‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 140 sur 396 · DAS · texte numérisé non relu

DAS

points à i-elcver, ou des superficies à évaluer (voyez Tbiangilation).

En aslrnvnmîe la dista: ce mesurée sur la terre entre deux points très-éloignés pour en déduire la longueur des degrés du méridien, tt par suite les dimensions de la terre, ou ses distauces au soleil ou aux diverses pla «Mes voj'cz Triangclation).

En geoii.etrie, celle des lignes ou surfaces d'une figure géométrique servant à évaluer la superficie ou le volume de cette figure. C'est airsi que l'on dit que la surface d'un triangle a pour mesure le produit d'un de ses cô!ls servant de base par la moitié de la perpendiculaire abaissée du sommet opposé à la base sur cette base ellemême; que le volume d'une pyramide est égal au produit de sa base fsurface opposée au sommet) par le tiers de la dislance de ce sommet à la base (voyez Surfaces, Aires, Voluies'.

En /trillmiétiqup, le nombre qui exprime le rapport existant entre les différentes unités successives d'un système de numération. Ainsi notre système usuel, dont la ba'e est lO, est appelé système déciitui/, parce que chaque unité ne vaut 10 de l'ordre immédiatement inférieur. Si, au contraire, chaque unité en valait 12 de l'ordre précédent, on aurait ce iju'on appelle le système duodécimal dont la hase serait la (voyez NtMÉBATioM).

Dans le calcul des Inqarilhmes^ on nomme base le nombrequi a pourlogaritlimerunitélvoyezLoGARiTiiMES).

BASELLE (Botanique), Busella (d'après Rhcedo, ce nom est malabar). — Genre de plantes type de la famille des liasel'ées, voisine de celle des Chénopodécs. Il se distingue par un calice double, des étamines soudées entre elle- par leur base et un fruit globuleux enveloppé par lo calice devenu charnu. La /t. rouge (fi. rubra. Lin.), appi'lée aussi t'pinaid du Ma/abar, Hrède d'Angole ou Cundole, est une herbe qui atteint souvent plus d'un n:ètrc. Ses tiges sont grimpantes et teintées d'un pourpre f:uive, et ses fleurs en épis sont d'un rose plus ou moins vif. Cette espèce, originaire des Indes orientales, donne par ses fruits d'un pourpre foncé une belle couleur rose, qu'on n'est pas encore parvenu à fixer. Les indigènes emploient pour leur alimentation les feuilles de cette plante en guise d'épinards. La /(. blandie ^H. nlbn^ Lin.), vulgairement Kfiinnrd hlani: dn Ma abai\ diffère par ses tiges verdàtres, ses fleurs bhmclics et ses frui's de même couleur. Les racines de cette plante, qui croit aussi au Japon, contiennent, dit-on, un pi ijicipe laxatif. La H. tubéreuse [II. luheiofo, Ilumb. i est cultivée comme herbe potagère à cause de ses racines alimentaires. G — s.

BASILAIKE (Anatomie), qui sert de base. — Cette épithète a été donnée à plusieurs objets : ainsi os bnsilaire nu s/Muo-occipHal , plusieurs anatomistes ont décrit sous ce nom l'occipital cl le sphénoïde réunis. Vapophyse liasilnire ou ani/le inférieur de l'occipilal es,l un prolongement de cet os qui s articule avec le sphénoïde; sa face inférieure rugueuse forme la voûte osseuse du pharynx, sa face supérieure porte le nom de gouttière biisilnire. — Artère tjasi'aire, c'est le tronc artériel qui résulte de l'anastomose par convergence des vertébrales. I^gé dans la gouttière basilaire sur laquelle il repose, il commence vers lo bord postérieur de la protubérance annulaire, et fii.it au-devant de son bord antérieur en se bifurquant pour former les artères cérébrales postérieures : l'artère basilaire fournit la cérébelleuse antérieure et inférieure et la supéiicure.

En (/olanir/ue, le mot basilaire sert h indiquer qu'un oiganc est à la base d'un autre : ainsi un style est basilaire quand il naît de la base de l'ovaire.

BASILÉE (Botanique), llusHœa. — Genre de plantes établi dans la famille des LUincées pur Zuccagni, et fondu aujourd'hui dans le genre k'womii/e.

BASILIC (Zoologie), llasiliscus, Daudin. — Genre de lieidiles Stturiens, familh; des Iguaniins, section des I luauirns propres; les Basilics se rapprochent des Ol'lirjesscscn ce qu'ils maiiqueut, comme eux, do pores aux cuisvc», qu'ils ont des deuts au palais, et le corps couvert de pelilc» écailles; mais ils eu diffèrent par leur crèlc qui est continue, élevée et soutenue par les apophy- MM épineuse» dis vertèbres : leurs mcunbres sont allongé», le» doipii grêle», ceux de derrière garnis en dehors d'une frange dentelée. L'espèce coimucosi lo U. à caiiuclion [Lacerla basiliscus. Lin.), long d'environ ()"■,(!() h '.","(', dont la queue fait à peu près les trois qiuu-ts; il se distinguo p&r une proéiniueiirc niembruneuHe conique qu'il purU' sur l'occiput, eu forme de capuchon, soûle nue par du carliluge II »c nourrit de graine; on lo trouve ft lu Guyane.

Le basilic des anciens était un animal fabuleux, aussi redoutable que le nôtre est innocent : il causait la mort non-seulement par sa piqûre, mais encore par son regard seul, à tel point qu'il se foudroyait lui-même, lorsque pour le prendre on lui présentait un miroir dans lequel il voyaitson image. Les charlatans d'autrefois montraient dans les rues et vendaient comme basilics de petites raies auxquelles ils rompaient la colonne vertébrale, et qu'ils façonnaient d'une manière bizarre.

Basilic (Botanique), du grec basi/ikos, royal, à cause de son od 'ur suave et des plus agréables. — Nom français du genre Ocimum, Lin.), appartenant à la famille des Labices et type de la tribu des Ocim"idèes. Les basilics sont des herbes ou des arbrisseaux à fleurs composées d'un calice quinquédenté, d'une corolle à limbe bilobé,de 4 étamines à fileis libres et d'un disque hypogyne. Les fruits sont des akènes renfermant souvent à la maturité une sorte de mucilage. Le B. blanc [0. canum, Sims.) de l'Afrique tropicale, le B. très-agrr'able (0. gratissitnmn. Lin.) des Indes orientales, sont des espèces vivaces ou sous-ligneuses qui se cultivent en serre chaude. Le B. commun [0. Ijasilicum, Lin.), vulgairement appelé Oranger de savetier, est annuel et ne s'élève guère à plus de (i",30. Ses tiges sont très-rameu*es et pubescentes. Ses feuilles ovales, glabres, sont un peu dentées et ponctuées en dessus. Les feuilles florales, souvent colorées, sont garnies do cils et dépassent un peu le calice en longueur. Cette jolie espèce, qui nous vient d'Asie et d'Afrique, est très-répandue et se cultive à cause de son excellente odeur. On l'a recommandée souvent en infusion tliéiformo pour les maux de tête. Sa saveur est très-piquante et aromati(|ue. On connaît d'assez nombreuses variétés de cette plante. Le B. nain, vulgairement PeUt-Hailic (0. minimum. Lin.) est l'espèce la plus ornementale, et par conséquent la plus répandue dans les jardins d'agrément. Elle est originaire du Chili et donne en été des fleurs blanches disposées en grappes simples. G — s.

BASILICUM ou Basilicon (Matière médicale), du grec batilikos, royal. — On donne ce nom généralement h tous les médicaments auxquels on attribue de grandes vertus; cependant il a été réservé spécialement à un onguent que l'on croit propre h favori-er la formation du pus. L'onguent basilicon est composé de quatre substances : résine de pin, (ifl; poix noire, dO; cire jaune, GO; huile d'olive, 2:J6 : le nom de tetrapliarmacum (en grec tettara pliarmaca, qua're drogues) lui a été donné à cause des quatre éléments dont il est composé.

BASILIQUES (Veines) (Anatomie), du grec basilikos, royal, parce que les anciens pensaient qu'elles jouaient un rôle important dans l'économie animale. — Ce nom a été donné à deux troncs veineux du bras : 1° la I'. basilique propre est une de celles sur lesquelles on pratique la saignée : née à la partie interne du pli du coude, audevant de l'artère humérale, de la réunion des veines cubitales et de la médiane basilique, elle se dirige d'abord obliquement d'avant en arrière, puis verticalement en haut le long de la partie interne du bras, au-devant du nerf cubital, et va se terminer dans la veine brachiale ou dans l'axillaire ; 2° la V. médiane basilique., tronc situé superficiellement, qui monte de dehors en dedans de la médiane commune à la cubitale pour former la basilique. C'est sur une do ces deux veines qu'on pratique très-souvent la saignée du bras; la disposition et les rapports des veines du pli du coude seront exposés plus au long à l'article Saignée.

BASIQUE (Chimie). — Nom donné, soit aux combinaisons c|ui jduisseut de la propri(jié de s'unir aux acides et d'ni nriinaliser plus ou moins complètement les propriétés (la chaux c^t une base ou un composé basique), soit aux sels qui contiennent une proportion de base supérieure à celle qui correspond au sel neutre (le sousacét.ate de plomb est un sel basique). Un sel bibasique contient 2 proportions de base pour 1 d'acide ; un sel tribasiquo en contient 3, etc. On dit encore qu'un acide est monoltasiipie, bibasique ou trib<isique., suivant qu'il lui faut I, a»ou 3 proportions do base pour former un sel neutre. L'acide pliosphoriqueordinaiic est tribasique; par la calcinaiion, il devicMit bib.i-ii|u ' ; un degré de chaleur plus élevé le rend monobasique (voyez Sei.s, Bases, AciuEs).

BASSET (Zoi'logie). — Baco do chiens de chasse trèsestimés : la plupart ont \c^ jambes torses; il y en a aussi à jnnbes droites (voyez Haces).

BASSIE (Dolaniquo), Uaisia, Kocn., dédicace faite & Ba'fsi ou Bassus, professeur de l'université de Bologne. — Génie de plantes de l.i fuiuillo de- Stuoti'es, comprenant

BAS

BAT

des arbres de l'Asie et de l'Afrifiuc tropicale, de 10 à 15 mètres do liauteiir. Leurs tiges contiennent un suc laiteux; les feuilles sont entières, alternes; les rteurs, axillaires, fasciculées ou disposées en ombelle ; la corolle, campanulée lubuleuso; le fruit est une baie oblongue ou globuleuse renfermant de 1 à 5 graines. La H. a toriques feuilles [B. loiigifolia. Lin.) est im grand arbre à rameiux velus présentant une couleur rousse au sommet. Ses feuilles sont lancéolées, acuminées un peu ondulées, molles; les étamines, au nombre de I(i à 20, présentant des anthères très-allongées et se terminant par 3 dents; le fruit est une baie grosse comme une belle prune, elle est recouverte d'une k'gtre viHasiie. l.ette espèce, qui porte dans le Malabar le nom indien de /«-(pei est employée à différents usages chez les indigènes; ainsi on manse les corolles que Ton fait rôtir; elles ont, dit-on, une sauveur analogue à celle du raisin. On extrait des graines une huile grosse comestible. L'écorce et les baies contiennent un suc très-astringent dont on a fait usage contre les maladies de la peau. Le fruit, snit niOr, soit avant sa maturité, se mange eu bouillie. Enfin, le bois est précieux pour sa dureté, sa solidité, et pour la résine qu'il contient en abondance. La S. a larges feuilles {H. lalifolio, Roxb.) a des feuilles oblongueselliptinues ou ovales, aiguës ; baie oblongue, de la grosseur d'une petite pomme. Cette espèce, qui croit spontanément dans l'Inde ainsi que la précédente, fournit par ses <Taines une Imile propre à remplacer celle du palmier. ■ Son bois est aussi très- dur, et ses Heurs, dont les écureuils sont très-friands, sont recherchées par les indigènes pour préparer une sorte de liqueur alcoolique. Le b. Iiutyracea de Roxb. {Arbre à beurre) renferme dans ses "raines une substance analogue au beurre, mais qui durcit promptement; les indigènes la regardent comme un bon remède contre les rhumatismes, c'est le beurre de Ga/om. Cet arbre croit au Népaul. ^,T^'- •

B\SSIN (Anatomie et Zoologie). — On appelle ainsi cette ceinture os=euse qui forme dans l'homme la base du tronc; il termine l'abdomen à sa partie inférieure ou postérieure et s'appuie sur la région sacrée de la colonne vertébrale. Les vertèbres sacrées, au nombre de cinq soudées ensemble forment le sacrum, de forme pyramidale dont le sommet situé en bas s'articule avec le coccyx • de chaque coté il s'unit à un os considérable, aplati et contourné en une sorte de demi-cercle très-irré- "ulièremcnt figuré ; les deux extrémités antérieures se joignent en avant l'une à l'autre par une espèce de soudure qu'on appelle \3.symi,hyse du pubis. Ces deux os se nomment les os iliaques (i.'fa, entrailles), les 06- coxaux Iroxa, hanche) , ou os de la hanche. On distingue dans chacun de ces os trois parties qui, dans le jeune âge, formaient trois os séparés; Wliuni, partie élargie qui constitue proprement la hanche ; le pubis, qui, en s unissant " à son analogue du coté opposé, ferme le bassin en avant ; et enfin Vischion, tubérosité osseuse dirigée en amure et en bas chez l'homme, et qui fait saillie du coté de l'anus Le point de jonction de ces trois portions est remarquable par son épaisseur et son rétrécissement en forme de col ; c'est dans cette épaisseur qu'est creusée en dehors la cavité cotyloîde qui reçoit la tète du fémur. Le bassin donne attache aux muscles de l'épine, du basventre, des cuisses; il contient une partie des organes de la digestion, et ceux delà sécrétion urinaire, etc.; il les protège contre les corps extérieurs.

L'homme seul a un bassin large, évasé, et pourvu de masses musculaires aussi puissantes, capable d'assurer le maintien de la station verticale ; aussi est-il déjà beaucoup plus étroit chez les autres mammifères : chez certains carnossiers, tels que la taupe, les os iliaques sont très-resserrés et le détroit antérieur est d'une petitesse extrême; on peut en dire autant de la roussette et de quelques autres. Dans les marsupiaux ou animaux à bourse, le bassin est d'une petitesse remarquable; mais ce qui 'le distingue surtout, c'est l'existence d'un os particulier et mobile sur le pubis: il so-ilient la poche dans liiqui-lle l'animal porte ses petits après la mise-bas. Le bassin des cétacés n'est formé que de deux osselets suspendus dans les chaire. Les oiseaux ont le bassin trèsgrand et ouvert par devant, excepté dans l'autruche. Les paissons qui n'oiii pa de nageoires ventrales n'ont pas <;e bassin. Chez les reptiles, il manque dans la famille d.'s Serpents vrnis, parmi les Ophidiens.

BVSSINET nii hei:^. Petit Bassin (Anatoinie). — Petite poche membraneuse située derrière l'artère et la veine rénale, au niveau de l'échancrure pisténeiire de la -cissurc du rein; ce n'est, à proprement dire, que 1 ori-

gine en forme d'entonnoir de l'uretèro; on ne l'observe que chez les Mammifères (voyez Rein, UnETÉnE).

Bassinet ou Bacinet. — Nom vulgaire de la renoncule rampante ou bassin d'or (voyez Benoxccle).

Bassinet. — Ternie d'arquebuseric (voyez FrsiL). BASSOr.INE (Chimie).— Murilage qui forme en grande partie la f/omme ndrn gante; au contact de l'eau froide, il augmente considérablement, de volume sans se dissoudre; par l'ébullition longtemps prolongée de ce liquide, il se convertit en arabine. La bassorine bêche ressemble à la gomme ordinaire; mais sa transparence est moindre et elle n'est point pulvérisable. Ses caractères distinctifs sont : 1" de bleuir par la teinture d'iode; ce qui tient à la présence à peu près constante de granules d'amidon dans sa masse; 2" de donner une solution limpide dans l'eau par l'action des alcalis ou du verre soluble; 3° de ne donner aucun précipité dans la dissolution de sulfate de sesqnioxyde de fer.

La bassorine a été étudiée, pour la première fois, par Vauquelin et Bucholz.

BASTINGAGE. — Système de chandeliers de fer et de fihères disposés sur les plats-bords et le long des gaillards d'arrière des vaisseaux de guerre, et supportantdes filets garnis de toile peinte auxquels on suspend les hamacs de l'équipage durant le jour.

Pendant un engagement, les bastingages garnis de leurs hamacs forment une espèce de rempart qui protège, contre les effets de la mous<iueterie, les hommes de service sur le pont.

Les navires de commerce n'ont généralement pas de bastinsage.

BASTl'NGUE. — Toile matelassée dont on se servait autrefois pour le bastingage.

BASTION (Artillerie).— Un bastion est un ouvrage de

fortification, en général de forme peiitag maie (fig- iSs) ;

ab et rfp sont les deux /în/jcs, *c et et/ les deux face^^ae la

qe généralement ou-

verte du côté de la place , c est Vanqle snillant ou flanqué; b et (/sont les angles d'épaule, a et e les angles de flanc A l'origine de la fortification, les remparts étaient tracés en ligne droite; mais on sentit bientôt le besoin d'élever des tours en saillie sur l'enceinte, afin de défendre le pied des murailles ; lorsque, à cause ,,.,., i des effets de l'artillerie, on fut obligé de terrasser es remparts, ces tours devinrent trop petites; mais en les a-randiss:mt,par suite de leur convexité, une de leurs parties ne fut plus vue de la place; on imagina alors de les terminer par deux plans tangents, vus par les tours voisines; on eut ainsi les bastions. On mr^b^è leur invention à Achmet-Pacha, qui fortifia Otntnte en HSO. Los premiers bastions étaient très-petits; mais on les a-randit successivement jusqu'à pouvoir établir dans leur intérieur un retranchement. Le bastion est 1 ouvrage d'une place qui est le dernier attaqué, et dont la prise entraine celle do la ville, à moins que le retranchement qui doit exister dans son intérieur, ou qu on a dû v élever pendant le siège, ne puisse supporter un nouvelassaut, ou au moins permettre d'obtenir une capituhition honorable (voyez Fortification). M. »!• B\S-VENTRE (Anatomie). —Voyez Abdomen, \ ejvthe. B\TARA (Zoologie), Thamnopliilus , Vieil. — Genre de l'ordre des Passereaux, établi par Vieillot, famille des Dentiro.lres, du genre Pies-grih-hes de Cuvier (Laniu^ Lin ). Ces oiseaux ont le bec robuste , élargi à la base, resserré à la pointe, l'arête supérieure droite dans sa longueur, et crochue seulement au bout ; les tarses allongés, la queue longue et très-ètagée. -. Leur fornic, dit Cuvier, passe par des degrés insensibles à celle des fauvettes et des autres becs-fins. » Très voisins des \ an- .-as, ils n'en dilTorent guère que par leurs tarses plus Fongs et leur queue beaucoup plus étagéi\ Leu.s espèces qui habitent les régions chaudes de 1 Amériqu,, iiventians les broussailles, où elles se tiennent cac <.çs elles se nourrissent dinsectes; les principales sont . la Pie-griècbe rayée, de Cayenne ('^«"'"^ .'''^''7.'" ° ' «„! diatl, Spix.), longue de 0M5 * 9""'''',' '-^deY- ' O de tara d'Azzara ou Th. mognus, qui a plus de (, ,W ue ionc- le U. Tclmqra de Vaillant, etc. ,.,„„:, B^TARDEAU: - Encaissement temporaire construit

BAT

BAT

en pilotis dans le lit dune rivière pour cmpûclier l'eau d'arriver en uu point de ce lit, où on vent exécuter quelques travaux de construction. On les établit ordinairement, soit au moyen d'une double rangée de pieux réunis par des planches formant une double paroi que l'on remplit de terre battue, soit surtout quand il doit avoir jieu de hauteur, au moyen d'une seule rangée de piquets réunis par des branchages on forme de claie, le long de laquelle on amasse la terre. D.ans les fortilications, on noinme batardcuu un massif de maçonnerie qui sert à retenir l'eau d'un fossé.

BATATE (Botanique). — Voyez Patate.

BATEAU A VAPELB, PïRosciPHE. — Nom assez généralement étendu aux bâtiments de transport sur mer, aussi bien qu'aux bateaux qui desservent les fleuves, rivières ou canaux, lorsque les uns et les autres sont mus par la vapeur.

Moteur. — Les machines les plus généralement employées sur les bateaux à vapeur sont encore les maihines à balancier, système de Watt (voyez Vapeiih, Ma- CFiiNts Al ; seulement le balancier est double pour chaque < orps de ponjpe, et rejeté au pied de la machine pour en diminuer la hauteur, en condenser davantage les diverses pièces, offrir plus de résistance aux déformations inévitables dans les bateaux à vapeur par suite du tangage et du roulis, et abaisser, autant que possible, le centre de gravité du système. Ces machines sont ordinairement couplées; les deux pistons agissent sur deux manivelles d'un même arbre, disposées à angle droit pour aider à franchir les points mortset donner plus de régularité à la marche. Elles offrent le grave inconvénient d'être encombrantes par leur volume et leur poids, et de trop restreindre le volume et la charf.? disponibles du bâtiment; aussi a t-on fait de nombreux essais pour leur substituer des machines plus simples et plus légères. Les machines oscillantes imaginées par Maudslay, de Londres, importées en France et perfectionnées par i\I. Cave, avaient d'abord paru satisfaire aux conditions exigées; mais, dès qu'on voulut atteindre des forces un peu considérables, on fut arrêté par les énormes frottements éprouvés par les tourillons du cylindre. 11 convient mieux, quand on veut faire agir directement la tige du piston sur l'arbre de l'appareil propulseur, ce qui pré-ente un avantage réel, de disposer les corps de pompe dans une position inclinée et même horizontale, pour donner aux bielles une suffisante longueur sansque la machine fasse trop saillie au-dessusdu pont du bateau. Cette disposition est d'ailleurs la seule praticable dans les bateaux à hélice, où les machines doivent marcher avec une grande rapidité, ?i cause de robli<|uité do l'impulsion.

Lu hiisxe ]>ressio7}, avec rlélenfe et cotidensation, est exclusivement employée en France et fn Angleterre dans In marine de l'État; les dépôts de matière saline que produit l'eau de mer, les déplacements de l'eau dans les rliaudières par l'effet du tangage et du roulis, et, par suite, la mise il sec d'une portion de la surface de chauffe qui se recouvre d'eau quelques momejits après, rendraient une pression élevée trop dangereuse sur mer ; aussi les accidents sont-ils très-fréquents en Amérique, où on ne craint pas de l'employer. Il n'est pas douteux, cependant, que l'usage de la vapeur à 2 ou 3 atmosphères ne produisit des avanlagcs réels sous le rapport de la vitesse, et cotte pratique est assez généralement adoptée dans In navigation fluviatilc.

Ix'S chaudières à vajieur sont à tomhcau i Voyez Cil vii niÉiiE A VAi'tiii) pour les basses pressions, leur nettoyage «'t leur entretien offrant une grande siiM|ilirii(''. (;i|).'n d>inl, pour lesgrands bâtiments de la mariMiMlc Ifitat, ou préfère généralement, surtout en Angleteire, Ks chaudière» cari-ées .'i foyei-s intérieurs multiples et dans liuujricur desquelle» circulent l'air et les gaz du foyer dans de» conduit» en léle rejiliés sur eux-mêmes, soit hurizrmtalenient, soit verticalement. Ces chaudières ont une grande plli^»Bnco de vaporisation, mais elles sont d'un iielloynge didicili' et d'un entretien coûteux ; or, ce nettoyage doit fiire fréquent en ir.er, & cause de la grande quantité de sel que contient l'eau do mer.

\jK» cheminée» des bateaux 4 vapeur sont peu élevées; elle» «ont faite» en tôle qui »e laisse facilement traverser par la clialeiir; on ne peut donc y produire un tirage Kiifflsunt qu'& la condition de laisser aux gaz provenant de la combustion uni- tenipératiiie élevée, ce qui occanionnc une perle notable de chaleur, ou de produire ini lirnge nrtillciel au moyen de ventilateurs, ce qui a él<' e»Hayé, puis abandonné.

Vi'jpulinm: — L'Iinptiltion est donnée aux bateaux il

vapeur, tantôt par l'intermédiaire de riKes à atibe^ [fiy. 2S5I ou prdejles disposées de chaque coté du bateau et plongeant dans l'eau parleur extrémité iiirérieiur d(! D^.rtS à O",!!) au-dessus du bord intérieur de palettes, tantôt par une roue unique à palettes hélicoïdales placée à l'arriiTO du navire , entièrement submergée et appelée liélice.

Les roues à aubes sont à peu près exclusivement employées sur les rivières, où elles ont, pour la marche, un

avantage réel sur l'hélice; elles ont été conservées également jusqu'à ce jour par les compagnies maritimes françaises, quoiqu'une grande partie de leurs avantages disparaissent quand la mer grossit. Sur les bâtiments de l'État, l'hélice, au conliaire, se substitue de plus eu plus aux roues à aubes. Tout l'appareil propulseur est alors situé au-dessous de la ligne de flottaison et, par conséquent, à l'abri des boulets. L'hélice a un autre avantage précieux pour les voyages au long cours et pour la marine militaire, c'est qu'elle permet de ne rien changer aux formes extérieures du navire et de le faire marcher concurremment à la voile et ii la vapeur. Ces bâtiments, appelés mixtes, et dont le Sapotéun offre le type le plus parfait, prennent de jour en jour une plus grande extension dans les marines militaire et marchande. L'hélice, de plus, est à peu près seule praticable sur les canaux, à cause des ondulations de la surface de l'eau qui suivent les bateaux à roues et dégraderaient rapidement les berges. La première idée de l'hélice comme agent propulseur appartient à deux Français, Du Quel et Panneton, et remonte à 1127. Le capitaine du génie Delisle l'avait reprise en 1823 et en avait fait l'objet d'une proposition au ministère de la marine, mais nous ne l'avons expérimentée qu'après que les Anglais l'eurent déjà fait passer dans la pratique. C'est l'ingénieur suédois Éricson qui, en 183G, en obtint le premier des résultats satisfaisants. La forme dts hélices est assez variable; elles se composent, cependant, toujours d'un axe horizontal parallèle à la quille du bâtiment, mis en mouvement par la vapeur et portant vers son extrémité libre en dehors du bateau dc's aile,

inclinées sur l'axe à la ma „,„ ,,, „ , ,. , ,

nierc des ailes d un moulin à à ï,i|ifiir.

vent, ou des lames spirales

analogues à celles que l'on rencontre dans la vis d'Ar-

NX

Fig. 187. — Hiitlcf Byi»l''iiic de Sainnue.

rhin.fc le. Dans le sy~lèm ' proposé par Sauvage et a|ipliiiué par MM. Smth Cl Heiinie au navire l'Arrlnmrde

BAT

DAT

l'hélice est composée de deux segnienls l.dicmda.ix formiu tcliacnn une demi-révolution autourde Uxe eUuc 1- "és sur lui d'un angle moyen de 45° envn-on Sur e Napoéor,, avec lequel on a ob.enu la vitesse considérable

de 10 nœuds (l8i"i,56) à Theure (voyez Loch) sans voile, et de 13,5 nœuds (25 kilomètres) à Iheure avec 1 aide de voile», l'hélice est formée de trois ailes inclinées sur 1 axe et formant cliacune moins d'un quart de révolution. L'hélice entièrement submergée tourne rapidement sur son axe de manière à refouler l'eau en arrière, tout en Un imprimant un mouvement de tourbillonnement sur ellemême; la résistance du Huide due à sou inertie donne lieu à une réaction qui pousse le bàtimeni eu avant.

Force des inachines. — En général, on calcule la force à donner aux machines d'après le tonnage du bateau et la vitesse moyenne qu'on veut lui fane prendre, et à raison de 1 cheval-vapeur par 5 tonneaux pour les bateaux de rivière qui sont à grande vitesse. Ln bateau pouvant recevoir '.00 tonneaux ou 2(0 000 kilogram mode charge devrait donc avoir une maclune de 100 ches vaux-vapeur. Sur mer, où la vitesse est généralement moindre et les proportions des bateaux plus grandes, la force est environ de I cheval par 4 tonneaux ; sur les bâtiments mixtes et les remorqueurs, elle est encore moindre. Le tonnage, en effet, pour des bâtiments semblables de forme, croit comme le cube de leurs dimensions linéaires, tandis que la résistance qu'ils rencontrent dans leur marche ne croit que comme le carré de ces mêmes dimensions. Un biiiment d'une longueur, dune largeur et d'une profondeur doubles pourra prendre un chargement liuit fois plus lourd et n'exigera qu'une force quatre fois plus grande pour se mouvoir avec la même vitesse. Il y a donc de sérieux avantages à employer des bâtiments d'un très-fort tonnage pour la navigation au long cours. Le paquebot anglais le Peisw jauge 3057 tonneaux, sa marhim-, qui est double, est de 1 200 chevaux, il fait 1 6 nœuds ou :in kilomètres â 1 heure, vitesse énorme pour la mer. L'ingénieur Bruiiel a mis en chantier, à Londres, un paquebot géant dont le tonnage est de 23 000 tonneaux et la force motrice de 2Gno clicv.i»x, soit de I cheval pour 9 tonneaux environ. Après de nombreuses vicissitudes, ce bâtiment, connu sons le nom de Oteal-Hasteni, a pu effeclucr sa première tray(r>ée ; mais à son deuxième vny;ige pour l'Amérique, il a été assailli par une tcnipèle qui I a désemparé complètement et mis, pour (pielque temps du moins, hors de service.

fnrmc — Les bateaux à vapeur, comme le.s barques

à rames, ont une forme plus effilée que les bâtiments ou bateaux à voile. La pression du vent contre les voiles, pres.iue toujours oblique par rapport i 1 axe du bal • ment oblige à donner à celui-ci une plus large aesielle nour qu'il ne puisse être rmversé; tandis que dans Irs bateaux à vapeur proprement dits la voile n est qu un accessoire et ce qu'on cherche avant tout c est à diminuer la résistance qu'ils éprouvent â se mouvoir dans l'eau Cette résistance croit sans doute avec la longueur de leurs parois, à cause du frottement de l'eau centre leur surface, mais ce frottement est très-faible. Au contriire le bateau, pour s'ouvrir un passage, est oblige do reietcr devant lui ou de chaque côté une masse d eau proportionnelle à sa largeur, ou mieux, propo'tionnelle a l'étendue de son niaitre oo»p^, portion de la plus gram.e section transversale du bâtiment située an-dessous de la ligne de flottaison ; de là résulte la plus grande résistance au mouvement. Cette section doit donc être le plus faible nossible, sauf â gagner en longueur ce que 1 on perd en lareeur Sur les rivières et sur le Rhône en particulies la longueur des bateaux à vapeur n'a d'autres limites nue celles qui naissent de ki nécessité de pouvoir tourner dans toutes les parties du fleuve. De semblables pronortions seraient impraticables en mer, ou les inégalité i de la surface de l'eau, faisant porter i faux le bateau, soit par le centre, soit par les deux extremues en amèneraient inévitablement la rupture. On a donc dû se restreindre à une longueur cinq ou six fois plus grande que la largeur; mais le rapport de ces deux dimensions, mesurées â la ligne de flottaison, n'est que de 3,50 à 3,7 .> nour les bâtiments à voiles. .

En dehors de ces dimensions, l'avant et 1 arrière d un bateau h vapeur doivent être terminés en forme de coin : à l'avant, pour que l'eau soit divisée sans être refoulée- à ràrrière, pour que l'eau puisse graduellement reprendre la place que vient de quitter le bateau sans donner lieu â des remous, qui «tarderaient singulièrement la marche. M. Barlow a, en efl-et, déduit d un grand nombre d'expériences que, pour un navire bien construit, la résistance à la progression est environ do quinze à vingt fois moindre qu'elle ne le serait pour une surf, ce plane de mêmes dimensions que le maître couple ; tandis que pour d'autres elle n'est que six ou huit fois ulus faible. C'est là une des causes principales de 1 inégalité souvent énorme que présentent s .us le rapport do leur vitesse deux bâtiments semblables en apparence. Dans tous les cas, cette résistance croît d'ailleurs comme le carré de la vitesse ; elle devient quatre fois plus grande pour une vitesse double, ce qui explique le haut prix des transports par eau à grande vitesse, la force motrice et, par conséquent, la dépense devant croître dans le même rapport nue la résistance à vaincre.

\atnre des mntérianx. — Les bateaux à vapeur sont généralement construits en fer; leur coque est ainsi plus léeëre plus solide, moins exposée aux incendies; ils coûtent plus cher, mais ils font un plus long usage et quand Is sont hors de service, leurs matériaux sont d une vente plus avantageuse. Leur grand défaut est dans le manque ! de la souplesse qui fait les bons voiliers. On croyait ' autrefois que les vaisseaux mixtes construits en boi, souffraient moins du boulet que les bateaux en fer, ma s de nouvelles recherches relatives aux vaisseaux dis cl>^a^sés paraissent devoir modifier profondément les anciennes idées à ce sujet; on a réussi en effet à construire des vaisseaux cuirassés tout à fait inattaquables par les projectiles les plus puisants. . .

^Historique. - La première idée de la navigatirn par la vapeur remonte â Denis Papin (i(;95). Le bateau qu il avait construit et qui avait marché sur la Fulcla, pics Cassel, fut détruit par les bateliers de Muiiden »u moment oix Papin voulait le faire passer '•". A-'f ^t^'i;; PO"'' y continuer ses expériences. Le marquis de Joutlioj rc prit ces essais un siècle plus tard ; un bateau à vapeur long de 46 mètres et construit par lui put marcher sur la Saône en 17 81 ; mais la machine à vapeur était encore trop imparfaite, l'art du constructeur trop Peu fance noiir qu'on pût obtenir des résultats sérieux. Ce nés qu'après l'apparition de Watt que le problème po.ua îecèloir une'Volution définitive. Un Améruaiiv nomme Fulton, qui avait assisté aux expériences de Jo ^roj s ir la Saône, s'associant avec un •'.'"™. An"^''^.» "•''"'' ;r. sto.i, Luteur de semblables essais f»'^ .^j ' "^,*i4io„ en York et chargé par son 6"»^^ ';nM'<='.'' f,""l "" Z France, reprit le problème de la "«viga ion à >=^1«";^« début fut dés.^st,■eux; leur P'•''"''''^^"^,^'™' Xu un pour supporter sa machine, se rompu m . >

BAT

BAT

second, essayé le 9 août I8(I3, (levant d'une commission de l'Académie des sciences, se compoita sibien qu'un témoin ocukiue le ()ualifiaii dès lois de brillante invention. Le premier consul attacha néanmoins peu d'importance àunirocdéde navigation que Fulton lui-même, à cette épique, ne crcyait applicable que sur les rivières; il ne voulut pas même consulter l'Ac.idémie dos sci nces. On a donc-tort d'accuser sans cesse cette compagnie d'avoir méconnu une invention sur Uiqnelle elle n'eut pas à se prononcer. 11 est juste d'ajouterque la Fr mce ne pouvait guère en tirer parti en ce nioniPut; nous ne po-sédions alors ni usines ni ouvricis capables d'exécuter les travaux nécessaires. Un matériel comme celui qui eut été nécessaire est long à créer et le temps pressait. Fulton retourna dans sa patrie, et après plusieurs tâtonnements, il réussit à construire le premier bateau à vapeur qui ait fait un service régulier. Ce bateau, appelé ClareniOiit, avait 60 mètres de long, jaugeait 160 tonneaux et était monté par une machine de 18 chevaux, sorti des ateliers de Watt. Son premier voyage eut lieu le lU août 1SU7, entre ^e^v-Vork et .\lbany, avec une vitesse de 7 500 mètres par heure. Lanavigaiion à vapeur était créée, mais c est seulement en ISIG (lu'elle fut appliquée aux transports sur mer (voyez Ficiitu, Décuuv. scient, mod.). L'Angleterre fut la première à imiter l'exemple des ctats-LUiis, puis vint la France; mais notre marche fut lente, et tandis qu'en 1838 l'Angleterre possédait HOll bateaux à vapeur, nous en avions à peine luO, tons d'un petit tonnage. Depuis cette époque, la puissance industrielle de la France a considérablement grandi, et nos bateaux ou bâtiments à vapeur se sont multipliés. Ce n'est cependant qu'en 1818 qu'un service régulier par bateaux à vapeur fut établi entre l'Angleterre et l'Amérique. Aujourd'hui ces ba'.eaux parcourent les mers les plus lointaines, et au mois d'aviil lS(i2 le service des paquebots transatlantiques français a été inauguré à Saint-Nazaire.

B.\TELEUR (Zoologie), Le Vaillant ; Fako ecandatm, Sliaw; Teiathopiw:, Lesson. — Espèce du sous-genre Circaètes, tribu des Ailles, de l'ordre des Oistaux de jiroie ignobles. Le bateleur a la queue d'un roux vif, très-courte, rcctiligne, tronquée, dépassée par les ailes; il est remarquable par la belle variété de son plumage; la cire (membrane) de son bec est rouge. Le Vaillant lui a donné ce nom parce qu'il fait des cabrioles en volant. 11 habite l'Afrique et se nourrit le plus souvent de proie vivante. On ne connaît que l'espèce Uatetear à courte queue {Terallmpius ecauilalw:, I.csson;.

B.iTH (Médecine, Eaux minérales). — Ville d'Angleterre (Sjnmieiset) à vO kilomètres E. de Bristol et à 250 kilomètres 0. de Londres. Il y a trois sources d'eaux minérales sulfatées calciques, d'une température de il" à jt6° cent. Elles coniieniient du gaz acide carbonique, des sels de soude, de la silice et un peu d'oxyde de fer. Ces eaux sont toniques et conviennent dans la goutte et le rhumatisme atoniques.

B.VTITURES ou BArrirunES. — Écailles qui se détachent d'un rnéial que l'on forge. Les batitures de fer sont fom^écs d'un oxyde de fer de composition mal déterminée et comprise entre celles du piotoxyde (FeO; et du ïcsquioxyde (Fe'O').

BATO.V UE Jacod (Botanique). — Nom vulgaire de r.lv///(0'/t/ujj lulcus. Lin. (voyez Aspiiouèlc).

Bato.i BLA^c (Botanique). — C'est l'Asphodèle ramène.

B»roN noïAi. ou PASTonAL. — Voyez .-XspiiouiiLE blanc.

Bato.i uk Saint-Jean. — C'est la l'ersicaire ou Henouée it'Oii'nl.

Bâton d'oti. — Nom d'une variété de Giroflée (C/ieiranltms fr„liri,l„sns).

BATHACIKNS (Zoologie), du grec in ^'oc/ioî, grenouille, type de ce groupe d'aiiiniaiix. — Cuvier avait donné ce nom au quatrième ordre de ^a classe des Iteplilcs. Mais, d'uprtslea idées émises par de BIninvilleet Uuvernoy, et aduptéci géiiérolcment par li's naliiialistes modernes, la clai>so de» Hcptiles u été démembrée ; on en a retiré les Bnlrncien», dont on a formé la quatrième classe des Verléhré.H, son» le nom do Auiiiliihies ou lliilracieiis. Trèskemblables aux Ilepiilc-i proprement dits par beaucoup de disposition» de leur organisme, ils s'en distinguent cependant nelU-mi-nt par lescaraclères suivants : leur cœur est encore & troii cavilés, mais les oreillettes ne se montrent

fia.1 bien distinclenieiit doubie-, elles connnuniipient avec e ventricule par un orilln- unique pincé entre les deux. La circiilalion est iiicoinplèie, le sang froid, et il charrie Uct globule» elllplique.s tiè^ volumineux ctunparativcmenl

à ceux des autres vertébrés. A l'âge adulte, les Batraciens respirent par des poumons; ceux-ci sont des sacs celluleux peu compliqués, dont les deux bronches vont s'ouvrir dans le larynx sans avoir formé une trachée-arlère.

rij, -89. — La Grj: Oùilii; verte (Batracien).

Dans le jeune âge, il existe une respiration branchiale, les poumons ne sont pas encore développés : l'animal vit comme un poisson, respirant l'air dissous dans l'eau. Puis, en arrivant à l'âge adulte, il développe ses poumons en même temps que ses formes extérieures se modifient : alors les branchies se flitrissent et finissent par disparaître, excepté dans quelques espèces qui les conservent toute leur vie (les Protées, les Axoloils). Avant l'apparition des poumons, l'aorte se partageait au sortii- du cœur en autant de rameaux qu'il y a de branchies de chaque coté ; les veines branchiales ramenaient de ces organes le sang oxygéné et le ras>emblaieut dans un vaisseau unique le long du dos, comme cela a lieu chez les Poissons. Au moment où paraissent les poumons, les veines branchiales se mettent en communication directe avec les ra iiifications de l'artère qui portait le sang aux branchies ; celles ci se llétrissent ; les crosses iii-ltipUs de l'aorte se forment à la base des branchies atrophiées, qui bientôt ne laissent plus de traces. Une petite branche née de l'artère principale qui sort du cœur, se dévelojipe avec le poumon, et prend le rôle d'artère pulmonaire. A l'âge adulte, les Batraciens possèdent donc des poumons et respirent l'air en nature ; mais, comme les tortues, ils ne peuvent l'inspirer par la dilatation de la poitrine, car ils manquent de côtes, et le font pénétrer dans les ponmeus par une véritable déglutition.

La peau des Batraciens est nue, c'est-ù-dire dépourvue de poils, plumes ou écailles. Un épi lernie mince et perméable la recouvre, et, gràccà lélat humide où ils maintiennent leurs téguments, la respiration cutanée est chez eux très-active. Ils ont généralemeni quatre membres, rarement deux ; leurs doigts sont pres(|ue toujours dépourvus d'ongles. Les uns manquent de queue comme \cs greiwui/lcs, les autres en ont une fort longue comme les salamandres, ils vivent dans les mares, la vase des marais, où ils s'enfoncent l'hiver pour demeurer engourdis jusqu'au printemps; l'humidité est une condition essentielle de leur genre de vie. Le petit n'a pas de membres et possède pour organe do locomotion une

MvUiiiorpliusc) 01

grande queue comprimée en nagooiro verticale {fig. 202); il est connu généralement sous le nom de titaril, et peuple nos niaies el nos marais. C'est là que s'opère le lurieux phénomène de ses >nè!ainuri>liov's ; lursqu'arrive le moment où se l'ail le changement qui va le transformer

BAT

BAT

en animal aérien, les pattes commencent à se montrer ; chez les grenonilles [fig. 2'J2, ce sont d'aborJ les pattes postiîrienres, elles ac(iniérent tout de suite une longueur considérable; chez les salamandres ce sont les antérieures qui paraissent les premières. La queue s'allonge dans les salamandres et les prêtées; dans les grenouilles, au contraire, elle s'atrophie peu à peu et Huit par disparaître conipléteniont.

BATTAGE DES i;rains (Agriculture). — Opération agricole qui a pour but d'extraire de leurs enveloppes ou épis les graines d»s céréales et de quelques autres espèces. Il y a différentes manières de l'exécuter suivant les pays, l'usage auquel on destine les tiges et les graines, et la nature elle-même de ces grainf's.

Dans la plus grande partie de la France, et en général dans le Nord, fe battage ne s'exécutait autrefois guère qu'au fléau, avant l'invention des machines à battre. Dans le midi de la France et de l'Europe, on fait fouler les grains par les pieds des animaux; mais on y joint souvent aussi le fléau. Cet instrument se compose de deux morceaux de bois de longueur inégale réunis par un syslème de courroie qui leur permet une grande mobilité l'un sur l'autre ; le plus court, beaucoup plus gros que l'autre, est celui qui est destiné à frapper sur le grain; le plus long ou le manche est manceuvré par le batteur. Le battage au fléau se fait, dans les granges, surdesau-es (voyez ce mot) préparées à cet effet; quelquefois aussi, dans le Midi, on, dispose des aires en plein air. L" battage par les pieds des animaux n'est guère pratiqué que dans les grandes exploitations; il se fait ordinairement au moyen des mules d'après certains procédés qui seront indiqués au mot Ecrenage. On exécute quelquefois aussi cette opération au moyen de rouleaux en bois ou en pierre. Enfin, lorsqu'on veut conserver la paille des céréales pour les usages domestiques, on b,it sur une tab:e ou au tonneau défoncé d'un bout; ce dernier procédé s'emploie aujsi pour battre le chanvre (voyez Battre {iiiachîiie à'.

BATTANT brocheur. — Machine à l'aide de laquelle sont tissées les étoffes de soie à bouquets ou dessins séparés.

Si on examine des deux côtés les étoffes brochées, telles que les châks, on reconnaîtra que le dessin en est obtenu en faisant passer le fil de couleur destiné à le former sur certains fils de la trame et en dessous de tous les autres (\oyez Jacqi'abt iméliers à /o).Il en résulte que pour une petite partie du fil utilisé tout ce qui passe en dessous du tis>u est perdu et que dans les dessins compliqués cette dernière partie, augmentant considérablement le poids de l'étoffe, il faut la couper. Le dessin n'est plus alors formé que de bouts de fils isolés et retenus seulement par le soiTagi\ Dans les châles de laine cet inconvénient n'est p;is très-grand, parce que la laine se feutre ; mais pour les étoffes de soie il n en est plus de même; les fils coupés s'échapperaient facilement par l'usage, et l'étoffe serait promptement hors de service. Le battant brocheur imaginé par M. Meynier, de Lyon, remédie à cet inconvénient. Les fils colorés de la chaîne n'ont, dans le broché fait avec cette machine, que la longueur du dessin qu'ils sont destinés à former; ils sont utilisés en revenant sur leurs pas comme dans leur trajet direct et sont formés d'un seul bout dans toute la longueur de chaque dessin. Ce résultat est obtenu en disposant dans le sens de la largeur de l'étoffe autant de porte-navettes d'une construction particulière que le dessin s'y trouve reproduit de fois, et comme chaque porte-navette peut Ctre garni de fils d'une couleur particiilièrc, tous ces dessins peuvent être teints de nuances différentes. Le buttant brocheur est déji utilisé pour fa iliter le tissage des cachemires français, et il est probable qu'il fournira le moyen de fabriquer par des procédés mécaniques le cachemire façon de 1 Inde jusqu'à ce jour obtenu à la main. M. D.

D.VTTEMENT. — Oscillation périodique et régulière dans l'intensité de deux sons rendus simultanément à une petite distance l'un de l'autre, et ayant quelque analogie avec le tri//e, quoiqu'elle ail une autre orit;ine. Le phénomène des battements ne peut se produire que lorsque les doux sons simultanés sont très-voisins. Les renlleuicnts du son se manifestent à des intervalles d'autant plus éloignés que les deux sons primitifs diffèrent moins l'un de l'autre. Tous les instruments sonores ne peuvent pas leur donner naissance; les instruments à embouchure de (lùie sont ceux qui permettent de l'obtenir le plus facilement, puis viennent les instruments à anche. Eu exaniinani avec attention deux anches qui font entendre des

battements, on voit que l'ampl.nir de leur mouvement vibratoire, qui reste constante quand chaque anche parle seule, est soumise à des variations périodiques alternant entre les deux anches, l'une étant à son maximum quand l'autre est à son minimum, et réciproquement. C'est donc dans l'instrum.^nt lui-même, beaucoup plus que dans l'oreille et par linfluence réciproque des deux mouvements vibratoires, que les battements sont engendrés. Les battements peuvent être assez rapides pour constituer un véritable son que l'on a quelquefois utilisé dans les jeux d'orgues. Mais pour que ce son composé soit juste, il faut que les sons composants aient une très-grande précision; aussi ?'altère-t-il très-facilement. M. D.

Battement (Physiologie). — On donne ce nom au phénomène produit par les contractions et les dilatations, ou autrement les mouvements de si/stole et de diastole du cœur. Ces battements ne se succèdent pas à intervalles égaux : on entend ou on sent d'abord un battement assez fort, bien marqué, et qui heurte manifestement la parois antérieure de la poitrine; on peut l'attribuer à la dilatation des ventricules ; la pointe du cœur, se relevant et se déjetant vers la gauche, frappe la paroi thoracique, en même teinps que le sang poussé par l'oreillette heurte les parois ventriculaires. Le second bruit se fait entendre un peu plus haut ; il est sourd et profond et doit être occasionné par le choc du sang qui rentre dans l'oreillette lors de sa dilatation. Ces deux battements successifs répondent à uneduisto/e (rf/ni/o/e. dilatation); mais après vient un moment de silence qui marque la systole {sy.to/e', contraction) ; puis les deux battements se renouvellent, et ainsi de suite (voyez Coeur, Circulation).

On remarque quelquefois des battements accidentels dans certains muscles, tels que ceux des paupières, des cuisses, des bras, ou dans les muscles intérieurs : tels que le diaphragme, l'estomac, la vessie, etc. ; d'autres fois dans différentes parties du corps pendant le cours des maladies aiguës.

BATTERIE (Artillerie). — L'artillerie donne au mot batterie des sens très différents (voyez Artillerie). Nous ne considérerons que le cas où il signifie un emplticement disposé pour recevoir des pièces qui doivent tirer sur place et de manière à abriter le mieux possible les hommes et le matériel. Les batteries prennent différents noms : 1° suivant l'espèce de pièces dont elles sont armées, batterie de canons, d'obusiers ou de mortiers, 2° suivant leur destination, batterie de siège, de pluce, de côte, ou de catnpaf/iie ; 3" suivant leur construction, batterie à barbette, à embrasures,, blindée, casrniate'e (voyez Barbette, Embrasure, Blindace, Casemate); 4» suivant le genre de tir auquel elles sont destinées, batterie de plein fouet, à ricochet jVoyez TiR); 5» suivant la direction de leur ligne de tir avec l'objet à battre : une batterie est directe lorsque sa ligne de tir est à peu près perpendiculaire au front de la troupe on à la face de fortification qu'elle doit battre; à'c'cliarpe, lorsque sa ligne de tir est sensiblement oblique; à'enpinde, lorsqu'elle est presque parallèle, et enfin on dit qu'elle but à revers lorsqu'elle est établie en arrière du prolongement du front de la troupe onde la face de fortification.

Une batterie se compose de deux parties principales : une masse couvrante, appelée en général e'paulemenl ; elle est presque toujours en terre, et un terre-plein, sur lequel sont établies les pièces. Dans les places, la m.issc couvrante est fournie p.ar le parapet de la fortification ou par les murs des casemates. Mais dans tous les autres cas, il faut l'élever au moment où on veut établir la batterie et en général sous le feu de l'ennemi. Les terres nécessaires pour faire la masse couvrante sont fournies par des fossés que l'on creuse en avant et en arrière du trou de l'épaulement, lorequ'il n'y a pas d'inconvénient à ce que le terre-plein soit plus bas que le terrain naturel, et par un fossé creusé seulement en avant dans le cas contraire ; dans le premier cas, il faut lO à 1 1 heures pour construire une batterie et l'armer, en employant 8 can(niniers et I '< soldats d'infanterie par pièce ; dans le second, le travail dure au moins ;iC heures. Les pièces sont établies sur des plates-formes, afin de rendre le tir plus certain et la manœuvie plus commode; ces platesformes sont faites ;ivoc des madriers pour les canons et obusiers, et .avec des lambourdes pour les mortiers. Les dimensions de l'épaulement varient avec la nature des terres ; l'épaisseur entre les deux crûtes doit être do 6 mètres pour les terres sablonneuses et do * mètres pour Ic^ terres arjjilenses; le tahis extérieur varie de 2 mètres do b.asc sur 3 mètres de hauteur, pour les terres fortes, i

BAT

BAU

3 mètres de base pour 2 mètres de hauteur, pour les terres légères; le talus intérieur a, dans tous les cas, 2 mètres de base pour 7 mètres de hauteur, et il est revêtu en gabions, saucissons ou gazons (voyez ces mots) ; la crête intérieure doit être au moins à ■2"',::0 an-dessus du terreplein pour protéger les hommes et le matériel.

Lorsque le terrain sur lequel la batterie doit être construite ne peut pas fournir la terre nécessaire, on l'apporled'aillenrsdans dessacs; fiO sacs font environ I mètre cube. Dans ce ca^, on construit la batterie snit en faisant les revêtements en sacs fermés et en vidant la terre à l'intérieur, soit en faisant tout l'épanlement en sacs fermés. Par la première méthode, une batterie de 2 pièces exige 2500 sacs fermés et Sl'OO ouverts ; 100 hommes la construisent en 8 ou 10 heures, en supposant que le remplissage des sacs n'aoporte aucun retard; par la deuxième méthode, il ne faut que 8000 tacs fermés : aussi doiton l'employer quand on a des sacs en quantité suffisante. M. M.

BATTEHIE KI.ECTRIQIE. VoyCZ BOUTEII LE DE LEÏUE,

CONDtXSATEEB, ÉLECTRICITÉ.

BATTEUR d'or, d'argent et de cuivre. — Artisan qui bat les lames d'or, d'argei:t ou île cuivre pour les réduire au marteau en feuilles minces destinées à la dorure, à l'argenture ou à leur imitation. Les procédés employés pour ces trois métaux étant les mêmes, nous ne nons occuperons que du battage de l'or.

L'or fondu en lingots est étiré au marteau, puis au laminoir en rubans de0'",00l d'épaisseur environ, puis on le découpe en quariiers de 0'°,027 de largeur sur O",!!'!!) de longueur. On assemble ces quartiers par paquets de 24 que l'on bat sur une enclume en fer jusqu'à ce qu'ils soient réduits à l'épaisseur d'une feuille du papier le plus mince étaient atteint les dimensions d'un carré de li°',i!GO de côté. Les feuilles ainsi obtenues sont superposées au nombre de 60 et séparées l'une de l'autre jiar des carrés de vélin de I."', 10 à 0°', I? décote; au-dessus et au-dessousdu carré sont en oulredisposées20feuillesdo vélin destinéesà amortir le coup du marteau. Le tout est renfermé dans deux fourreaux de fort parchemin disposés de telle sorte que l'ouvcrtun; du premier fourreau corresponde au fond du second. On a ainsi formé le j/i-emirr enticher, que l'on bal sur un bloc de marbre poli avec un marteau à manche très-court, du poids de 7 kil. environ et dont la panne circulaire légèrement convexe aO°,l2 à(/",l3 de diamètre. On de/'ourre de temps en temps le caucher pour examiner l'état des quartiers qui ne s'étendent jamais tous également, séparer ceux qui sont arrivés au p«int voulu et continuer de battre les autres. Les feuilles du premier caucher sont coupées en quatre au moyen d'un couteau ;\ pointe mousse, elles nouveaux quartiers sont réunis au nombre de 112 pour former un second caucher semblable an premier; ce caucher, battu, donne de nouvelles feuilles que l'un coupe encore en quatre et qui servent à faire un troisième assemblage ap]iclé cliauitrel et dans lequel les carrés de vélin sont remplacés par des carrés de baudruche. Les feuilles du chaudrct, après le battage, sont encore coupées en quatre et assemblées au nombre de 800 pour former une ninuli: Enfin, les feuilles de la moule, convenablement battues, sont coupées en quatre et placées dans les quartevotii , petits livrets dont le papier de couleur rouge-orange donne un plus beau re/letà la feuille d'or et qu'on a eu soin de frotter préalablement avec un peu do terre bolaire, espèce d'ariçllc douce au toucher, do inCme couleur et destinée ;\ prévenir l'adhérence du métal. En somme, chaque quartier de (l"°,"(i| d'épaiseur est étendu sur une surface S32 fois plus grande et est réduit à uneépalsseur do l/SOOde millimètre environ. L'amincissement do l'or au marteau pourrait être pous-sé plus loin encore ; mais le peu de durée de la dorure et l<.« difficultés d'emploi des feuilles C0H>r;raieui largement la légère économie qu'on réaliserait i»T la matière première. Les déchets obtenus dans le battage de l'or sont employés à faire l'or en coquille (voyez On).

M. l'avril, batteur d'or, a imaginé une batteuse mécanique pour réduire le» métaux en feuille»; lo marteau ■ ,«l mi» on moiivenient par la vapeur et frappe avec une grande régiilarilé ; le» caucher» ou cliaitdrels sont euxmème» mi» en monvemem sur le bloc do marbre au moyen d'un cli&»sls dan» lequel ilHHont mainIciiiiBel mis en niunvciiiciit par In machine elle-môine, do manière & présenter MicrCB»lvcmcnt leur» diveiu point» au choo du marteau. Si celle machine n'a pas encore reçu smi dernier degré do perfection, elle présente cependant iléjA ili^s uvaiitagos considérables sur le batlagi' A la nmiii. M. 1).

BATTRE (Machines a) (Mécanique agricole). — Les machines à battre le blé sont connues depuis longtemps; mais leur emploi , jusqu'ici , réservé seulement aux grandes exploitations ne s'était pas généralisé. Depuis quelques années ces machines ont pris un grand degré d'extension et ont été singulièrement perfectionnées ; il y en a de forces très-diverses; on peut d'ailleurs les mettre en mouvement soit k bras, soit par un manège, soit par une chute d'eau ou une machine à vapeur. Le cidre de notre ouvrage ne nous permet pas d'entrer à ce sujet dans de grands détails; nous nous bornerons à donner ici la gravure et la description succincte d'une des machines A battre les plus connues et les plus simples.

A est un tambour batteur formé de douze barres en bois fixées sur deux cercles de fonte; l'axe de ce tambour peut éprouver de légers déplacements de manière à faire varier sa distance au contre-batteur B. Ce dernier est formé d'une série de dents à rocliet dont l'ensemble constitue une surface concave concentrique au tambour. Le

blé ou les céréales qu'on veut battre sont placés sur une table inclinée T et poussés par un homme entre les deux cylindres cannelés M ; de là ils passent entre le batteur et le contre-batteur et s'échappent à l'extrémité de celui-ci.

Le mouvement de la machine s'obtient de la façon suivante : l'axe du cylindre cannelé inférieur porto une grande roue dentée qui engrène avec un pignon situé sur l'axe du batteur; ces deux roues, placées sur les flancs de la machine, ne se voient pas sur la figure. Il suffit dès lors, pour faire fonctionner l'appareil, d'utiliser un moteur quelconque pour mettre en mouvement la grande roue dentée (V. Ecbenace, Instruments AcnicoLE.s).

BATTUE ((îhassei. — Espèce de chasse organisée pour la destruction des loups, des renards, des sangliers et autres bétes fauves nuisibles, et dans laquelle on bat avec des bâtons, et à grand bruit, les bois et les taillis pour en faire sortir les animaux. De tout temps, le gouvernement a en à coeur de veiller à délivrer les campagnes des animaux qui portent préjudice à l'agiiculture. Le Directoire, par un arrêté du 7 février 1797, a renouvelé cette prescription, et a organisé, par l'autorité des préfets, ces battues auxquelles doivent prendre part les habitants valides dés communes soit comme tireurs, soit comme r;tbatteurs : une ordonnance du 20 août 181 1; une Instruction ministérielle du U juillet I8i8; l'instruction de l'administration forestière du 2lî mars 1821 ; enfin, la loi du 3 mai 184), sur la police de la chasse, tel est l'ensemble des mesures qui ont réglé la manière de procéder aux battues pour la destruction des animaux nuisibles; nous y renvoyons les lecteurs désireux d'avor des renseignements spiV-iaux (voyez Vénki\ie).

BAIIÎI iZiiiiln.;ir). — Yari.té du cliiiMi domestique, qu'on rmplnii' pour la rlias.e du saii;;lier, du renard. 11 a le corps plus épais, la tète ])lus courte et lej oreiljes moins longues que; le chien /'runçois; on l'appelle aiCvii cJiicii iiiiniiiiiii/ (voyez Races).

BAUI) (Zoologie). — On donne ce nom à une variété du chien domesiique propre à la ch.isse des bètes fauves et du cerf: on le dit originaire de Barbarie. On lo désigne aussi S0U8 les noms do chien-cerf, chien muet (voyez Races).

B.\l)DE'r (Zoologie). — Nom qu'on donne vulgairement A l'dnc, et particulièrement i l'ino entier, à i'àno étalon (voyez Ane).

BAU

BAU

BAUDRIER DE Neptune (Botanique). — EspL'ce de vai'ccli, la Laminaire saccharine (voyez ce mot) [Fucus saccharinw, Laminaria saccharina^, qui croit dans les mers de l'Europe. La forme rameuse des larges et trèslongues frondes simples et membraneuses de cette algue lui a valu ce nom.

BAUDROIE (Poisson), Lophius, Lin. — Genre de l'ordre des Acanlhopte'î-ygiens , famille des Pectorales pétiiculées (voyez ce mot), caractérisé par une tête trèsgrande, grosse, large, déprimée , épineuse, queue trfesl'endue, dents pointues sur les palatins, les mâchoires et le vomer, de nombreux barbillons à la mâchoire inférieure, deux dorsales distinctes, l'antérieure détachant en avant quelques rayons qui sont libres et mobiles sur la tète, au-dessus de laquelle l'animal les fait flotter : la membrane des ouïes soutenue par six rayons branchiaux très-allongés. Ce poisson atteint jusqu'à près de 2 mètres, il habite la Méditerranée et l'Océan, et est aussi remarquable par sa laideur que par sa voracité. On dit qu'il s'enfonce dans la vase, et que, laissant flotter les rayons qui surmontent sa tête, il attire ainsi les poissons, qui les prennent pour des vers; parmi les espèces qui habitent nos mers on peut citer la B. co?n)nune. Raie pécheresse, Diable <Je mer {Lopliius piscatorius, Lin.), et la B. à petites niKjPoires (Lophius parvipennis, Cuv.).

BAUDRUCHE (Zoologie industrielle . — Espèce de parchemin très-mince que l'on prépare en dégraissant avec soin une fine pellicule tirée du gros intestin du bœuf et du mouton. La baudruche est employée par les batteurs d'or pour former les deux derniers moules dajis lesquels ils réduisent l'or et l'argent en feuilles excessivement minces (voyez Batteur d'or|. La baudruche est quelquefois employée par les chirurgiens pour soustraire certaines plaies au contact de l'air. Ou en fait aussi de petits ballons ou aérostats très-petits et qu'où remplit de gaz hydrogi'ne.

B.AUFFE (Pèche). — On donne ce nom à une grosse corde le long de laquelle sont distribuées un certain nombre de lignes garnies d'hameçons; les pécheurs la nomiuent aussi la maîtresse corde. La bauffe sédentaire est simplement enfouie dans le sable au bord de la mer, ou retenue par de grosses càblières.

BAUHINIE (Botanique), Haulunia. Linné a créé ce genre en l'honneur des deux frères Bauhin, célèbres botanistes du xvif siècle. Les feuilles des Bauhiniers présentent deux folioles soudées à leur base; en nommant ainsi ces plantes, l'illustre Suédois a donc fait ingénieusement allusion aux deux frères. — Genre deplantesde la famille des Ce'salpiniées, à calice cylindrique, à 5 longues divisions, 6 pétales insérés au sommet du tube du calice, 10 étamines soudées en un seul faisceau, ovaire stipilé, gousse linéaire, comprimée, bivalve et renfermant plusieurs graines. Les arbres ou arbrisseaux que comprend ce genre sont la plupart originaires de l'Amérique méridionale ou des Indes orientales. Ils se cultivent chez nous dans les serres chaudes; et donnent en juillet de grandes et belles fleurs blanches et en grappes. Plusieui-s sont épineux.

BAUME (Chimie), de balsamon, balsamum. — Ce mot ne s'applique pas i des composés chimiques définis, mais à des mélanges. On retendait, dans l'ancienne jibarmacopée, à une foule de matières résinoïdes, semifluides, durcissant à l'air, ainsi les B. de copahu, du Canada et de la Merr/iie, etc. Actuellement ce nom a une acception plus restreinte, il s'applique à des substances résineuses, primitivement liquides lorsqu'elles découlent ))ar incision des végétaux, mais s'épaississant peu à peu à l'air et se colorant par transformation de leurs huiles essentielles en résines et en deux acides définis. Dans les baumes de la première classe, cet acide est l'acide benzoique (C'''H-"0',HO) : tels sont le Benjoin, les Storar; dans ceux de la seconde classe, cet acide est l'acide cinnaniique(C"'irO',HO): ainsi le B. du Pérou, le Sti/rac liquide, le B. de Tolu. Quelques baumes paraissent offrir à la fois ces deux acides, ainsi les Liquidambars, l)e\it-Ctre le H. de Tolu, car il donne à la distillation un mélange des deux acides. Tous ces baumes offrent une odiur douce et suavo qui est due, non pas â ces deux acides, produits d'oxydation et inodores A l'état de pureté, mais à diverses huiles essentielles formées sous l'action de la vie dans les végétaux divers, pas toujours bien déterminés, d'où l'on tire les baumes. On peut donner connue caractère chimique commun de ces substances qu'elles sont insolubles dans l'eau, solubles dans r,aI(ool et l'éther, que l'eau les en pinipite en lu'jme temps qu'elle leur enlève les acides benzoique ou

cinnamique. Ces deux acides volatils se rencontrent dan» les produits de la distillation des baumes. Les baume» sont inflammables et dégagent en brillant une odeur agréable. Si on les fait bouillir pendant quelques heures avec un lait de chaux, on obtient un benzoate ou un cinnamate de chaux, sels qui, décomposés par l'acide chlorhydrique, donnent à l'état de pureté l'acide du baume.

Baume du Pérou (Chimie). — Substance extraite, par incision, du Myroxijluni balsaniif'erum qui croît au Pérou et dans la province de Carthagène. Elle est tantôt solide, tantôt liquide; sous cette dernière foime, qui est lapins habituelle, elle contient deux produits immédiats : la ciiinaméine (C°*H^"0'), corps liquide d'une odeur agréable, tachant le papier comme le fait une huile fine, et la métacinnaméine (C'^H^O-), corps solide, cristallin, isomérique de l'hydrure de cinnamyle. La ciunaméine, sous l'action des alcalis hydratés, se dédouble en acide cinnamique et péruvine .

CblH26u8 = 2(C18H703) + Cl8l|120!

Cinuaméine. Ac. cinnamique. Péruvine.

La cinnaméine et la métacinnaméine en s'oxydant, produisent l'acidf) cinnamique ; cette réaction explique la présence de ce dernier acide dans le baume du Pérou.

L'étude chimique du baume du Pérou est due à M. Fremy. B.

Baume de Tolu (Chiinie). — Corps résinoide qui découle du myroxylmn toluiferum, qui croît en abondance aux environs de la ville de Tolu; il contient, en mémo temps que l'acide cinnamique (C'H'O'), deux résines qu'on sépare facilement l'une de l'autre, en se fondant sur leur inégale solubilité dans l'alcool froid.

Résin Résin

g C36H20OIO

Ces résines soumises à l'influence des agents d'oxydation, notamment l'acide azotique, donnent de l'hydrure de benzoile; soumises i la distillation sèche, elles donnent les acides benzoique et cinnamique et un hydrogène carboné, le benzoène.

C'est M. H. Deville qui a étudié, avec une grande sagacité, tous les produits que fournit le baume de Tolu. B.

Baume (Botanique). — On donne ce nom vulgairement à diverses plantes odorantes : ainsi, au Mimulus mnschaliis [Srroptiulariées), dont les fleurs jaunes exhalent une forte odeur de musc; à VOcimnm basilicum, aux Ment/ia sylvestris, pideijimu, arjuatica {B. des cliamp'!, R. aquatique). Labiées dont les fleurs et les feuilles, criblées de vé.sicules pleines d'une huile essentielle, dégagent des odeurs agréables et pénétrantes; au Tunacetum vulyare, à la Balsamita suaveolens [B. des jardins, Mentlie-coq), plantes de la famille des Composées.

Baume (Matière médicale), du grec balsamon, baume, parfum. — Substance végétale, résineuse, liquide ou solide et d'une odeur agréable. Pendant longtemps il a régné une grande confusion dans ce qu'on devait entendre par baume ; toutes les résines liquides, une foule de préparations pharmaceutiques différentes les unes des autres, portaient ce nom; appliquées d'abord dans la pratique des embaumements pour empêcher la putréfaction après la mort, on a pensé que ces substances avaient des propriétés analogues pour éloigner les causes qui tendent à amener la décomposition des éléments organiques pendant la vie ; de là, sans doute, leur réputation chez tous les peuples, de là le titre de baumes donné à une foule de médicaments vantés par le charlatanisme, et acceptés par la crédulité publique. Aujourd'hui, et surtout depuis les travaux de Buquet, on a établi une différence nette et tranchée entre les baumes proprement dits et les substances naturelles ou jiharmacfutiques auxquelles on avait donné ce nom : on n'appellera baumes que des produits végétaux qui présenteront les caractères suivants: sucs colorés liquides ou concrets, résineux, très-odorants et aromatiques, solubles en entier dans l'alcool, dans les huiles, et r>urloiit dans les huiles vol.atiles, à la manière des ré■-inf•■^ dont ils se rapprochent beaucoup, mais dont ils tiitlèrent paiticulièrement en ce que, lorsqu'on les expose au feu, ils dégagent une vapeur blaïu-be d'une odeur pénétrante, qui est de l'acidi' hriiz(iii|ue, ou de l'acide cinnamique dans les baumi'sdr Tolu et du Pérou, d'après M. Freniy. Les licpieurs ahalinc^ chaudes di-isolvcnl cet acide et forment avec lui des benzoates, et alors le ré-

UAU

BAU

Eidu ne diffère plus des résines. Les baumes découlent de l'c'corce des arbres ou naturelienient ou |iar incision, ils prennent de la consistance à l'air et se colorent davantage. Les principaux baumes sont ceux du Pérou , de To/u, le Benjoin, le Sti/rijx. les H. de cannelle, de vanifle, etc. ; et d'après les principes posés plus haut, il finit mettre dans la division des térébenthines, les 8. de la Mecque, de coimliu. de Honyri-, etc. , voyez Résines, TtBÉnENTHiNE). Cependant, dans la suite de cet article et pour nous confoi'mer à l'usage, nous serons forcés de conserver le nom de haume à des substances qui ne sont connues dans le monde que sous cette dénomination. Les baume* sont employés en médecine dans les circonstances où on \eut une action stimulante sur les tissus capillaires et muqueux, surtout sur l'estomac et les poumons ; on a recours aussi à leurs propriétés aromatiques et antispasmodiques pour ranimer l'énergie du système nerveux.

li. l' éiique. — Employé en frictions contre les douleurs rhumatismales; il est composé de : savon animal râpé, 10 grammes; camphre, IS grammes; éther acétique, 80 grammes; huile volatile de thym, 30 gouttes; faire dissoudre à une douce chaleur dans un flacon bien bouché.

tS . d'acier ou d'aiyuillff. — Employé comme le précédent; on fait dissoudre 8 gi-ammcs de limaille d'acier dans 30 grammes d'acide ;izotique et on ajoute huile d'olive et alcool rectifié, de chaque 30 grammes. On chauffe et on triture, on a une pommade d'un rouge brun.

II. acousUijue. — Contre les surdités accidentelles : il y entre plusieurs huiles, essences, teintures, etc. On peut y ajouter un peu de créosote.

B. d'amhre, amhre liquide. — Voyez Liquidambar.

B . unodin de Buth. — Contre les névralgies et les rhumatismes chroniques; il est composé de savon blanc, opium brut, qu'on fait digérer dans l'alcool camphré et aromatisé.

/;. d'Arcœus. — Très-vanté contre les coups, les contusions, et pour hâter la cicatrisation des plaies; c'est une sorte d'onguent mou, composé de suif de mouton, GO gr.; térébenthine pure et résine élémi, de chaque, 45 grammes; graisse de porc, 30 grammes. Faites fondre ensemble.

B. du Canada. — C'est une espèce de térébenthine d'une odeur moins désagréable que celle de copahu dont elle aies propriétés médicales; elle coule naturellement ou par incisions d'une espèce de pin du Canada.

B. de Cliiron. — Tonique et adoucissant, ce baume est composé d'huile d'olive, de térébenthine, de cire jaune, de baume noir du Pérou, de camphre, le tout coloré avec de l'oi canette ; son nom vient, dit-on, du centaure Chiron, célèbre autrerois par son savoir en médecine.

B. du Commandeur. — Ce baume stimulant, qu'on ad ministre à l'intérieur à la dose de I".! à 15 gouttes, s'emploicsurtout à l'extérieur; voici sa formule: racine dangélique, 15 grammes; hypcricum, 30 grammes; alcool à 31°, I 000 grammes; myrrhe, 15 grammes; oliban, 15 grammes; baum'; de 'l'olu, 90 grammes; benjoin, 90 grammes ; aUiès, i .s grammes.

B. de co/iahu. — C'est ime térébenthine qui coule du Copni/'era o^jicin'iHi, Lin., ai-bre du Pérou et du Mexique, de la classe des Leijmnineuies ; elle est liquide, transparente, s'épaissit un peu et prend une teinte jaune ; elle a une odeur forte, une saveur acre, amère, trèsdésagivable. C'est un stimulant très-actif, et l'expérience a prouvé qu'elle avait une action spéciale sur ccilaines inflammations des memb-anes muqueuses; auMi en lait-on un grand usage en médecine. On l'emploie liquide, en potion, dans de l'eau sucrée, ou bien on la tolidilie au moyen de la magnésie fortement décarbonatée; on peut encore la prendre liquide, enveloppée dans des capsule» de gélatine ou de gluten.

li deco/jaliiie, H. d'urnhre, Amiire liquide. — Matière liquidi^ recueillie, par incision, du Li /uif/amltar xtt/incifliia, Liu. C est un vrai baiÉUie; il esl lùiuide, jauiuUn!, d'une odeur agréable, d'une saveur àne et ar(iniali(|ije; il devient solide en vieillissant. Tn's.i niployé autrefois, non-neulenienl en médecine, mais ni.ine par les parfumeur», il esl aujourd'hui presque abandonné (voyez Liyti-

DAUDAII, SryilAX).

B. dt Fioravenli. — Stimulant très-énergique, recommandé en frictions contre les douleurs rhumatismales. Oii s'en sert aussi dans quelque» cas d'ophthalmies chroniipie»; pour cela, on en met quelques gouttes dans la main, dont la chaleur suflit jiour le réduire en ime vajieur

à laquelle on expose l'œil. Voici sa composition : térébenthine, 150 grammes; résine élémi, résine tacamaque, succin, styrax liquide, galbanum, myrrhe, de chaque de ces six substances, 30 grammes; aloès, l(i grammes; baies de laurier, 40 grammes; galanga, zédoaire, girofle, gingembre, cannelle, muscade, de chaque, 15 grammes; feuilles de dictante de Crète, lO grammes; alcool à 31°, 1 000 grammes. Après avoir fait macérer pendant quelques jours, on fait distiller au bain-marie; le premier produit de la distillation est ce qu'on appelle le B. de Fioravenli spiritueux, le seul qu'on emploie aujourd'hui ; il est liquide, piquant et sont fortement la térébenthine. En poursuivant la distillation, sur le marc de ce pioduit, on obtient encore un H. de Fioravenli huileux, et un autre îîotV, qui sont inusités aujourd'hui.

h. de Geneviève. — Employé comme le baume d'Arcteus et dans les mêmes circonstances. En voici la formule : huile d'olive, 3uO grammes; cire jaune, (0 grammes; poudre de santal rouge, 15 grammes; térébenthine, r.'O grammes. Faites digérer à une douce chaleur, et ajoutez: camphre, "2 grainmes.

B. de Giléud, de Judée, de la Mecque. — C'est la térébenthine du Canada (B. du Canada).

B. hi/pnotique. — C'est une dissolution huileuse plus ou moins aromatique, préparée avec des sucs de plantes narcotiques, de l'opium, du safran, de l'huile de muscade; il a beaucoup d'analogie avec le baume tranquille, et a les mêmes propriétés.

B. liijstérique. — Très-employé autrefois, on en faisait respirer et on l'appliquait sur le ventre dans les accès d'hystérie; c'était un mélange d'huiles essentielles et de substances résineuses fétides; il était composé de bitume de Judée, aloès, galbanum, labdanum, de chacun, 5 grammes; assa fœtida, 15 grammes; castoréum et opium, de chaque, 26', 50; battez exactement dans un mortier; hicorporez-y ensuite : huiles volatiles de rue et de succin, de chaque, 12 gouttes; huiles volatiles d'absinthe, de Sabine et de pétrole, de chaque, i5 gouttes; beurrede muscade, 16',(i0. On formait du tout une masse demi-solide, qu'on conservait dans une boite d'étain.

B. des Jardins, plante. — On a donné ce nom à plusieurs espèces de Menthes.

B. de Lahurde ou de Fourcroy. — Employé contre les gerçures de la peau, les douleurs, et pour hâter la cicatrisation des plaies: il est composé d'olibaii, de térébenthine, de storax, de benjoin, de plantes aromatiques, de genièvre, de thériaque, le tout infusé dans de l'huile . d'olive.

B de Lecloure, de Condom. — C'est un stimulant trèsactif; on le prend par gouttes, sur du sucre, comme sudoriflque; il sert aussi comme aromate, c'est un mélange de safran, de musc et d'ambre gris, tenus en dissolution dans des huiles essentielles.

B de Lucatel. — Employé utilement pour panser les plaies et les ulcères atoniques, il a été recommandé dans la phthisie pulmonaire ; il est composé de : huile d'olive, 45 grammes; cire jaune, 30 grammes; vin de Malaga, 10 grammes; faites chauffer sur un feu doux, retirez ensuite et ajoutez : térébenthine, 45 grammes; poudre de santal rouge, 5 granmics ; baume noir du Pérou, S grammes. On peut voir qu'il a beaucoup d'analogie avec le baume de Geneviève.

/), de Marie. — Résine liquide qu'on obtient par incision du Ciilalja halsinniirin, de la famille des Gulltféres • il esl employé en médecine (voyez Gaime VEar.)

IS. de la Mecque. — Voyez Téréuentiiine de Judée.

B. Nerval. — Employé en frictions contre les rhumatismes et les entorses; en voici la fornmie : moelle de bœuf, huile épaisse de muscade, de chaque OO grammes; huile volatile de romarin, baume de Tolu, de chacune ^ grammes; huile volatile de girolle, camphre pulvérisé, de chaque '2 grammes; alcool à Si" Cartier, 8 grammes.

B. opodeldoch. — Voyez Oi'Oheldocii.

H. du l'érou. ' — Il est souvent employé comme excitant pour fortifier le système nerveux, r;inimeret exciter les vieux ulcères; il convient dans les catarrhes pulmonaires anciens, â la dose de 0",I0 à i >",;)0 par jour dans un jaune d'œuf ou en pilules : il entre dans beaucoup de médicaments conij)ûsés. (Voyez B. du Piiiiou [Cliimu'l).

B. du Siiniiirilaiu. — ComiJosé d'un mélange par parties égales de vin et d'huile qu'on l'ait bouillir à petit feu : il a des propriétés relâchantes corrigées par l'action légèrement tonique du vin. On s'en sert souvent et avec succès dans les ulcères douloureux, suites des plaies d'ai-mes â feu ou d'amputations. On en fait aussi des embrocations.

DAV

BEC

b. (le Sanchez ou antifirthritii/ue. — Employé en frictions contre les douleui-s articulaires ; est composi; de, savon animal, 20 gi animes; faites dissoudre dans; esprit de lavande, 30 grammes; camphre, 5 grammes; huiles essentielles de mcntlic poivrée, de cannelle, de lavande, de muscade, de girofle, de sassafras, de chaque 10 gouttes; éther acétique, 20 grammes.

U. de soufre. — 11 est composé d'huile de noix, 80 grammes; soufre sublimé, 15 grammes; faites dissoudre au bain de sable. Si on se sert dlmile d'anis, on a le baume fie soufre anise', qui a une belle couleur rouge ; on l'employait comme stimulant et carminatif. Le baume de soufri: térébenthine esl préparé avec l'huile de térébenthine ; il était prescrit dans les maladies des reins et de la vessie.

B. de Tolu. — C'est le plus précieux de tous les sucs balsamiques. Il est très-employé dans les affections catarrliales, et même dans la phthisie, dans quelques entérites chroniques, dans la colique des peintres, etc. On l'administre en sirop, en teinture, en pilules, en fumigations, etc. (Voyez lî. de Toi.u [Clvmic]).

B. saxon. — Mélange à froid d'huile concrète de muscade avec des huiles essentielles de lavande, de succin, d'origan, de sauge, de njenthe, de rue, etc. 11 est acre et très-odorant ; on l'emploie en frictions, quelquefois trois ou quatre gouttes sur du sucre dans les dyspepsies.

B. tranquille. — Très-employé en frictions dans les rhumatismes chroniques avec douleurs; en voici la formule : faites cuire à un feu doux dans 1 kilogramme d'huile d'olive, feuilles de belladone, de jusqtiiame, de morelle, de tabac, de pavot, de stramonium, de chaque 16 gramme'. Laissez digérer pendant deux heures, passez avec expression, et versez cette huile chaude sur : sommités d'hysope, d'absinthe, de lavande, de raenilie aquatique, de menthe-coq, de marjolaine, de millepertuis, de rue, de sauge, de thym, de lleuis de sureau, de fleurs de romarin, de chaque lO grammes. Laissez macérer pondant un mois en vase clos et au soleil; passez, décantez et conservez à l'ombre; il a une odeur aromatique et une couleur vert foucé.

B. ierl,B. de Caluba,B.de Marie. — U y a deux sortes de baume vert, l'un découle du Calaba à fruits ronds, arbre des Indes : il est verdàtre, d'une odeur agré.;ble et passe pour vulnéraire et anodin; c'est la résine laeamohaca ou tw anmque de Jlaurice. L'autre est produit par une variété du Culuba, qui croit à Saint-Domingue, c'est un suc gommeux verdàtre, qui s'épaissit et devient d'un vert foncé. Les Espagnols en font, dit-on, un si grand cas, qu'ils l'ont appelé pour cela Balsamum délia Maria.

B. vert de Metz ou de Feuillet, Huile verte. — On l'emploie pour panser les ulcères atoniques avec chairs baveuses. C'est un mélange pharmaceutique d'huile de lin et d'olive, de térébenthine, d'huile volatile de genièvre, d'huile volatile de girofle, de carbonate de cuivre, de sulfate de zinc et d'aloès.

B. de vie d Ho/fmann. — Dissolulion alcoolique dans laquelle entrent les huiles volatiles de lavande, marjolaine, girofle, macis, cannelle, citron, baume du Pérou, de chaque 2 gi animes ; ambre gris, huile volatile do rue, de succin, de chaque I gramme. Alcool à 37°, -iOii grammes; lu à 20 gouttes dans un verre d'eau sucrée contre les coliques venteuses.

B. de vie de Lelievre. — Voyez Éi.ixin de i.oncce vIe. B. vulnéraire. — C'est le baume du Samaritain dans lequel on a fait macérer des plantes vulnéraires. F — n. BAUMIER (Botanique). — On donne quelquefois ce i.om à des végétaux qui fournissent des produits balsamiques; tels que le balsumier, les méliluts, le stipin buumier ou de GUcad (voyez ces mots!.

BAVAllOISE. — Infusion de thé chaude additionnée d'un peu de lait et sucrée avec du sirop de capillaire. Elle tire sou nom des princes de Bavière qui la mirent à la mode à Paris au commencement du siècle dernier. (;'est une boisson agréable qui favorise la transpiration, calme la toux et provoque le sommeil.

BAVE (Médecine). — Liquide gluant composé de salive et de mucus qui s'échappe quelquefois involontairement i!e la bouche des vieillanK, et trrs-souvent de celle des enfants pendant le triivfiil de la (ieniition (voyez ce mot). On donne aussi ce nom au liquide écumeux qui sort quelquefois de la bouche dans certaines maladies, comme l'épilepsie , la salivation mercurielle. Enfin c'est un sympiûmo à peu près constant de la rnye (voyez ce mot), et c'est dans la bave des chiens enra-

gés que se trouve le véhicule de cette terrible maladie. BDELLIUM (Matière médicalel, en grec bdellion. — Gomme- résine qui nous vient de l'Arabie cl des Indes orientales par le commerce du Levant. Les botanistes ne sont pas d'accord sur l'arbre qui le produit ; cependant on pense généralement, d'après Lamarck, que c'est un balsamier de la famille des Vérébudliacées. On rencontre dans le commerce plusieurs espèces de gommes-résines distinctes connues sous le nom de bdellium ; la preinière qui vient de l'Inde est très-rare et la plus recherchée; elle est en fragments irréguliers, ou en grains arrondis d'un rouge foncé, d'une cassure vitreuse, elle se ramollit par la chaleur et répand partout en brûlant une odeur agréable analogue à celle de la myrrhe (voyez Mvrbuk). Une deuxième espèce qui vient du Sénégal, mClée avec de la gomme, de couleur jaune ou rougcâtre, à cassure vitreuse et grasse, n'a point d'odeur, elle adhère sous la dent, et est d'une saveur fade et amère; enfin une troisième espèce offre souvent dans sa cassure des yeux remplis d'un liquide transpaient, et a une odeur un pet? alliacée, qui a fait penser qu'elle était mêlée avec d'autres gommes-résines provenant des Ombellifères. Les anciens employaient le bdellium ^omme excitant et résolutif à l'extérieur et à l'intérieur, dans les catarrhes chroniques de la poitrine, de l'intestin, de la vessie. Sou usage se borne aujourd'hui à entrer dans la composition du diacliylon gommé, et de quelques autres préparations (voyez Diachyi.oin).

BDELLOMÈTRE (Médecine), du grec bdelln, sangsue, et trielron, mesure. — C'est le nom d'un instrument inventé par le docteur Sailandière en 1819, pour remplacer les sangsues, et à l'aide duquel on coimait exactement la quantité de sang tiré. Cet insti ument se compose d'un verre en forme de ventouse, contenant dans son intérieur un appareil armé de lancettes qu'on fait jouer au moyen d'une tige pénétrant par une tubulure placée en haut : un peu sur le côté est une autre tubulure à laquelle est adaptée une pompe aspirante pour faire le vide : à la partie inférieure une troisième tubulure reçoit un robinet pour faire écouler le sang contenu dans le verre. Lorsque l'on a appliqué la ventouse (voyez ce mot), la pompe est mise en jeu pour faire le vide, la peau se gonfle, elle est incisée au moyen des lancettes placées dans l'intérieur; la ventouse étant graduée, il est facile d'apprécier la ((iianiiiéde sang évscué. Cet instrunitut est peu employé aujourd'hui.

BEC (Chirurgie]. — Par comparaison avec le bec de certains oiseaux, on a donné ce nom à plusieurs espèces de pinces recourbées sous différentes formes, et qui servaient à l'extraction des dents ou des corps étrangers : ainsi il y avait le bec de perroquet, le bec de grue, le bec de cane, le bec de vautour, etc. (voyez Dents [Extraction des]. Corps ÉxnAVGERs).

Bec (Zoologie). — Organe particulier aux oiseaux et qui diffère essentiellement de la bouche des Mammifères dont il est l'analogue : à 1 extérieur il n'y a plus de lèvres ni de joues charnues; à l'intérieur plus de dents; les deux mâchoires, plus ou moins prolongées en pointe, sont recouvertes cliacune d'une lame cornée qui prend le nom de bec. On y distingue une mandibule supérieure à la base de laquelle se voient les deux narines, et une mandibule inférieure ordinairement plus courte et plus faible que la première. Elles se modifient dans leurs formes et leurs dimensions pour constituer un organe de préhension a))proprié aux aliments, ou une arme pour se défendre ou attaquer. L'extrémité de la mandibule supérieure est quelquefois crochue et coupante [aigle balbuzard), elle est droite et perforante [ciyogne, héron), d'autres fois elle est recourbée et disposée de "tanière à faire l'office d'une patte pour grimper et s'accrocher aux arbres perroquets). Dans tous les cas sa conformation est partout en rapport avec le régime aUmentaire de l'animal, et fournit les meilleui-s moyens pour juger de son genre de vie et de ses habitudes.

Bec (Zoologie). — Ce mot désigne aussi, chez les tortues, la bouche cpii est conformée en un bec court comparable, (|uant à la structure, à celui des oiseaux. Ondontie encore le nom dé bec aux mandibules cornées des sèches et des poulpes, aussi bien qu'à celles des multusques céphalopodes qui ressemblent beaucoup à un bec de perroquet. Certains insectes coléoptères (le chnraumn) sefont remarquer par une tète prolongée en forme de bec. Les hémiptères, telsque les punaises des bois, lescigales, les pucerons, etc., ont la bouche armée d'un bec tubulaire et cylindrique, compliqué, dirigé en bas et en arrière. Dans c. ux qui vivent aux dépens de» animaux, lu

BEC

BEC

Fis- Î9k.

bec est très-robuste, il est grêle chez ceux qui se nourrissent du suc des plantes.

Bec {Botainique). — On nomme ainsi certains prolongements plus ou moins consistants et aigus des organes des plantes et dont la forme se rapproche de celle du bec des oiseaux i ainsi Jacquin a donné le nom de bec à la pointe qui termine les cornes intérieures de la couronne staminale des Stapélies. Ce sont surtout les feuilles et les fruits qu'on trouve le plus souvent terminés en bec, ainsi dans le genre Carex. La forme du fruit a même valu au ytranivin le nom de U'c-de-qrue, au pelai-rjonium celui de bec-iie-ctgoyne, enfin à Verodium le nom de bec-dchéron. On a nommé aussi hec-de-ptgeon une espèce de géranium [G, rolombimirn),

BEC-CROISÉ (Zoologie), Inxia^ Bris., du grec loxos, oblique. — Genre d'oiseaux de l'ordre des Pussereaiix, (a.mille des Conicui^-es de Cuvier; famille des Frinyil/idœ, tribu des Oscines, ordre des Pnsseres, deCh. Bonaparte; caractérisé par un bec comprimé, les deux mandibules tellement courbes en sens inverse, que leurs pointes se croisent ; il est d'ailleurs fort, élevé, et assez allongé, et cette forme leur sert admirablement à arracher les semences de dessous les écailles des pommes de pin. Ces oiseaux habitent en général les forêts de pins des contrées septentrionales. Les principales espèces sont : le B. comi/nin ou rfes i)i?is (L. curvirostra-i Lin.), plumage vcrdàtre en-dessus, jaunâtre en dessous; on le trouve dans le nord de l'Europe; dans les premières années de ce siècle, il en parut aux environs du Havre, une quantité prodigieuse, qui tirent beaucoup de tort aux pommes ; ils les mettaient en morceaux pour manger les pépins. Cet oiseau a 0n>,16 de long. Le H. leucoptère [L. leucoptera. Vieil.), un peu plus petit, le bec noirâtre; se troiive dans l'Amérique septentrionale. On cite encore le B. des sajDns (i. pilyopsittacw, Bechst.) et le B. de Sibérie (L. Sibirica, Lath.).

BEC-CROCHE (Zoologie). — Nom vulgaire de Vlbis rougi (voyez ce mot),

BEC DE-CUILLER (Anatomie). — Lame osseuse trèsmince qui sépare la portion osseuse de la trompe d'Eustache, du canal par lequel passe le muscle interne du marteau. Selon M. Huguier, le prétendu bec-de-cuiller n'est autre chose que le conduit réfléchi du muscle interne du marteau.

BEC-DE-Llf.VRE (Chirurgie), en latin labiuox leporinum. — On donne ce nom à une difformité caractérisée par la division d'une des lèvres, le plus souvent la su- IH'rieure, parce qu'en effet elle offre quelque ressemblance avec la fente qui existe naturellement 4 la lèvre supérieure du lièvre. Le bec-dc-lièvre est le plus souvent nriturel ; il peut être accidentel, et résulter d'une plaie qui n'a pas été réunie, et dont les bords se sont cicatrisés. Il peut être simple, c'est-à-dire à une seule division, ou double, b, deux divisions. Il peut être compliqué de l'érartomeni des os maxillaires supérieurs et de la voûte palatine ou de la saillie des dents. Le traitement consiste à rafraîchir, à aviver avec l'instrument tranchant les bords de la division, ensuite à les rapprocher et à les maintenir en contact au moyen de la suture entortillée (voyez SuTuiif:) et d'un bandage unissant. Le bec delièvre naturel est très-rare à la lèvre inférieure. BECEN-CISEAUX (Zoologie), R/iyncops, Lin., nommé aussi Coupeur d'eau, genre d'Oiseaux palmipèdes, famille des iongipennes ou Grands voiliers, Cuv.; fainilic des Lurider, ordre des Anseres, de Cil. Bonaparte. — Les Bcc-en-ci»ciiux, voisins des Hirondelles de mer, auxquelles ils ressemblent parleurs petits pieds, leurs longues aile» cl leur queue fourchue, en diffèrent, et se distinguent particulièrement par un bec extraordinaire, aplati latéiul' in< lit ; la mandibule supérieure beaucoup plus courte que l'inférieure, a ses deux bords rapproché» en dessous do manière à former, depuis sa base, une rainure étroite comme le manche d'un rasoir, dans laquelle entre un peu lamandihiile inférieure plus longue et brusquement rétrécic dès sa base. Eu volant mollement & la sur- Tacc do la mer, Ma tiennent le plus souvent dans l'eau celle mandibule iiiféricuix-, afin d'attraper le poisson et

Ft^. t9l — Tôl« de bcr-cn-ciicsui

d'autres animaux marins, qu'ils serrent entre les lame» de leur bec ; c'est aussi ce qui leur a fait donner le nom de Coupeurs d'eau. On les trouve sur les côtes de l'Amérique. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces; le B. proprement dit (/(. nigra. Lin.), long de 0'",50, noir sur les parties supérieures, blanc sur les inférieures et sur le front ; le bec rouge à sa base, noir au bout, les pieds rouges. On peut citer encore le R. flnvirostrts, Vieil.

BEC-FIGUE (Zoologie). — Buffon et Brisson ont décrit sons ce nom un oiseau, qu'ils ont présenté comme une espèce particulière; de son côté, Cuvier, à l'article Far- LOUSE ou Aloiette iiES PRÉS (Alaudo pratensis, Gm.; Antlius pratensis, Bechst.) dit : « Elle engraisse singulièrement en automne, en mangeant du raisin, et se recherche alors, dans plusieurs de nos provinces, sous les noms de bec-figue et de vitielte. — Bullbn avait djji dit que son bec-figue, qu'il désigne sous le nom de Motacilla ficedula, Gm., portait en Bourgogne le nom de vinette. Vieillot pense que ce bec-figue n'est autre que le gobemouche noir, d'autres le gobe-mouche à collier, etc. 11 résulte de tout ce qui précède, d'un examen attentif et de l'observation des faits que les différentes espèces de fauvettes, et presque tous les oiseaux à bec mince et effilé, qui pendant l'été vivent d'insectes , mangent en automne des raisins, des figues surtout, dans le Midi et en Italie, ce qui leur a valu à tous sans distinction le nom de bec-figue; que cette nourriture les engraisse et communique à leur chair un goût exquis, qui en fait un mets très-recherché dans le Midi, où ils deviennent l'objet d'une chasse assidue, soit au filet, soit avec des nappes ou des lacets. 11 parait donc douteux qu'il y ait une espèce particulière à laquelle on puisse donner le nom de bec-figue, et il faut se borner à renvoyer aux articles Fauvette, Bec-fui, Alouette, etc.

BEC-FIN (Zoologie), Motacilla. Lin. — Groupe de Passereaux denliro^tres, composant une très-nombreuse famille reconnaissable à son bec droit, effilé et en alêne, dont la base est plus élevée que large; la mandibule supérieure quelquefois échancréc à sa pointe, l'inférieure toujours droite. On y trouve presque tous les petits oiseaux chanteurs de nos bois; elle est comprise tout entière dans la tribu des Oscines (chanteurs^, de Ch. Bonaparte ; Cuvier la divise en genres, sous les noms de Tragueis [Snxico/a, Bechst.); Hubiettes {Sylvw, VVoU'et Meyer; Ficedula, Bechst.); Fauvettes {Curruca, Bechst); Roitelets ou Figuiers {Reguhis, Cuv.); Troglodytes [Troglodytes, Cuv.); Far/ouses (Anthus, Bechst.). Hochequeue iMotarillii, Bechst.), comprenant les Hoche-gueue proprement dits ou Lavandières {Motacilla, Cuv.), et les Berqeronnettes(Budytes, Cuv.). On a, depuis, détaché des fauvettes, VAccenieur (Acceidor, Tem.), pour en faire un nouveau genre. Tous ces oiseaux vivent d'insectes, de petites graines et de fruits (voyez les différents genres cités plus haut).

BEC-JAU.NE ou BÉJAENE (Fauconnerie). — Ce terme, qui vient de ce que les très-jeunes oiseaux de proie ont le bec jaune, est employé en fauconnerie pour désigner les oiseaux ntaîsqui ne savent encore rien faire; il est passé dans le langage vulgaire; on dit, d'u^i jeune homme simple et sans expérience, qui a fait une étourderie : Il a eu sou bv-jiiuue ou bé/aune.

BiîC-OUVEIi'l' (Zoologie) llltans, Lacép.; Anastomus, Ilig. ). — Goure d'Oiseaux éc/iassiers, famille des Cultrirosh-es, tribu do^Cigognes [Règne aniniiil) ; de la famille des* Ardeidir, tribu des Anseraceœ, ordre des GraUœ, de Ch. Bonaparte. Les Becs-ouverts, très-voisins des Cigognes propres, s'en distinguent parce que les deux mandibules de leur bec ne se joignent que par la b;ise et par la pointe, laissant dans le milieu un intervalle vide ; du reste, ce bec est plus long que la tête, comprimé latéralement; les doigts sontallongés, le pouce portant à terre sur toute sa longueur; les ongles courbés, pointus; on n'en connaît que deux ou trois espèces qui se trouvent aux Indes orientales, ils se tiennent dans les marais et au bord des rivières; oii ils guettent les poissons et les reptiles, lu B. ou Anasiunie blnnc [Ardea Coromandeliana, Sonnerai ; Annstomus albus, Vieil.); le B. de l'ondicliéry , Anustome cendré [Ardea l'imdiceriaiia, Annstomus ci nerettf, \iei\.), La plupart des ornithologistespensentquc ce n'est qu'une seule espèce prise à des Ages différents, peut-être le dernier n'est-il que le jeune âge, dit Cuvier. Le /(. <1 lames [Anastonius lumetliyer, ïemm.' est reniarquablo parce que chacune de ses plumes a sa tige terminée par une lame cornée qui dépasse les barbes.

BÉCARD (Ziiologie). — Nom vulgaire du Harle commun (voyez IlAiii.E).

BÉC 2

Bfc\rd (Zonlosip). — Espèce de Saumon.

BÉCARDE (Z(iologic), lUiffoii ; Pmns, Cuv. — bous- ,-onre d 0,s,'n,ix du gi-and genre des Pies-gnedips (La- "(K9 LiiiJ.dc l'ordre des Passereaux. Lqs Bécardcsont 1,. bc- conique, trfcs-gros, rond à sa base, l:i pointe Icigerement comprimée et crochue, la t|ucue égale et arrondie. On n'en connaît qu'un petit nombre d e^P^'ff ',^''" «^^ l'Amérique méridionale ; la plus connue es a ^''^•^9"f ^^^ ejri^e deCaynne [Lanms Cayanus, Gmel.), cendrée, la tiMe, les ailes et la queue noires.

BÉCASSE (Zoologie), Sco/opn.r, Lin. et Eatli.; «/^' eola Vieil. — Cuvier, dans son Kerme oniw»/, avait laii des Bécasses un grand genre A' Eehassiers <vx\ comprenait presque toute la famille des Lo«?j™jr(res moins e genre peu nombreux des Avoeeites; il divisait ensuite ce genre en IG sous-genres, dont les principaux sont . les /A'.9, les Ccmrlis, les Baryes, les Mauheches, les Alouettes de mer, les Combattants, les Uurne-pterres, les Chevaliers, les Ecliasses, enfin les Bécasses- proprement dites; il ne sera question ici que de ce dernier sous-genre. Voici les caractères que lui donne Luvier : bec long droit, dont le bout, renfié en dehors pour dépasser la mandibule inférieure, est mou et tros-sensible ; pieds sans palmure ; un caractère particulier a ces r/seaux, c'est d'avoir la téie comprimée, et de gros yeux placés fort en arrière, qui donnent à cet oiseau un air stupido que justifient parfaitement ses habitudes-, du reste, les bécasses ont la queue courte, cependant pkis longue nue les ailes, les doigts libres à leur base, offrant dans quelques espèces des vestiges de membrane intcrdigitale. Ce sous-genre comprend plusieurs espèces de Bécasses et de Bécassines (voyez ce mot). La 8. commune {Scolopax ruslicola. Lin.; Bustico/a vulgaris, Vieil.) est assez connue par son plumage varié en dessus de taches et de

bandes grises, rousses et noires ; gris en dessous avec deslignel noirâtres : on la dislingue surtout par quatre larges bindes noires, qui se succèdent sur le derrière de la Tùte Elle habite l'été sur les hautes montagnes boisées et descend chez nous aux premiers froids; le jour, elle fait la chasse aux vers dans les bois, en retournant les feuilles avec son bec ; mais le soir, elle se dirige vers les champs fraîchement remués pour y chercher d autres vers- elle reste peu dans les plaines pendanfl été et nous quitte au mois de mars pour retourner sur les montarJnes La bécasse est un gibier très-estimé, surtout de novembre à février où elle est grasse et charnue ; sa chair est Hne, noire et n'est pas fort tendre, ce qui fait fin'on la garde assez longtemps avant de la manger ahn mi'ellc prenne le fumet qui la fait rechercher. Elle est peu défiante et se laisse approcher assez facilement, aussi sa chasse est-elle productive surtout au mois de novembre; elle peut se faire au fusil, au collet, au lilet etc. C'est surtout le jour, à la brune, en temps de brouillard, qu'elle réussit le mieux ; cependant, lorsqu on a reconnu les lieux que fréquentent ces oiseaux à leurs fientes qui sont de larges taches blanches et sans odeur, on peut les guetter au clair de lune, c'est le moment qu elles choi sissent pour venir chercher leur nourriture. Les en. roits <iu'elles fréquentent ,lr préférence sont les bois leuillrs et touflusetquelqu,'roislc-l...i-<ls.lrs r.uitaines rl( .'^ nKi.vs. Le plus souvent, ell.-s s.' tiennent cachées sou- les K nui. ^ pendant le jour, et il faut des .hiens peur les laiie levei, lutrement elles partent sens les pieds <lu chasseur.

BiCASSE Zoologie). -Non. de,,,,., à P."^>e"p ' «'«onî de genres diirérents; on la ans.i appliqué à plusieurs Coquilles. .

BÉCASSE DE MEK (Zoologio). - Doux mseaux sont appelés ainsi vulgairement VIluitrier et quelquefois le Courlis (voyez ces mots). .

liPCASSEAU (Zoologie). — Ce sont des oiseaux de rivage qui se tiennent sur les bords de la mer, des lacs ou

o BI'C

des étangs et qni se nourrissent de vers, de larves et diiisectes. Leur classement dans le cadre ornithologique est loin d'être bien déterminé ; quelques zoologistes en ont fait un genre sous le nom de Trinya, en y comprenant seulement les Bécasseaux et les Combattants (voyez ce mot). Lesson, en adoptant ce genre, l'a considér.ablement étendu et l'a divisé en quatre sous-genres. Cuvier et Vieillot ont tout simplement fait des Bécasseaux des espèces du genre des Chevaliers [Toi anus, Cuv.). Ainsi considéré, le Bécasseau est un Échassier lonyirostre, du genre des Bécasses, du sons-genre des Chevaliers. On distingue le B. ou Cul-ldanc de rivière \Triiiga ochropus. Lin.; Tôt. ocltropus, Cuv.), noirâtre, bronzé en dessus, blanc en dessous moucheté de gris au-devant du col, la queue rayée transversalement de blanc et de noir, pieds cendrés verdiitres, longueur totale, 0">,;0; il niche dans le sable au bord de l'eau et vit isolément : c'est un fort bon gibier qu'on trouve dans toute l'Europe. Le B. des bois [Trinya qlareola. Cm.; Tôt. glareola, Cuv.) diffère du précédent par sept à huit rayures sur la longueur de la queue ; il est un peu plus petit, habite les bois marécageux et niche dans les marais boisés du Nord.

BÉC \SSINE (Zoologie). — Les Bécassines forment dans la classification de Vieillot un genre, et dans celle de Lesson un sous-genre; pour Cuvier (/Jèjnca'/wia/), ce ne sont que des espèces du sous-genre des Bécasses proprement dites grand genre des Bécasses. Les espèces principales sont - la B. proprement dite (Scolopax qalbnago. Lin.), plus petite et le bec plus long que la bécasse, deux larges bandes longitudinales noirâtres sur la tête, le cou moucheté de brun et de fauve, le dessus noirâtre, le ventre blanchâtre, le bas de la jambe dénudé, les formes élancées, l'ongle du pouce plus long que le doigt lui-même. Elle se tient dans les prairies marécageuses, sur le bord des étangs dans les herbages. En France, elles paraissent en antomne; presque toujours seules, elles partent de loin d'un vol rapide, et, après trois crochets, elles filent horizon: alement ou s'élèvent à perte de vue; au nnntemps, on les trouve en grand nombre ; elles nous quittent pendant l'été en général, et nichent à terre dans des racines d'arbres. La bécassine a environ n"',25 de longueur, on la trouve presque partout. La Douole Bécassine (ic. major Gmel.), d'un tiers plus grande, a les ondes grises on fauves de dessus plus petites et ks brunes de dessous plus grandes et plus nombreuses; elle a le vol moins rapide que la précédente, droit et sans cr-ocliets ; e'ie préf(-re les eaux claires aux eaux vaseuses. On la t-ouve en France et surtout en Picardie, en Provence. La Pettte Bécassine ou la Sourde {Scolop galtxmda, Gm.l, presque de moitié moindre que la première, n a qu une bai.de noire sur la tête, elle reste dans nos marais presque toute l'année et se cache dans les roseaux, sous les joncs secs au bord de l'eau ; il faut presque marcher dessus pour la l'aire lever, ce qui lui a fait donner le nom de sourde Son vol est moins rapide et plus direct que celui de la bécassine commune, elle est plus délicate à manger que celle-ci. Elle habite l'Europe et l'Amérique septentnon.a^e. la B anse (Se. qrisea. Gm.; Macroramphus, Ch. Bonap.)'a une demi palmure entre les doigts externes; on l.a trouve aussi en Europe. Les bécassines se chi;ssent au fusil, au collet. La chasse au fusil exige une certaine habitude à cause do la manière dont 1 oiseau se levé, file et fait ses crochets. Du reste, il tombe au moindre grain de plomb qu'il reçoit. j i , -

BECCABU.VGA (Botanique). — Espèce de plante vi-; vace du genre Véronique, famille des Scrofular,ee^,<\m a pour caractères : souche rampante, tige glabre feuilles pcHiolées ovales, obtuses, arrondies à la base, fieurs en "rappos axillaires, corolle un peu plus longue que le cahcc capsule orbiculaire, renfiée, graines petites, biconvoxis. Cette plante, qui croit au bord des eaux et qui a quelque ressemblance avec le cresson a été "omn^e, pour cette raison, Véronique cressonuee. Elle a "nç^avc ulé"èrement acerbe et amère, et agit à la manière des Crucifères, aussi l'emploic-t-on comme anttscorbulique, an-

'"lîÉCHM'Vgr'iiulture). — Instrument de labourage employé surtout pour les jardins maraîchers Ç' a"'";^" mielnuefois dans la grande culture, pour les enduits rSTes tX la charrue. La bêche se compose dm manche fort et solide long de I "'^'"-^ V oonm.e q cN on haut par une partie renfiée en ''''.''"f, ''.'"""b\s ce qnefois par une nianette on u,u. e^^^

ris'l'ép'^^ss'eu 'lu trsup'ér^^^^^ de la lam'e ou fer. Ce ui-dert un quadrilatère plus ou mom- régulier pré-

BÉG

BEH

sentant des deux côtés une *U]-facc plane et dont l'épaisseur doit être calculée de manière à ne pas rendro l'instrument trop lourd, et cependant, lui doniierassez de force pour pénétrer dans un sol quelquefois dur, et supporter le poids d'une motte de terre de 8 à iO kil. La longueur du fer de la bêche variera entre 0",'25 et (i'", 35, quelquefois plus, sa largeur est d'environ 0'°,20 à d", S. Le bord supérieur mousse est assez épais pour supporter le pied de l'ouvrier surtout lorsqu'il laboure une terre forte, le bord inférieur est tranchant, les bords latéraux le sont souvent. Quant à la forme du fer de la bêche, il présente aussi de grandes différences; celle des environs de Paris, par exemple, est un quadrilatère presque régulier, tandis que dans les pays à terres fortes, le bord inférieur va en diminuant de plus en plus de longueur, et on arrive ainsi successivement à la bêche hollandaise à tranchant triangulaire, ce qui lui donne une grande facilité pour pénétrer dans les sols tenaces et durs voyez Labo r\

BtXHE-LISET'rE (Zoologie). — .\oni sous lequel on désigne, dans quelques provinces de France, une espèce d'Insecte du genre Attëtate, le Rhynchile Baccliuf! (voyez Attélabe, Rhïnchitei. C'est encore le nom qu'on donne vulgairement à VEumolpe de la vigne (voyez ce mot et

A.MMAIX MISIDI.ES).

BÉCHIQUES {Matière médicale), du grec béx, béchos toux. — Médicaments contre la toux; ce sont, en général, aes émcllients, des adoucissants, des pectoraux (voyez Pec- TOBAL, Toix, Bronchite'. — Lesesprces héchiqu-s sont les fleurs sèches de guimauve, de pied-de chat, de pas-d'ânc et les pétales de coquelicot. — Les fruits béchiques ou fruits pectoraux sont les dattes débarrassées de leurs noyaux, les jujubes, les figues sèches et les raisins secs.

IJfiCU.XE (Poisson). — Ce nom a été donné vulgairement à plusieurs poissons, et entre autres à une espèce du genrl S/Jtt/rène., de Cuvier.

BEDEAU ou Bédeacde (Zoologie). — Nom donné vulgairement !i plusieurs insectes dont le corps présente deux couleurs : ainsi la chenille d'une espèce de ynitesse ( ('«nesia t/amnin). dite aussi Rnbert-le-Diubh, a les quatre premiers anneaux fauves et le reste du corps blanc ; de même la Cigale bédeawJe, Geof. . Ceirope écumense ( Cercopù spumarin. Lin.), est brune avec deux taches blanches sur les élytres.

BÉDEA1 de (Zoologie'. — C'est aussi le nom vulgaire de la Cnrneille mantele'e.

BÉDfiGAR ou Béd:^cuar (Botanique). — On appelle ainsi une tumeur ou excroissance spongieuse produite sur diverses espèces de rosiers, et notamment sur l'églantier, par la piqûre d'un insecte parasite, Ci/nips rosœ. Lin. (voyez ÉoLANTiEB, CïMPS). Cette excroissance, d'une forme ovale, quelquefois du volume d'un œuf de poule, d'une couleur verte rougeitre, naît et se développe sur diverses parties de la plante, le finit, la tige, les feuilles, etc., et c'est dans son imérieur que l'insecte dépose SCS œufs; les larvis s'y développent et y vivent jusqu'.'i leur métan;Orphose. On a beaucoup vanté les vertus du bédégar comme astringent; mais aujourd'hui il est à peu près tombé dans l'oubli.

BÉGAlEMENf on Bécayement (Médecine), en latin lingun; licesilatin, hésitation, embarras dans la parole, répéliiion saccadée de la même syllabe et quelquefois de certaines syllabes spéciales, suivie parfois de suspension et d'empêcliement complet d'articuler les mots. — Le bégaicmfnt est quelqui^fois si léger qu'il ne constitue pas vérilablemeiit une niflrmiié ; d'autres fois il est porté à un point tel que les malheureux qui en sont affectés ne peuvent prononcer deux mots de suiiesans des efforts inouïs et sans que presque tous les muscles de la face participent aux contractions de ceux qui font mouvoir la langue et donnent à la physionomie une expression pénible. Cette inlirmité parait être plus frcjqucnle dans l'houmie que dans la femme. Les laiiscs n'en sont pas faciles & saisir ; il est certain qu'il ni.' tient que rarement i un vice de conformation de la langue, et en effet celui-ci donne plutôt lieu k une mauvaise prononciation, fl im grasseyement exagéré (voyez ce moi), elc. Dire que sa cause réside dans la faiblesse des muscles, dans un élat neneux et spasmodique, c'est en quelque sorte avoin^r notre ignorance à cet égard, cl c'cnl pour n'avoir pas voulu en convenir, e'esl parce qu'on n'a conHJdéré que quelques données analoiiii(|Ui s, sans se rendre compte du rûle physiologique et de l'inducncc cérébrale, qu'on a proposé une série d'opérations dont le succès n'a pas réiwiidii aux bonnes intentions de leurs inventeurs : ainsi on a fait la section horizontale de la hase de la lan|;uc, avec différentes modiflcatiuns, l'excision d'une partie do la* pointe de la langue, la sec-

tion des muscles génio glosses, etc. Ces opérations, praiiquées surtout il y a une vingtaine d'années, sont aujourd'hui abandonnées. Plusieurs autres modes de Irailenniit ont élé employés pour remédier au bégaiement ; déjà, en 181", on connaissait la Méthnde d'itiinl, qui avait eu quelques succès, lorsqu'on 1826 M. Malbouclie importa en France et perfectionna la Mélhode de M"' Leir/, de New-York, dite Méthode américaine. Basée sur une observation exacte et minutieuse des mouvements de la langue pendant le bégaiement, cette méthode en reconnaît plusieurs espèces, soit que la langue reste abaissée derrière les dents, soit que, portée en haut, elle reste appliquée au palais; ou bien, ce qui arrive le plus souvent, qu'elle se rétracte sur elle-même. Ces différentes espèces de bégaiement sont combattues par un ensemble d'exercices de la langue, des lèvres et des muscles de la bouche, en rapport avec la nature de la maladie, le tout sous l'empire d'une volonté forte, d'une consiance et d'une fermeté qui ne se démentent pas. Colombat de l'Isère) et M. Serres (d'AIais) sont partis de la même idée et sont arrivés à des résultats satisfaisants. Colombat, qui en a fait l'étude de toute sa vie, divise le bégaiement en lahiochoréiqne et en gntturo-lélaiiique, suivant la partie do l'appareil vocal qui lui semble affectée et la nature de cette infirmité, qu'il rogardedans le premier cas comme ayant de l'analogie avec la chorée (voyez ce mot), et dans le second avec le tétanos (voyez ce mot). Ces principes posés, le traitement consiste i remédier à ces mouvements tumultueux de la parole par une série d'exercices qu'il divise en quatre espèces, pectorale, qutturale, linyuale et labiale, et auxquels le malade doit se livrer avec une volonté incessante. Cette niéthede compte un grand nombre de succès ; on peut en voir tous les développements dans le Traité complet de tous les vices de la parole, ouvraj;e couronné en 18:i3 par l'Académie de médecine et l'Académie de* sciences. F — n.

BÉGOMACÉES (Botanique). — Famille de plantes à pétales périgynesque M. Brongniart, ainsi i;ue la plupart des auteurs modernes, rangent à côté des Cucurbitacées. La place qu'elle doit occuper dans la méthode naturelle est cependant très incertaii.e. L's Béyoniacées sont des herbes annuelN s on vivaces. Les tiges sont r.oueuses, articulées; les feuilles alternes, pétiolées, simples. Les fleure, unisexuées, se composent, dans les mâles, de 4 sépales colorés, pétaloides, dont 2 extérieurs plus grands, et de plusieurs étamines insérées au centre; dans les femelles, d'un calice à 4-9 divisions et d'un ovaire à 3 loges et 3 ailes, surmonté de 6 slyli'S courts, épai«, cylindriques, bifides. Le fruit est une capsule à 3 loges et munie de 3 ailes membraneuses. Les graines qu'elle renfeinie sont nombreuses, très-petites et striées. Cette famille, qui ne comprend qu'un seul genre, duquel elle tire son nom {Bégonia, Lin.), habite les lieux humides, les régions chaudes des deux continents, mais plus spécialement l'Amérique équatoriale. G — s.

BÉGONIE (Bolauique), Bégonia, dédicace faite p.ir Linné à Michel Bégon, intendant général de Saint-Doniijigue et promoteur de la botanique. — Genre de plantes type de la famille des Bégnniacées. Il renferme un grand nombre d'espèces cultivées dans les serres chaudes à cause de leurs feuilles bizarrement irrégulières et présenlant de très-remarquables couleurs, ainsi que de jolis dessins de panachnres. Los Bégonies se divisent en deux sections : d'un côté, celles qui ont le calice simple C! les sépales de même couleur, et de l'autre, celles qui ont un calice à sépales presque égaux, les inlérieurs blancs, les extérieurs rouges. Dans la preniièi'e, on remarque la B. il feuilles de géranium (B. gcranifolia, Hook.), la B. à feuilles de potiron (B. pcionifo'ia, \d. Brong.), la «. à fHuillei de vigne^B. vilifolia, Schotti, la /(. à feuilles de jilalane (B. platunifoHa, Scliott), la B. blancliàhe [B. incana, Lindl.), la B. sanguine [B. sanguinca, Raddi', la B. coccinér [B. cocciwa, llook.), la B. toujours fleurie [B. senipcrflorens, Liiik et Ottol, etc., etc.; ei dans la seconde, la /(. ù liges rouges Ji. rubricaulis, Hook.j, la B. blunilic et rou//e{ll. all/a coc inea, Hook.', etc., elc. La culture a obienu, on outre, une grande qtiantitô d'hybrides de ces planles. G — s.

BÈGUE (Médecine). — Celui qui est affecté de bégaiement (voyez ce mot).

BÉIIEN (Botanique, Matière médicale). — Les Arabes appelaient llelimcn abiad ou Bélien blanc une racine giis cendré à l'exlérieiir, blanche ù l'intérieur, ridée, de la grosseur du doigt. La plante qui la produit, peu connue, vient du mont Liban, 'l'ournefort pense que c'est le Centuurea Ijelicn de la fumlUe des Composées. Ou attribuait

DEL

diverses propriétés à cotte racine : ainsi, elle a été cniisidérée comme tonique, antispasmodique, vermifuge. Aujourd'hui elle est peu usitée.

Le lléhen rouge est une autre racine, sèche, compacte, nui nous arrive coupée en tranches d'un rouge fonce ; elle est aussi d'une odeur aromatique, d une saveur styptinue. On ne connaît pas au juste la plante qui la produit : on a dit que c'était le Slatice limonmm de Linné ; d'autres pensent que c'est le StoMce /atifol.a, de la famille des Plomhaginées. On l'apporte du Levant, ou elle est regardée comme tonique et astringente. On ne l'emploie plus aujourd'hui. , • j i v;ij

BÉiiEM BLA^-c iBolanique:. -Nom vulgaire de la .Si/fnée gonflée {Cucuhatv^- helœn, Lin.), de la famille des CarmpLuées, tribu des Stlénée^, de Cand., genre Silen^e. C'est une plante à feuilles oblongues anceolées; pétales blancs ou purpurins; capsules ovoïdes. Ses feuilles se mangent comme salade ou comme légumes cuits ; elle vient dans les pâturages secs. , „ , ,7 „ „„

BÉHEN nocGE (Botanique). - C'est le CenU-an he rouge [Centranlhus cHtfi-, de Cand.), vulgairement \alenmie rouge, Barbe-cle-Jupiler, qu'on trouve sur les vieux muis (voyez Centhanthe).

Bf-JAUNE (Chasse). — Voyez Bec-jaine BÉLEMNITES (Zoologie fossile), du grec belemnon, tlecUe. — On a donné ce nom à un groupe de coquilles fossiles qui ont la forme d'un doigt, d'une flèche ou d'un fer de lance et qu on trouve en très-grande quantité dans les différentes couches terrestres depuis le lias jusqu'aux régions supérieures du terrain crétacé, sans qu'on en ait jamais retrouvé aucune trace dans les bassins tertiaires; elles se composent d'un osselet corné, élargi en a\ant, et pourvu de deux petites expansions latérales qui se réunissent postérieurement et forment une vaste cavité conique, dnisée en un grand nombre de petites loges percées latéralement d'un siphon et contenant de l'air, puis en dehors un dépôt calcaire également conique, quelquefois trèslong. Les Bélemnites étaient des animaux crphalopodes dont la coquille devait être lorr^'C dans le corps de l'animal. Ces coquilles oia été l'objet des fables les plus ridicules: ainsi on les a regardées comme des pierres lie foudre, des pierres île tonnerre; d'a,u- F s- '97. (,.j,3^ s'imaginant que c'étaient des pétrifimucïSus cations de l'urine du lynx, les ont appelées pierres de li/ni , dont les savants avaient fait Ivncurion (du génitif grec Innkof: et onron, urine). Voyefle Wmolre de de BlainviUe, Sur les llélrmmtes, Paris 1827 in-i°, et celui de J. S. Miller, dans les Traiisacf'ons géologiques, Londres 182i;. (Voyez Fossiles)

BELETTE (Zoologie) , Wusïeto vulgarts, Lin. — Espèce do mrnmifères carnassiers digitigrades, appartenaiU au grand genre des Mortes, sous-genre des P"lo\'-,On la lonvent confondu avec Y Hermine ; m^^^ ffJ'fj'lTn^Z nombreuses l'en distinguent. Ainsi la belette se trouNe indistinctement sous tous les climats; l'hermine, au contraire, habite les pays froids : il est vrai que pa;'m> 'es belettes il en est quelques-unes qui deviennent blanches

24'7 BtL

l'été, elle s'éloigne un peu et se loge souvent dans quel que vieux tronc d'aibre. Cet animal, dont les allures sont vives, légères, qui ne va qu'en bondissant par petits sauts inégaux et précipités, est la terreur des bassescours et des colombiers ; lorsqu'elle peut entrer dans nu poulailler, la belette tue tous les jeunes et les emporte les uns après les autres; elle fait aussi la guerre aux jeunes lièvres et lapins, aux rats, aux souris, etc. C'est un des animaux les plus carnassiers; elle choisit la nuit pour faire ses expéditions ; et elle dort presque tout le jour. Comme le putois et le furet, elle a une odeur très-forte, surtout en été. On chasse les belettes au fusil, mais ce moyen est peu sfir à cause de la difficulté de les surprendre ; le meilleur moyen est de leur tendre des pièges qu'on amorce avec des morceaux de viande. On ne les détruit du reste qu'en raison du dégât qu'elles causent, leur fourrure n'ayant presque pas de valeur.

BÉLIER (ficonomie rurale). — Le mile de la brebis. Tout ce qui a rapport à l'espèce oume sera traité aux mois Mouton, Races ovines. . ,

BÉLiERHYi)RAi;LiQUE(Mécaniqne).— Machine aestineei l'élévation des eaux et imaginée par M^ntgolfier en l"96. La gravure que nous donnons ici {fig. 2!t!0 est une coupe du bélier hydraulique qui existe au château de la Celle- Saint-Cloud, près Paris, et qui y a été établi par Montgolfier lui-même pour l'élévation de l'eau nécessaiie aux besoins du château.

L'eau d'un réservoir alimenté par des sojrces est amenée au bélier par le tuyau A et s'écoule librement, comme l'indique la ligure, par une ouverture au-dessous de laquelle est suspendue une soupape B suffisamment pesante. Lorsque l'écoulement a acquis une rapidité assez grande, la soupape entraînée par l'eau est soulevée et vient brusquement fermer l'orifice d'écoulement. La colonne d'eau contenue dans le tuyau A se trouve donc arrêtée an moment où sa vitesse était maximum ; elle presse alors fortement contre toutes les parties des parois qui la contiennent et soulève les soupapes E, E. Une partie de l'eau monte ainsi dans le réservoir F et de là dans le tuyau d'ascension G. Ce réservoir F est formé, comme l'indique la figure, de deux cloches en fontes concentriques et renversées, l'ouverture en bas. C'est vers l'extrémité inférieure de la plus peti;e cloche C que sont pratiquées les ouvertures à soupape E, E. Elle retient donc toujours une certaine quantité d'air à sa partie supé- ' rieuie Cet air joue un rôle important dans la marche du bélier Si, au moment où a lieu la fermeture de B, 1 1 colonne d eau ne rencontrait que des parois solides, son

Fi^ 298 — Belette

en hiver; mais l'hermino, qui est rousse en été et blanche en Iiiver, a toujours le bout de la queue noir, tandis que la belette a toujours le bout de la queue jaune foncé; celle-ci, du reste, un pen plus petite que la première, mesure de n"',I.S à ir,-ih. Elle est généralement d'une couleur fauve, â l'exception d'une teinte jaune clair sous le ventre. La belette, contrairement à l'hermine, vit auprès de nos habitations; l'hiver, elle s'établit même dans les dépendances de nos maisons, dans des trous de vieux murs, dans des greniers, des granges; elle vient même quelquefois faire ses petits dans le foin de nos écuries; I

arrêt serait trop brusque, le coup de bélier serait trop sec et la machine se détériorerait trop rapidement; 1 air, faisant fonction de ressort, amortit le choc sans en amoindrir l'efTet quant à l'ascension de lean qu il favorise au contraire. Les soupapes E, E ont, en ellVi, le temps <i obiir à la pression. L'air contenu dans la grande clncii, t joue un rôle semblable; il empêche que I impulsion ne soit trop brusquement transmise â la colonne ascendante G.

BEL

BEL

L'eau afflucnte se loge en F, dont elle comprime le gaz, et celui-ci, réagissant à son tour, refoule l'eau dans le tuyau d'ascension G. Pendant ce temps, la soupape B reste appliquée sur l'orifice d'écoulement; mais quand le coup de bélier a été produit, que l'équilibre s'est rétabli, cette soupape retombe, l'écoulement recommence avec une vitesse croissante jusqu'à ce que la soupape soit de nouveau soulevée et qu'un second coup de bélier soit donné.

L'air des deux cloches C, F disparaîtrait assez promptement, entraîné par l'eau dans laquelle il se dissout, s'il n'était renouvelé à mesure. Le tuyau latéral H est destiné à ce renouvellement. L'air comprimé eu C à chaque coup de bélier réagit sur la colonne liquide à laquelle il imprime une vitesse rétrograde. Sous l'influence de cette vitesse, son élasticité descend au-dessous même de l'élasticité de l'air extérieur. La soupape intérieure qui ferme le conduit H s'ouvre alors et livre passage à quelques bulles d'air qui viennent remplacer l'air dissous.

Le bélier hydraulique marche de lui-niÈmc, presque sans surveillance; quand il a été établi dans de bonnes conditions, il peut donner jusqu'à Gil p. 100 du travail moieur (voyez Travail MtcjMQiiE) L'effet qu'il produit est supérieur à celui de toutes les autres machmes élévatoires ; malheureusement, il ne doit avoir que de faibles dimensions, parce que les secousses qui résultent du jeu même de l'appareil amènent la destruction rapide des assemblages des diverses pièces qui le composent dès que ces dimensions sont un peu grandes. M. D.

BÉLIER. — Machine de guerre des anciens. Cette machine, qui servait" à abattre les portes ou les murailles des places assiégées, n'était primitivement qu'une poutre d'une longueur et d'une grosseur considérables. L'une de ses extrémités était armée d'une masse de fer, le plus souvent en forme de tête de bélier, ce qui lui fit donner son nom {arie^} Des soldats, quelquefuis au nombre de cent, la portaient sur leurs bras et la poussaient avec violente contre les murs auxquels ils voulaient faire brèche. C'est ainsi qu'on le voit représenté sur la colonne Trajane. Plus tard, la machine se perfectionna

nn peu ; on suspendit la poutre à l'aide de gros câbles ou de chaînes de fc^r à un châssis de bois, de façon que les soldats enjployés à la manœuvrer n'avaient qu'à lui imprimer un mouvement de vibration en la retenant en arrière, puis eu l'abandonnant ou même en la poussant avec force. Enfin, on recouvrit la machine avec une toiture de planches (/?'/. iiOO) pour garantir les soldats contre les traits de l'ennemi, et l'on monta le tout sur des rouleaux ou sur des roues qui permettaient de l'avancer plus facilement jusqu'au pied des remparts attaqués. C'est ainsi que cette machine est représentée sur l'arc de Scptime Sévère.

Les Romains se servaient aussi sur mer d'une espèce de bélier nommé «.vfer; c'était encore une poutre, mais moins grosse et moins longue que sur terre, dont les deux cxtiénniés étaient garnies de pointes de fer. On la suspendait comme une vergue aux mais des navires. Poussée .ivec violence du côté où les ennemis tentaient l'abordage, elle trouait leurs vaisseaux, en entamait le gréemcnt on renversait les hommes qui les montaient. (Voyez Vilriiy. , X; Végèce, lli' ri- mil. iv.) »UKI,LM)O.Mi IBolaniquc), IMImlonn, mot italien qui veut diri' /W/e ilumr; Kn Italie, on timit de la plante une eau qu'on regardait comme infaillible pour faire dixparnlire les taches de la peau et entrelenir la blancheur du teint. — ICspècedc plantes de la famille dcs.S'*/nni!ci el appartenant au genre Alrnrm, Lin., du nom mylholo|{|r|ue Almi^ot, relie de» trois l'nrquisqui tranchait le m de la vie de» hommes ; (l'Alropa porte un fruit mortel). Ia Helliiilimi- rnnininiif [Mnijin ln/lnilimii. Lin.) ••st une herbe vivnce qui s'élève quelqH<'fois à plus d'un inèlni. S<« tip;e» sont lierbacées, bifnrqin'"H, ses feuilles ovales, elliptique», aiguCs; he» fleurs solitaires et colorées d'un rouge ferrugineux. Ses baies pulpiruses et sphérit\im sont d'un violet livide et de lu grosseur d'une petite

cerise. En général, toute la plante présente un aspect sombre, triste et une odeur nauséabonde qui semblent annoncer des propriétés malfaisantes; et, en effet, elle recèle un des poisons indigènes les plus violents. La

belladone habite les lieux montueux et ombragés des climats tempérés et fleurit eu juin et juillet. Indépendamment de ses nombreux usages en médecine, cette plante renferme dans le suc de ses baies cueillies avant leur maturité, nn beau vert dont les peintres en miniature tirent un parii avantageux. Lorsqu'elles sont mûres, leur suc est d'un beau pourpre. Caractères : calice quinquépariite; corolle hypogyne campanulée; 5 étamines à filets filiformes et insérés au fond du tube ; anthères à déhiscence longitudinale; ovaire à "2 loges renfermant un grand nombre d'ovules; le fruit est une baie accompagnée par le calice étalé. G — s.

Belladone (Toxicologie, Matière médicale). — Toutes les parties de cette plante sont vénéneuses; mais ce sont les baies qui offrent le plus de danger à cause de leur ressemblance avec une cerise et de leur saveur douce; les propriétés les plus actives se trouvent dans la racine ; le suc exprimé des feuilles est aussi très-énergique. Les principaux symptômes de l'empoisonnement par la belladone sont les suivants : nausées, sécheresse de la bouche et du gosier, éblouissements, dilatation et immobilité de la pupille, embarras de la tête, vertiges, confusion de la vue, regard Iîm', hébété, quelquefois cécité complète, délire extravagant, hallucinations, etc. ; très- rarement de la fureur. Quelle que soit la gravité de ces symptômes, on cite très-peu d'exemples de mort. Le traitement est celui de l'empoisonnement piir les narcotiques : ainsi les vomitifs, les purgatifs en lavements, si on espère évacuer une partie du poison ; sinon, les acides, le café, les excitants extérieurs, les bains, enfin les émissions sanguines s'il y a congestion vers la tête.

Il n'y a liii^'ir •in'ini siècle et demi qu'on a commencé à utiliser li^ |iro|ii irii s d,' la belladone on médecine. Aujourd'hui, I r .1 nn ilr-, iiiédicamenis les plus précieux de la thérapeniic|ui', nuiis son us.-ige ne doit Être confié qu'au médecin, ;'i cause de ses propriétés toxiques; à dose modérée, la belladone a été employée avec succès dans quelques cas dépilepsie, dans les gastralgies et les eméralgies, dans les maladies des yeux, dans la colique de mi.<tereyi>, dans la dysménorrhée, dans les voniissemetits qui accompagnent la grossesse, dans la scarlatine, dans les douleurs en général ; elle a aussi réussi quelciuefois dans le rhumatisme, la goutte, quelques cas de paralysie : mais elle a été efficace surtout contre la coqueluche et l'asthme, ol même dans toutes les maladies qui sont accompagnées de gène de la respiration. Dans ces dernier, cas, on fait ftmier aux m;dadcs de petites cigarettes do f'uillos de belladone; du reste, on l'a employée e.t infusion (à l'extérieur), en poudre, en extrait, en sirop, etc., à l'intérieur. F — N.

IlELI,l-;-DAME (Zoologie), Pajiilior:anbii, Lin. —Geoffroy a désigné sous ce nom une espèce de l'upiltwi dnirne

Page 1