BOA
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quelle que soit leur forme, ils n'ont que des angles droits, saillants ou rentrants, ce qui facilite beaucoup leur dcjfense et leur construction.
Le blockhaus a éié, pendant nos campagnes d'Afrique, un des ouvrages de fortification passagère les plus emplojfe; chaque colonne expL^diiionnaire portait avec elle un ou plusieurs Ijlockhaus démontés, et en trfcs-peu de temps les troupes du génie les avaiiMit construits. Ils servaient, soit de postes isolés pour occuper des points importants, soit de réduit à des ouvrages de fortification passagère dans lesquels on les enfermait. Les blockhaus que l'armée d'Afrique employait étaient de forme carrée, et avaient un étage qui débordait le rez-de-chaussée. Les parois d'ini blockhaus sont formées d'uu ou deux rangs do poutres de 0", 30 d'équarrissage ; dans le second cas, les poutres sont jointives ou séparées par une couche de terre de i'",30. Des créneaux sont percés au rez-dechaussée et à l'étage ; de plus, dans la partie de l'étage qui déborde, on fait des mâchicoidis ou créneaux qui permettent de voir le pied du blockhau«. Les blockhaus sont capables d'une grande résistance, tant qu'ils ne sont pas attaqués par de l'artillerie ; ils ont de plus l'avantage de fournir un logement aux troupes qui les défendent.
BLOCS (Géologie). — On appelle ainsi des fraginents de roches plus ou moins considérable*, de formes variées, que l'on remarque i la surface du sol, dans le lit ou au bord des torrents, des rivières ou des lacs et qui ont été détachés par les courants, transportés, charriés par les eaux, par les torrents boueux, par des masses de glaciers brisés qui, en se fondant, ont laissé déposer ces fragments qu'ils avaient enfermés. Ceux qui ont été transportés et déposés par les eaux sont roulés par les frottements qu'ils ont éprouvés pendant leur migration ; il ne prennent, du reste, le nom de blocs que lorsqu'ils dépassent la grosseur de 0^,'ill à (;"',;'5 de diamètre; ceux d'un volume moindre prennent le nom de cuillous roules, de gn/el\ ; ceux qui ont été transportés jjar les torrents boueux ou par des fragments de glaces sont ordinairement à arêtes \ives et on en trouve d'une grosseur qui va quelquefois à U ou 8(10 mètres de diamètre. En raison de leur nombre, de leur dispersion sans ordre, sans arrangement aucun, on leur a doimé le nom de l/lucs erralif/ues. Mais comment sont vernis à des hauteurs quelquefois de plus de 800 mètres et paraissant souvent avoir traversé des vallées profondes, ces nombreux débris qui couvrent certaines parties des avant-postes des Alpes et le Jura même, et iju'on retrouve dans les Pyrénées, dans les Vosges, dans les Ardenncs, en Angleterre, aux États-Uni», etc. ? Ce phénomène encore inexpli(|ué a soulevé de graves discussions parmi les savants, 'l'outefois, c'est en général le long des bords des glaciers, contre les flancs des vallées qu'ils s'accumulent, puis, lorsque plusieurs vallées viennent s'aboucher avec la première, tous ces blocs s'entassent en collines allongées auxquelles on a donné le nom de mnrainrs (voyez ce mot).
BI.UTAflE. — Voyez !\1oi'Ti i\k. Moulin a farine.
BOA 'Zoo'.ogie). — Nom donné autrefois à un grand Mirpent d'Italie, probablement lacouleuvri'A quatre raies, ou le serpent d'Épidaure, parce qu'il suçait, disait-on, le pis des vaches {lj''S). — Aujourd'hui il forme un genre de lieiilitex ojihidiens, tribu des Ser/ieuts propremeul ilih. non venimeux, famille des Ser/iaits- vrais: caracliM-isé par im crochet de chaque côté de l'anus, le corps plus gros dans son milieu, la queue prenante, de petites écailles, au moins sur la partie supérieure de la tête. Une circonstance anatomique particulièie, c'est que le boa a un petit poumon qui n'est que moitié plus court que le grand, tandis que presque Ions les autres serpents de celte tribu n'ont qu'un grand poumon avec un petit vestige d'un second. (> g<'nre renferme les plus grands serpents conims; quelqui^s-uns atleif;nent 1(1 à K' mètres. L'espèce la plus remarquable est le /(. ilcviu [II. nutislrirlor. Lin., II. em/Krfur, Daud.i. Il est recnnnaissable par une large chaîne de grandes taches noir:if us, îilnrnaiit avec de» tache» pftles qui régnent tout le Imig du dos et y forment un dessin très-éléganl. Les dét''rminntions l'e ce genre présentent une assez grande cojifusion dans les auteurs; ainsi, l'un de ceux qui font autorité dans cette matière, Lacépède, nous parait s'Ctrc trompé, lorsqu'il dit (|uc le devin habile les plaincc sablonneuses du nord de l'Afrique, et (pi'il prend pour un boa le fameux serpent de lïd pied» cité par l'iiiie, et qui fut tué auprès du fleuve Biigrada par l'armée de Hégulus, au moyen de bulistes. (Vivier, dont l'opinion parait plus près do la vérité, allli'iiiequu ce neiiouvail Cire qu'un /yj/Z/iow (voyez ce mot) :
et en effet, le boa a été rapporté de la Guyane par Le Vaillant el Humboldt, et le pi-iiice de Wied l'a trouvé de son cOté au Brésil ; c'est donc un serpent d'Amérique, et il habite particulièrement les rivages noyés de la Guyane et les parties basses et humides des forêts de l'Amériipn; méridionale. «Le deviu, dit Lacépède, est, parmi les serpents, comme l'éléphant ou le lion parmi les quadrupèdes. Il surpasse les animaux de son ordre par si grandeur comme lepremier, et par sa force comme le second. » Il atteint, disent les voyageure, jusqu'à 15 ou l(i mèt)cs de longueur, et se fait remarquer par la beauté de sis écailles et la vivacité des couleurs dont il est peint. Si l'on rélléchit un instant à la longueur prodigieuse de ce serpent, à son diamètre, qui dépasse quelquefois ('",5", à la puissance musculaire d'un corps souple, flexible, dont les mouvements peuvent exercer une pression exacte sur toutes les parties du corps qu'il a saisi, on concevra qu'il ose attaquer presque tous les animaux, depuis les plus petits jusqu'aux gazelles, aux chèvres, aux cerfs, et même aux taureaux; il les enlace, les enveloppe, les étouffe dans les replis de son corps, et sous la pression de ses muscles puissants. Lorsque sa proie est d'un volume considérable, il l'entraîne ordinairement contre un arbre, et, se servant de celui-ci comme d'un point d'appui, il la comprime contre son tronc, après avoir enroulé l'un et l'autre dans les anneaux de son vaste corps; c'est al'.u's que, par des mouvements répétés et ondnlatoires, il pétrit, malaxe, allonge cette proie qu'il arrose en même temps de son abondante salive, et enfin il l'avale en continuant à l'allonger de plus en plus pour eu faciliter le passage ;\ travers son largo gosirr. Mais quelquefois il arrive que cotte proie est trop considérable pour être engloutie en une seule fois; c'est alors qu'on a vu le devin, dans cet état d'engourdissement qui accompagne sa digestion, tenir dans sa hideuse gueule ouverte, une proie dont une partie est encore au dehors, tandis que l'autre subit déjà le travail de la digestion dans son estomac. Dans l'état ù: torpeur où est plongé le serpent après son horrible repas, il n'est plus à craindre, et il reste dans une immobilité complète pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que la faim vienne de nouveau le réveiller et lui redonner son agilité ; alors ses mouvements reprennent toute leur souplesse, et il se met en chasse; il s'avance au milieu des broussailles ou des hautes herbes, semblable à une grosse et longue poutre poussée rapidement par une force invisible. Les animaux fuient à son approche; mais rien ne l'arrête: ni les fleuves qu'il traverse à la nage, ni les arbres, dont il atteint les cimes les plus élevées, ne sont un refuge contre sa poursuite. La puissance redoutub'e du boa avait inspiré aux peuples de l'Amérique, et surtout aux Mexicains, une terreur superstitieuse qui l'avait fait regarder comme un être surnaturel et un ministre de la puissance divine ; aussi élait-il devenu l'objet de leur adoration et de leur culte religieux, de là son nom de rfcytn.
BOCAIU) (Mic.'iniqne industrielle). — Appareil généralement rnipInM' |i.Mir broyer les minerais servant à l'extraction ilr^ nictjux. Il se compose d'un certain nombre de /)(/(/«, périudiiiuemont soulevés par une roue n Cl mes, puis abandonnés à eux-mêmes et retombant ainsi par leur propre piids sur les matières qu'on veut pulvériser (voyez MiMiitAis).
Le bocard dont nous donnons le dessin est celui de la mine de plomb de Iludgoat, eu Bretagne. Un couis d'eau est amené par un canal de bois au-dessus du sommet d'une roue hydraulique à augets, dont l'arbre ,>e prolonge d'un côté de la roue et p.isse devant les pilons qui sont rangés, au nombre de douze, verticalement à la suite les uns des autres dans un plan parallèle à l'arbre, et partagés en trois groupes ou batteries de quatre chacune. En face de chacun des pilons, on a fixé sur l'arbre un anneau portant quatre riinic^ en fonte A, A. Chaque pilou est l'iirnié lui-nirme d'une pièce de bois prismatique C, rudhilc verlic-alenient entre des glissières et armée à son extrémité inléiieure d'une ni;i<sr de finite; il porte en outre vers son milieu une pi' .f .!.• I.ms li, appelée menloniiet. Pendant le moiivcnirm lir l'iiilno, cluicune des quatre cames vientsuccossivcnnni fiapiirr cinitrcsnn meiitonnet, soulève le pilon, puis l'abandonne. Pour que les résistances soient distribuées à peu près uniformément sur toute la circonl'éronce de la roue, les anneaux sont disposés do manière que les quatre pilons de chaque batterie soient soulevés tour à tour à des intervalles de temps égaux entre eux. Au-dessous de chaque batterie existe une nuge dans Uiquello on introduit le minerai ; un courant d'eau |>ris sur le canal qui abouiit A la roue arrive dans cotte uugo par le tuyau U et la rigole E et s'échappe
VM'tiircsrillùe, entraînai. t avec lui i qui sont réduites en poudre assuz