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soit, commp 1o fait M. Foucault, on modifiant par tAlonnement la surface jusi|u'à ce qu'on soit arrivé à sa perfection.

Les lentilles donnent lieu f^j. n) à des phénomènes du même genre. Les rayons lumineux qui les traversent vers leurs bords, sont rendus par elles plus convergents que ceux qui traversent leurs parties centrales et viennent se croiser plus près de la lentille. C'eft aussi à l'aide de diaphragmes qu'on obvie à ce grave inconvénient.

ABEr.RATiON DE nÉFBANGiBiLiTÉ. — Les rayousluminoux de diverses couleui-s qui composent la lumière blanche (voyez LiîMiÈRE, Si'ECTnE solaire), ne sont pas également déviés de leur direction par les prismes et les lentilles : les rayons bleus le sont plus fortement que les rayons jaunes, ceux-ci que les rayons rouges. Si donc un même point lumineux envoie sur une lentille de la lumière composée de rayons de différentes couleurs, comme cela a toujours lieu dans la nature, chaque rayon coloré sera dévié ou réfracté d'une manière qui lui est propre ; ce qui donnera lieu à des images offrant sur leurs bords des teintes irisées. On obvie à cet inconvénient, qui rendrait impossible la construction d'une bonne lunette, en aihromatisant les lentilles (voyez Linettes, Acuno-

UAXrSME).

Les miroirs qui opèrent par réflexion de la lumière sont exempts de ce défaut et n'o«t pas besoin d'être achroraatisés.

Aberration des astres. — Par suite du mouvement annuel de la terre combiné avec la vitesse de la lumière, les étoiles ne sont jamais vues à leur véritable place ; elles paraissent décrire annuellement dans le ciel, autour de leur position vraie, de petites ellipses dont le grand axe (parallèle à l'écliptique) a une valeur constante de 40" environ, et dont le petit axe varie suivant la latitude de l'étoile. Ce phénomène, qu'on appelle l'aberration des ustres, a été découvert par Bradley, qui en a donné l'explication en r/2S.

Voici un fait bien simple qui peut rendre compte de la

Fig. 18. — Aberralion des astres.

cause de l'aberration : si dans un temps calme, la pluie tombe verticalement et qu'on soit dans une voiture ouverte sur le devant ; quand celle-ci marche avec rapidité, /a pluie entre comme si elle tombait suivant une dire' tioji oblique : le mouvement par lequel nous allons contre la pluie fait que celle-ci, en outre de sa propre vitesse, nous parait poussée horizontalement en sens contraire de la marche de la voiture, et l'impression que nous recevons est celle d'une direction intermédiaire ou oblique, représentée par la diagonale d'un parallélogramme dont les côtés seraient les vitesses de la pluie et de la voiture.

De même un observateur placé à la surface de la terre n'est pas en repos, il est emporté par elle dans son mouvement autour du soleil; et quand il est atteint par un rayon lumineux ER venant d'une étoile (^7. 18), le rayon lui semble venir suivant une dirc^ction er, interun'diaire entre celle que suit la lumière et celledu globe terrestre dirigée suivant TT.

La vitesse de la hunière étant très-grande par rapport à celle de la terre, l'aheir atiim est toujours fort petite. Lnseffef-icle l'nlierration sont en outre variables d'un jour A l'aulrr, mais ifs redeviennent les mêmes après unerévolufinn ( nrii|il-ir ,1c lu terre autour du soloil, c'est-à-dire au

bout llr |-a,ll..'.'.

La ligure H) moiilrc l'ensemble des positions que i)arait

AHL

occuper successivement l'étoîle c dans le cours d'une année.

L'aberration existe pour le soleil comme pour les étoiles,

et aussi pour les planètes; mais ici il y a de plus à tenir compte du chemin que parcourt la planète dans le temps que la lumière met à arriver à la terre.

Ce phénomène, une fois constaté, peut être considéré comme une preuve du mouvement de la terre autour du soleil ; la mesure de son etîet peut servir également à déterminer la vitesse de la lumière : c'est ainsi qu'on a trouvé que la lumière met 8™ I "' à parcourir la distance moyenne du soleil à la terre. E. K.

(Voyez Jt'PlTER, TEKRE, Ll'MliiRE.)

ABIÉÏlNÉES (Botanique), du latin abiei, sapin. — Groupe de plantes arborescentes de la famille des Conifères, qui a pour type le genre Sapin. Les abiétinées qui, pour la plupart des auteurs, forment la deuxième tribu de cette famille, sont en généralde grands arbres (parfois des arbrisseaux) chargés de nombreux rameaux et couverts de feuilles vertes même en hiver, roides et pointues ; ce qui a fait nommer plusieurs abiétinées arbres à aiguilles. En été, ces arbres donnent pour fruit un gros cône écailleux ou strobi/e. Les diverses espèces sont surtout répandues dans l'Amérique du Nord et dans la région tempérée de l'hémisphère septentrional ; on n'en trouve pas en Afrique. — Caractères distinctifs : écailles des chatons mâles munies de connectifs portant habituellement chacun deux loges d'anthères; deux ou quatre ovules suspendus à la base de chaque écaille du chaton femelle. — Genres principaux : Sapin, Pesse, Mélèze. Cèdre, Pin, Araucaria, Dammara, Cunningliamia (voy. Pin et Sapin). G — s.

AELE, ABLET, ABLETTE (Zoologie), Leuciscus, Cuv. — Les ables, vulgairement nommés poissons blancs, forment un genre voisin des carpes, des goujons, des barbeaux et des tanches. L'.iblette [Leaciscus Alburnus, Cuv.), nommée aussi Able, Borde, Uvelle, est l'espèce qui peut servir de type au genre ; son corps étroit est argenté, brillant, les nageoires piles, le museau obtus avec la mâchoire inférieure un peu plus longue que la supérieure; le dessus de la tête et du dos est veidàiie avec des reflets ir'isés et dorés; les flancs et les joues biil-

Flg. ÎO. - Ablelle (l/S long, nil.)

lent d'une belle couleur argentée mate [fig. 20) ; ce poisson mesure I4 à Ki centimètres. Il est très-comuum dans la Seine et dans toutes les eaux douces de l'Europe, où il détruit beaucoup de frai de poissons. Il pond en mai et juin. Sa chair est pm esliniée.

L'ablette est une des espèces le plus habituellement einployi'es pour lu fabrication des fausses perles. La

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