ABR
matii-re argentre qui la faît remarquer est très-propre îi cette industrie ; on enlèvefacilementles écailles de ce poisson, et on les lave avec soin pour en détacher la matière argentée q;ii, conservée dans de l'alcali volatil étendu (ammoniaque), constitue l'essence d'Orient. Mêlée à de la cire ou à de la colle de poisson, cette matière est introduite dans des globules de verre et leur donne un éclat semblable à celui des pcrli'S naturelles. La fabrication des fausses perles à l'essence d'Orient a été inventée en France vers 1G5G par un émailleursur verre nommé Jaquin. — L'ablette, comme la plupart des poissons de son genre, se pèche à la ligne ou au filet, quelquefois même au panier (voyez Pêche).
Caractères du genre Ah/e. — Ce genre {Leiicisciis^ Cuv.) appartient à l'ordre des Poissons Malacople'i-i/giens abdoiiimmii, famille des Ci/prinoîdes; nageoires dorsale et anale courtes, ni épines, ni barbillons, lèvres simples et peu épaisses. Les espèces de ce genre peuplent les rivières et les lacs de la plus grande partie de l'Europe. On y remarque : le Meunier ou Chevaine (Leuciscus Dotulu, Cuv.) ; le Gardon (l. Idus, Cuv.) ; la Roxse ou Keiisse (L rutilus, Cuv.), la Vandoise (L. vu/garis, Flemm.) nommée aussi Dard Suifle ou Soeffre, Chiffe, llotu ; le Spirlin ou Eperlan de Seine (t. hipunctatus^ Cuv.); le leron {L. plioxinus, Cuv.), la plus petite espèce des eaux douces de France.
ABOYEUR (Zoologie). — Nom donné par Temniinck à un oiseau du genre Clwvalier; TutanusiGlottis, Bechst.jde l'ordre des Echas<ners ; c'est la Harge aboyeuse deBuffon. Cet oiseau se rencontre communément en Europe sur les bords marécageux des rivières, où il fait retentir son cri quelque peu analogue à l'aboiement du chien. Celte même espèce se retrouve dans l'Inde (voyez CnE\Ai.icn).
ABRANCIIES (Axnéi.iues) (Zoologie), du grec a privatif et /jranchia, branchie. — Troisième ordre de la classe ({es Annélides, comprenant des vers dépourvus de tout organe extérieur de respiration et qui, plongés dans l'eau ou vivant dans l'humidité, respirent par la surface de la peau, ou par des cavités intérieures toutes spéciales (chez les sangsues). On en distingue deux f:miillcs : — 1" Abranches séliyéres, pourvues de soies servant à l'animal pour se mouvoir : Genres Lombric, Naîdes, etc.; — 1" Abranclies sans soies: Genres Sangsue, Uragonneini, etc.
ABlilCUVOIR (Agriculture). — Les eaux dont s'abreuvent les animaux et dans lesquelles ils vont se baigner, exercent une grande influence sur leur développement et sur leur santé. Ces eaux doivtint être pures et limpides et ne renfermer aucun insecte capable de nuire BU» bestiaux. Trop souvent les agriculteura négligent de tatisfaire i ces conditions. Les meilleurs abreuvoii's seront toujours établis sur des eaux courantes, et pour les entretenir il suflira d'empierrer les bords du cours d'eau, d'enlever les plantes aquatiques trop abondantes, en un mot de veiller à la propreté de ces eaux. S'il s'agit d'un cours d'c'au fort et profond, il est prudent de liniiiir l'abn-uvoirdc crainte d'accidents. A défautd'eaux roulantes, on établit dirs abreuvoirs artiliciels, dont la disposiiinn varie selon les Ijfux ; il vaut mieux 1rs placer Irms (!.• hi ferme et dans son proche voisinage, piinr .{in- |,s i-mx dont moiuH salies que dans la cour inn'Mii in,, i.ii.iiiiirc doit être proportionnée au nombre des bi str.iirx qii ou y alin'uve ; on i-siime (|u'il faut 40 litres pur tète de gros JM-tail, 2 à .'1 litres par mouton ou porc, et l'on doit prévoir II» temps de sécheresse en calculant ces dimensions. La profondeur doit éire telle <pie le bétail ne coure pas rlsipic de n'y noyer, et il faui cependant prendre garde dit donner à l'eau une trop grande surface qui favoriserait l'évaiKiration. Le fond sera construit on béton pour n'-nisler bu piétinement ; une pente douce doit y laisser un facile ncrJ'u. Il importe de nettoyer souvent les abn-uvoin et de n'y laisser écouler aucune eau impure. Dans lr« frrnies les moins Inturensement placées on a )Hjiir ahri-uvoin di' «impies auges en pierre que l'on reniplii d'i'iiii di- puits. Ln été on doit craindre que cette eau ni' suit trop fraîche, et il importe du lu tirer quelque li'inpH nvani h' retour dnn animaux altéiV's. Cet) auges exigent les plus grands soins du propreté. On ne doit jnniuiH laisHiT dan» In voisinage des abreuvoirs certains arlirirs, et ni particulier li's frèiKn, où viennent habituell 'mi'nl les moiichi's raiitliarideji. Cm iintecles poussés par l' vent Uimlwnt diiiis les eaux et len nnlnuiux qui les avali'iil en buvant éprouvent biuntât des culiipies ut d'autn-s ni'i.iili'nls n-doulables.
AniiHiMun(Clniii.e d- oiseaux). —On iiomnie ainsi, en