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innqlcs [H. frmitnlis), qui ressemble nu Ikeu f domestique et rend l.'s mômes services d;ins les contrées montagneuses du N. E. de l'Inde; (;'■ le IVifte du t'er/i iBov ''"/A')i ;i"inial trts-pr:ind et très-féronc, habite les bois de la Cafrei ie. Le Hœuf m'isrjHe d'Ameriiiue [Hos 7iio/!chalt:r'i, considéré par Cuvier comme une espèce, forme aujourd'hui, d'après les travaux de de Blainvilli', uu genre auquel ce savant a domié le nom d'Ooibos (voyez ce mot).
COEUF noMEsrioUE (Economie rurale).
— D'a|irès la signilicatinn c< icte du mot, le hœuf domestique est un animal de l'espèce du taureau, soumis à une opèratinn par suite de laquelle il n'est plus apte à la reproduciion, mais il est tieveuu, sauf de rares evceptinns, d'un caractère doux, paiieiit, facile au travail et suscep-
Une disposition semblable met en mouvement les | ilons de bronze qui servent à la fabrication de la poudre. M. D.
BOCKLET (Médecine, Eaux minérales). — Petit village d(^ Bavière, à (iO kilomètres iV de Wurtzbourg et s de Kissingen; il renferme plusieurs sources ferrugineuses biiarbonatées froides ; elles contiennent en outre jusqu'à l',^8i d'acide carbonique : excellent tonique.
BODE (Lci DE). — Voyez Planètes.
BŒUF (Zo >logie), hos des Latins, horis des Grecs. — Cenre de Mummifères riiminnnts, tribu des Cornes creiiss{Réyne anima /,Cuv.)\ ordre des Hisu/i/ues, fOus-ordre des Ruminants, famille des B n irfé?, tribu des /fo;î«v,dans la classification de M. le professeur Gervais. Ce genre a pour caractères : des cornes revêtues d'une gaine cornée cl formées intérieurement par un prolongement de l'os du front, dirigées de cOté, puis recourbées eu haut et en avant en forme de croissant. Ce sont de grands animaux à mufle large, à taille trapue, à jambes robustes et à pieds fourchus. Les principales espèces du genre sont: 1° le II. ordinaire (C taums. Lin., Buff.), nom >pécilique qui désigne collectivement le jeune (veau), le inàle (taureau) et la femelle (vache;. Il se distingue par un front plat, plus long que large, et des cornes rondes placées aux deux extrémités de la ligne qui sépare le Iront de l'occiput. Cuvier dit que c'est à tort qu'on a dit qu'il venait de l'aurochs, et, en ellei, ce dernier a le front bombé, plus large que haut et, entre autres caractères d.lTérenliels, il a une paire de cijlcs de plus que le brtjuf (voyez ADnociis). Indépendamment de l'utilité qu'on retire du bœuf comme animal domestique, presque toutes les parties de son corps sont employées par l'industrie; on fait de la colle firte avec les rognures de sa peau bouillies; tout le monde connaît l'excellence de son cuir; ses poils servent à faire de la bourre; les cornes sont exploitées par la tableterio pour faire des peignes, des encriers, etc. Sa graisse, son sang, ses os, la membrane qui reconvie ses intestins entrent dans le domaine de l'indiislile, elc ; i° I'/Iutoc/is (voyez ce moi); 3" le Hu/le (voyez ce mot); 4° l'Yark ou vache yrai/nanle de Tartarie (voyez Yack); 5° Le 0;/a/l ou Itaiif des
tible de mieux s'engraisser et donner de la viande de'boucherie. Considéré dans une acception plus générale, ce mot désigne les animaux compris, en langage d'économie agricole, sous les dénominations de /-O' e ou ev/;«e Ijnvne, biles //ovines. Le bœuf est un animal cosmopoliie, qu'on retrouve dans toutes les parties du monde, et qui présente uu nombre infini de variétés qu'on désigne généralement sous le nom de rares; il comprend du rcsiedanssa généralité : 1° le bœuf proprement dit; i" la vache; 3° le laurcau. Tout ce qu'il y a à dire du premier peut s'appliquer aux deux autres, sauf les modifications que la fonction laitière imprime à la vache, et celles que le rOle de reproducteur détermine chez le taureau. On peut dire que le bœuf est un des animaux, sinon les plus précieux, au moins un des plus utiles à l'agriculture; et l'on pourrait presque mesurer iivec certitude la richesse agricole d'un pays, et partant d'une exploitation rurale, au nombre et surtout i la qualité des bélcs bovines qui s'y trouvent. Autrefois la destination principde du bœuf était le travail, la consommation de la viande de boucherie était très-limitée, les populations ayant partout une nourriture presque exclusivement végéta e; ."lors la machine organisée qu'on appelle bœuf développait, par un exercice journalier et continué pendant plusieurs années, les parties de son corps qui ne donnent à la boucherie que des viandes de qualité inférieure, telles que la tête, le cou, des membres démesurément allongés par le travail, et suriout une ossature grosse et lourde. Aujourd'hui un grand changement s'est opéré : d'une part, la viande entre pour une quantité coiisidéiable dans l'alimentation publique; d'autre part, le cheval fait une partie des travaux de la campagne; et enfin l'invasion d'un nouveau moteur agricole, la vapeur, va réduire de plus en plus le rôle du bœuf comme travailleur. Au^si commence t-on à concevoir que le vrai progrès doit consister aujourd'hui à élever le bœuf comme animal de boucherie, et non plus comme animal de travail, qu'il faut mettre tons ses soins à lui faire produire de la viande par une bonne nourrituio , pas ou peu de travail, et donner par ce perfectioiinemcni des bénéfice»
assurés au cultivateur ft à l'éleveur. Voici à quels signes on reconnaîtra le Urnf de boucherie {pg. 33(1) ; il aura les membres couris, lu taille relativement peu élevOe, le cou mince et peu musclé, la téie fine, courte, les cornes peu développées, l'o -ature mince, légère, le tronc ample dans tous les sens ; la peau fine, souple, le poil luisant, doux; pas ou trùs-peu de fanon, contrairement à l'opinion erronée de quelques éleveurs; la pliysionomie calme, plac de en un mot, sa loi me exteneuie seia d'autant pU >; R\ant ipi use, qu il se lapprocheia plus de
la figure d'un parallélogramme; ce sera là le type de la beauté du bœuf de boucherie, bien éloigné de l'idéal de la beauté ariisiique; mais qui réalisera toutes les données du problèmi dont la solution est, la plus forte proportion de viande I vrable à la consommation. Quant au bœufde Iravni/, celui que nous venons de décrire sera toujours capable de fournir une son me suffisante de travail pour le but auquel il sera destiné dans les nouveaux modes d exploitations ruiales sans doute, et les donnies plijsiolrp,iques nous 1 apprcjinent assez, la nature
I hoix .le b(cul de bnucherie (Durh.n
du pays, le genre de travail, la constitution de ranimnl, la nourriture qui lui sera donnée et le temps que durera la période de labeur auquel il sera soumis, impriu;cront quelques modifications i la machine organisée ; mais .■-i l'on a de bons types primitifs, ces modifications seront d'une médiocre importance et n'altéreront pas d'un'! manitrc sensible les qualités essentielles de l'animal de boucherie. Du reste, avec les progrès de l'agriculture, le travail du boeuf tend à diminuer et finira probablement par disparaître tout à fait. Ce qui vient d'être dit peut s'appliquer à la vache, quant à la production de la viundi', et, après avoir été mère, nourrice et laitière pondant un certain nombre d'années, après avoir même, dans certains pays, un pou travaillé, la vache prend Irèsbicn l'engraissement et produit une viande de bonne nature, en dépit du préjugé qui la frappe d'un discrédit immérité. Mais c'est surtout en raison de ses qualités de laitière qu'elle est précieuse et qu'elle fournit un appoint considérable aux bénéfices de l'agriculteur. On peut dire, en général, que le rendement du lait est en rapport avec l'abondance et In richesse des herbages : la grande vache llamande, qui vit dans les plaines fertiles de la l'Iandre, du Bouloiiais, de la Picardie, cl surtout la belle et robuste normande, nourrie dîuis les gras et frais pâturages du Cotent in, donneront jusqu'à 30 ou 411 litres de lait, lundis que la petite, mais vigoureuse bretonne, qui vit au milieu des maigres herbes de la lande, ne donnera que 3, ^ ou 5 litres de lait, mais à la vérité d'une délicatesse exquise pour la confection du beurre. Les bornes qui n us sont impo-ées ne nous permettent que de dire quelques mots sur les principales variétés de l'espèce bovine. 1" La nue des Vyréntes, assez bonne pour le travail, le lait et la viande, présente pourtant ces qualités en rapport avec la nature un peu maigre de ses pâturages, lille a la robe jaune ou rouge pile, les cornes fortes, toujours irts^ relevées, les membres solides, le corps un peu long. lillc est apic au travail. 2" La rnce t/aroii7iiii\e, grande, belle, bonne pour le travail, prend bien la grasse ; elle est médiocre pour la production du Inlt. Rlle s'étend k toute la vallée de la Garonne, et contient un grand nombre de sous-variétés, le type de la race a porté jusque dans ces derniers temps le nom de race aij('n<iisf. Llle est haute de laillo, fortement mcm-
brée, le corps allongé, la poitrine vaste, la tète courte, de grosses cornes aplaties et dirigées en avant et en bas : elle est couleur fauve clair, souvent nuancé de brun à la tCte. ..'■ La race limousine, une des meilleures, lonne au travail, mais excellente surtout pour la bou hei ie depuis qu'on l'a perfectionnée en la retirant du travail. Klle n la robe jaune, la taille haute chez le bœuf, petite chez la vache, le corps assez long, le train de derrière peu développé, la tête forte, les cornes grosses, dirigées en avant et souvent eu bas. i" La rnce de Sa/ers ou iiuvirgnule, qiù a perdu de son ancienne réputation depuis qu'elle a été mise en concours avec d'autres bonnes races ; elle a pourtant des quahtés ; mais elle s'engraisse avec peine et sa viande est peu estimée. Haute de i",iO à 1 "',50, elle a la robe rousse, son poil est doux, luisant, presque toujours d un rouge vif; la tête co'.rte, le front large, cornes courtes, grosses, luisantes, ouvertes; l'encolure forte; les épaules grosses, le poiirail large, le corps épais, ramassé, le ventre volumineux, la croupe et les fesses larges, l'allure pesante Cette race est douce et docile. l}° La rare ardrnritiise, très-bonne laitière, médiocre pour la boucherie. Klle tient des races flamande et hotlanduise; elle a le corps long, la poitrine étroite, la tête légère; ses cornes sont petites et recourbées en avant, son poil est couleur pie blanc et noir, i;" La rnce liretonne, très-nombreuse, petite, mais solide, peu travailleuse, engraisse assez bien, donne peu de lait, mais d'une qualité supérieure. Klle est sobre et vigoureuse. On la trouve dans toute la Bretagne, et elle compte plus d'un million d'individus. Cette race a la têle fine, les cornes minces et longues, arquées et relevées, les membre* grêles, le corps un peu long, le fanon peu prononcé, l'encolure mince. 1" La rare flamande, très-bonne laitière, est essentiellement travailleuse, peu productive pour la viande. Elle est extrêmement nombreuse et ne donne pas moins de 800 000 individus, sa robe est d'un rouge plus ou moins brun; d'une taille moyenne, elle a la têle fine, les cornes écartées à leur naissance, se projetant en avant et on bas, pour se relever ensuite ; la poitrine est un peu éiroite, l'épaulo un peu plate et médiocrement musclée. K» La nue normande, grande, forte, boiinn sous tous les rapjiorts; se subdivise en variété colenline et variété augervnne : cette race te-
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