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BLÉ

liLE

trrnienieiit voraces et dévorent non-seulemont nos co mesiibles, mais encore les étoffes de laine, de soie, et même le cuir. On en connaît un assez grand nombre d'esj)èces, parmi lesquelles cinq ou six liabitont l'Europe ; la H. orient<ile,B. des cuisines (B.oi-ienlulis^lÀn.) ifirj.Zid), longue de plus de 0'°,02, d'un brun marron roussàtre, antennes composées d'un grand nombre d'articles ; pattes opineuses; abdomen terminé par deux apiiendices. Oriiiinaire de l'Asie, et suivant d'autres de l'Amérique méridionale, importée dans le nord de l'Europe, oii elle est un fléau pour les habitants; la li. île Ln/mnie (B. Inpo- «!ca,Lin. i, d'un brun noirâtre; elle mange le poisson dont les Lapons font provision ; la B. k'il;er/ac ou kakkerUir (B. omericiina. Lin.) a près de (l",(»3 de long; on ne la connaît que trop dans nos colonies, où elle cause les plus grands dég.its en rongeant les étoffes et gâtant les provisions de bouclic : elle a une odeur infecte.

BI,É, Froment (Botanique), Triticnm, Lin. — Genre de plantes Mouocotylédonex, de la famille des Giamincei.Le blé est une plante berbacée, à tige cylindrique, creuse, à nœuds pleins : les feuilles naissent des nœuds, elles sont alternes, à pétiole en gaine fendue, embrassant la tige; :i étamines, 2 styles; il est caractérisé par des épillets staminopistillés, des épis simples, solitaires, 2 glumes presque opposées, glumelle inférieure convexe, aristée au sommet, ou mucronée ou mutique ; 2 glumellules entières ; ovaire p lilu au sommet; v stigmates subsessiles. Caiyopse oblong, libre ou soudé avec les glumelles. On y distingue plusieurs espèces dont la culture a fait un grand nombre de variétés intéressantes au point de vue de l'alimentation.

Blé (Agriculture). — L'étude des nombreuses espèces, variétés, sous-variétés du genre Blé ou Froment offre (le grandes difficultés ; plusieurs classifications ont été proposées pour faciliter cette étude, et nous adopterons oelle qui nous paraît présenter le moins d'imperfections; c'est celle de L. Vilmorin. Les espèces et variétés de ce groupe sont d'abord distribuées en deux genres : les Froments et les Èiii-autres; les froments renferment toutes les espèces dont les grains se détachent nus de l'épi par le battage. Ils forment deux grandes sections : la sec tion des grains tendres et la section des grains durs. La section des grains tendres comprend les lousellc:, les seizeites et les ponlardx.

1° Les louse//es, froments sans barbes ou à barbes très-courtes et peu nombreuses, et à paille creuse ; elles renferment un grand nombre de variétés ou de sous-variétés on froments d'automne ou froments de mars connus sous le nom de trëmois. Dans le nombre infini des variétés d'automne, on trouve entre autres : A. Le froment d hiver commun [fi;/. .'ivO) : épi jaunâtre, pyr.iniidal, grain rousBâtre et long : c'est le plus cultivé dans le nord et le centre de la France; il enexiste une sous-variété, dite b/é anijiais, l/le routée d'EcO'ise; elle est plus productive. — B. Le froment Ijlanc de Flandre, froment de Berr/ues: épi blanc, fort et bien nourri, grain blanc, oblong; une des variétés les plus belles et les plus productives dans les bonnes terres. — C. Le froment de llonrjrie, ou lilé anylais des environs de Blois {fig. .■i2l): épi blanc, ramassé, presque carié, grain blanc, arrondi, de trèsbonne qualité, plus lourd que le précédent. — D. La lousclle bliniclœ de l'roi'cnce: épi tiès-blanc, à épillets lîrartés, grain long, jaunâtre, de première qualité; c'est la meilleure variété pour le midi de la France, trop délicate pour le nord, oii elle di'gi'nère. — E. La ric/irUe filimi/ie de Nnplea : épi blanc avec quelques arêtes courtes, grain oblong, remarquable par sa beauté et sa qualité; terre un peu légère; craint les grands froids. — F. Le froment d'OJensn, sans liai lje<, louselle musse de Pmrence, blé meunier du Comiat : épi un peu irrégulicr, d'une teinte rongcâtrc ou cuivrée, craint le froid, résiste â la sécheresse et réussit dans les terrains â seigle. — G. Le froment de Siiumiir ifii/. 322) : grain gros, bien plein, paille très-blanclio; variété assez délicate, donne beaucoup dans les bonnes terres de l'Anjou. — II. Le froment de haies, hlé de Tunstall : épi carré, épais, régulier, couvert d'un duvet blanc velouté; grain court, blanc jaunâtre, de bonne qualité; celte variété est une de» i)lus précoccs. Parmi le» tousellcs de mars, on peut citer : a. Le froment de mars commun; épi plus court que celui d'automne, grain plus court au>si et presque dur : c'est le (rémois du nord et du centre de la France. — /;. Le froment du Cait; grain blanc, gros it â paille ferme. — c. Le froment l/leu ou de l'Ile de Soc, <|ui, en raison de ba précocité, est propre aux deux saison».

2" Le» seiselles sont des variétés en général colorées,

dont la paille est plus ferme que celle des tousclles, mais moins estimée pour le bétail, à cause des arêtes ou bar-

bes; les plus connues sont : A. Le froment barbu d'hiver, à épi comprimé, grain o igeâtre ou jaunâtre, moins recherché que le froment d'hiver commun. — B. Le froment barbu de printemps {fir/. 32.3), connu sous le nom de tre'mois : épi blanchâtre â barbe très-développée; grain gros, renflé, demi-tendre ; s'accommode du terrain à seigle. — C. Le froment à chapeau, de Toscane, sous-variété appauvrie du précédent; paille fine, allongée, recherchée pour la fabrication des chapeaux d'Italie, mais peu estimée pour son épi peu productif. — D. La seisette de Prorchce, la première de cette section pour la qualité, hâtive, quoique d'automne; craint le froid du noid d(^ la France ; elle occupe la région des oliviers. — E. Le froment hérisson {fig. 324) : épi compacte, à barbes divariquées, variété très-productive, grain court, petit, rougeâtre; craint l'hiver.

3° Les poulards ou pélanielles ont le chaume vigoureux, la feuille très-développée; ces variétés conviennent aux sols humides et aux défrichés riches en terreau ; elles tallent beaucoup, produisent abondamment, mais se vendent moins cher, parce que leur grain rend beaucoup de son, et que sa farine est médiocre. Elles ont les barbes persistantes ou caduques, la paille dure et peu estimée; les principales sont : A. Le poulard carré [épeautre blanc du Gâtinais), à épi blanc ou rouge, lisse; cultivé dans la Savoie, oti il sert à faire du gruau. — B. Le pouliird carré à barbes noires, garagnon, regagnon du Languedoc : épi blanc, barbes blanches ou noires, paille longue et forte; cultivé dans le Midi. — C. Le froment de miraile [f'roinent de Smgrne) {fig. S'l!>): épi rameux, productif dans les terrains riches, sensible au froid, farine rude et grossière.

La section des grains durs comprend les aubaines et les froments ou blés de Pologne : 1° Les aubaines, variétés de froments durs des climats chauds, tels que les blés d'Afrique et de Taganrock, sont partagées en aubaines il barbes rousses, noires, blanches, parmi lesquelles se trouve le trémois larbu de Sicile; eten aubaines à épi comprimé, très-beau type cultivé en Egypte, à épi large, aplati, lancéolé, couvert do poils, épillets trèsétalés; 2° les froments ou blés de Pologne, appelés aussi seigles de l'ologue, ont do grands et longs épis, des balles d'une dimension extraordinaire, des grains tris-allongés, glacés et comme transparents ; on les cultive dans l'Ukraine et laVnlachie. En général, les blés durs, riches eu gluten et en amidon, mais diflirilcs à pétrir,

i;li^

CLE

sont réservcis pour la pr,' parution des vermicolles et aulnes pàtcs d'Italie.

LSs ép«iiHlri:i soit (les b'ùs dont le grain ne se sépare j>as de la balle au ballage; ils se partagent naturelle-

ri^. 323, — Blii barbu lîu priiite

ment en deux espèces : le grand e'peautre et le petit f'penulre. I" Le yrand cpenutie (fi'i. i'.d), plus robuste que les froments nus, e^t cultivé surtout dans les provinces des bords du Rliin ; il y a des variétés blanche et rouge, barbue et sans barbe, d'automne et de printemps. L'épeautre blanc iarhu et Vamiilunnipr blnnc se sèment en mars. 2" Le petit epenutre {cngiam^ loculnr) croit dans les sols les plus mauvais; il mûrit tar- <livemcnt.

Quant à la qualité des froments pour le commerce, leî hluiic\ sont les plus estimés, parce qu'ils rendent moins de son ; les rougei, à leur tour, passent pour avoir une farine qui a plus de corps; il y a encore dans le commerce une sorte de blé composée d'un mélange de plusieurs variétés : on l'appelle h/é bigarié ; les meuniers en font assez de cas.

En général, le blé aime les terres fortes; quelques rares variétés réussissent dans les terres lé::ères. Tous les engrais favorisent le développement du froment. Cependant, un des meilleurs est un mélange de fumier d'écurie avec de la charrée (cendre de lessive) , dos os pulvérisés, de la colombine, etc. ; mais il est préférable de fumer copieusement la récolte qui précède, la fumure directe donnant utie végétation trop fougueuse et antenant la verse. Le choix des semences est une clio^c très-importante ; en général, il faut qu'elles soient prises dans le pays même; elles doivent provenir d'une bonne variété; elles doivent être d'une maturité complète, être restées le plus longtemps possible dans les épis après la récolte, avoir été battues légèrement, parce que ce sont toujours les plus beaux grains <|ui tombent les premiers au battage; enfin, il faut qu'elles soient de la dernière, ou tout au moins de ravant-dornière récolte. Avant de confier le grain & la terre, il est assez d'u«agede le passer à la chaux (voyez Ciiaui.ace) pour le préserver, dit-on, •<le la carie ou du charbon ; mais une pratique qu il faut condamner, c'est relie qui consiste à passer le blé au

sulfate de cuivre ou à l'arsenic ; elle est dargoreusc. Le procédé des semailles sera exposé à ce mot.

Le blé est sujet à queli|ues ninladics, parmi lesquelles on doit noter le nnellul, sorte de sueur visqueu'-e, la touille, Veryot, le chnibnu; mais les plus dangereuses sont la powriture du collet ou mal de pird'i dans les terrains trop humides ; et la carie, qui att.aque r:ntériei:r

F'is. 525. — F

du grain et répand une odeur détestable (voy. res mo(s\ Le mot blé ne dé-iigne pas seulement le froment, mais en ginéral la céréale employée dans un pays nour faire le pain: c'est tantôt le fioment, le seigle, l'orge^ l'avoine le maïs, le millet, le sarrasin, suivant les contrées.

BI.liCHNE (Botaniqne), Blechnum, Smith, en grec lilècUnnn. — Genre de plantes de la classe des Fouqères, famille des Poli/podiacces. Il se distingue par ses organes reproducteurs en ligne solitaire, placés de chaque côté et parallèlement à la côte moyenne de la fronde. Une espèce est commune aux environs de Paris; c'est le blechnuin spi'-aiis, Sm. G — s.

BLEIME (Vétérinaire), du grec b'éma, coup. — On donne ce nom A une maladie do la sole (voyez ce mot) du pied, produite par la pression, ou une brillure du fer, un coup. Elle ;miène la boiterie du cheval, et pourrait causer des ravages si on n'y portait remède. Pour cela, on déferre le cheval, on amincit la partie de la solo qui o>t lo , siège de la maladie, ou donne issue au pus, s'il y en a, ou

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