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fage et de savon, parce que le linge mieux chaiilTo s'y nettoie plus f;icilonient. Les bumi'len'es ordinaires contijnncnt gùncralcment deux cuviers alimentés par la
même chaudière ; on renouvelle la charge de l'un pendant qu'on lessive l'autre.
C'est Chaplal qui, le premier, tenta de substituer au procé(!é priniiiif de lessivage du linge le blancliiss^ige à la vapeur, depuis longtemps employé pour le blanchiment du coton écru. Cette mélhode fut perfectionnée par Curandeau, qui la recommanda au public dans un c-sai sur le hlunchissnge à la vapeur (I80(i). Il a été adopté pour l'armée par un décret du 10 décembre iSo.'l. La méthode de M. René Duvoir lui est cependant préférée dans les établissements à poste fixe.
Depuis quelques années on préconise un procédé de blanchissage facile à réaliser dans les ménages, et qui peut y rendre de grands services. Avec 1 kilogramme de savon noir et un peu d'eau chaude, on fait une bouillie que l'on étend de 15 litres d'eau ; on ajoute une cuillerée d'essence de térébenthine et deux cuillerées d'ammoniaque, et l'on fouette avec un petit balai. L'eau doit être chaude au point qu'on y puisse à peine tenir la main. On y introduit le linge sec, on bouche le vase et on fait macérer pendant deux heures. Après ce temps on savonne le linge, on le rince à l'eau tiède et on passe au bleu. Le bain réchauffé avec addition d'une demi-cuillerée d'essence et dune cuillerée d'ammoniaque peut servir une seconde fois. M. D.
BLANCHISSERIE. — Établissement destiné au blanchinient des étoffes ou matières textiles. Le blanchissage du linge se fait dans les buanderies.
BLAKC-MANGER (Matière médicale). — Espèce de cième alimeniaii-e recommandée quelquefois aux convalescents et aux gens valétudinaires qui ont l'estomac délicat : c'est une nourriture douce, légère, assez substantielle, et qui ne titigue pas les organes digestifs ; elle e-.t composée d'émulsion d'amandes douces , de gelée de viande, qu'on remplace quelquefois par de la gelée de corne de Cerf; on y ajoute du sucre et on aromatise avec de l'eau de lleurs d'oranger, ou quelques gouttes d'essence de citron ou de vanille, etc.
BLANC-RAISIN ou Blano-Rhasis (Matière médicale).— Espèce d'onguent siccatif emploj-é contre les brûlures, quelques plaies et certaines maladies de la peau. En voici la formule : Faites dissoudre 20 grammes de cire blanche dans Idl) grammes d'huile; faites couler le mélange dans un mortier de marbre, et agitez jusqu'à ce qu'il soit refroidi et qu'il ne paraisse aucun grumeau ; incorporez 24 grammes d'oxyde blanc de plomb ; agitez jusqu'à ce que le mélange soit exact.
En peinture, on aiipelle blancs des matières colorantes de natures diverses employées, soit à blanchir les surfaces, soit è étendre les autres couleurs pour dégrader leurs teintes.
BLANQUETTE, Bi.anchette (Botaniqncl. — Nom vulgaire d'une espèce d'Ansérine {ClieiiopDiUujn maritimum. Lin.; Suœda mantiinn, Moquin Tand.). C'est une plante herbacée, rameuse, difluse , à rameaux droils, quelquefois couchés. Ses feuilles sont longues, convexes, terminées en pointe, charnues, succulentes, molles. Ses fleurs sont sessiles, réimies par 2-;i gloniérules axillaircs; le calice est renflé à la maluritc. Cotte espèce croit
au bord de la mer. Elle se rencontre surtout sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée.
Ou appelle aussi blanquette une variété de Fiijuiei- {h'icus carico, Lin.) qui donne un fruit de qualité médiocre, du diamètre de O",»-!!
à (i",()3(i ; il mûrit vers le milieu du mois d'août. Cette variété à figues blanches est une des plus cultivées au nord de la région des oliviers, et surtout à Paris.
La Mâche, Volérinhelledes marakliers ( VateiianeUo olitoria, Mœnch), porte aussi le nom vulgaire de blanquclle ou bfancltel te. G — s.
BL.^^Q^ETTE (Viticulture).
— On doime ce nom à une espèce de vin blanc produit par un cépage importé, diton, du Levant, et qui se dittingiie par les caractères suivants : feuilles un peu cotonneuses en des*^ous, grains un peu allongés, blancs, à goût agréable ; grappes fortes, abondantes, se desséchant proniptement sur la souche; il mûrit dans le Midi, vers la fin d'août. C'est ce cépage qui produit le vin connu sous le nom de blanquette de Liinoux lAudej. La récolte de celte contrée ne donne pas moins de 2 500 à 3 OOn hectolitres dans les bonnes années. Blanquette, Blanqcet (Horticulture). — Variété de poires d'été : on distingue le Gros Blanquef, Hoi Louis, fruit jaunâtre, parfois légèrement rosé, chair cassante, bonne qualhé,qui mûrit en juillet; elle /"e^iY B/aw/ue/, bon à manger vers la fin d'août.
BLAPS (Zoologie). — Genre d'Insectes coléoptères, tribu des Èlnpsides, famille des Mélusonies; caractérisé par des antennes filiformes, plus courtes que la mo'tié du corps, le troisième article long, les derniers glohuleux ; la bouche munie de doux lèvres, de mandibules à peine dentelées, de mâchoires bifides; ils ont le corselet prcs- (lue carré, l'abdomen ovalaire, tronqué à sa base ; la plupart manquent d'ailes. Ces insectes ne courent pas trèsvite; on les trouve dans des trous, sous les pierres, dans des caves, etc. Ils répandent une odeur fétide. Pat mi les espèces d'Europe, on doit citer le B. nnicro?ie', B. portenialtieur{B. murlisaga 0\\v. \ Tenebriomorlisar/a,Lw.), long de 0",n2, d'un noir peu luisant, sans ailés; on le trouve dans les lieux sombres, malpropres, près des latrines ; il habite le nord de l'Europe : le B. lisse ( B. lœviyala., Fab.) est beaucoup plus court, très-convexe. Fabricius dit que les femmes turques mangent cet insecte, cuit avec du beurre, dans le but de s'engraisser.
BLASTÈME (Botanique), du grec blustéina, qui pousse, qui pullule. — Nom donné par de Mirbel à l'embryon végétal, moins les cotylédons, comprenant les deux germes principaux (radicule et plumule) fixés base à base par une partie intermédiaire nommée collet. G — s.
BLATTE (Zoologie) , Blatia, Lin. — Genre d'Insectes orthoptères , famille des Coxireurs, caractérisé par des antennes longues, en forme de soies , insérées près du bord interne des yeux, articles très-courts, peu distincts, palpes longues, corselet en forme de bouclier ; cinq articles à tous les tarses ; ailes pi iécs seulement dans leur longueur; corps ovale on orbiculaiieet aplati ; jambes garnies de petites épines; pattes très longues, surtout les postérieures ; hanches et cuisses larges et aplaties : ce sont des insectes nocturnes, auxquels les anciens avaient donné le nom de lucilur/œ, qui fuient la lumière ; ils sont très-agil(\s et vivent dans
les cuisines, dans les boulangeries, dans les magasnis 4 farine; quelques-uns habitent la camp;igne. Ils sont ex-