ABU
terme iroisellerie, les endroits où le^ oiseaux viennent boir-e. On les y trouve surtout vers dix heures du matin, deux heures de l'après-niidi et le soir ; la chasse aux gluaux s'y fait avec succès, surtout si l'abreuvoir est dans un lieu tranquille, voisin de champs où les oiseaux trouvent des graines. La saison chaude est la meilleure pour ce genre de chasse.
ABRICOTIER (Horticulture), Armeniaca, de la famille des Itoi-acees. — O gerrre a fourni à la culture une espèce importante, V Abricotier commun (Armeniaca vulgaris) {fig. 'U et 22). Cette espèce, originaire de l'Arménie et importée à Rome vers le commencement de notre ère, est l'objet de cultures étendues dans certaines régions de la France, notamment en Auvergne, .aux environs de Paris et dans le voisinage des grands centres de
Fl;;. 51. - Abrirolier-pfctic. Fif. 1i. — Fleui-J d,' Pa-
bricotîer.pùchc.
population du Midi. — Les fruits de cet arbre (abricot\) sont consommés à l'état frais, mais plus encore sous forme de marmelades et de pâtes. On peut aussi les faire sécher.
Variétés. — L'abricotier commun a fourni un certain nombre de variétés parmi lesquelles on peut recommander les suivantes rangées dans l'ordre de leui-s époque» de maturité:
.llusch mi-juillet.
CrosSaiiil-Ji'an fin de juillet.
Allieigier de Mimlgamct juillet et aoiil.
Gros commun août.
Iloyal mi-aoùt.
Pèche lin d'août.
Ue Nuor liu lie septemlu'e.
Climat et sol. — L'abricotier mûrit bien ses fruits en plein vent au nord de Parais; cependant sa floraison élarit Irès-pr'éiiH'e, la IVirclilii-ilion y est souvent délr'uite par lesfr-..idsiMiilils. Oir Ir ]<h\rv .'.lor's eu espalier; omis \^ .ses fruits soirt beaircuirp irroins s;iv"urcux. Il convient donc, dans cette région, de le cultiver sons forme île coiitre-e.'.palier (V. F.spai.iku) et de l'abriter complètement jusque vers la tin du mois de mai (voyez le mot Aiiiiis).
L'abricotier redoute également les argiles compactes et les terrains secs et brûlants. Il aime les sols de consistance moyenne, profonds et un peu calcaires. j>
Mnlliiilicatioii. — L'abi'icotier est pr(!si|ue tonjoui's nuilliplii' au luiiyen dela^/'e//e<'H eV.-Hsvort (voyez ce mol). Dairs la n'giorr ilu nord et du ceritr'c on cniploie conrirrisirjets lesvuriiirs de prunier-s les plirs vigcnrri'U-es, et l'un choisit des plan ri's nlilnriri'scle rmyarrx ; lessrrjrls résirllaut de rejetons ilMirm-ni IIimi à un tnip t;riirril riurnl>i'i\ de drngeons. Les sujets de pi'uirirrs snnr l'i.llrs en juillet. Dans le Midi on préfère les abi-eMiiii . -n n.s sur des sujets d'uliricolici-s ou d'anmrrilrei . .iliiriiu. .le iiovaux; leurs racines s'enfoncent davaiii;i.i:e ei i i hippeut ;ùnsi l'i la sécheresse. — Les sujets d'abricotiers sont écussonnés en août et ceux d'amandiers en septembre.
Culture et taille de l'abricotier dans le Jardin fruitier. — Dans le Jardin fruitier, l'abricotier doit être placé en co((/i/'f'»y/n/iee abrité lemporairerneirl. LA, on lui donne la fnrnie en cordon oliliiiiir (voyez TAll.rt;) en piruilant les iir lires i\ ()'", Kl il'iirlervalle.
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Nous iii(li(|uorons nu mot cordon oblique le mode do formation de CCS sortes de charpente, nous n'avons donc i parler ici que de la taille des rameaux à fruits.
Les boutons k llours de l'abricotier naissent sur des rameaux [fifi. Ï3) développés pendant Ttité précédent et rendus peu vigoureux au laoycnAu j'inii'inciit (voyez ce mot). Ces rameaux ne pi-uvcnt fructifier qu'une seule fois si on les laisse ejitiers; ils fructifieront et donneront lieu vers leur sommet à un nouveau rameau fructifère
'i,'. 23. — namr.iu Fis- 21. — Itameau à fniil à fniil de rabri- de Tabricolicr iin an après cotier avanl la la première taille.
FiK 25 - Ramei i .i fniit del abncoli i ahmdunne i luimême.
pour l'année suivante A [fig. 25); si l'on continue à ne faire aucun retranchement, ces rameaux deviendront de plus en plus chétifs à mesure qu'ils s'allongeront et finiront bientôt par se dessécher complètement. Il convient don de les raccourcir en A (firj. 23), afin, tout en conservant un certain nombre de boutons à fleurs, de refouler l'action de la sève vers la hase pour obtenir là les nouveaux bourgeons fructifères pour l'année suivante, au lieu de les faire développer au sommet. Ce mode d'opéitr donne, en elTet, les résultats que montre la figure 2h Lors de la taille d'hiver suivante on taille en a le ra meau B (fig. 24) et en h le rameau A. Ces opérations font développer vers la base de nouveaux rameaux fruc'ifèus que l'on taille de la même façon, et ainsi de suite chaque année.
Culture de l'abricotier dans les vergers. — L'abricotier n'est cultivé dans les vergers que là où il peut se passer d'abris contre les gelées tardives. Dans ce cas, les arbres sont plantés à 8 ou 1 0 mètres les uns des autres, et on leur donne la forme d'arbres à haute tige. La tête de l'arbre, placée à environ 2 mètres au-dessus du sol, doit être disposée en vase ou gobelet (voyez Taille). Ces arbres ne sont pas soumis à une taille nouvelle; on se contente de retrancher, tous les six ou huit ans, la moitié de la longueur des branches principales, afin de les faire se regarnir de rameaux fructifères. A. nu Bn.
ABRIS (Horticulture). — Les abris sont destinés soit à défendre les rulinnx contre la vinlenre des vents, soit à garantir ^•^ pljuiis d.-, ■^c\rr-. lai'.liMs.
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Dans le p tiens d'nrhr laliiinlr .lu Midi k ,.,//" Dans 1rs :hi
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niCmcs résultats. Ou peut également pour la culture piitagèrc^ a\nir recours aux murs, ou, ce qui est moins coûteux, aux paillassons placés "crticalement. Les tiges sèches de ciinho de Provence (.irundo donux) sont pour cela d'un très-grand secours dans le Midi.
Les gelées tardives sont un véritable ni''au pour toutes les cultures, et surtoul pour celle des arbres frnilicrs. Il
est très-difficile d'en garantir les vergers et les vignobles à moins de dépenses hors de pioptrlion avec K valeur d(^s prcidiiits. L'emploi de la fu ini''c diiiine ci'pendantde bonsié siiltats (inycz CiKi.ke blancue)
Quant aux jardins fruitiers, l'opération est plus facile. — les sortes d'ahiis doivent varier sui vaut qu'il s'agit d'arbres en es jjalicr ou d'arbres cultivés en plein ;iir.
Pour les arbres en espalii i on fait sceller au sommet de s murs et de mètre en mètre, de petites potences en fer [fig. 2( ) qui présentent une saillie de ii"i,fiO. Vers le milieu du mois do février, on fixe sur ces supports des paillassons [fig. 27) longs éspaiitrs de 2 mètres, larges de 0"|,(lfl et faits an moyen do c|uatre tringles en bois entre lesque
la paillr rsl' sriiVv livrr .|iirl.|llrs noMl.ls de fil de fer
l'on a à redouter un froid un peu vif, on ajoute le procédé suivant: Los paillassons étant placés au sommet du mur (fil/. -S), tixei en B une traveise, puis enfoncer à l"','M
,^fe:--
Fig. 28. — Abu ponrles espaliLis d arbres a fruits
en avant du mur une ligne de pieux D hauts de nm,ftn et placés à environ l'",,^t) les uns des autres; attacluT au sommet de ces pieux une traverse E, tendre ensuite de B en E une toile continue, un canevas grossier qui y laisse pénétrer les rayons solaires. — Cette toile reste en place jusqu'à l'époiiue où les gelées ne sont plus à craindre.
Les arbres en plein air sont plus difllciles à abriter. — Pour ceux qui sont disposés en vase ou gobelet à basse fi"!', il conviendra de les maintenir enveloppés d'un canevas srinhl.'ilili' :"i celui dont nous venons de parler. Quant an\ ai lues iliis lai /•'[:, niiide (voyez Taii.le', tious avons dii l's niiiiils i|ni nuns l'nnt conseiller de renoncer à cette forme (|ii'il est ])iesque impossible d'abriter convenablemenl. Nous y avons substitué les contre-r.^'pu/in's (voyez Esi'Ai.iEiii Si ci'ux-ci sont disposés en lignes parallèles placées à 3 mètres d'intervalle, comme nous l'avons recommandé, il suffira de tendre horizonlalement ces mêmes raneviis an sonmiet de ces contre-espaliers et do l'un àl'nuire.