médecine). — Cette maladie-, décrite récemment, est unealTection parti<:lleou géuéralc du système musculaire ; elle commence par des contractions involontaires, légères, fibrillaircs des muscles, accompagnées de tremblements et bientôt suivies d'un affaiblissement notable; ceux-ci cessent d'être sensibles àléleciriciié. Les forces décroissent rapidement ; les muscle-, diminuent de volume ; peu à peu les malades ne peuvent se tenir debout, In paralysie augmente, et ils s iccombent parce qu'ils ne peuvent plus avaler, et surtout parce que la respiration ne peut plus se faire. A l'aulopsie, on trouve les muscles d'ujie teinte jaune rosé, parsemés de gi-anulalions grisâtres; ils sont d'un volume très-scnsiblenient diminué, ayant abouti à une transformation dédnitivc du tissu musculaire en tissu graisseux. La science n'a encore pu formuler aucune donnée pour le traiti-ment de cette terrible maladie. — Con»ulti2 les travaux de M. le D'. Duchennc(de Moul.gne).

ATliOPINE (Matière médicale). — Nom donné à une snbslaiicc rctin-c de If. belladone {AIropa l)elta(lona\. Ce principe immédiat crislallise en aiguilles blauchrs, brillaiit(is ; il est trfe-«-peu solublc dans l'eau et dans l'étlicr .'.ulfurique; mais il se dissout très-bien dans l'alcool. L'uiropinc est Irès-véïiôneuso et dilate très-forleujent la pupille, propriété qui a été mise à prollt dans ccrlaine.s maladies des yeux. M. le docteur Béhier a employé avec succès, contre le» névralgies rebelle-, une goutte d'atropine en injection sous-culanéc.

ATHOPO.S (Zoologie), nom spécillqiic du i>phnix alropov, Lin. (Voyez Si'iiiNX).

ATTACIÎ, Attaciue (Zoologie), Allacus, Lin. — Insectes IdiJii/oplires iiuclunie.i, qui forment, dans 1» clas-

sification de Linné, la première division de son grand' genre Phalœna comprenant tous les Nocturnes. Leurs, caractères étaient ; ailes écartées, antennes pectinées ou sétacées ; point de trompe, ou s'il en existe une, elle est roulée en spirale. Cette division, d'abord indiquée par Latreille, ne figure pas dans la classification du Hcijne animal de Cuvier (voyez Phalène).

ATTAGÈNE (Zoologie), Attagenus, Latr. — Sousgenre à' Insectes coléoptères, du grand genre Dermesie; il diffère des Dermestes proprement dits par les antennes, dont la massue est allongée, presque en scie ; par les palpes maxillaires plus allongées et plus grêles. Le corps est ovoïde, court, peu convexe. Parmi les espèces connues, on peut citer ['A. onde {Dermestes undafus, Fab.), oblong, noir, une tache blanche de chaque côté du corselet, le présternum s' avançant sur la bouche: on le trouve sur les arbres aux environs de Paris.

ATTALÉE (Botanique), Atlalea, Uumb. et BonpI., dérivé du nom d'Attale. — Genre de Palmiers de la tribu des Cocoînées. Il renferme des arbres à tronc épais et plus ou moins élevés; leurs feuilles sont grandes et terminales. VA à cirdcs {A. /'unigera, Mart.) habite les forêts vierges du Brésil. Ses feuilles fournissent des fibres fréquemment employées en Amérique pour la fabrication des cordages. L'A. magnifi(/ue {A. spectabilis, Mart.) a le tronc très-court et les feuilles souvent longues de 7 mètres. Plusieurs autres espèces qui figurent dans les serres, renferment dans leurs graines une huile presque aussi précieuse que l'huile de coco.

ATTAQUE (Médecine). — On donne ce nom à toute invasion brusque et subite d'une maladie, avec le développement instantané de tous les symptômes qui la caractérisent; ainsi on dit une attaque de nerfs pour désigner des spasmes et divers phénomènes nerveux qu'on observe plus particulièrement chez les individus trèsirritables ; uneattai/iied'apoptexie, d'épilepsie,dc goutte, de rhumatisme, d'asthme : cependant les retours de ces trois dernières maladies portent plutôt le nom d'accès, tandis que ceux des premières que nous avons citées gardent toujours celui d'attaque.

ATTE (Zoologie), Atta, Fab., du grec atto, aissô, je saute. — Insectes lujménrifjtérei de la cinquième division du grand genre Fourmi, famille des Hétéroyyne^ (voyez ForiiMi), nommés aussi par Latreille CEcodomes, pour les distinguer des araignées qui portent ce nom. Les attes ont les palpes ti-ès-courtes, et les maxillaires de moins de six articles, du reste se rapprochant des Mi/rmices (voyez ce mot), parce qu'ils ont comme eux un aiguillon. L'espèce la plus connue est l'.-l. grosse-téte (A. cephnlotes, Fab.), connue sous le nom de fourmi de visite, dont les ouvrières sont presque de la taille d'une petite guêpe; le corps brun, la tête luisante, très-grande, les pattes longues. Les femelles sont beaucoup plus grandes. Ces insectes font dans la terre, à une profondeur de plus de '.' mètres et demi à 3 mètres, des caves qui, suivant mademoiselle de Mérian, ont quelquefois près de 2", 50 de hauteur : c'est là qu'elles transportent les dépouilles des arbres dont elles enlèvent quelquefois toutes les feuilles en moins d'une nuit. Si l'on en croit les récits venus de Paramaribo, colonie hollivndaise, et transmis par Hombert à l'Académie des sciences en 1701, ces fourmis, marchant en troupes, exterminent les rats, les souris, les kakerlacs et autres animaux nuisilili-s; au point que les habitants regardent Irui |i,is;i^. rnmine un bienfait. Elles habitent la partie ccnii .ilr Ar I \iij('-rique.

A 111), Al ILS (Zoologie). — Nom donné par Walckeiuvér à un genre d'Arachnides, nommées vulgairement araignées sauteuses, etqni forment, dans le Règne animal do Cuvier, le sous-genre des Saltiques).

ATTEINTE (Vétérijuiiro). — On donne ce nom à des contusions, des blessures faites aux pieds des chevaux, sur la couronne, au pnlunm ou au lioulet ; soit par euxmêmes avec leurs fers, ou contre un corps dur, soit par les autres chevaux, dans les marches, comme cela a lieu pour les chevaux d'armée. Celte atteinte prend le nom d'encornée lorsqu'elle pénètre au-dessous do la corne; on l'appelle sourde lorsque c'est une simple contusion. Le traitement consiste dans le repos, l'emploi dos émollionls d'aboi-d, puis des résolutifs.

ATTÉLAIif; (Zoologie), AltcluLus, Lin., Fab. — Genre d'hiscrles coleiqilrrcs létramèrcs, famille des Porte-hec ou Hhgnehiiphitres. Ce sont les llecniares de Geoffroy ; ils n'ont pas do lobes appareiUs; palpes très-petites, conique»; le prolongement luitérieur de la tête lepiésenle un bec 01» uuo trompe ; antennes droites, les trois derniers

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