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HLA

BLA

minant de l'ile, et d'où s'exhale à 16 ou IC kilomètros à la rjnde une odeur extrtmement forte, a i kilonu-tres de tour et est entièrement rempli d'un bitume solide à une profondeur inconnue. On rencontre également un bitume noir, très-fusible et mou, à Aiiichts (département du Kord^ à Libmnii (Bas-Hhin), à Seyssel lAinl, au Puitsde-ln'-poix (Puy-de-Dôme). Dans ces localités, près du gi'ieinent de bitume proprement dit, se trouve un calcaire poreux imprégné de bitume qu'on exploite à part, qa on laisse sécher, qu'on pulvérise et qu'on mélange intimement avec un cinquième de son poids de bitnme londu. La matière est ensuite coulée dans des moules rectangulaires en pains, qui sont livrés au commerce et employés pour la confection des trottoirs en asphalte. A cet effet, le bitume fondu est mélangé avec la plus forte proportion possible de sable, et coulé en plaques minces sur une aire plane et sablée, où il est étalé au moyen de pelles en bois après avoir été recouvert de sable fin. Le bitume est quelquefois remplacé par le goudron provenant de la distillation de la houille, et rendu suffisamment résistant par l'adionclion de matières calcaires ou sableuses. ^ M. D.

BIVALVES (Zoologie), du latin bis, deux fois, et valvet, portes. — On a donné ce nom aux coquillages composés de deux pièces nommées valves ou battants, jointes ensemble par un ligament et une charnière. Les coquilles bivalves peuvent être équiva/ves, c'est-à-dire composées de valves égales, ou inéquivulvcs lorsqu'elles sont inégales. Les animaux qui vivent dans ces coquilles sont des Mollusques qui appartiennent i la classe des Acéphata (voyez Mollusques, Acéphales).

BIX A (Botanique), Lin., nom américain adopté par les botanistes. — Genre de plantes, type de la famille des Bixttcees, et plus connu sous le nom vulgaire de Rocou (voyez ce mot). G — s.

BIXACÉES, Kunth, ou Bixinées (Botanique). — Petite famille de plantes Dicotylédones dialypétules, nommée Flacourtianées par L. Richard. Elle comprend des herbes et des arbrisseaux à feuilles alternes, simples et accompagnées de stipules géminées, très caduques; étamines indéfinies, hypogynes ; ovaire à 1 loge; fruit capsulaire ou charnu, à plusieurs graines. Les Bixacées, qui sont rangées entre les Cistinécs et les Tcrnstrœmiacées, dans la classification de M. Brongniart, habitent les régions tropicales du globe, et plus particulièrement celles de l'Amérique et de l'Afrique. On les trouve en abondance i l'ile Maurice. Genres principaux : Rocou (Rixa, Lin.), Riiino)tti:hi iFlarourtia, L'Hérit.), etc. (voyez Rocou). — Consultez : Kunth, Nov. yen. amer., V, p. 3:tl ; — de Candulli-, l>,-„l,nmus, I, p. îSlt. G —s.

BL\CK UROl'S (.Alatière médicale), mots anglais qui signifient gnuttcs noires. — C'est un médicament fort usité en Angleterre; il se prépare de diverses manières, qui se réduisent tontes au mélange de l'opium avec un acide végétal, tels que les acides citrique, malique, etc. Pelletier a proiiosé de les imiter avec une solution aqueuse de suc de réglisse et une quantité déterminée d'acétate de morphine. Les médecins qui les prescrivent prétendent qu'elles n'irritent pas l'estomac, qu'elles no causent pas de vertiges, de nausées; enfin qu'elles n'ont pas les propriétés excitantes de l'opium.

BLAIREAU (Zoologie), Mêles, Storr. ; Taxus, Geoff. — Genre do Mammi/ères carn'issiers planligraile^ , que Linné plaçait dans le genre des Ours, et qui en a été détaché avec raison pour en former un à part, à côté des Gloutons. Ce sont des animaux grands comme un chien de taille moyenne, bas sur jambes, et ayant la physionomie du matin. Le blaireau a les yeux très-petits; à chaque pied, cinq doigts armés d'ongles forts et crochus ; 8a tfito est blanche, excepté le dessons de la mâchoire inférieure, et deux taches noires qui commencent au museau pour aller se terminer derrière l'œil ; la plus grande partie du corps est noire ou d'un gris roussiltre ; les cotés, la queue et les alentours de l'anus sont d'un blanc sale. Il porte, entre l'anus et la queue, une poche d'où suinte une matière gr.^ssc, très fétide. Il a six dents incisives à chaque mftchoire et deux canines; cinq molaires à In mûchoire supérieure et six à la mAclioire inférieure; la composition et la disposition de ces dents indiquent que le blnirciiu se nourrit (i la fois de fruits et de viandf!. C'est un animal solitaire; il se creuse avec ses ongles un terrier oblique et tortueux, où il piisse la plus gninde partie de sa vie, cl d'où il ne sort que la nuit pour clieiclier ài: la nourriture, ou une femelle dans le temps (lu rut. Il vit de miel, de fruits, do petits quadrupède». La femelle mot bas truis ou quatre petits

auxquels elle a préparé un lit d'herbes et de mousse au fond de son terrier, qui, du reste, est toujours tenu très-proprement. Le blaireau est un animal paresseux, défiant, rusé, et qui pourtant s'apprivoise assez facilement. Sa chair est mangeable, et ou fait avec sa peau des fourrures grossières, des colliers pour les chiens, et avec son poil des brosses pour les peintres en bâtiments et pour la barbe; sa peau est aussi employée par les bourreliers.

La chasse au blaireau se fait au fusil et avec l'aide d'un chien basset qui s'introduit dans son terrier comme pour le renard; celui-ci, du reste, s'empare souvent de celui du pauvre blaireau qu'il en chasse impitoyablcme it.

Le genre Blaireau ne renferme véritablement qu'une espèce : le R. d'Europe (Vrsus mêles, Lin. ; Mêles taxas, Schreb.), vulgairement Taismn. Il est grisâtre en dessus, noir en dessons, une bande noirâtre de chaque côté de la tète. Il existe une variété dont quelques naturalistes ont voulu faire une espèce, c'est le B. d'Amérique {Mêles Imdsuniiis), qui n'en diffère pas beaucoup.

BLANC (Pathologie végétale). — On appelle vulgairement blanc ou meunier une maladie des végétaux dans laquelle ils sont recouverts dans une étendue plus ou moins considérable d'une couche de poussière blanche, comme s'ils avaient été saupoudrés a\ecde la farine; examinée au microscope, cette poussière. présente une multitude de petits champignons du genre £;'i/S!/j/ie, trèsvoisin du genre Oïdium (voyez ce mot). C'est principalement sur les feuilles qu'on a observé le blanc; il peut attaquer les deux surfaces, mais plus souvent la supéri^'ure : plusieurs moyens ont été proposés pour guérir cette maladie, et aucun de ceux qui ont été conseillés n'a donné des résultats aussi avantageux que le soufrage, qui a pour efl!'et de détruire le petit champignon, cause apparente de la maladie ; nous disons apparente, parce qu'il est probable que le champignon ne pullule que sur des végétaux déjà malades, et qui lui offrent toutes les conditions favorables à son développement. Et en effet, il y a cinquante ans, bien avant qu'il fût question de ces champignons parasites qui sont aujourd'hui la terreur de l'agriculture, Mirbel avait observé que les arbres que l'on rogne, que l'on pince, ou qui sont couverts de mousse, de chicots, de cliaticres, etc., y sont plus sujets que les autres.

Blanc de champioivon (Botanique). — Espèce de filaments blanchâtres, feutrés, qui constituent la plante du champignon de couches. Agaric comestible {A. edulis), on les trouve dans le fumier qui a servi à la culture des champignons. C'est avec lui que l'on prépare les couches destinées à le reproduire, et il a la propriété de revivre après avoir été conservé à sec pendant plusieurs années. Le meilleur est celui qui se trouve dans les couches qui n'ont pas porté fruit ; on l'appelle blanc vierge. On en tiouve encore quelquefois de bon quand on défait les couches à melons (voyez Cuampignons). G — s.

Blanc d'atigent. — Céruse ou blanc de plomb, de qualité supérietn-e (voyez Blanc de plomb).

Blanc de baleine, Sperma ceti. — Substimce blanche à texture cristalline, sans odeur, fusible à i 9", et se figeant en une masse à larges lames entre-croisées. Elle est insoluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool bouillant, les essences et l'éther. Purifiée par l'alcool, elle prend le nom de céline,el sa formule chimique est C^'H^'O'. C'est une substance combustible, brûlant avec une belle flamme; aussi l'emploie-t-on à la confection des bougies de luxe (voyez Bolcies).

Les vastes cavités de la tCte du cachalot {plii/seter macroceplialm) sont remplies d'une huile qui tient en dissolution le spermaceti ; cette matière s'en sépare sous forme cristalline après la mort de l'animal. Quehpies autres animaux marins, contribuent, avec le cachalot, à nous fournir le blanc do baleine; mais la baleine n'en donne pas, contrairement à ce que semblerait indiquer le nom donné par erreur à cette substance (voyez Cachalot).

L'importation annuelle du blanc do baleine est do 151)1100 kil. environ. Il est presque entièrement employé à la confection des bougies.

Blanc de cÉnusE. — Voyez Cékuse.

Blanc d'Espagne. — Argile blanche, très-fine, purifiée par lavage, puis moulée, après dépôt, en pains qu'on sèche à lair.

Blanc de faud, Snus-azolnte ou sousnitrate de bismuth (voyez Bismuth).

Blanc de IIamuoikg, de Hollande, de Venise. —

Dl.A

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