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« qui n'en l'tait pas moins chère à sa peuplade, mourut n sans laisser de postérité. Son corps inanimé était tombé Il au fond de la ruche, les abeilles l'environnaient avec Il respect; la brossaient avec soin, lui offraient du miel. Il la retournaient dans tons les sens, et pendant plusieurs Il jours elles traitèrent leur défunte souveraine avec tous Il les égards qu'elles avaient pour elle de son vivant. » Puis quand elles comprirent que leur reine était morte, le deuil commença. Pour conjurer ce malheur, les abeilles ont reçu le privilège de pouvoir créer des reines avec des larves d'ouvrières. Elles commencent par détruire les cellules qui environnent celle où repose la larve prédestinée à cette transformation. Cette cellule a bientôt reçu la forme et les dimensions d'une loge royale ; en même temps la larve change d'alimentation et reçoit des ouvrières nourrices la bouillie sucrée qu'on donne ordinairement aux reines. Sous l'influence de ce nouveau régime les larves se développent tout autrement qu'elles ne l'auraient fait et deviennent des reines. Ainsi tout est prévu pour assurer aux abeilles rindisjjensable présence d'une reine qui, en .issurant la perpétuité de la r;ice, donne un but aux travaux de son peuple.
Virgile a célébré avec raison la sage distribution de ces travaux. « Les unes, dit-il (en parlant des ouvrières), Il sont chargées de récolter la nourriture commune, et Il vont butiner dans les champs ; d'autres, dans l'intérieur Il delà ruche posent les premiers fondements des gâteaux Il avec la glu flexible récoltée sur les arbres, et y sus- II pendent leurs cellules de cire ; d'autres élèvent et nour- II rissent les petits qui sont l'espoir de la nation : d'au- II très encore préparent le miel épuré et en remplissent Il certaines alvéoles. 11 en est enfin qui ont pour mission Il de faire sentinelle à la porto de la ruche, d'examiner Il le ciel et de prévenir dès (|ue le mauvais temps me- II nace; elles reçoivent les fardeaux que rapportent les Il butineuses, ou vont en batiiillon combattre et repousser Il le frelon ravisseur. » [Géorqiiiues, I. IV). Il ajoute un peu plus loin que les travaux intérieurssont généralement réservés aux plus vieilles ouvrières; les jeunes vont récolter ;iu dehors et roinb utent les ennemis, s'il en est besoin. .\ la nuit tunibante toutes rentrent i la ruche, le silence sefîiit et l'aurore seule les rappelle aux champs ; enfin le mauvais temps les empêche de sortir et elles semblent trè'-!iabilcs à le prévoir.
Du miel. — Le produit le plus intéressant pour nous des travaux de l'abeille est le miel qui pendant I: n^temps a tenu lien du sucre. Cette substance provient d'une matière sucrée que recèlent la plupart des fleurs au fond de leur calice, et que l'on nomme leur neclnr. Les plantes de la familh^ des labiées, telles que le thym, la lavande, la menthe, etc., fournissent le meilleur nectar aux abeilles. L'insecte se plonge dans la fleur pour laper les liquides sucrés qu'elle renferme; il se sert pour cela de sa trompe longue, charnue et flexible comme une langue; le nectar remonte jusi|u'i\ une ouverture qu'on |)eut considérer commi; le pha- / rynx ou arrière-bouche; de là un canal lesophagien (/;>/. !)), le conduit dans un premier estomac, sorte de poche vési- m culeuse, où ce nectar s'élabore et devient du miel. Ce premier estomac ou jabot est donc une sorte d'alambic dans lequel, par une digestion spé- ./ ciale, les liquides sucrés de In fleur se transforment et sont tenus en réserve. Quand l'abeille veut offrir le nectar i\ une larve, ft sa reine, on le ' déposer dans une cellule, elle lu fait remonter i sa bouche '' et le dégorge le long de sa trompe. I,e miel préparé par une abeille est habituellement , Fi? n. - (^«"«l iliji-iit il.; l'j-
d. ■ . . • .1, bi'il I' iloiiio«lii)iiu.— 0. Itiiiiuiii*. -
ivisé en trois i)arts, 1 une „, (iK.opliaKi).- ;, Julwi.-o, Kpour elle-même, une autre lonuc— i, iniimin.-r, Boo.uin. pour la coinniunaulé, la troisième pour le» larves ; le surplus, dès qu'il y en a, est mis en réserve pour la mauvaise saison.
Outre le miel, les ;U)eillcs récoltent sur les fleurs In poussière des élamine» nu pollen, dont elles se nourrisdent et (pi'elles emmagasinent également dans li'ur ruche, /te In rire et île In i>ro)mlis. — La cire est produite par l'.'xbelllo clIc-niCine, c'est une sorte do traiissudaliou
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on sdcriîtinn dont lo procUiit s'amasse entre les anneaux de l'abdomen des ouvrières. Longtemps on a ci'u que cotte substance était prépai-éo avec le pollen des fleurs ; Réaumur lui-nK^nie partageait cette opinion. Ce fut un simple cultivate\ir de la Lusacc qui découvrit la véritable origine de la cire-, John Munter, en Angleterre, confirma ces premières observations, et Huber, lo célèbre historien des abeilles, mit le fait hoi-s de doute. Il trouva, sous les anneaux do l'abdomen, dans le repli qui les sépare les uns des autres, des plaques de cire rangées par paires dans de petites poches. Chaque ouvrière porte Imit de ces plaques; mais il faut avouer que ce n'est pas encore la cire complète'; bien que déjà fusible, cette matière n'est encore ni flexible ni blanche, et les abeilles l'élaborent au fur et à mesure qu'elles la mettent en œuvre. Huber fit à ce sujet des expériences curieuses ; il reconnut que les abeilles nourries uniquement de pollen ne peuvent plus produire de cire, tandis que si elles sont alimentées avec une liqueur sucrée elles en produisent beaucoup.
L'origine de la matière résineuse qu'on nomme la propolis n'est pas très-bien connue : Huber seul a vu les abeilles la recueillir sur des bourgeons de peupliers et d'arbres analogues. D'un autre côté, plusieurs observateurs ont remarqué qu'elles ne manquent pas de propolis dans des pays où il n'y a aucun arbre de cette nature; ils ajoutent que cette matière parait dans les ruches, en été et non au printemps. Peut-être est-ce dans les anthères des étamines dont le pollen n'est pas encore répandu en poussière, que les abeilles vont chercher la matière première de la propolis.
Développement et cou formation des abeilles. — Les œufs des'abeilles {fig. 10„) sont de petits corps allongés, ovales et im peu courbes ; ils sont blanchâtres et mesurent a à 3 millimètres. L'éclosion a heu de 3 à U jours après qu'ils ont été déposés dans les alvéDles, et elle donne naissance à un petit ver ou larve (fiy.
1 0,2) , long envii-on de 4 millimètres ; son corps est blanc, ! transtorinfr. marqué de rii'es ou
plis circulaires et contourné en anneau ; elle est dépourvue de pattes. En fi jours, ces larves que l'on nomme le couvain, et dont l'éducation est la plus chère occupation des ouvrières, ont terminé leur développement, et atteint une longueur d6 14 millimètres [fig. 10,3)- L'état de nymphe où elles entrent ensuite dure 12 jours, puis la nymphe, se dépouillant de l'épiderme où elle a été emprisonnée, apparaît en abeille, ronge le couvercle de son alvéole et se montre au jour. Ses ailes encore humides ont besoin de se consolider à l'air, et pendant ce temps la jeune abeille procède à une sorte de toilette personnelle après laquelle elle prend part aux travaux. Les jeunes reines séjournent plus longtemps dans les alvéoles et naissent toutes prêtes i voler; mais les ouvrières les nettoient et les parent avec soin dès qu'elles ont quitté leur cellule royale. Les jeunes abeilles se reconnaissent à leur couleur grise, à l'abondance des poils; les vieilles sont rousses, plus petites et moins velues. On ne sait au juste quelle est la durée de la vie des abeilles, et l'on hésite entre trois et sept années.
Les abeilles ouvrières ou neutres, {pg. Il), que l'on considère comme des femelles stériles, ont une taille moindre, que les deux auties sortes d'individus; leurs antennes ont l2 articles, leur abdomen court et incomplètement développé ne montre que G anneaux.
Klles ont, comme les reines, un aigui'lon caché dans l'extrémité de l'abdcmen et qui, en piquant, vcrsc! dans la plaie, où le plus souvent il reste, un liquide vénéneux. Mais les ouvrièrossont surtout remarquables par l'organisation des pattes postérieures, qui jouent un grand rôle dans la récolte des matériaux d'où proviennent le miel et la cire. La jambe postérieure (fig. Vi) a la forme d'une plaque triangulaire articulée avec la cuisse, et offrant en dehors, vers l'extrémité, une légère cavité bordée de ])oils i|u'cin appelle rorlirillf : le
(gr. iialur.).
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premier article du tarse est élargi en une lame de fnrmo quadrangulaire et constitue, par la mobilité de sou attache avec la jambe, une espèce de pince qui tient lieu de main à ces insectes.
Cette pièce , nommée pirce carrer, est lisse en deliors, et couverte , à sa face interne, de poils roides, fins, serrés, ce qui lui a valu aussi le nom de brosse.
Tout le monde a vu les abeilles se plonger dans les corolles des fleurs et s'y couvrir de la poussièio jaune provenant des étamines. C'est alors que les poils dont elles sont héiissées leur sont d'un grand usage. Quand elles sont suffisamment chargées en balayant tout leur corps avec les tarses des jambes, n». u. pMte posiorieuro d'.i-
elles rassemblent le pollen beillè »ne en dc^m el en dessous
à l'aide de leurs brosses et r'''i,''''"''l."'i."'T''' """.'tf ;„'7„?', "'
. . , ^. . Jainhe. - 0, fc'. Tarse. 1er anneau. —
en forment de petites bon- c, Besle du tarse (lO fuis la long.).
les que les pattes intermédiaires (2e paire) déposent successivement dans les corbeilles.
La sécrétion de la cire, qui appartient surtout à la jeunesse des ouvrières, modiJe la forme de l'abdomen, et Huber a distingué les ouvrières cirières et les nourrices ou les grandes et petites ouvrières. Ces nourrices ou petites ouvrières s'occupent spécialement de l'éducation des petits et laissent aux autres plus jeunes les travaux pénibles.
Les reines ou femelles {fig. 1 3) se font remarquer par la longueur de leur abdomen où l'on compte 7 anneaux bien distincts; elles ont d'ail- < /
leurs la même ^ • ^ conformation que les ouvrières,saufqu'elles n'ont aux jambes postérieures ni brosses ni corbeilles. Une reine abeille peut donner le jour à tout un peuple ; Réaumur a trouvé chez une seule jusqu'à 1 200 œufs à la fois, et ils se reproduisent à mesure qu'ils sont mis au jour.
Les faux-bourdons ou mâles {fig. 14), ou bourdons des cultivateurs, sont plus gros que les ouvrières, plus petits que les reines et ressemblent aux véritables bourdons. Ils se distinguent par une tête arrondie avec deux gros yeux à facettes qui se touchent sur le sommet. Dépourvus de corbeilles et de brosses, ils manquent aussi d'aiguillon. Leur trompe ou langue est plus courte que chez les deux autres sortes d'individus.
La bouche des abeilles ofl"ie une composition qui leur permet de diviser des corps résistants et de laper des liquides. De fortes mandiiules (vulgairement nommées dents), puis des mâchoires longues et munies d'un palpe court, enfin au milieu et en dessous la lèvre inférieure prolongée en une trompe ou langue molle et charnue.
La vue paraît très-perçante chez les abeilles, car on ne peut douter qu'elles n'aperçoivent de très-loin leur rucher et ne se rendent en ligue droite à leur habitation. L'ouïe semblerait exister aussi d'une manière plus évidente (lue dans beaucoup d'autres insectes, car le bourdonnement des reines est dilTérent de relui des nuvri.Tc-; rt panut exercer sur celles-ci une influeiii^' tr.V-^inndr. D'ailleurs chacun sait que les cultivateurs, |i.nir i.vii.illir les essaims dans de nouvelles ruches, font letinin- l'air de sons métalliques discordants. Il faut dire cependant que le bruit du tonnerre, relui d'une arme à feu, ne semblent pas afVcrter les abeilles.
Lis aiitrniir^ -"lit, ii.iiiiiir ilioz prcsquo tous les Tnscct'r^, !'■ si.'-iiliiii iiîii |i:ii lu lillrr fort développé; et l'on en rniiiprrni? tmilr l;i il.'lliiiirsM' lorsqu'on voit l'abeille nairmu'ir dans l'olisriirilé Imis les détours de sa retraite
Fi!;. 13. — Abeille
Fi-. tV. —
Abeille .In-
domestique, femelle ou
meslique, m
le ou fiiux-
reine (gr. nalur.).
bourdon (gr
nalur.)-
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ef cliprcher l'alvrolo qui rocMo sa récolte on palpant tout ce qui l'entoure. Si l'on retranche les antennes à une abeille, on la voit se laisser tomber des gâteaux et elle ne tarde pas à s'échapper de la ruelle pour n'y plus revenir ; s'appliquant i elle-même les lois draconiennes de la société où elle vit,elles'exile de l'habitation oi'i, ne pouvant plus travailler, elle devient une charjie inutile.
l'nnemis des ahei/les. — L'ennemi le plus redoutable peut-être de ces industrieux insectes est la teigne df la cire, espi-ce de papillon dont la chenille détruit les gâteaux à l'abri de longs tubes de soie qu'elle se construit et dont la solidité défie laiguillon des abeilles. Les larves de certains insectes coléoptères, les clairons, leurs sont aussi fort nuisibles. Les dégâts de ces ennemis de leurs cités poussent parfois les abeilles à des actes singulière de brigandage. Les pauvres bétes émigrent en "masse vers des ruches plus heureuses ; repoussées à coups d'aiguillon, elles livrent un combat acharné; vaincues, elles se dispersent et meurent ; victorieuses, elles envahissent la ruche attaquée, tuent tout ce qui reste des premières habitantes, et enlèvent le miel pour le transporter dans leur ruche.
Il faut encore citer parmi les ennemis des abeilles les rats, les loirs, certains oiseaux tels que les guêpiere; de nombreux insectes, guêpes, frelons, philanthe apivorc, etc : Ce dernier approvisionne chacun de ses œufs de trois corps d'abeilles. Quant au sphinx tète de mort, on a certainement beaucoup exagéré le tort qu'il peut causer aux ruches.
Telle est en abrégé l'histoire de l'abeille domestique (Apis mellifii-a, L ). Les mœurs de ce peuple industrieux ont eu, de tout temps, It; privilège' d'excitiT l'enthousiasme des observateurs. On ne saurait eu cll'et trop admirer une réunion de qualités aussi nombreuses que celles dont un de nos naturalistes modernes donne ainsi le résumé : u .\mour de l'orfro et du travail; organisation g delà spécialité; économie savante dans les voies et a moyens; surveillance sévère de l'emploi du trésor pu- ■ blic; haine vigoureuse des travailleurs pour les oisifs ■I et extermination de ceux-ci ; légitimité fondée sur le prin- « cipcde la souveraineté nali(niale; ntTect ion dévouée, sans u être aveugle, pour le chef de l'Élat; abnégation des u individus au profit de la chose publique; application u constante, et souvent rigoureuse, de la maxime qui u établit que le salut du peuple est la suprême loi; atta- « chement inaltérable au lieu natal; horrein- de l'invan sion étrangère et vigihmce infatigable aux portes de la " cité; admirables précautions contre l'unaivliii' (|ui n'- « sulterait de la vacance du trAne; voilà iini'li|uc's-\iiii's !• de» conditions du contrat sociiU que les abeilles exé- II ratent pnnrtuellement depuis la création du monde. " Ces inMTtes étaient, chez les Égyptiens, l'emblème u hiéroglyphique de la royauté; mais vous pourrez vous « convaincre, en les étudiant, que si leur État est une Il monarchie, c'est celle-là sur- 11 tout qui mérite d'être appe- • léela meilleure des républia ques. >i
l'i(/iire desaheiltes. — L'aiguillon des abeilles produit une blessure douloureuse qui souvent devient le point de départ d'ini inflannnntion assez considérable, parfois même ocrasionue quelque jicu de lièvre. On a vu (les pcrsojines être fort malades à la suite de plusicui-s piqrtros simultanées faites par plnsieiu's abeilles et si elle» étaient en trop grand nombre un honuna pourrail mourir <le leurs suites.
Os aecidenLs prnvieinient 4 lu fois du dard barbelé ipii te brise cl reste Iniliituellenient dauH la piqAre, et du venin préparé pur un nppan^il Hpérial (/l'y. t.'i), (|iii est hiHlillé dans In pluie. Aussi ronscille t lin d'cvtrnire d'abnr<l l'iiiguilliin, piii" de frotter '""• la plaie avec de l'huile ou avec
lie l'iuiil frairbe léuèrement ai- (•iiini'e de vinaigre. On nnipluie nusnl avec mirrès l'alrali voliilil élenilii d'enii. L'jiillaiinnntiiin, si elle se innnlfi'ste cède d'aillenr» mit inoyenH orilinaiivnieul eniplnyéspuur
De. 11. — A|(pirril «tnlntiit tt I •k<lll>, Ir» (iiMd.- I , Ilar4 Oo ■llHlIlon.— f/^, fjltmlii k f«- •m. - ht, MiiMfiiiialriiiiHiiil.
— it, tt, h, llrriiliTt iinnp«(il (lit l'abJouisn. — er, P4«e lia rilfuil'
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combattre cet état morbide quelle qu'en soit la cause.
Autres espèces d'abeilles. — Outre l'abeille commune, on trouve sur les cotes d'Italie, eu Grèce : l'Abeille ligurienne [Apis ligustien, Spinola), qui parait d'un naturel plus doux, car elle se laisse enlever son miel sans jamn;s se défendre au moyen de son aiguillon. L'Abeille d ligypte est aussi une espèce différente {Apts fasciala, Latr.l, elle étaitélevée avec soin par les anciens Egyptiens, qui, chaque année, au mois d'octobre, remontaient leurs ruches, sur des bateaux, de la basse Egypte dans la haute. D'après Columelle, les Grecs faisaient aussi passer leurs ruches de l'Achaie dans l'.Utique, lorsque les fleurs disparaissaient dans la première de ces provinces dont la température était plus chaude. Les autres contrées de l'ancien continent possèdent quelques autres espèces moins remarquables.
On trouvera au mot Apiculture, les faits qui concernent plus particulièrement l'exploitation des abeilles. L'histoire naturelle de ces merveilleux insectes a de tout temps excité vivement l'attention, et les anciens en connaissaient déjà beaucoup de traits auxquels se mêlait plus d'une erreur (voyez les Ge'orgitjues de Virgile, 1. IV). Les modernes ont poussé fort loin cette curieuse étude, et nos connaissances actuelles sont surtout dues à Réaumur(A/emoi;'es pourservir à l'histoire naturelle des iii^^ectes, 1734-42), et à François Huber (NoKi'e/te Observations sur les abeilles, 179'i, '1 vol. in-8°) : ces deux ouvrages sont sans contredit les plus curieux que les naturalistes aient jamais écrits sur les mœurs des animiiux, et nous y renvoyons également l'étudiant et l'homme du monde. L. Fair.
AiiEiLLE (Zoologie classique). — Genre A'I/isectes do l'ordre des Hi/me'noptPres, si^ction des Porle-aiguilloii, famille des Melliféres de Lati'eille. Le grand genre Apis ou Abeille, de Linné, a été paii:ii:i' par fatreille en 5 sections comprenant -J.S sous-gniiv-, c|iii' l'on a coutume de considérer aujourd'hui comnn' dis giiiies. La ".'" section, celle des Apiaires, compte parmi ses :i7 genres, celui des Abeilles proprement dites ou genre Apis, dont les caractères peuvent s'énoncer ainsi :
Caractères : — Antennes filiformes et coudées ; mandibules en forme de cuiller chez les individus neutres, bidentées chez les màlcs et les femelles ; premier article des tarses des jainbci poite'rieures très-développé et carré, dans le^ irulividus neutres, où il porte intérieurement une sorte (le bross.; furmée de poils rangés en bandes transversales.
Outil' Vnifillr dtiinestique ou mouche à miel, et les iiiilns I .,|„ rr s ,M;;iiHlécs plus luiut pour la production du miel, le Mil;;. lire ili'^igne encore sous le nom d'abeilles divers liisrcles aiipai'lrnnut A ilr-. i^i'iii-rs voisins et que font remarque!- ecilaines pail Miilarii- s ilr niieurs. — VAbcillepcrcc-hi,i^ ou meiiiiisinr v~\ .uijnurd'bui le type du genre Xylocope ; V Abeille maçonne et l'Abeille tapissière se rapportent au genre Osmie; les Abeilles anipeuses sont des Mc'gachiles ; les Abeilles nomades de Fabricius sont des Cucullines, etc. Ou range dans le genre Me'lipone diverses espèces dont le miel est recherché dans l'Amérique méridionale.
ABERRATION (\-li mierl Pliy-iquel, du latin aber-
rnir, s'écarter. — K.lli' indclint par la .l^ \ laiion des riiyons lumineux dans troi^ ■ iiv.u-i.in. ^ .liil /.nies.
AaEBnATioN DE srnuui.iih [M'y/. Hmii\io\, Mnioiiis, RÉriucTiON, L^:^•rIl.l.Es). — Les ia\"iis .Ir lumière qui, émanant d'un ])oint hniiineux, vieiiih ni ^e inlirhir ■^cu' un miroir sphérique, no vont p;ts tous u|iri!s la léllexion converger rigoureusement en un même point, imago du premier ; ils s'en écartent d'autant plus que le miroir a
plusd'élendue. La grandeur do respaceflA(/Î7.l fi), dansle- (luel s'elfectue cette réunion des rayons iiMléchis, s'appelle labernitimi de sphéricité. Elle nuit beaucoup à la netteté des images. On lu fiiil (fisparaltrc soit en plai,;uit devant le miroir des diaphriigines qui restreignent son étendue,