BIN
sous-carbonate. On a frappé récemment en Belgique et en Suisse des basses monnaies où entre le nickel. On a aussi fait usage en Suisse de monnaies de cuivre argenté à la surface. M. G.
BILOBÉ (Anatomie en général). — Se dit d'un organe séparé en deux lobes ; il s'emploie surtout en botanique. Ainsi on dit un stigmate bilobé; l'épisperaie est bilobé dans les graines à deux cotylédons ; dans ce cas, il est synonyme de dicoti/fcdoiie (voyez ce mot). ■ BILOCULAIRE (Botanique), du latin bis, deux, et to- ('«'«?, loge. — On emploie ce mot pour désigner le caractère de deux loges ou cavités de certains organes. Ainsi l'anthùre est quelquefois biloculaire. L'ovaire est biloculaire lorsque sa cavité est divisée en deux loges par une cloison générale ; exemple : la giroflée, le lila':. En un mot, un grand nombre de fruits peuvent présenter ce caractère. On dit aussi d'une espèce de lobélie {Lohclia durtmanna) que ses feuilles sont biloculaires, parce qu'elles sont creuses et divisées en deux loges par une cloison.
BIMANES (Zoologie), du latin his, deux, et manw:, ni.iin. — Cuvier a donné ce nom à son premier ordre de la classe des Mamwiféies.qm ne comprend qu'un genre, et, suivant la plupart des physiologistes, qu'une espèce, V Homme ; on sait qu'aujourd'hui beaucoup de natu ralistes ont renoncé à classer l'homme parmi les animaux, et qu'ils en ont fait le type d'un règne à part, le rèi/ite huDiain; cette manière de voir est plus vraie et plus conforme aux principes d'une saine pliilosophie et BUS doctrines de la foi chrétienne. Toutefois, il est bon do donner ici les principaux caractères assignés à l'homme, soit qu'on en fasse un ordre des Mammifères, ou bien qu'on en constitue un règne humain : le premier et le plus important est l'existence de deux mains aux membres antérieurs seulement comme instruments de préhension et de toucher; les doigts soni longs, flexibles, soutenus à l'extrémité par un ongle plat; un de ces doigts, le pouce, est disposé de façon à pouvoir être opposé aux autres, et à constituer avec eux une sorte de pince Cette disposition suffirait pour caractériser extérieurement l'uspèce humaine (voyez Hosime).
Bisii.\ES (Zoologie), C/(/ro/M,Cuv. — Genre de Reptiles
■■ -'■— ■ fi.inille des S-incoiiliens, établi pour un petit
Sauri
reptil' du 'Mexique, long de (i"",V6, gros comme le petit doist, ei qui n'a que: les membres antérieurs.
BIN'AGES (Agriculture). — Espèces de labours très-superficiels que l'on donne aux terres postérieurement à leur ensemencement, dans le but d'entretenir leur ameublissemeiit et de les débarrasser des mauvaises herbes. Peu usités dans la grande culture aulrefois, ils sont aujourd'hui fort appréciés et ils s'y propagent tous les jours davantage ; l'expérience ayant prouvé que non-seulcmont ils rendent de grands services par la destruction des plantes nuisibles, mais encore que leur effet sur l'ameu- Ulissemcnt des terres est des plus eflicaces par la rupture de la croûte dure et plus ou moins compacte et imperméable qui se forme à la surface du sol, et qui est extrêmement nuisible an développement des jeunes plantes qu'elle soustrait ainsi aux influences bienfaisantes de l'atmosphère ; cetle espèce de labour se fait avec des instruments à main, ou mis on mouvement par des animaux. Le binage à la main, le meilleur, mais le plus long et par conséi|uent le plus coûteux, exige une cerlaine habileté afin de ménager les jeunes plantes tout en enlevant avec soin toutes les mauvaises herbes; il se pratique avec la ralissnirc, la himlte ou la hnue (voyez ces mois) On bine de cette façon les vignes, les pommes de terre, le» bcticravcs, les carottes, les colzas, et la majeure partie des plantes potagères, rarement les céréalesle binage par le moyen des animaux se fait avec des hoiies ù '■i,,-vn( I voyez ce mot), dont il existe plusieurs variétés ; mai» Il en bon d avertir que, pour rendre possible l'usage de CCS insti-uments, il est indispensable que les plantes «oient diHpo»..-e.>t en lignes r.-gulièreinent espacées, pour que les Inme, de:, iiiMriimenls puissent passer sans toucher aux Jeunes plantes; cl par conséijuent il ne peut plu» firç question de ce procédé pour les iilantcs qui ont été leniec» û la vidéu (voy. Lauouii).
BINAIHE, du latin hini, deux ft la fois. — En arillim'Uqru BO dit du «ysièmc! de nuiiiéralion proposé par Lcibnilz, et d après lequel ions les nombres seraient représente» par deux cliiffres | et (i, nu lieu des dix chi'f rc»0. |. ï, .•}, 1, .',, V 7, 8 !.. presque univeisellemem employé» daiia lu 8v»lfcmo décininl. Dans \r sysiènie binaire, chaque unité d'un ordre quelconque équivaudrait ft deii» unité» do l'ordre iiiiniédialenienl inférieur. En
dehors du bouleversement que l'adoption du système binaire ou Hyailiqiie apporterait dans les habitudes de tous les peuples civilisés, il présenterait cet autre inconvénient d'allonger démesurément les nombres écrits ou parlés.
En chimie, on appelle binaire ou composé binaire un composé formé par la combinaison de deux corps simples. Ex. : eau (HO), chlorure do sodium (GL\a), acide sulfureux (S0-), sulfure d'antimoine (Sb-S^l. Le sulfate de baryte (SO'IJaOi serait un coi»i>osé ternaire, parce qu'il renferme trois éléments, soufre (Si, baryum (Ba , oxygène lO;. L'alcool (C'H'^O') serait également un co/î)pow lernnire.
BINETTE ou SERFauErrE (Agriculture). — Instrument bien connu et dont on fait un très-fréquent usage, ei horticulture surtout. Son manche est très-long, et le fe/ porte d'un côlé de la douille une lame étroite et plate, et de l'autre, deux et quelquefois trois dents ; on se sert de la lame pour détruire les mauvaises herbes, et du bident pour travailler et remuer la terre entre les plantes que l'on doit respecter. En agriculture, elle ne s'emploie guère que pour les plantes semées à la volée et pour celles qui sont en lignes très-rapprochées.
BINOCLE (Chirurgie). — On donne ce nom à un bandange destiné à maintenir un appareil sur les deux yeux. Il représente un double X couclié, dont les croisés se font l'un en arrière sur l'occiput, et l'autre eu avant sur le bas du front et la racine du nez. On l'appelle aussi dopliiliahne, du grec diS, deux fois, elophthalmos, œil (voyez Bamjage).
Binocle, de bis, deux fois; oeulus, œil. — Espèce de de lunette de myope ou presbyte que l'on tient à la main pour s'en servir et dtint les deux vorres se replient l'un sur l'autre entre deux lames de corne, d'ivoire, d'écaillé ou de métal qui leur servent de gaine et les préservent des accidents. On a également étendu ce nom aux lorgnettes doubles plus ordinairement appelées y«me//e^ et particulièrement employées dans les salles de spectacit. Leur nom de binocle vient de ce qu'elles permettent de regardir avec les deux yeux à la lois vvoyez Lentilles Vi;E'.
BINOIR, BiNOT (Agriculture). — Sorte de charrue dont le soc est en fer de lance, et qu'on emploie surtout eu Flandre et en Belgique; elle a quelques rapports avec lu houe à cheval et sert principalement pour recouvrir les semences.
BINOME, de bis, deux; nniiiè, partie. — Se dit en algèbre d'une quantité composée dedeux p.^rtiesou termes réunies entre elles par le signe + ou le signe — ; exemples : a-\-b,nx ; etc.
BijiôME UE Newtom. — Formule découverte par Newton et propre à développer une puissance quelconque {x + n}"' d'un binôme. Sa démonstration repose sur la théorie des coml)> liaisons. Commençons par former le produit de plusieurs binômes x + a, x + b,x -{• c..., ayant le même premier terme, mais différant par le second terme, nous trouvons successivement :
{x + a)[x + b)-=xi + [a + b)x + ab (x+n) (x f 6) (j;-|-r)=x'+ (a+6-|-c)xS [ab + ac + bc) x+abr, etc.
En examinant attentivement la loi de formation de ces produits, on reconnaît aisément que : l" le nombre des termes est égal ;\ celui des facteurs plus un ; 2" l'exposant de X va en diminuant d'une unité depuis le premier terme jusqu'au dernier; 3" le coefficient du premier ternie est l'unité, celui du second terme est la somme des seconds termes de-; iiinrtnies, le coefficient du troisième ternie est la semnie des |h eduiis .iitl'éieuts de ces secondtermes pris deux fi di ii\, le .M-ilieleni du (|uairiènie lercne est la somme de leuis i>iodiiits truis i trois et ainsi de suite.
Cette loi reconnue, concevons que les binômes multipliés soient en nombre m et que leurs seconds termes deviennent tons égaux à a, nous devrons ainsi obtenir le développement de (a'-f-n)'", qui renferme, par conséquent, m -)- I termes dans lesquels les exposants do x décroissent d'une unité jusqu'au dernier où cet exposant est nul. Quant au coefficient, celui de a," est l'unité, celui doa'"~i, la somme des seconds termes, se réduit à n répété m fois; le coefficient do x"'~* se réduit à a' répété autant de fois que l'on peut former de produits deux àdeiixavcc»ilettiics,c'est-Jl-dirc;'i ^^^^~ ' n'. Le cooffi- 1^- 0 ('" - -i)
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Donc
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