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dans un intérêt scientifique, elle peut avoir lieu dans un luipital, et il ne peut y Ctre procédii que dans le cas où il n'y a pas d'opposition formulée par écrit de la part des parents, ou si le cadavre n'est pas réclamé. Si c'est dans l'intérieur des familles, elle ne peut être faite que du consentement dos parents, après déclaration au commismissaire de police, à Paris, et au maire dans les communes rurales, et lorsqu'il s'est écoulé vingl-quatre lieure^ depuis la déclaration du décès. S'il s'agit d'un cas de médecine légale, l'autopsie sera faite k la réquisition du procureur impérial, qui, après avoir jugé qu'elle était nécessaire, sur le vu du procès-verbal constatant la /evi'i: du corps, aura délégué des liommes de l'art pour procéder à cette opération. F — N.

AUTOSITE (Tératologie), du grec aiifoi, soi même, et ï/Mv, qui se nourrit soi-même. — Is. Geoffroy Saint- Hilaire a donné ce nom au premier ordre des tuonsfres iiiiilaires (V. TKnATOLOciE .L'^s .4M/ov//e.yont pour caractère principal d'être pourvus d'organes qui rendent la vie possible après la naissance pendant un temps dont la durée varie beaucoup suivant les espèces.

AUTOUR (Zoologie), Cuv., AHur, Bechstein ; Dœi/elion, Savig. — Genre de l'ordre des Oiseaux de proie, famille des Diurnes, formant la deuxième division de la section des Ignobles, du grand genre des Faucon^ {Faleo, Lin.) (voyez ces mots). Ce genre se divise en deux sousgeiu-es, les Autours proprement dits, et les Éperviers (voyez ce mot), et a pour caractères communs les ailes ])lus courtes que la queue, et le bec courbé dès sa base ; quant aux Autours proprement dits, ils ont le bec court, convexe en dessus, les doigts longs, les tarses écussonnés et plus courts que ceux des éperviers. La seule espèce connue en Europe est l'.'l. ordinaire {Fulco pn/umbarius. Lin.; Fa/co gn/Zinaiius, Cm.); il est brun en dessus, à sourcils blanchâtres, blanc en dessous, rayé en travers de brun dans l'adulte, et offrant sur son plumage des espèces d'étoiles, d'où lui vient son nom aslur, du grec asierias, étoile; il habite nos montagnes et nos collines boisées, et se nourrit de pigeons, de poules, de lapins, de rats, etc. Son vol estjjas et il fond obliquement sur sa proie. Comme dans tous 'les oiseaux de proie, la femelle de l'autour est beaucoup plus grosse que le mâle, ce qui a fait donner à celui-ci le nom de tiercelet, c'està-dire un tiers plus petit que la femelle, qui égale en grosseur un gros cbapou; ainsi on dit un tiercelet d'autnur, un tiercelet d'e'/ieruier, etc., pour désigner le raàle de chacun de ces groupes. Outre l'espèce de nos pays, on en remarque une de la Nouvelle-Hollande, Falcn Novœ Ilollandiœ, qui est souvent tout entier d'un blanc de neige. On peut citer encore VA. multiraie {Fulco slriolalu^) du Brésil et de la Guyane; VA. me'Ianope (Falco melanops) de la Guyane. Pour la chasse avec l'autour, voyez AuTouBSEitiE.

AUTOURSERIE (Chasse). — On a donné ce nom à la. chasse qui se pratique au moyen des autours et des éperviers, et à l'art qui con-^iste à élever et à dresser ces oiseaux pour cet objet. On l'appelle encore du nom de chasse du bas v >!, pour la distinguer de celle qui se fait avec le faucon, et qu'on appelle cliasse du haut vjI ou fauconnerie. Les autours, n'ayant pas un vol très-élevé, étaient employés à la chasse des perdrix et autres oiseaux de bas vol qu'ils faisaient lever devant eux, qu'ils poursuivaient jusqu'au milieu des b lissons et des taillis, et qu'ils saisissaient même quelquefois avec leurs longues pattes; et, comme ils étaient très-souvent sur le poing du chasseur et qu'ils revenaient aussitôt qu'ils étaient re'cla'tie's, ils étaient dits oiseaux de poitig. Du reste, ils n'étaient pas chaperonnés. Les faucons, au contraire, dès qu'ils étaiejit déchaperonnés, s'élançaient au haut des airs où on les abandonnait à eux mêmes ; on les voyait alors planer et tournoyer au dessus des spectateurs, jusqu'à ce que, le gibier étant levé et parti, ils se laissaient, pour ainsi dire, tomber sur lui comme un trait; cette dernière chasse par son importance, par le luxe et les prodigalités qu'on y déployait, était vraiment la chasse des rois et des princes, tandis que l'autourserie était réservée aux'siniples particuliers et aux gentilshommes, l'our avoir des autours propres à la chasse, il fallait les éle.er et les dresser d'une manière particulière ; ainsi on ne doit prendre les petits, qu'on appelle niais, que lorsque les plumes commencent à prendre une teinte noire; on leur donne à mange." de petits oiseaux qu'on a soin de nlumer; on les tient dans un lieu chaud, et, dès qu'ils commencent à se percher, on les habitue à se tenir sur le poing et à se laisser ni.-mier; on li's habituera aussi à \oir le inonde et à e itendre le bruit ; on les mè-

nera à la chasse de bonne heure, et on commencera par leur laisser manger les premiers gibiers qu'ils prendront ; mais on se gardera de leur faire connaître la volaille et les pigeons; enfin, lorsqu'à force de soins et de patience, on est venu à bout d'assouplir leur caractère farouche, on commence à les éprouver au vol ; mais on ne doit pas les perdre de- vue dans les commencements, parce qu'ils pourraient bien manger leur chasse. On peut, avec les autours, chasser les perdrix, les faisans, les canards sauvages, les lièvres, les lapins, etc.

AUTRUCHE (Zoologie), Struthio, Lin. — La grande espèce des oiseaux de ce genre que nous voyons dans nos jardins zoologiquesd'Europe est celle dont les longues plumes blanches des ailes et de la queue deviennent, par leur mollesse et leur flexibilité, un objet de parure recherché avec avidité, et dont il se fait une si grande consommation en Europe, aussi bien pour ombrager la tête des guerriers, que pour flotter mollement sur la chevelure de nos élégantes, et pour former des toufl'es légères au-dessus des riches ameublements. Les autruches forment pour Cuvier {Règne animal) un genre de la famille des Bre'cipennes, ordre des Èchassiers. Ch. Bonaparte les range dans sa famille des SIruthioninœ, ordre des Strulhiones {Rudi pennes), sous-classe des Grallatores ou mieux Prœcoces. Plusieurs auteurs les ont classées parmi les GaUinacés. Elles sont caractérisées par des aili's courtes, et cependant encore assez longues pour accélérer leur course, revêtues, aussi bien que la queue, des plumes lâches, molles et flexibles dont il a été parlé plus haut : le bec est déprimé horizontalement, l'œil grand, les tarses et les jambes d'une hauteur remarquable; entre leur jabot qui est énorme et le gésier, elles ont un ventricule considérable; elles sont pourvues d'un vaste réservoir où s'accumule l'urine, comme dans une vessie ; ce sont en ellet les seuls oiseaux qui urinent. Comme les autres Brévipennes, elles n'ont pas de pouce. On n'en connaît que deux espèces, et Cuvier pense qu'on pourrait en faire deux genres : 1° L'.'l. de l'nncien continent, A. d'Afrique {Struthio camclus. Lin.), nommée A.-chameau, à cause de la conformation de ses pieds, de sa manière de se coucher en trois temps, comme le chameau, de ses mœurs, de sa manière de vivre comme lui dans le désert, etc. (fiq. 235). C'est le plus grand des

Fig. !35. - Avilniclie d'Atriquc.

oiseaux viv;Hl(^; il |irui ;ili.'indre 2"', 50 de hauteur et peser 4(1 Ivil. Il ^'' .liMiuLMh- |ur deux doigts à chaque pied, dont l'rvlrmr, il.' ni iiM' plus court que l'autre, est dépiurvu double. 11^ \ wrwx eu troupes dans les di'sorts de l'.Vrabie et de l'AIVique ; les femelles pondent de douze à

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