‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 148 sur 396 · BIG · texte numérisé non relu

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jardinier de Florence, qui la niuliiplia par la greffe. Le /(. à fruit corniailc, Poit., (leui-s grandes, très-odoraiites, fruit arrondi, plus lar^^e au sommet qu'à la base, muni latéralement d'appendices eu forme de cornes;

Fig- 315. — Coupe du fruil.

écorce rugueuse, d'un jaune rougeâtre; pulpe jaune, acide, peu anit're. (Consultez le Cours d'arboriculture de M. Du Breuil, article ORA^CER. ) G — s.

BlG.\nRE.\U (Arboriculture.) — Variété de cerises qui provient, suivant M. Du Breuil, de la deuxième espèce de cerisier, le Merisier [Prunus avium) et qu'il désigne

Flf. S16. - Digi

SOUS le nom de IHi/arremi de mai. Cette cerise est grosse, rouge ou blanche, d'une cliair ferme et bigarrée de rouge et de blanc; en pleine maturité, il est rare «iuclle ne renferme pas de ver. C'est une cerise de qualité médiocre, mois qui donne beaucoup.

BIGKONIACÉES iBolaiiicjue). — Famille de plantes Gamopétales /ly/Kif/ynrs, appai tenant à la classe des l'erxonnées dans la ciassilication do M. liron^niart. Caractères : calice à 5 lobes; corollr ln|i .mu, caduque, quinquélobée ; étaniines, 4 à ;> in r,,^ .i.ms le tube de la corolle; anthères biloculain , .i\.iii( libre, bi!oculairc; capsule bivalve, biloculain , i an imiiL à •! loges; graines nombreuses aplaiirs. Los Bignoniacécs sont des plantes drossées ou grimpantes, à leuilles oppo.sées, le plus souvent dépourvues de stipules. Elles habitent la plupart les régions équatoriales de l'Amérique. On n'en rencontre aucune en Europe. Genres principaux : lli-

fjiioiiie {Bigiionia , Tourn.); Millingtonia ,lÀn.\ Spaitiodea. Pal., Beauv. ; Tecoma, Juss. ; Calnli/a, Scop. j Jacaranda, Juss.; Catebussier {Crescenlia, Lin.), etc.

BIGNONIE (Botanique) {Bif/nùnia, ïourn., dédiée à l'abbé Jean-Paul Bignon, bibliothécaire du roi Louis XIV). — Genre de plantes type de la famille des Biynoruacees . 11 comprend des arbres et des arbrisseaux grimpants i feuilles opposées. Calice à 5 dents ; corolle bilabiée ou presque régulière; anthères ghibres ; capsule i cloisons parallèles aux valves. Les espèces assez nombreuses de ce genre se cultivent dans les serres chaudes, où leurs fleurs et leur feuillage sont d'un joli effet. La B. orani/ée (B. capreolatu, Lin.) résiste seule à la culture en pleine terre. Elle est originaire de la Caroline. La B. rliica {B. chtca, Kunth.), espèce propre à l'Amérique méridionale et donnant de belles fleurs pourpres, contient dans ses feuilles une sorte de fécule d'un tris-beau rouge que les femmes de la Nouvelle-Grenade emploient pour se farder. La B. éguinoxiale (B. œr/uinoclia/i\-, Lin.), plante des Antilles qui donne des fleurs pourpres souvent veinées de rose, renferme aussi dans son écorce une teinture rouge. Ses rameaux sont utilisés par les indigènes pour faire des paniers ou des instruments de pèche. G — s.

BIGOBNE, BiGor.NEAU, Bicoirneau (Zoologie). — Sur les cotes de l'Océan, on donne vulgairement ces noms au Vigneau [Turbo littoreus. Lin. , mollusque du genre des Littorines (voyez LiTToamE, Vigseau).

Bicorne (Technologie). — Petite enriume dont les deux extrémités sont amincies en pointe. L'une de ces extrémités est co nique, à section arrondie; l'autre est à quatre faces, en forme de pyramide.

BIJOU (Technologie). — Objet de luxe et de parure, tirant son prix, soit de la matière employée, soit du travail que cette matière a subi. Les substances employées k la confection des bijoux sont très-variables, la finesse du tiavail pouvant suppléer au défaut de valeur de la matière première. Les bijoux fins sont en or ou argent, seuls ou ornés de pierres précieuses ; les bijnui faux sont en clu'ysocale, espèce de laiton doré ou argenté, et les pierres qu'on y emploie sont artificielles, ordinairement en strass blanc ou coloré. Les bijoux, surtout les bijoux faux, dont la forme est le seul mérite, sont devenus pour la France la base d'une immense industrie dans laquelle, grâce au goût de ses artistes, elle ne reconnaît pas de rivaux. Depuis quelque temps on fait en aluminium des bijoux qui peuvent être considérés comme occupant une place intermédiaire entre les deux espèces précédentes.

L'or et l'argent, à cause de leur éclat et de leur inaltérabilité, ont été de tout temps employés à la confection des bijoux ; ils y sont toujours alliés avec un peu de cuivre qui leur donne la dureté qui leur manque. Les derm'ères lois prescrivent trois titres légaux pour les bijoux d'or et deux pour les bijoux d'argent. Ce sont, pour l'or :

1er (iirc, Or 920 part

i' titre, — ..

3" lilrc, — ..

Pour l'argent

Avec une tolérance de 5 parties en moins p lur l'argent et ■< pour l'or.

Ces titres sont vérifiés à la IMonnaie par des procédés particuliers I voyez Essais , et à chacun d'eux correspond un poinçon particulier que l'on applique à ch;ique bijou.

ilouluye. — On a quelquefois encore recouis 4 la fusion pour doimer leur forme aux bijoux. Le moulage se fait ordinairement dans des os de sèche. La partie tendre de deux os e.st dressée par frottement sur une pierre plarie; puis le modèle, préparé à l'avance, de l'objet A 'mouler est placé entre les deux os que l'on )iresse l'un contre l'autre. Le modèle s'y incruste en y dessinant oxactement sa forme. Avant de les séparer, on perce ce.* os de part en part de deux ou trois trous qui serviront de repères pour remettre bien en place les deux parries du moule au moyen de chevilles. Chaque os est ensuite desséché au-dessus d'une lampe et se recouvre ainsi d'une très-légère couche de noir de fumée qui, sans nuire en rien à la finesse des empreintes, houcbe les pores de la sèche. On creuse les rigoles qui doiiciit -ervir .'i lintroduclion du métal, on réunit les deux pièces du moule et on y coule le métal fondu en se mettant au-de,SKUS d'un vase rempli d'eau, alin de recueillir plus facileition» et

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sans perte les jets de matière. La fusion donne des bijoux lourds et coûteux auxquels on préfète les bijoux creux. Autrefois, le travail des bijoux creux se faisait au rei oussé, ispèce de sculpture au marteau à lar|uelle prenaient part di' jrrands artistes, tels que Benvenuto Cellini; mais ce pr-ctSdé, long et délicat, a été peu à peu délaissé pour dis méthodes plus expéditives, dont la principale est l'eîttinipng- (voyez ce mot). Chaque bijou est ainsi formé d'au moins deux parties qui sont ensuite soudées par leurs bords. Pour les bijoux qui représenteraient, par exemple, des fleurs, chaque feuille est estampée séparément et unie au tout par la soudure. La soudure est un alliage de même couleur que le bijou, mais d'une nature difTérente et plus fusible. Ou en emploie trois pour l'or roiitenant l/(, 1/3, i/J d'alliage et dites au quart, au tiers, v.n demi. Cet alliage est formé lui-même de :'/•* d'argent li'i et de I/.3 de cuivre. Les soudures d'argent sont ferrées d'argent et de cuivre jaune et contiennent l/(i, 1/4, 1/ ; de cuivre jatwie. On soude les pièces ;\ la méthode ordi laire au moyen du borax, comme fondant, et du chalumenu (voyez rmLCJtB*D'.

Mise en cnnleur. — L'alliage d'or ou d'argent qui forme les bijoux fins est loin d'avoir l'éclat du métal pur ; (tn le lui rend par la mise en couleur, qui consiste à tremper le bijou poli dans des liqueurs qui rongent superficiellement le cuiv."e et laissent à la surface une mince couche d'or ou d'argent pur. Pour les bijoux faux, cette c.'uche est appliquée après coup (voyez DoatinE, .\rgen- Ti ru ,

Settissemrnldrs pierres. — Les pierres fiiies ou fausses sont montées sur le bijou dans de petits chatons qui y ri t été pratiqués par soudure ou par enlèvement et qui l'ésentent un petit rebord mince. Lorsque la pierre est mise en place, on refoule sur elle ce rebord ou on la pince en quatre ou cinq endroits. M. D.

RIJUGUÉ (Botanique', du latin hi^, deux fois, et^Hi/Mm, jo'ig. — Se dit des feuilles qui portent deux paires de folioles sur le même pétiole, comme dans plusieurs espèces (k' Himnsn

BILABIÉ (Botanique^ de bis, deux fois, et lahium, lèvre. — Terme qui désigne certains organes floraux pré- S'i"nnt deux principales découpures, l'une supérieure, lî'Uire inférieure, un peu inégaleset entr'ouverles comme d Mix lèvres. Le calice et la corolle sont bilabiés dans les p'antes de la famille des Lalnees, ainsi nommée, comme >t\ voit, de cette forme des enveloppes florales. Les pécules sont aussi dits l/ilubies lorsqu'ils sont tubiilés avec r'ii limbe à deux lèvres, comme dans les Hellébore'!, les .\r/el'es. ]'ho),yre, etc.

BIL.\TÉRAL (Botanique). — Terme de botanique qui s'applique à la direction que prennent certaiiis organes des végétaux. Les feuilles sont bilatérales quand elles se rejettent de deux côtés opposés, comme dans Vif et pU\sieurs SH/)ir'.t. Les lobes de l'anthère sont bilatéraux lorsqu'ils sont attachés des deux côtés opposés du filet, comme &.in&]el>oiloijli'/tlu-n,\e Beijimia fiicliotom/i. DansT^'/j/ip'mére de Viri/inie ces lobes sont attachés aux deux côtés npposésdu conncctif. Cettedirection se présenteaussi pour I"-. graines dans les péricarpes. Les parties sur lesquelles (■i:cs sont attachées el que l'on nomme plaeeiiliis, peuvent ilonc eirc aussi bilatérales ; ce caractère se rencontre <lans les Groseilliers.

BILE (Anatomie, Physiologie), hilis, des Latins ;c'/o/(', des Grocj». — Liquide sécrété par le foie ; d'un vert sombj-e, d'une odeur nauséabonde, la bile a une saveur amère qui laisse un arrière-goùt fade et douce.'itrc; elle est rendue vis(|iicuse et filante par le mucus qu'elle contient, Vr^rséc dansl'ciu, elle gagne d'abord le fond du liquide, et si on l'agile, ellc^ se dissout presque totalement en formant une liqueur mousseuse ; elle dissout facilement les mUitrcs grasses acides, ce qui l'a toujours fait considérer comme une espèce de savon ; elle a une réaction alcaline, et c'est, Buivanl Berzelius, une combinaison des a^idfis gros (oléique et margarique) et de certains acides n'i.incux avec la soude et luie base organique, la biline. D.ins un travail remarquable (m:)«). II. Dimarçay dit qie la bile résulte di' la combinaison de la soude avec un aride réxincux el azoté qu'il nomme ncide eholiimie. S'ieckcr (18.8 et ISl») regarde la l.ilc' conmie une combinaison de sonde avec deux aride» organlipies azotés, Vifidr clinlu/ne H Vnrifle ehnleinne ; la plupart dos chiiriJHlcs ont adopté ces résultais. Dans la bile du porc, il a trouvé un aride particulier qu'il a nommé ni:iile hi/oclinli'ii/iie: cet acide est uni avec la soude et n'a encore été riicontré que dans la bile de cet animal. On trouve encure dans la bile d'autres parties moins essentielles, telles

que : une petite quantité d'une substance grasse crislallisabl;, la cholestérine, des acides gras et di\ers sels h ba^e de potasse, de soude, d'ammoniaque et do magnésie. Il ne faut pas oublier, dans cette énumération, l'eau, le mucus et surtout une matière colorante vc;te qui se rapproche de l'hématosine, et que Berzelius a nommée la bilivcrline : c'est elle qui, dans l'ictère, se concentre dans le sérum du sang et colore en jaune les hume;:rs pt les tissus. Du reste, il imperte de dire que, quoiqu'un grand nombre de chimistes se soient occupés de l'analyse de la bile, on n'est p:is encore bien fixé sur sa nature ; cela tient en grande partie aux métamorphoses que peuvent subir ses principes en présence des agents chimiques.

Action' pliysiolor/iques. — A mesure que 1rs matières alimentaires pénètrent dans le duodénum, ellcisont mises en contact avec la bile; celle-ci arrive par un tronc partant du foie et communiquant dans son trajet avec une poche membraneuse qui lui est adhérente, nommée la vésiiu'e du fiel, habituellement distendue par de la bile; il suit de là qu'il y a véritablement deux sortes de bile : l'une qui vient directement du foie et qu'on nomme bile héputique; l'autre qui a séjourné plus ou moins longtemps dans la vésicule du ^<A,\i. bile cyclique, plus épaisse, plus jaune et plus amère.

Le rôle de la b le dans l'acte de la digestion n'a pas encore pu être déterminé d'une manière précise, et il paraîtrait même résulterd'expériencos nombreuses qu'e//e n'est pas indispenmble au travail de la digestion, que pourtant son écoulement continuel au dehors n'est compatible avec l'entretien de la vie que si une copieuse alimentation compense cette perte incessante. Quoi qu'il en soit, à son arrivée dans le duodénum, le chyme (voyez ce mot) est arrosé par la bile et le suc pancréatique ; la première lui communique une coloration jaune légèrement verdâtr;', bien tôt apparaissent à sa surface des filaments d'une matière blanche lactescente, très-riche en graisse, et que l'on nomme le chyle. Dans ce travail, il paraît bien qu'il y a une véritable incorporation de la bile, que celleci n'est pas un simple li'/uide d'excrétion, et qu'elle concourt à la digestion d'une classe ■ n iëre d'aliments, les matières grasses (voyez Chtle, Digestion). La bile peut être altérée dans sa constitution et subir des influences morbides relativement à sa quantité, à ses qualités physiques et chimiques, ces altérations constituent des états pathologiques nombreux que nous ne pouvons exposer dans un article de dictionnaire (voyez Foie).

Depuis longtemps la matière médicale a enregistré dans son catalogue la bile de certains animaux comme agent thérapeutique : ainsi, la bile de bœuf a été surtout vantée pendant un grand nombre d'années comme médicament stomachique, stimulant, contre les faiblesses d'estomac, l'engorgement des organes digestifs, etc. On ne s'en sert plus aujourd'hui. Dans l'industrie, on emploie encore le fiel de bœuf pour enlever les taches d'huile ou de graisse sur les étoiles de laine. La bile entre aussi dans la préparation de plusieurs couleurs.

La bile est toujours plus ou moins alcaline au papier de tournesol ; elle se décompose promptement à l'air, ne se coagule pas par l'ébullition et donne lieu i un précipité abondant par les acides. La constitution chimique de la bile est tiès-complexe et peu connue. D'après les travaux h» plus récents, la bile serait formée par une combin.aison de soude avec les deux acides ctiol/que et cliiile'ique ■ le second de ces acidi's est sulfuré. On tronv'', en outre, dans la bile, en | etito quantité, une matière grasse neutre (chulesti'rinei, de^ acides gras, des sels de potasse, de magnésie et d'ammoniaque. Le principe colorant de la bile a été nommé biliverdiue. F — N.

BILIAIRE (Anatomie, Médecine), qui a rapport à la bile. — A/i/inreil bdiaire : c'est l'ensemble des parties qui concourent à la sécrétion et à l'excrétion de la bile (voyez Foie, Bii.e). — Cannux biliaires : ce sotit les radicules qui, en se réunissant, constituent le canal hépalii|Ue. lisse distinguent des nulnw conduits vasculairesdu foie par leur couleur jnuualri', |iar le liiinide (|u'iN contiennent et par l'aspect de leui-s parois. — La rrsnulrliiliniremi vésicule itu [ici l'sl nu réservoir uK'uibraneux, pyriformc, situé au-desseus du Icilie droit du fuie, dans un enfoncement nommé l'itsscllc crislviuc. Maiiilenno p;ir le péritoine qui la recouvre pres(|ue en entier, elle est tapissée à l'intérieur par une membrane muqueuse, teinte en vert ou en jaune suivant la coloration de la bile ; elle communique avec le foie par le canal cysfiqrie, qui luimêmn s'ouvre dans le canal liépatique pour former lo canal cholédoque ; ainsi la bile arrive à la vésicule par

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1p civnal (-vMiqMO et en sort par la mrnie voie (voyez Foie, l'Tcrl organe manque dans l'éléphant, le d.eval le 'l,l,n,ean, le cerf, le surmulot, les perroquets les p,^o !e coucou, la srue, le merlan, '=^ "^V"''!'"-''',! H^s le fô e «,7m»-e,s- ils se développent dansla v^^^Kule dans le foie ou dans le canal cholédoque .voyez Cai.cui.i-

nnns p canal en tieuuquc iV'^'j'" "' ', ,

'mUEUX (Médecine Piysiologie) nu, a be-co.,P^o le — Temuë<ament hilmix dans loqucUa '^V^ pitao

ne ; il est. aractérisé par une peau d'un hrun jaunâ e s cheveux noirs on bruns des muscles bien accusés. Ils fermes durement exprimées, une charpente forte u,, embonpoint médiocre, un pouls fort et d 'r, « viv acte nndace la disposition à la colère, une volonté forte, une m-^Sion vive etc.; les individus bilieux sont sujets . xSîons de ^esto^ac, du foie, aux.fifevres, etc. Leur ;é-ime doit être rafraîchissant, léger, peu subslan el vSm CrÉBAMENT). Les maladie, '"''f»'^^/»"', "^^ '^.^ •iiw lesquelles il y a surabondance on altération dans la sécrétion de la bile, coïncidant presque toujoup avec un dérangement des fonctions digestives; 'im^' '''"'«"'7 .msirique, Vemhnnas intestinal, les fiyres dites bi- Cw (vo -ez ces mots), etc. La /..Hv. b,heuse s>mple^^ une des formes de l'inflammation de la muqueuse gastiinne de celle du duodénum, de l'inflammation du toie, ;ivec sécrétion abondante de bile; la A'H-.. '"'^i^f/ f ,..ms chauds ou le cmims, avec vomissements bilieux, \An jaune, fitvre .ardente, etc., est encore une forme de n:aladie bilieuse (voyez Fif.vre, CAesis).

nILI^' (Médecine, Eaux minérales'. — Ville de Bohême, h S kilomètres S. de Tœpliiz, célèbre par ses eaux minérales froides, les plus alcalines de l'Allemagne et pcut- ■he de l'Europe. Elles sont birarbonées sodiques et contiennent, d'après M. Redtenbacher, par htre : carbonate deToude', .3^,01-85; carbonates de chaux et de magnésie, Oe 5 i5.^ ; sulfkte de soude, ( ^.8309 ; du chlorure de sodium et 'quelques traces de fer. Cette eau est p;quante et aigrelett.' saturée d'acide carbonique. Son usage se rapproche beaucoup de celle de Vichy (voyez ce mot).

BILLARD, du français hilh. - Table longue de -3 à 4 mètres, large à peu près de moitié, recouverte d un ■ laois de drap bien ex.actement tendu, bordée tout autour de bandes en bois garnies à l'intérieur d une lame de caoutchouc recouverte de drap et percée généralement de trous ou 6/nw."-c, quatre aux quatre coins et deux au milieu des deux grands côtés Nom également domié au j.u qui s'exécute sur cette table au moyen de billes Uncéts iiar des tiges en bois appelées rineues.

Le mouvement des billes peut se déduire facilement des lois du ch. e des corps (voyez Cnoc) toutes les fois que l'on peut négliger les frottements des billes sur le tapis ou les bandes; mais les effets obtenus se comp iquent l,eaucoup quand ces frottements y jouent un rôle ; les loueurs habiles savent en tirer un grand parti en frappant la bille de manière i lui imprimer, en outre de son mouvement de translation, un mouvement de rotation s^ir ^.llc-méme approprié à l'eff'et qu'ils veulent produire. On se fera une idée de l'influence de ces frottements en considérant un jeu d'enfant qui consiste à Uuicer en avant un cerceau auquel on imprime en même temps un mouvement de rotation inverse sur lui-même. Si le frottement du cerceau sur le sol use son mouvement de translation avant son mouvement de rotation, il revient en arrière ,•11 vertu de ce dernier mouvement. On trouvera dans Je s-vant ouvrage de Coriolis {néorie walhéma'uiue du ),■!( df lui uni) l'explication des phénomènes complexes rt curieux que présentent les mouvements des billes par suite du fiiiltemiMit.

I c ieu di billard est très-ancienncment connu en An- .''eterrc où il fut probablement inventé. Il fut mis à la niode en France par Louis XIV, auquel il avait été recommandé comme exercice après le repas. M. U-

BILLARDER (Hippologie). — On dit qu un chev;d bi • lardo lorsque dans la marche, et surtout le trot, il porte .(■s jambes de devant en dehors de la ligne du corps. Outre ce que cette allure a de disgracieux, il est clair c|u'il y a là l'emploi en pure perte d'une force qui latigue lanimal pendant sa progression. „ • ■

SILLON, Bii.i.oNNAGF. lAgricidture). — On appelle ainsi un labourage en ados plus ou moins large et bombe qu'on pratique ordinairenieul dans les terrains plats, surtout lorsque la présence de l'argile rend le sous-sol imperméable. On donne le nom de pnli's hillnns il ceux ,|ui ne sont formés que par un petit nombre de raie^s de I liarruc et qui n'ont qu'une largeur de ii»,.M) 4 (1 ,Mi. Ce procédé est en usage surtout dans les contrées où les terres sont pauvres, mais perméables. Les binons larges

varient entre 3 et .S mètres de largeur. En général, les biUons sont d'autant plus élevés qu'ils sont plus larges ; cette hauteur varie entre 0",I5 et 0°',40. On emploie beaucoup ce mode de labourage dan la Brie, dans les plaines sableuses de la Basse-Bourgogne, etc.

BILLON (Chimie appliquée), étymologie incertaine, de vellon monnaie de cuivre [moneda de vellon, espagnol», ainsi appelée de rellus, toison de brebis, animal dont la figure était marquée sur la monnaie de cuivre des Ronmins- ou, suivant Ménage, de biilla, bille, petite boule. — Ou donne ce nom, en chimie appliquée, 4 des alliages où domine le cuivre et qui rentrent par là dans la famille Générale des bronzes. Ces alliages servent à faire des monnaies destinées aux achats minimes et journaliers et qtii ne peuvent servir que dappoint aux monnaies principales d'or ou d'argent. Le décret du 18 août 1810 ne rend obligatoire la monn;iie de billon que comme appomt de la pièce de .5 francs. Les monnaies de billon ont été d abord d "S monnaies d'argent à bas titre. La dernière monnaie de ce genre est la pièce de in cemimes du poids de ■' o-rammes, au titre de ^i l'oi d" '^ septembre ISOI ', portant en effigie la lettre N couronnée. Beaucoup de ces pièces, reconnaissables à leur teinté rouge n curent P^ le titre légal. On applique aussi le nom de billon à des monnaies de cuivre dont les métaux étrangers sont autres nue l'argent. Avant le décret du I2 mars lSi(;,on comptait en France diverses monnaies de ce genre, à savoir : les sous rouges de Louis XV et de Louis XVI, en cuivre du commerce, ne contenant que 0,.sn ou ^'\P- '^"«f métaux étrangers ; les sous de cloches simples et doubles, en métal des cloches provenant de la fonte des cloches des églises et des couvents sous la Révolution, contenant environ S6 p. 10» de cuivre et H p. 10» d'étain, avec un peu de zinc, de fer, de plomb, des traces d arsenic de soufre, d'antimoine. Ce billon était très-beau, très-dur, et s'est à peine oxydé pendant plus de soix.ante ans d'usage On a ensuite frappé des sous de 10 et de b centimes; à tÊte de la Liberté, et des centimes (lois des 24 octobre 1190 et 17 février 1-;99), avec les poids de ■'0 'grammes pour in centimes, 10 pour 5 centimes i pour 2 centimes et 2 pour 1 centime, la tolérance étant des rrrî du poids. Ces monnaies provenaient du métal des cloches amùé parlaliquation et contenant en moyenne 96 p. lOU de cuivre et i d'étain. Il y avait encore des pièces de six linrds, en alliage blanchâtre à Hvr, des deux hards et des liards, en cuivre, monnaies à effigies généralement détruites, très-anciennes et dont la circulation impliquait de la part du public une extrême tolérance. Sous Charles X furent frappés des sous pour les colonies frança^es, fohmés de M4 à 9G cuivre, 4 à C étain et ^ i rrf. de ^tnc Un belle monnaie de billon, recherchée des numism.ates par la délicatesse des empreintes, était constituée par les Inonnerons ou médadle^' de confiance, fanes à la hn du ré' ne de Louis XVI et destinées à être échangées contre les° .assignats. Les monnerons contiennent ttt. a tt; de cuivre el -J- à î4^ de zinc et d'étain, en proportions à peu niès é'-aleV" Toutes ces monnaies ont été retirées en exécutioirdc la loi du 19 avril 1852, promulguée le 6 m.ii, et remplacées par un alliage de billon contenant 9.. cuivre, Vétiin, 1 zinc. Les pièces destinées à ne servir que ce faible appoint n'ont pas la v.aleur intrmsuque selon le m'incipe en usage dans divers pays et dont le^s sons de \Imiaco à l'effigie d'Honoré V, avaient déjà donné un exemple. Le tableau suivant indique les conditions légales de la seule monnaie de billon actuellement reconnue en France :

T01.F,lll\CS

du l>oi(!8 en plu;

I,a plup.art des monnaies de b.llon ''•'•a''p; ,'^i/ ' ,J^ cuivre rouge presque pur. l>ts-brillames d .,1 d, ams. que notre billon actnel, toutes ces "'"'!; '',i;;^'''.'^| en cuivre, noircissent promptement P^ /;' '• ' "" ^ "^ ^ de cuivre ot (iiiisscnl p:ir se couvrir do t.uh.svtilc. dO

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