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BEN

du genre Vatiesxe, caractérisé par des ailes dcntiîes, le dessus rouge, varié de noir et de blanc, le dessous marbré de gris, de jaune et de brun ; cinq taclies eu forme d'yeux, bleuâtres sur leurs bords. Sa chenille vit sur le chardon ; il y en a de brunâtres ou de roussàtres, avec des raies jaunes. On trouve ce joli papillon à la fin de l'été, presque partout, sans que la différence des climats le fasse varier.

< Bflle-Dame (Botanique). — On donne vulgairement ce nom à V Amaryllis belladone et à Y Arrache des jardins {voyez Amaryllis et Arroche).

BELLE-DE-JOUn (Botanique). — Nom vulgaire du Liseron Iricolore [Cnnrolvulus irkolnr. Lin.). — Cette «spfece, qui est annuelle, préseute des tiges velues, hautes de 0",5(i, des feuilles sessiles, ciliées à leur base. Les fleurs sont solitaires et s'épanouissent pendant tout l'été. Elles sont bleues sur les bords, blanches au milieu et jaunes au centre. La Belle-dc-jour croit spontanémcntdaus l'Afrique australe et dans l'Europe méiidionule. Elle forme dans les jardins des touffes et des bordures d'un agréable effet. Son abondante floraison la rend surtout très-précieuse pour loriiement des jardins. On en cultive aussi plusieurs variétés qui diffèrent par la nuance des corolles.

BELLE DE-NUIT (Zoologie). — C'est l'oiseau nommé Ronsserole ivojez ce mot).

Belle-de-nlit (Botanique). — Nom vulgaire d'un genre de plantes de la famille des Nycloginées, type de la tribu des Mirnhilées et nommé Miralnlis, Lin. (admirable par son odeur). De Jussieu a nommé ce genre Nijciago (du génitif grec niiclos, nuit, parce que les fleurs de ces plantes s'épanouissent la nuit'. Les Belles-de-nuit sont des herbes à tiges articulées, à feuilles opposées, à fleurs munies d'un involucre monopliylle. Le calice est corolliforme, tubuleux, à limbe étalé; les étamines, au nombre de 5, sont soudées inférieurement en disque annulaire. Le fruit est enveloppé par la base du tube calicinal. La B. jalnp IM. jalafiri, lin.), faux jalap, est une belle plante du Péiou dont les fleurs varient du pourpre au jaune ou ou au blanc et s'épanouissent vers le soir, entre six et sept heures. De là le nom de belle-de-nhit. La B. hybride (M. hybrida, Lepell.) a les fleuis rouges ou roses, et la H. à longues fleurs (M. longiflom. Lin.) des fleurs blanches panachées de pourpre ; elle est du Mexique. Ces plantes possèdent, en général, dans leurs racines des prol)riétés purgatives. G — s.

BELLE-D'ONZE-HEURES, Dame-de-onze-heires (Botanique). — Nom vulgaire de \'Ornil/iogale, Lin., on ombelle.

BELLE-D'UN-JOUR (Botanique). — Nom donné dans <]uelfiues pays à l'henie'nralle.

BELLIS (Botanique), du latin ie'/ws, joli, mignon. — Genre de plantes générairment connues sous le nom de }>àquereH^ (voyez ce mot).

BF.LLOTE ou B^llote (Botanique). — Nom vulgaire d'une espèce de chêne Quercus bulliitn,Xies,t On le donne cependant plus communément â ses fruits qui sont comestibles et qu'on emploie souvent, torréfiés et moulus, pour falsifier le café. Cette espèce, qui a beaucoup de rapports avec le chêne-yeuse, est un arbre de ■; à 10 mètres, à feuilles elliptiques, coriaces et roides, glabres en dessus, cotonneuses en dessous. Ses fruits sont allongés, cylindriques, longs dc(.",ii'2 à ()",n5, épais de 0"',iii(là(l°',(ir,'. Ce chêne croit spontanément en Espagne et en Algérie <iù ses fruits servent de nourriture à un grand nombre d'habitants de l'Atlas (voyez Ciiê\e).

BEMBEX (Zoologie), eu grec At'wier. — Genre à'insecles liyinenoplères , de la famille des Fouisseurs, seclion des Porte-aigmllon , du grand genre S/iliej-, de Linné; ils ont mi corps allongé terminé en pointe. Ces insectes ont un vol rapide, s'arrêtent sur chaque fleur et font entendre un bourdonnement aigu et coupé; plurieurs répandent une odeur de rose ; on ne les trouve ipi'en été. Les femelles se creusent dans le sable des trous où elles déposent leurs œufs; elles y entassent <les cadavres de mouches et d'autres petits insectes. Les principales c-pèces sont : le H, à lire {H. rnstr/ila, Fab.), long d'environ (i'",0!i à n'",(ll8, noir, avec des bandes de jaune-citron : le Parnnpès incarnat {l'arn. carnen, Fab.) vient faire sa ponte dans son nid; mais le Bi mhcx le découvre quelquefois auparavant, alors il le poursuit, et s'il l'atteint, il chej'clie à le percer de son dard, que c(!lui-ci évite en se mettant en boule et en lui présentant ainsi sa peau dure et solide. Le /(. tarsier (W tarsala, Lnt.) est un peu plus petit et a les épaules jaunes ; il exhale une odeur de rose.

BEMBIDION (Zoologie), BeméWiwm , Gyllenhal. — Genre de Coléoptères cnrnusners^ tribu des Carabir/ues, genre Carabe, qui a pour caractères : l'avant-derniei article des palpes extérieures grand, renflé en forme de toupie, et le dernier grêle et fort court. Ces insectes ont de grands rapports avec les élaphres; ils ont le corps oblong, luisant, souvent tacheté de jaunâtre, dn en connaît de nombreuses espèces presque toutes d'Europe : le fi. à pieds jaunes (li. flavipes; Elopbre flavipèile,Oyiv.),]nr)g àen^fi')'! à (.",0(15, a le dessus du corps bronzé, marbré de cuivre ; il est très commun aux environs de Paris, sur le bord des eaux, dans le sable, ou courant très-vite sur la vase; on peut citer encore le B. littoral (/?. littorale, Lat.), le /(. riverain (6. riparium, Lat.), le B. mélange' (B. varium, Lat.].

BEN OLiirFiiRE (Botanique). — Espèce d'arbre de la famille des Moringées et appartenant au genre Moringa. C'est le Moringa pterygo p''rma, G.Tertn.; /!/. oleifera, Pers. ; Gnilandina morini/a^ Lin. ; Hyperanfhera moringa, Wahl. Le ben s'élève à une hauteur de i, à s mètres. Son tronc est droit, à écorce brunâtre, ses rameaux ont le bois très-blanc et l'écorce verte. Ses feuilles sont pennées, avec impaire; les folioles, de 6 à ■', sont petites, ovales, inégales, courtement pétiolées. Ses fleurs, disposées en panicules axillaireset terminales, sont blanches, à caHce quinquéfide, à corolle de 5 pétales oblongslinéaires, périgynes, à 10 étamines insérées, sur un disque et dont S sont ordinairement dépourvues d'anthères ; celles des 5 autres sont jaunes et orbiculaires ; enfin, l'ovaire est pédicellé, uniloculaire. Le fruit est une longue capsule en forme de silique uniloculaire, bosselée, présentant trois angles et s'ouvrant en trois valves. Cet arbre croit sur les cotes du Malabar, dans plusieurs contrées de l'Inde et dans l'Amérique méridionale, à Ceylan, en Egypte. On pense que c'est lui qui donne le bois néphrétique des pharmacies, ainsi nommé â cause des propriétés énergiques qu'on lui attribuait dans les affections calculeuses des reins. Ce bois, répandu dans le commerce sous la forme de gros fragments de couleur jaunâtre à l'extérieur et d'un rouge brun à l'intérieur, a une saveur amère et acre et répand une odeur agréable lorsqu'on le ratisse. Son fruit, connu sous le nom de noix de hen, renferme une amande blanche dont on extrait une huile dite huHe de ben, qui ne rancit point et dont les parfumeurs se servent pour conserver l'odeur des fleurs dont elle s'imprègne facilement, sans la modifier, étant elle-même inodore : elle a été employée aussi en médecine comme purgative, emménagogue et aussi, contre certaines maladies cutanées ; mais les mauvais effets qu'elle produit sur l'estomac l'ont fait proscrire de la médecine. L'écorce de la racine et du tronc offre une saveur forte qu'on utilise dans quelques assaisonnements, et sa décoction a été vantée contre le scorbut. On emploie dans l'Inde presque toutes les parties de cet arbre contre différentes maladies. G — s.

BENGALI (Zoologie). — Nom donné à plusieurs oiseaux du genre Fringille et du sous-genre des Linottes, parce qu'ils nous venaient du Bengale; ainsi Fringilla Bengalui voyez Linotte, FniNcir.LE).

BÉNITIER (Zoologie). — On désigne vulgairement sous ce nom deux espèces de coquilles : l'une, le Grand Bénitier on la Tuilée (Chama qigas. Lin.), fiuneuse par sa grande dimension, appartient au genre ÎJ-idacwe . voyez ce mot) troisième famille des Acéphales testai é', celle des Camacées. L'autre appailient au genre Peiyi.e, de la famille des Ostracés (voyez Peigne).

BENJOIN (Matière médicale), Benzoin, Assndulris. — C'est un baume qui découle par incision du Slyra.i; benzoin, de Dryaiider, famille des Slyracée<:, et probablement de plusieurs autres arbres des espèces voisines; il nous vient en général de Sumatra, de Siam, de Java, en mas-es scdides, fragile!i, d'un rouge brun. On donne le nom de llenjoiti oniygdaliiide à celui dont les morceaux contiennent dans leur intérieur des larmes blanches que l'on a comparées à des amandes liées par un suc brun. Une autre espèce, le Benjoin en sortes, est moins pure, d'une teinte brunâtre presque uniforme; celui-ci nous vient de Santa-Fé, de Popayan, dans l'Amérique méridionale. Le benjoin est composé d'une résine, d'une huile volatile et d'un acide particulier, Vacide Ae/coù/we (voyez Benzoioib [aride]), dit aussi fleurs de benjoin ; il a une odeur suave, une saveur aromati(|ue, et lorsqu'on en jette quelciucs fragments sur des charbons ardents, il répand une luuite épaisse, blanche, d'une odeur très-agiéable. Le cosinéliiuie connu sous le nom de lait virginal se lait eu mettant dans de l'eau quelques gouttes de temture alcoolique

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