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placé dsns un mélange réfrigérant, se prend en masse comme le camphre ; dans cet éiat, il est soumis à l'aclion de la presse, qui en élimine un liquide non encore congelé qui altérait la pureté de la benzine. La benzine ainsi obtenue conserve toujours une odeur manifeste de goudron. B.

BENZOATES. — Sels formés par l'union de l'aride benzoique avec les bases. Les principaux sont : le benzoale d'ammoniaque ( AzH',HO,C"H-''0'\ employé coiniiie réactif pour doser les sels de sesquioxyde de fer et les séparer des sels de protoxyde ; le benzoate de cliaux, qui, par la calcination, donne la benzone (C-^H'^O*), sorte à'ace'tmie ivoyez ce mot).

BENZOILE. — Composé hypothétique que certains chimistes supposent entrer dans la composition de produits chimiques dérivant de l'acide benzoique et de l'essence d'amandes amères (voyez Amandes amiires [Essence d']).

BENZOINE (CH'^O-). — Ce corps est isomérique avec l'essence d'amandes amères (voyez ce mot) ; mais le groupement moléculaire est tout à fait distinct. L'acide azotique employé à chaud et le chlore transforment la benzoïne en un corps C"H''0*, qui n'en dérive pas par voie de substitution : ce corps n'est pas le benzoîle, mais il est isomère avec lui ; on l'a nommé le henzyle. Par une forte chaleur, la benzoïne éprouve une modification dans la disposition de ses atomes élémentaires ; elle se transforme partiellement en essence d'amandes amères; réciproquement cette dernière se convertit en benzoïne, quand on la mélange d'abord avec une petite quantité d'acide cyanhydrique et qu'on la soumet ensuite à l'action de la potasse à chaud . B.

BEiNZOIQUE (Acide) (C"H'0\H0'. — Corps solide cristallisant en lames blanches et nacrées ou en aiguilles, sans odeur à l'état de pureté, avec une odeur balsamique quand on l'extrait du benjoin, très-soluble dans l'eau chaude, l'alcool et l'éther. Il fond à 1;0", bout ;\ 240°. Sa densité de vapeur est 4,275. Soumis à l'action du chlore, il peut perdre successivement I, '.', S équivalents d'hydrogène qui sont remplacés par un nombre égal d'équivalents de chlore ; de même, traité par l'acide azotique, le radical .AzO' se substitue à l'hydrogène.

CI''H503,HO + Az05,HO = Cl''H*(AzO»)03 HO -f- HO Ac. beiiz iqi:e. Acide uitro-beuzoîque.

L'acide benzoique dérive de l'essence d'amandes amères (voyez ce mot) par voie d'oxydation. Il existe tout Corme dans le benjoin, d'où on l'extrait à l'aide de la sublimation. Le benjoin pulvérisé est introduit dans une marmite en fonte close avec une feuille de papier à filtre collée sur ses bords ; un cône en carton est posé sur la marmite. On chauffe ; l'acide benzoique dépose, en tamisant à travers le papier,lestracesd'huile empyreumatique ((ui altéreraient sa pureté ; il vient se condenser contre les parois du cône. On en obiienl une plus forte proportion en décomposant le benzoate do sonde par l'acide sulfurique. L'acide benzoique ingéré dans l'économie animale s'y convertit en acide hippuritiue qu'on re:rouve dans l'urine; réciproquement, ce dernier, traité par l'acide sulfurique et la chaleur, donne de l'acide benzoique. Gerhardt l'a obtenu i l'état anhydre. B.

BER ou Bon, Boni et Perin-Toddai.i. — Noms indiens du Jiijttbier commun (Ziziphus jujuba, 'Willd.) (voyez ce mol).

BEI\Bl';aiDfiES (Botanique). — Famille de plantes dicotylédones dialypélales qui sert de type à la classe des Ber//critiee'.\ ét;iblie par M. Brongniart. Les Berbéridées, qui ont p'inr t\pe le genre llerlirris ou E^nne-Vincttey sont des phuiles lierlKirécs ou des arbrisseaux à feuilles alternes; leui-s éliunines sont eu nombre égal aux pétales (4 ou (i) et opposées avec ceux-ci ; leurs anthères s'ouvrent par des valves élastiques du bas en luiut ; il n'y a qu'un seul ovaire renfermant de I à 3 graines. Les Berbéridées habitent spécialement la zone tempérée de l'héinisplière boréal. On en rencontre aussi au Chili. Leurs |)ropriélés sont quelque pou astringentes dans ceitaines écorces et acides dans h'urs haies. Génies principaux : Beihfrii, Lin.; Mitliimie (Mnlimiu, Nuit.); Sandii.e {Nuiiiliiia, Thunb.); A'/jîhkv/c (/s/)i'»i«/;i«», Lin.); l.eontire , Lin. Voir pour une bonne monographie do cetle famille le second volume du llri/ni rci/elu/n/is syslemn uatmalc. par de Candolle (Paris, 18JI). G — s.

BEKBÉIUS (Botanique. — Voyez fU-iMi-VmEïm.

BEIICE (Botanique), lleracirum. Lin. (plante consacrée i Ilercule,\ — Genre de piaules appartenant à la fa-

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