BF.H
lîER
mille des Omhe//iféres, tribu des Peucédnnéfs. Les Berces ; moles les Truits qu'il produit. Le Berganiotier ordinaire sont de grandes lierbes à fouilles pennatisiSquécs dont le est désigné sous le nom de Cilriisbiygiuiiia vu/i/anx, par
pétiole forme une forte gaine. La B. branc-ursine{Herctcleum sphondi/Ziiim, Lin.) nommée vulgairement //anaw (les vaches, angéli(jue sauvage, acanthe d'Allemagne,
est très-commune dans nos climats au bord des ruisseaux. Elle est bisannuelle, sa tige est droite, velue, rameuse, haute de plus d'un mètre, ses fleurs sont blanches, et forment de larges ombelles en juin et juillet. Elle aime les prairies fraîches, qu'elle envahit quelquefois un peu trop, parce qu'elle ne fournit un bon fourrage que lorsqu'elle est jeune, et à la fauchaison, ses tiges étant dures, le bétail ne peut les manger lorsqu'elles sont fanées. Cette plante sert d'aliment à certains habitants du Nord. Ses racines sont incisives et c.armi natives. Ses feuilles et ses giaines sont employées à faire une boisson alcoolique chez les Polonais et les Lithuaniens. C'est ce qu'ils appellent le hnrszoz ou pnrst. G — s.
BERCEAU DE LA Vierge (Botanique). — C'est un des noms vulgaires de la Clénialitedes haies (voyez ce moti.
BERGAMOTIER et Bergamote. — On nomme Berga-
I Risso et Poiteau, et sons celui de Cilrus Uniettu hergamia, p.ir Duhamel. C'est un arbre à rameaux menus ou munis d'épines courtes. Ses feuilles, à pétioles quelquefois ailés, sont oblongues, dentées, acuminées, obtuses; ses fleurs, petites, très-odorantes, ont 30 étamines ; ses fruits d'un jaune pâle, à vésicules concaves, sont souvent en forme de poire; leur pulpe est un peu acide et d'un goût très-agréable. 11 y a plusieurs variétés de Bergamo-
Fij. nO!!. — Dor|;nmolier onlin^iirfi.
molicr un type du genre Oranger-citronnier, et Bcrga-
30i — Caupe du fruit.
tier, entie autres celle à fruit rugueux, celle à petit fruit, puis la mellaro^e, et enfin la melUirosp à fleurs doubles. L'écorce de la bergamote est douée d'une odeur particulière, mais très-agréable. On en extrait, ainsi que des fleurs, une huile essentielle, qu'on nomme huile de lieryaniole, qui entre dans une foule de préparations de parfumerie. L'écorce vidée et séchée sert aussi à faire de petites boîtes qui conservent très-longtemps leur parfum. Consultez le Cours d'arboriculture de M. du Breuil, 6' édition, I8C?, arti-le Oranger. G — s.
BtncAMOTE (Arboriculture). — Variété de poire, dont le goût parfumé se rapproche de celui de l'orange de ce nom. On en a fait plusieurs sous-variétés : ainsi la B. d' Av rancîtes ;\& B. Fieve'e;\a. R. lucrative ; la. B. crassane;!a B. royale; la B. de Pentecôte, etc.
BERGER (Économie rurale). —Ou appelle iecjer celui qui est chargé do soigner un troupeau de bêtes à laine et de le conduire au pâturage. Modestes en apparence, ces fonctions sont des plus importantes dans une exploitation agricole, et le berger devrait être certainement le premier domestique de la ferme, et par la nature des devoirs de toute sorte qu'il a à remplir, et par les connaissances spéciales qu'on doit exiger de lui ; aussi le prix rémunérateur de ses services devrait être une question bien secondaire pour un cultivateur intelligent, lorsqu'il est assez heureux pour rencontrer un bon berger. Eu effet, à lui incombe toute la responsabilité d'un troupeau, et lorsqu'il est composé de bêtes de prix, sa bonne ou sa mauvaise gestion est d'une importance considérable. Un bon berger ne doit être ni trop jeune ni trop vieux, de trente à cinquante ans; trop jeune, il n'a pas toute l'expérience nécessaire, trop vieux, il n'est plus capable de supporter les fatigues d'un métier aussi rude ; il faut qu'il soit doux et patient pour vivre dans un contact continuel avec des animaux dont l'intclligej. e bornée met souvent sa patience à une rude épreuve, ferme pour dresser ses chiens, s'en faire obéir et les rendre dociles; il doit être fort pour transporter et établir son parc sans l'aide de personne, pour parcourir quelquefois une assez grande distance chargé d'un mouton malade ou blessé qu'il faut rentrera la bergerie; d'une constitution robuste pour braver l'intempérie dos saisons; il sera courageux pour défendre son troupeau et ses chiens contre l'attaque des loups ; il faut encore qu'il soit instruit dans la pratique de quelques petites opérations chirurgicales, telles que la saignée, la clavélisation, les pansements, tous les soins, en un mot, qui n'exigent pas que l'animal soit rentré ;\ la bergerie ; il sera obligé quelquefois aussi d'aider ses brebis dans le travail de l'agnelage. L'observation journalière aura donné au berger des connaissances pratiques de météorologie qu'il mettra à profit pour rapprocher de la ferme et rentrer son troupeau lorsque le temps sera m naçant. Un bon berger connaît toutes ses bêtes; il étudie leurs habitudes particulières, leur aptitude à contracter certaines indispositions; il saura les petits soins qii 1 faut donner à tels ou tels de ses montons, les précautions dont il devra user à leur égard, etc. Il est à peine nécessaire de dire que le portrait que nous venons d'esquisser n'a peut être son original dans aucune ferme ; mais un agriculteur intelligent mettra tous ses soins iV choisir et surtout à conserver à tout prix celui qui se rapprochera le plus do ce modèle. C'est surtout dans le* pays de monl.igno que celte considération devient capi-
BEU
BER
taie ; ici, en c(Tpt, il arrive souvent que le troupeau, après avoir passé l'hiver dans la bergerie sous l'œil du maître, est confié entièrement aux soins du berger pour être conduit pendant la belle saison au pâturage de la montagne, où il passe quelquefois plusieurs mois; on conçoit quelle responsabilité lui est imposée, et combien il importe qu'il soit doué tout an moins des principales qualités que nons avons énumérées. Lorsque le berger est dans et s conditions, ou seulement que ses moutons doivent être parqués, il est utile qu'il soit arméd'un fusil, qu'il laisse dans sa cabane, pour s'en servir au besoin : il doit surtout porter une houlette (voyez ce mot), long bâlon de 2 mitres environ, terminé à un de ses bouts par une espèce de petite bêche en forme de cuiller qui lui sert à jeter de la terre à ses bêtes ; il aura aussi avec lui un bissac, ou un panier contenant un couteau, une lancette, quelques pots d'onguent, un flacon d'alcali volatil, un peu de linge, une éponge, etc. Il aura aussi pour mettre par-dessus ses vêtements un surtout, autant que possible, imperméable.
On consultera pour plus de détails le Di<:tionnnire d'ai/iicullure. à l'article Beucfk, et surtout Vliisfruclion j.oùi- les hert/ers, par Daub vnton, publiée en 1782, et à cet égard qu'on nous permette de citer le curieux certificat de civisme, délivré à l'auteur par la section des sans-culotte, l'an II de la République. On y lit : Appert
que, d'après le rapport faite de la société sur le
bon civisme et faits d'iiumanilé qu'a toujoui- témoignés
le *«7e/-Daubenton, l'assemblée arrête qu'il lui
sera accordé un certificat de civisme, et le président
.««li'i'e de plusieurs nu'm//;e lui donna /àeo/arfe
Signé : Daiiiiel, président.
BERGERIE (Économie rurale). — C'est la partie des bâtiments d'une ferme, qu'on destine à l'habitation des animaux de la race ovine. Lor^^que l'on a à choisir l'emplacement d'une bergerie, il ne faut pas perdre de vue ce principe que, de tous les animaux domestiques, les moutons sont ceux qui redoutent le pins l'humidité, et auxquels elle est le plus préjudiciable : ainsi on devra la placer dans un endroit un peu élevé ; le sol sera nivelé avec nne pente légère pour faciliter l'écoulement des liquides; elle sera mise à l'abri des eaux voisines, etc. Pour le reste, on ne peut mieux faire que de transcrire les so^es préceptes doimés par Tessier dans le Dictionnoire (CiKjricidtuie : « Les dimensions d'une bergerie sont subordonnées au nombre de bêtes i laine qu'elle doit contenir; elles seront calculées suirant la position lies créritcs, de manière que toutes les bêtes puissent y prendre aisément leur nourriture en même temps, sans qu'il y ait de terrain perdu. La position des crèches n'est pas la même dans toutes les bergeries : ainsi dans celles <iui ont peu de largeur, on fixe les râteliers le long des murs de côtitres, on on les place dos à dos au milieu, dans le même sens; mais lorsqu'elles sont assez larges pour y placer un plus grand nombre de rangs de crèches, on les dispose tantôt dans le sens de la longueur, tantôt dans celui de la largeur; on les nomme alors hergerio.i iloiihles, La meilleure disposition est de placer les crèches dans le sens de la lot guenr, parce qu'il y a moins <Ie terrain perdu et que le service est plus facile. Voici maintenant les données pour les dimensions des bergeries. Une bête â laine en mangeant .'i la crèche y tient nnc place d'environ 0'",4, suivant sa grosseur; la longueur développée i donner aux crèches sera donc autant de fois (."','1 qu'il y aura de moutons ; d'un autre c6t4?, les crèches, râtt^licrs compris, ont nne largeur de 0",6n , et la longueur moyenne rt'imc bête à laine est d'environ i",.')»; d'après ces chilTris dont il sera facile lie faire l'application, on trouvera qu'une bergerie à deux rangs de crèches et deux longueurs do moutons devra avoir 1 mètres de large; celle â quatre rangs de (trèclieii, S mètres; celle à six rangs de crèches (deux donblC!) et deux simples), 12 mètre». Maintenant la longueur développée qu'il faudra donner aux crèches étant connue par le nond)re de moutons que la bergerie doit roMlenir, il sera facile d'en calculer la longueur délluilive. Il ne sera pas pins difliclle, d'après ce qui vient d'être dit, de déterminer les dimensions de la bergerie, •hl les crèrhi'i devaient être placées dans le sens de la largeur. Quant à lo hauteur des bergeries, elle doit être, «lupi planchers, de 4 mètres d'hivernage et do :) mètres pour le» bergeries supplémentaires. » L'emplacement à donner ft chaque mouton, toujours d'api è» 'l'essicr, doit tire de 1 nièire carré et O",".'! pour un agneau.
Le» boi'Kcrleii bien ordonnées devront être placées à l'eipuaiilon du midi, pour éviter les brusques change-
ments de température ; mais comme, d'un autre côté, les moutons soutirent beaucoup de la chaleur, il est nécessaire que l'air puisse s'y renouveler facilement et fréquemment , et par conséquent les ouvertures y seront nombreuses. La bergerie de Rambouillet, fondée vers 1786 par les soins de Daubenton, et celle de Gévrolles, de création beaucoup plus récente, sont des modèles à tous les points de vue.
BERGERONNETTE, BEncEiiETTE (Zoologie), Badijtes, Cuv. — Sous-genre détaclié du genre Hoctie-r/ueue, tribu des Bec -fin, famille des Passereaux dentirnstres {Hègne animal de Cuvier), famille des Motncilli'lœ, tribu des Osrines, ordre des Passeres de Ch. Bonaparte. Caractérisé par un bec grêle, la queue longue et mobile des Hoche-tfueue, les plumes des scapulaires longues et couvrant lo bout de l'aile repliée ; l'ongle du pouce allongé, peu arqué, ce qui les rapproche des farlouses et des alouettes. L'espèce la plus commune est la B. du printemps [Motacilla pava), cendrée en dessus, olive au dos, jaune dessous, les quatre peimes latérales de la queue, blanches, le bec et les pieds noirâtres, l'ongle du pouce presque droit, plus long que le doigt : tout le monde connaît la grâce des formes sveltes de cet oiseau, la légèreté et la prestesse de ses mouvements, lorsqu'il poursuit dans nos prairies, au milieu des troupeaux de bestiaux, sur lesquels il se pose souvent, les petits moucherons et autres insectes ailés qui viennent voltiger autour d'eux ; qui ne l'a vu suivre de près le laboureur, et, dans le sillon qu'il vient de tracer, saisir dans la terre fraîchement remuée les petits vers qu'il a mis à découvert, et pourtant cet oiseau, qui semble rechercher la société de l'homme, ne peut vivre en esclavage ; il y meurt bientôt. Répandue dans toute l'Europe, cette espèce pose son nid dans les prairies ou sous une racine d'arbre; la femelle y pond six à huit œufs. C'est un oiseau voyageur qui nous vient dès les premiers jours du printemps. La B. faune {.M. hoariiln, Lath.\ malgré son nom, est moins jaune que la précédente ; elle reste chez nous toute l'année, mais elle est moins commune et vit solitaire.
BÉRIBÉRI (Médecine), d'un mot indien qui signifie hrehis. suivant Bontius, parce que ceux ipii en sont affectés marchent péniblement en imitant la brebis. — On a donné ce nom à une maladie particulière à quelques contrées des Indes orientales, spécialement au Malabar et à Ceyian ; c'est dans la saison pluvieuse qu'on la remarque, â cause de la différence de température du jour et de la nuit. Elle arrive quelquefois subitement lorsque, après avoir souffert de la chaleur, on boit en abondance la lique u tirée du palmier; alors surviennent une lassitude spontanée, de la difficulté dans les mouvements, l'engourdissement des membres, un trouble général de la sensibilité et de la motilité, une titillation violente et douloureuse dans les doigts et les orteils. Les causes et les symptômes de cette maladie lui donnent nne grande ressemblance avec le rltuinntisme, et surtout avec le lumbago. Le traitement établit encore une nouvelle analogie; il consiste dans l'exercice, les frictions stimulantes, l'es b.ains aromatiques; enfin, quand la maladie est devenue chfonique, dans les tisanes de bois sudorifiques.
BÉRICIION, Bi-niciioT (Zoologie). — Nom vulgaire donné dans quelques pays au Triu/lodyte (Motacilla troglorli/tes, Lui.) (voyez TnocLODVTE).
BÉRLE (Botanique), Sium, Koch, du mot celtique siw qui veut dire eau. — Genre de plantes appartenant h la famille des Ouihellifio-es. tribu des .\mminécs. Les Berles sont des herbes â leuilles p(■lulatis^'■^lllée.s. ombelles terminales à rayons nombreux, (leurs blanches. Le Ctwrrii ou licrlc ries pottif/erSf S'um S'^onon^C'^i \uic espèce cultivie dans les jardins eu l^urnpe pour ses riicincs, quoi l'un mange comme celles du célcii. Deux autres espèces cniisM'ut an bord de nos étangs, l'une ii liii(/rs feuilles [S. /alifiiliuiii. Lin.), et l'autre ii fruitles étroites (S. nni/u\lifnliuoi, l.iu.l. noiuuiér aussi <uhe it'eou. Leurs raciiii's peuvent rire dangereuses pour l'hcMume. G — s.
liEULUE (Médecine). — On donne ce nom à inie aberration du sons de lavue,daus laqutilloon a la perception do corps imaginaires qui no sont pas devant les yeux; on peut s'en faire une idée par les sensations do lumière brillante, ou do couleurs v;iriées qu'on éprouve lorsqu'on reçoit un coup sur le glolio de l'œil, on qu'une pression subito est exercée sur lui, on dit alors qu'on a la lierlue. Souvent, en fixant un objet éclatant, ou aperçoit îles bulles lumineuses qui moulent, descendent, voltij^ent ; ciuelc|uefois ce sont des taches, des lignes, des insectes, (|iii volent; les objets paraissent trompiés, etc. On a donné aussi à ces phénomènes les noms lïimaginatimi, de
BER
BER
nibuches volantes (voyrz ces mots). On a dit que la bci-hie était un symptôme de l'amaiirose comaiençantH, de la cataracte, de l'apoplexie; cela peut Ctre (iiieli|uefois ; mais le plus souvent elle tient à une névrose de la vision, et il n'est pas rare de la voir disparaître après avoir tourmenté les malades pendant un temps plus ou moins long : des collyres frais et légèrement résolutifs, les bains de pieds, le repos, une lumière douce, sont les moyens les plus rationnels à employer. Il peut arriver que la berlue tienne à un état variqueux de quelques vaisseaux de la rétine (voyez ce mot). Dans ce cas, elle est beaucoup plus grave : pour les autres cas, voyez les mots Amaiiiose, Catabacte, Apoplexie.
BER!\ACl!ElZoologie),.-l«a> leucopsis, Bechst.— Sousgenre d'Oisenux du grand genre des Caiianls (Anas, Liu.), famille des Lamel/irosires, ordre des Palini/jéi/es ; caractérisé par uu bec plus menu, plus court que celui
des oies ordinaires, et dont les bords ne laissent pas voir les extrémités des lamelles; ces oiseaux, qui habitent les parties les plus froides de l'Europe septentrionale, de la Sibérie , etc., viennent quelquefois eu France pendant l'hiver. Les principales espèces sont : Anus erylliropus, Gm., et mieux ^îias/e«cù/)S!^,""Bechst., qui a le manteau cendré, le cou noir, le front, les joues, la gorge et le ventre blancs, le bec noir, les pieds gris : c'est cette espèce qui vient en France ; elle est célèbre par la fable ridicule qui la fait naître d'un animal de l'ordre des Cirrhipèdes, l'Analife; ou bien sur les arbres dont elle serait le fruit. Le Cravanl tA. Lernida, Gm.), du même pays, est plus petit que l'oie et que r.4. leucopsis, moins épais et plus léger, le bec un peu large, tête petite. La B. année ou d'Afrùjue, du Cup, d'Egypte [A. .Eyyptiaca^Gra.),fAc., un peu moins grande que l'oie sauvage, se distingue par l'éclat de sa parure, où se mêlent les couleurs marron clair, cendré, roussàtre, blanc, vert à reflets bronzés, changeant en violet, etc. Enfin, elle est remarijuablc par le petit éperon de ses ailes. VOie renard {C/iena/opei) vénéré par les anciens Ég-yptiens. Ces deux dernières e.spèces se voient rarement aux environs de Paris.
Bebnache (Zoologie) . — Nom vulgaire de VAnatife lisse, genre de Cirrhipède. ComVnc toutes les espèces du genre, celle-ci s'attache aux rochers, aux quilles des vaisseaux, quelquefois en si grande quantité qu'elles couvrent entièrement les flancs des navires (voyez Anatife).
BEBNARD L'HEr.MiTE (Zoologie). — Ou a donné le nom d'Hermitc à tous les animaux du genre l'ayure, de la famille des AVac/'Oioef, ordre des Cru-Glacés décapodes : cependant il a été plus spécialement employé pour désigner une espèce de ce genre, le liernard t'hermite. Cancer Bernhardus, de Lin., Pngurus strelAunys, Leacli., qui a les serres hérissées de piquants, avec les pinces en cœur, la droite plus grande; les derniers articles des pieds suivants sont également épineux. On les trouve on quantité, dans toutes les mers do l'Europe (voyez PA(;i;r,E).
BEB.N'E (Marine). — Se dit de l'état du pavillon dont les plis sont serrés à la hampe par des liens, de manière que la pointe inférieure flotte seule au vent. Mettre le pavillun en terne est un signe do détresse ou de deail pour toutes les nations maritimes et compris do tous les navires, qui s'empressent de porter secours, quelle q\ic soit leur nationalité. Les navires munis do canons appuient ce signal d'un coup de canon. Les navires du commerce se servent encore do ce signal pour rappeler leur équipage à bord au uiouient du dépari, ou pour demander un pilote.
BER\OUILLI (Lois de). — (Voyez Tuïaux soNonEs).
BÉKOÉS (Zoologie). — Genre de Z^iophyies de la classe des Aca/èphes, ordre des A'-aléphes simples, \oi^iM des Méduses, dont il a été détaché par Mùller, caractérisé par un corps ovale ou globuleux, garni de cotes saillantes, hérissées de filaments allant d'un pôle à l'autre; la bouche est à une extrémité, elle conduit dans un estomac qui occupe l'axe du corps. Ces animaux, composés d'une sorte de gélaine transparente, se résolvent en eau lorsipi'on les blesse en les touchant ; ils ne peuvent vivre lin instant hors de l'eau. On les rencontre quelquefois en si grande quantité, qu'ils forment des espèces de bancs qui couvrent la mer à plusieurs lieues, et, comme ils sont très-phosphorescents, ils produisent un effet des plus merveilleux; lorsqu'ils sont isolés, la lumière qu'ils projettent ressemble à des étoiles. Le B. gtobuleux {li. piltvs, Gm.), est commun dans la Manche, sur nos côtes.
BERTHELOTIE (Botanique), lierthelotta, Deless., dédiée à Berthclot, botaniste français. — Genre de plantes de la famille des Composées, tribu des Astéracées. Il se rapproche du genre Conizc et comprend des plantes propres aux régions chaudes de l'ancien continent. Une espèce a les corolles hermaphrodites velues; elle croit dans le Sénégal. Une autre présente, au contraire, des fleurs glabres; elle habite l'Inde tropicale.
BERTHOLLET ;Lois dej (Chimie), du nom du cliiaiisto français qui le premier les a établies. — Ces lois résuniiMit d'une manière simple les conditions dans lesquelles les bases, les acides et les sels peuvent réagir sur les sels pour donner lieu ix de nouveaux composés. D'une manière générale, si on met en contact avec un sel un autre sel, un acide ou une base, il se fait un partage des éléments acides et basiques entre eux dans la proportion de leurs allinités mutuelles; mais s'il arrive que l'un des nouveaux composés disparaisse, ou parce qu'il se volatilise ou parce qu'il est insoluble, l'équilibre toujours détruit tend toujours à se reformer jusqu à épuisement des éléments capables de le produire. C'est ainsi que si nous versons une dissolution de carbonate de soudedans une dissolution deniirate de chaux, il se forme un abondant précipité de carbonate de chaux insoluble; que l'acide chlorhydrique décompose le carbonate de chaux et en chasse l'acide carbonique gazeux pour prendre sa place; que l'acide sulfurique précipite l'acide silicique insoluble des dissolutions des silicates alcalins, tandis que sous l'influence d'une chaleur rouge ce sera l'acide silicique qui chassera l'acide sulfuri(|ue volatil à cette haute température. L'influence des affinités chimiques est donc loin d'être absolue dans les réactions qui nous occupent; les conditions de fixité et de solubilité, variables d'ailleurs avec la température et le dissolvant, peuvent la masquer d'une manière presque complète et donner lieu à des résultats qui lui semblent étrangers. Nous ajouterons qu'il en est de même des conditions de masse entre deux corps ayant des affinités à peu près égales. C'est ainsi que l'acide carbonique et l'acide sulfhydrique, tous les deux gazrux, peuvent se déplacer mutuellement suivant que l'un ou l'autre se trouvera en quantité prépondérante (voyez Sels).
BERTHOLLÉTIE (Botanique), Humb. et Bonpl., dédicace faite à Bertliollet, chimiste français. — Genre de plantes de la famille des Lécyit.idées, voisine des Myrtacées. Caractères : calice à 2 diwsions caduques; corolle à G pétales; étamines monadelphes; ovaire infère .'i 4 loges; fruit capsulaire, ligneux, charnu intérieurement La B. yiqantesque {H. excelsa, Humb. et Bonpl.) est un arbre qui atteint, dans l'Amérique méridionale, sur les bords de l'Orénoque, jusqu'à 30 mètres de hauteur (voyez figure 30G, p. 254). Ses feuilles sont alternes, oblongues, coriaces. Ses fleurs, disposées en grappes, sont jaunes avec les filets des étamines blancs. Cet arbre, que l'on appelle vulgairement clidtaignier du Brésil ou J((via, et qui est cultivé à Cayenne sous le nom de touh'i, donne de longues grappes de fruits dont les graines, au iiouibie de it; il 2n, triangulaires, se vendent souvent dans les rues de Paris sous le nom de noix d'Amérique. Les amandes qui sont comestibles rappellent un peu le gnùt de la chair du coco. Poileau a publié, dans le treizième volume des Mémoires du Muséum, une note avec figures sur cet intéressant végétal. G — s.
BÉRULE (Botanique), Berula. — Genre de plantes établi par Koch dans la famille des Ombelti/'èies. On le fait généralement rentrer dans les Berles {Siiini, Koclii. Il répond à la Berle à feuilles étroites (Sium anyttslil'otinm. Lin.) (voyez Beiile).
BERUS (Zoologie.. — Nom scientifique de la Viptre commune {Coluber ùerus. Lia.) (voyez Vipiiiu:).