BLE
leur, mallicui-eiiseriioiit pou stable, est donc ur .nûlungc de chaux et d'oxyde de cuivre hydraté. En Angleterre, on prépare, par un procédé tenu secret, une variété de ceit(/res b/eiies remarquables par Iiuir stabilité, et dont la composition est la même que celle du b'eu de montagne.
liiKU u'oithemeb. — De même nature que le bleu d azuj , et obtenu par la pulvérisation des plus belles qualités de lazulite outrc)7tit\ tirées de Perse, de Chine et de Boukarie. On prépare également de l'ouiremer faclire ou b/ru Guimet.
Bleu guimet, du nom de son inventeur. — C'est un bleu d'outremer artificiellement préparé par l'union des éléments qui entrent dans la composition de l'outrenier naturel. On l'obtient en faisant agir par des procédés particuliers et tenus secrets, du sulfure de sodium sur de 1 argile trèsalumineuse. Ce produit ne saurait remplaeer dans tous les cas l'outremer naturel; cependant, par sa teinte éclatante, il rend de grands services aux arts et à l'industrie. Il s'en consomme annuellement des r|Uantilés considérables pour la peinture, pour la teinture et pour l'impression des toiles et papiers peints (voyez OuTnEMtn).
Bled de Pblsse, Bleu de PAnrs. — Substance d'une composition assez variable obtenue en versant une dissolution de sulfate de fer dans une dissolution de pntisiate de poliiss' (voyez au mot Cvanihe-. Les bleus purs sont appelés hlexis de Paris; les bleus de Berlin sont mélangés d'alumine. La beauté du produit dépend du degré de pureté des matières employées à sa fabrication. Pour les sortes les plus fines, on se sert de prussiate de potasse purifié par une ou plusieurs cristallisations; pour les bleus communs, on se contente habituellement de la dissolution brute do prussiate, et pour les variétés inférieures, on utilise les eaux-mères, résidus de la cristallisation du sel. Le sulfate de fer suroxydé par une exposition prolongée au contact de l'air est à peu près exclusivement employé à la fabrication du bleu de Prusse ; mais le nitrate de peroxyde de fer donne un produit de beaucoup supérieur. Dans tous les cas, le sel de fer doit être rigoureusement exempt de cuivre. Les pru=siates de potasse impurs contiennent toujours du carbonate de potasse qui, au contact du sel de fer, donnerait lieu à un précipité d'oxyde de fer dont l'effit serait d'altérer la couleur; d'un autre côté, le sel de fer employé n'étant jamais entièrement suroxydé, la suroxydation se complète par le contact de l'air sur le précipité, ce qui donne encore lieu à un dépôt d'oxyde de fer. Pour obvier à ces inconvénients, dans la fabrication des bleus de Berlin communs, on mélange de l'alun au prussiate, ce qui introduit dans le précipité de l'alumine. Cette dernièie substance donne plus de consistance au bleu, mais diminue son pouvoir colorant en augmentant inutilement son poids; il vaut nn'eux traiter le précipité par de l'acide chlorliydrique étendu. Quel que soit le procédé de fabrication employé, le bleu de Prusse doit être lavé avec beaucoup de soin et à grande eau.
Le bleu de Prusse du commerce est en masse plus ou moins compacte, à cassure terne ; il est d'un bleu foncé à reflet rougeâtre, et prend par le frottement un bel éclat métallique bronzé ayant quelque analogie avec l'indigo ; il est complètement insoluble dans l'eau et l'alcool, et inattaquable par les acides étendus ; l'acide nitrique concentré le décompose entièrement ; l'acide sulfurique le transforme en une masse blanche qui revient à sa couleur primitive par l'action do l'eau. Sous l'action de la lumière ou d'une chaleur modérée, il dégage du cyanogène et devient d'un brun jaune , d'un bon service en peinture; mais le contact de l'airdans l'obscurité lui rend sa couleur qui cependant s'affaiblit à chaque intermittence. Après avoir été pendant H ou 48 heures en contact avec l'acide chlorliydrique ou sulfurique, il devient soluble dans l'acide oxalique étendu de 2.5 fois son poids d'eau. C'est ainsi qu'on prépare Vencre bleue.
Le bleu de Prusse est employé dans la fabrication des papiers peints, dans la peinture à l'huile, dans l'azurage des pâles de papier, dans l'impression des indiennes et des tissus de laine et de soie et dans la teinture de ces tissus ; mais dans ce dernier cas, la couleur est ordinairement produite sur place, en mordançant les tissus avec un sel de fer et les trempant ensuite dans une dissolution de prussiate. La découverte du bleu di Pru.sse fut faite, par hasard, en 11 in, par Des <jch,labi]c:inl de couleurs à B.rlin. C'est Wodwar qui, le prenncr, rendit p blic en 1724 le procédé de préparatinn jiifqu> -là tenu secret.
Bleu TntNMio.du nom de son iiivenieur. — On le piép:ue en cahinant le phosphaie ou l'arséniste de çuball
i BLO
avec de l'alumine en gelée Ce très-beau bien noircit malhe renseinent s us l'influence de la liunière.
BiKU de Toun\E--OL. — Voyez Toun.^E^OL.
Bleu d'indico — Voyez Indigo. M. D
Blkuk [maladie). — Voy. Cïanojb.
Bl.l'lUKT, BiuET (Botanique), Ce«<0Mcca cyanus,\Àu., nom vulgaire d'une espèce de centaurée; (?^on«9, du grec CI/UU0.1, bleu. — On sait que le bleuet est remarquable par ses fleurs d'un beau bleu qui décorent si agréablement nos campagnes aux premiers jours de l'été. Linné a donné aussi à cette plante le nom de Jocea sege/um. On la nomme communément barbeau, auhifoin, de album fcenum, foin blanc, p.arce que sa tige est blanchâtre, b/avel/e, et quelquefois cav,se-/;;)(e//ra, à cause des propriétés ophthalmiques qu'on lui attribuait autrefois en prescrivant l'eau distillée de bleuet pour rendre la vue plus claire. Le bleuet appartient à la grande famille des Composées dans la tribu des Cinarée.t, section des Centoiire'es. C'est une herbe annuelle couverte d'un duvet floconneux; ses tiges sont dressées, rameuses, et peuvent atteindre un mètie ; ses feuilles linéaires, entières, sessiles : les inféiieures plus larges atténuées en pétiole, dentées ou pennatifides;ses capitules sont dépourvus de bractées, les aigrettes plus courtes que les akènes. Cette jolie plante indigène croît abondamment dans les champs cultivés, et plus particulièrement avec les blés. Elle fleurit de juin en août. La culture produit des variétés doubles. On en rencontre quelquefois à fleurs blanches ou roses. Ses fleurs peuvent donner une belle couleur violette qui, traitée par l'alun, devient bleue, mais se passe très-vite. Aussi n'eniploie-t-on d'habitude cette teinture que pour la coloration Fig. 327. - Bleuet,
de certaines crèmes. G — s.
Bleuet (Zoologie). — Nom qu'on dojine vulgairement en Provence au Martin-iiéchenr (Aleedo hispida) i^voyez
MAIiTlN-PÊClIEUB).
BLINDAGE (Fortification), de l'allemand blenden, aveugler). — On appelle blindiiges des abris faits avec des pièces de bois et du fascinaye,et le plus souvent recouverts de terre, établis dans le but de se préserver de la chute et de l'explosion des bombes. Les blindages sont horizontaux ou inclinés; les blindages horizontaux résistent mieux à l'explosion que les blindages inclinés. Un blindage horizontal, composé de poutres de chêne de 0"',:iO d'équarrissage, espacées de 0'",'20 et recouvertes d'un lit de saucissons de fii',.3'2 do diamètre, jointifs et placés transversalement aux poutres , résiste bien aux eflels de chute et d'explosion des bombes.
On blinde également le pont et les flancs des navires de guerre au moment de l'action, et on se sert à cet efl'et de matelas ou de vieux cordages. M. M.
BLOCAGE (Technologie), diminutif de bloc. — Éclats de pierres ou pierrailles dont on garnit dans un mur l'intervalle existant entre les pierres qui forment les parements du mur.
En typographie, on appelle aussi blocage des lettres renversées destinées à tenir provisoirement la place de celles qui n'ont pu y être mises pour une cause quelconque au moment de la composition.
BLOCKHAUS (Fortilication). — Un blorhhaus est one petite maison en bois, organisée de manière i fourtir à une troupe le moyen de résister à un ennemi plus nombreux. On donne aux blockhaus des formes dillércntos, suivant le résultat qu'on veut en obtenir; en général,