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BEN

de bpnjoin. Cette substance joue un certain rôle en médecine comme agent thérapeutique; ainsi il possède au suprême degré les propriétés excitantes qui se trouvent dans toutes les substances balsamiques, soit qu'on veuille agir sur les organes de la circulation, sur les sécrétions on sur les organes digestifs ; c'est surtout contre les maladies des organes respiratoires qu'on a vanté son emploi, au point de le nommer le hnume du pnumnn. Ainsi il a été prôné dans l'asthme humide, dans les toux chroniques, etc. On l'a conseillé aussi en vapeur contre le rhumatisme. On peut le donner en bols, en électuaire, en sirop à l'intérieur; à l'extérieur, en teinture, en vapeur. F- — N.

BE^JOI^ (Chimie). — Appartient à la classe des Ikvimes-ré<ines. 11 contient l'acide benzoique tout formé; on l'en sépare par voie de volatilisation. Il renferme, en outre, trois résines différentes qui out été isolées et analysées par M. Van der Vliot.

Résine V C30H2i)O5

Le benjoin est en partie sQluble dans l'alcool (teinture de benjoin) (voyez Acide benzoîqi'e^

BENOITE (Botanique!, de hcrlia henedida, herbe bénite, à cause des propriétés salutaires qu'on avait attribuées à cette plante. — Nom vulgaire du goure Geutn (du grec geuma, goût, parce que les racines de cette plante ont un goût amer prononce). Il appartient à la famille des Rosacée^^ tribu des Dryaclées, et se distingue par un calice tubuleux, concave à la base, à 5 divisions, accompagné de 5 bractées ; une corolle de 6 pétales; des étamines indéfinies; des akènes nombreux, secs, terminés par le style persistant, di-posés sur un réceptacle presque globuleux. On cultive une dizaine d'espèces de benoîtes, toutes des climats tempérés. La B. officinale, B. cnmmuiie {Genm uri auum , Lin.), est une espèce indigène. Ses fleurs, petites et jaunes, sont communes pendant tout l'été. Longtemps employée en médecine comme vulnéraire et sudorifique, sa racine, amère et aromatique, a une odeur agiéable qui se rapproche du girofle; elle est presque abandonnée aujourd'hui, quoiqu'elle ait été beaucoup vantée par Frank, qui l'a employée avec succès en l>Oi, comme fébrifuge. Dans certains pays du Nord, on mélange sa racine avec le houblon dans la fabrication de la bière, afin de donner à celle ci un goût agréable et de l'empêcher d'aigrir. Les feuilles de la benoîte urbaine se mangent quelquefois en guise de salade. Sa racine est aussi employée à tanner le cuir; elle cionne une teinture brune mêlée de rouge. La B. o-cciuén ou ennrlale G. cr/ichifuiti, Sibth.), originaire d'Orient, a des fleurs pourpres qui décorent agréablement les parterres. La H. inlertiiédiaire [G. intermedium, Ehrii.) donne aussi des fli'urs jnuues et croit en Europe dans les cndioits omljrngi's, ainsi que la H. des ruisseaux ((■'. rival<; Lin. ), qui afTccîionne les endroits humides. G — s.

BENZAMIDE. — Substance chimique de la classe des Amides. Sa composition peut être représentée par celle du ben/oate d'ammoniaque moins les éléments d'une prop'iriion d'eau (voyez Amides).

BENZINE C'-Ml»j (Chimie). — Hydrogène carboné liquide incolore d'une odeur empyreumatique éthéiée qnarul il est pur, entrant en ébullition & i<3°. Sa densité est 0,8.S, celle de sa vapeur 1,11. C'est un dissolvant pn'cieut pour les hydrogènes carbonés solides, pour le BOufri', l'iode et les matières grasses; aussi, depuis quelques années, l'o jiploie-t-i'n de préférence i l'ammoniaque pour dégrais'Cr les h.djits. Le chlore, le brome, l'acide azotique, en réagissant sur la benzine, engendrent des dérivi'-H par voie de substitution. L'acide azotique donne lu nilro-bi'uzine.

i.iîJli f .>iOS,llo= r.ii||ii(AïO»)'-t- îno

(.Vilio-bcnzine.)

Ciîlic cl, 4 son lour, par son conlact avec Ihydrogènc i l'étal naliMaiit, produit de l'aniline (CuiPAz) (voyez ce mol) et de l'eau. La benzine se produit quand on soumet la vapeur d essence d'nmandis amère» & l'action d'une leinpéraluie éh-vi'c ; ell" fait partie des produits volatils de lo calcinaliriii du beiizoale de chaux ; mai», pour les bc»oin» de» arn, on l'exlrail eu grand dn goudron de liouilli'. L'huile de goudron distillée donne une foule de proilull»dilféroiil«;oii recueille h» pin» volaiils, on procède «iiituiie & des dislillullons rrnctiuniiéu», et c'est lu liquide qui bout vent 83° qui est seul coiibcrvé. Ce dernier,

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