ABR
Si enfin il ■^•açrit d'un ro. t:r-P.p;.liPr ''•â'I'"^"».;.^'- "" disposera les abris co„,n,e ln>d„,ue 1^^!;^--,-'-,/^du contre-espaliiT des paillassons A, enfoncer à ll",CO en avant des arbres une série de pieux D, puis fixer au sommet des paillassons F semblables à ceux de la figure 27.
Quels que soient les abris employés, il conviendra de les placer vers le milieu du mois de février et de ne les enlever qu'après les gelées tardives, c'est-àdire au milieu du mois de mai, ou ])lus tôt, en choisissant pour cela un temps sombre et humide , afin que la transition ne soit pas trop brusque pour les arbres. A. or Bn.
Annis (Agriculture). — Ou dé-^igne par ce nom des obstacles naturels ou nrtificiils qui protègent contre les ravages du vent certaines étendues do terrain. L'utilité des abris n'i'sl liien comprise que dans les pays où régnent des vents violents, comme li's côtes maritimes on les vallées situées au voisinage des montagnes. Pour ces dernières contrées les forêts sont des abris naturels dont la destruction a trop souvent changé le climat de la façon la plus fâcheuse. Dans les aulre.s, on a recoure Ji des ridi-aux d'arbres, à des haies élevées, plantées en lignes perpendiculaires .'i la direction du vent. Dans beaucoup de parties de la basse Provence, on emploie avec succès des rideaux compactes de lauriers ou de cyprès à 100 mètres de distani>> ; sur les cotes de l'Océan que désole le vent de mer. nimnii' dans les landes d.' la <;aHnt;n.', (lu Poitou, di- la lirelaj;iii\ on fait d'exeelli'ui^ abris -.wrr le pin niarilinif planté en zones de ;)0 à lu n:ctrcs du largeur, à îOd in.tres h» unes des autres.
ADHOMI-: (lioiANigiE), Ahromu, Lin., du grec a privatif et hnhim nourriture, parce que les plantes de ce giînrc resWMnblenl au cac.ioyer{7'/i«j/<)v,»,«), mais ne fournirent pas comme lui une substance alimentaire. — Genre de plante» do la famille des llnlhienactw (voisine de celle des Malvacées). Une espèce d.; ce genre, 1 Abrotiie il feui/litsani/ulett.tif.'i{A. anrjuslii. Lin.), se fait remarquer par les bouquets que forment ses fleurs pendantes d'un Ix-au rong<; brun. C'est im peiil arbrisseau élégant, oiiginaire de l'Indr, A (cuilles larges et dont les rameaux wint revélUH d'un lég(!r duvet. On a réussi à le cultiver f:n France dans les serrejt chaudes. Comme beaucoup do plaiiu^s malvacéil, les abromes ont une écorce filamenliMisi- qu'on emploie, dans leur pays natal, pour fabriquer dix cdrdiigi's. , ,
AlillOI'A\K ou AIlIlOTOM'; (DoTAXiQtE), Arlcmma Ahintoiiiii,!, Lin. — Voyiz \i iioXE.
AlinOLTlS, Allllf)lTlSSi;\li;.\T (Agriculture). — Ces moiHdéniKrient \fs ai hri^s et taillis broutés par les bestiaux nu le gibier, et le dégât qui en résulte. La piMte des feuilles etdc-t iKHirgi'OiiH menaci' trè^-graveniiml l'existiiice même den végétaux uhroulis; le» bois redoutent particulièrement ce gloire de donimagi', la les chèvres siirUiut y causent les plus grands r.ivagrs. On repaie ^ahrouti^senll'nt en ri'Cepont le» lailli» ciu nrhusl's, r'esl-.'i-dire l'U les coupant au r.ii di' terre. Di\ci-»rs dispiisilinns du Ciiilc forestier rinl pour but di^ prévrnir l'abronlisviiMiit des bois. AIJIII S (llolani'pi''). du gnr ,//,;-.,ï, d.licat, l'Ii'g^nit. — Joli» orliri«<'au»,originairi-..di' l'Indi' l't ilo l'Afriquo, puis lraii«|«irté» en Aim'riqiK' ; h'ur4 feuilles romposées peiinéeji»an» foliole» impaires, nnt iiw ecTtaine ressemblance avec celle» du Rohiiiicr fimx-nmriii ou acacia vidgaire; liMint fli-um ningf». dont l'iispecl rnppello celle» de» haricot», ont un calice A 1 dent», uni' roriplle /(h/ii/i(<;i«icc et U élaniini-» mimiiili-l/ilirt ; il en provic'Ul uni' ijnii.sni: ou
12 ABS
léaumr qui renferme 1 à fi graines presque globuleuses, dure- d'un rouge écarlate et marquées d une tache noire ou brune. Ces graines, bien connues sous le nom de no/5 (i Imérinue, sont employées par les femmes américaines pour faire des colliers, des chapelets etc. ; on en tire parfois le même parti en Europe C est particulièrement VAbnu^ à chapelets (A. precntorius, L.) qui fournit ces graines d'ornement, et on le cultive surtout aux Antilles où ses tiges grimpantes et enroulées coi> vrent souvent les berceaux. On prétend qu en Egypte et dans l'Inde on mange les graines des abrus, quoiqu elles soient peu savoureuses; certains auteurs f gî^-dent même comme vénéneuses celles de l'abrus à chapelets La racine de cette phuite est sucrée, ainsi que ses feuilles; aussi, dans les Antilles, l'a-t-on nommée liane à réglisse on fausse rey/Usse. — Le genre Abrus appartient à la famille des Paiiilionacées, tribu des Phaseolees. G — s. \BSC1SSE (Géométrie). —Voyez Coordonnées.
ABSIDES (Ligne des) (Astronomie), du grec aps-is, voûte — Grand axe de l'orbite d'une planète. Les absuJcs en sont les sommets : l'un, le plus éloigné du soleil, on est l'np/ieVîe ; l'autre, le plus proche, en est le périhélie (voyez Planètes). . , ,^. . ,
ABSINTHE (Botanique). — Plante citée par Diosconde et déjà nommée apsinthion par les Grecs et absuitliium par les Latins. (De a privatif, et psMhos, plaisir, parce qu'elle est très-amère.) — L'Absinthe (Artenusia Absu:thium) a reçu d<>s botanistes les noms de (irande Alsmthc Absinthe „ffini,ale, ,l/»yne; c'est une plante i i-icine' vivace, dont la tige herbacée s'élève à 1 nr.ètre environ et se tinniine par une grappe, peu fournie, de petites (leurs composées (capitules), jaunes et pourvues sir le-r i-éceptacle de longues soies blanchâtres. Les feuilles sont alternes, molles, très-découpées et d'un vert argenté (fi(j. -31). .'i L'absinthe se plait dans les terrains
"" montueux et arides de nos climats
d'Europe.
Cette plante exhale une odeur pu-
Pi;. SI. - Fc-inlle dV.h^MiH.c.
- - (1/3 Je sraiiil. lului.)
(W9 itu grand, niitur.)
nétrante et assez .igréahle; toutes ses parties ont une saveur très-amère et fortement aromatique. Ses propriétés médicinales, qui sont éne,rgi<|ues et analogues à celles des autres herbes du même genre (voyez Abmoise), 1 ont recommandée comme fébrifuge, excitante, toni<|ue et vermifuge. On prépare en pharmacie avec ses Heurs et ses feuilles un vin, un sirop, une conserve, un extrait, une huile et un sel qui n'est autre qu'un sons-carbonate de potasse provenant du lavage des cendres d'absinthe. Les principes actifs de la plante sont une r(5sine fixe et une huile essentielle volatile.
On introduit parfois dans la bière, au lieu de houblon, les somniités (rabsintho en graines et séchées; la bière en luend lanierlnme, s(^ conserve mieux et devient plus enivrante, l'.nlin on prépare avec cette plante deux II- ,,,i,.,„s^ ;il, li(iues, l'.l//,vi'H//ic.M(i.v.wct le Vermouth.
Ou cultivi' l'absinthe oflicinalc dans nos jardins; ou la multiplier par boutures en mars ou en octobre, ou par semis aussitôt que les graines sont iiiùres.
Le genre Armoise renferme encore la /Wi/p .1. (.1. ;,oii/ic<i), et VA. maritime. (.1. maritima), qui possèdent avec moin» d'énergii! des propriétés analogues.
AiisiMiiK (économie domestique). — La liqueur (I ah- I çi/i(Ac imi:rlrail ,f alisiiilhe, absinthe .suisse., tm simple-
ADS
ment absinthe, est une liqueur alcoolique où l'on a dissous le principe résineux et l'huile volatile de la plante et qui a étti aromatisée avec des essences de badiane, de fenouil, d'auiset avec de l'eau de rose. L'absinthe verte est colorée avec du safran. Cette liqueur a été vantée comme provoquant l'appétit et favorisant la digestion lorsqu'elle est prise un peu avant le repas. Les propriétés médicinales de l'absinthe confirment cette opinion ; mais leur énergie même indique dans quell(> mi'Mire on peut avoir recours à cet excitant. C'est à ilrs iiiirr\alli's prudcmmcut espacés et à de petites doses i|ih' liiii i\<-\ la faire usage de l'absinthe pour réveiller un rsiMniac p^msseux ou fatigué. Mallieureuscment, la saveur forte de cette liqueur invite à la prendre en quantités de plus en plus grandes. Alors son principe résineux agit d'une manière fatale sur les fonctions digestives, et bientôt sur les fonctions intellectuelles. Rien de plus commun, dans les pays où l'usage de cette liqueur est répandu, que de rencontrer des buveurs d'absinthe qui, arrivés à en absorber chaque jour une quantité énorme (jusqu'à un demilitre et plus), tombent dans un véritable abrutissement où persiste seul le désir de boire encore le poison qui les enivre et les tue. L'estomac devient incapable de digérer, son organisation s'altère, les intestins et le foie sont aussi gravement lésés, et la mort vient mettre nn terme aux plus pénibles soufl'rances. L'addition (!.■ l'inu ne mitigé guère l'énergique action de l'absinthe, piiil-etro même a-t-elle l'inconvénient de précipiter la matière résineuse et de concentrer ainsi le principe funeste à la santé. Cette liqueur est plus que toute autre capable de produire l'ivresse furieuse, et il n'est pas rare qu'elle mène à la folie ceux qui en ont alm^i'. .\i' doit-on pas regretter, dès lors, que les établis-nin m- du ^c débite une liqueur si dangereuse se multiplient de jibis en plus dans les grandes villes et tendent à propager des habitudes si funestes et si nuisibles à tous égards? F — n.
ABSOLU. — Terme adopté en chimie pour exprimer qu'un corps est considéré comme pur ou dégagé de toute association avec un autre corps ; le plus souvent l'eau. Pour les acides, les bases et les sels, il signifie ordinairement anhydre ou sans eau ; mais il est plus particulièrement réservé pour l'alcool. De l'alcool à Sti" centésimaux contient en volume 86 p. lOO d'alcool absolu pur (sans eau), uui à une quantité d'eau suffisante pour former lOO volumes du mélange, ce qui donne un peu plus de 14 p. 100 d'eau. L'eau et l'alcool, en effet, forment, par leur union, un volume total plus petii que la somme des volumes des deux liqueurs mélangées (voyez Alcoométbe). ABSORBANTS (Médecine), du motlatin alixorbere, pomper, absorber. — On donne ce nom à des médicaments dont î'efl'et est ù'absorher les substances liquides ou gazeuses produites dans certaines maladies. C'est ainsi que l'on applique sur les plaies, pour en absorber la suppuration, des matières spongieuses ou poreuses, telles que la charpie, l'amadou, le charbon pilé, etc. Les mêmes matières sont appliquées sur des membranes muqueuses accessibles au chirurgien, et d'où exsudent des liquides trop abondants ou de mauvaise nature. A l'intérieur on administre, pour absorber les gaz acides développés dans les voies digestives, des agents chimiques de nature alcaline, carbonate de chaux, magnésie, etc.; on emploie aussi dans le même but le charbon pilé. On a récemment beaucoup vanté, pour le pansement des plaies, un mélange de plâtre pulvérulent et d'une espèce de charbon nommé Koaltar (voyez PA^s^:ME^rs). F — x.
Aasor.CANT (Porvoin) (Physiq\ie;. — Propriété que possèdent les corps de se laisser p( m'trer plu-- on moins par la chaleur qui tombe sur eux, suivant la nature de linr surface. Le pouvoir absorbant est corrélatif du pouvoir éniissif ou im/onnant, de sorte que les corps qui s'échauffent le plus vite, sont aussi ceux dont le refroidissement est le plus rapide. La nature et l'état de la surface d'un corps exercent une grande influence sur son pouvoir absorbant ; sa couleur, au contraii-e, n'en exerce qu'une assez secondaire.
Un vase de métal poli s'échauffe lentement en présence du feu; il se refroidit avec une lenteur pareille; une couche de noir de fumée ou de suie déposée à sa surfu-e rend l'échnnfTement et le rcrKiidisscincnf biancoup [dus rapides. Par une r:iison scmld.ddc, i\r dru\ inh.uiv us nu;talli(|Ucs, l'un à surfacr hrillnnlr, l'anln' à suil.iii' noire, le dernier donnera jilus de chaleur (jue le piimier.
La neige fond lentement au soleil à cause de son faihle r.ou\oir nhvoilKuit: on rend sa fusion pins rapide en ré- I ai.i;a..t il s.i :,m!i.ie c'.u chailxm en luusière on des
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débris organiques. Le faible pouvoir rayonnant do la neige protège les plantes contre l'action du froid extérieur (voyez CHM.Eim kavonn.vnte, Poivoin f:MissiF).
ABSORPTION (Physique et Chimie), du mot latin ahsofbere, boire. — Phénomène en vertu duquel un corps condense, ou fixe dans son intérieur, les liquides et les gaz qui l'entourent.
L'absorption est tantôt purement physique, en ce sens que ni le corps absorbé ni le corps absorbant ne changent de nature ou ne se combinent chimiquement l'un à l'autre. C'est de cette manière que l'argile et les terres poreuses absorbent l'eau.
Tantôt elle est accompagnée d'une véritable combinaison chimique. Lorsque la chaux absorbe l'acide carbonique de l'air, il se produit un nouveau corps, le carbonate de chaux, en tout comparable au ciUcaire, ce qui explique le durcissement du mortier au contact de l'air.
Le pouvoir absorbant très-développé dans certains charbons est utilisé dans l'industrie pour la décoloration et la désinfection des corps (voyez Carbone).
On dit encore qu'il y a absorption, en chimie, quand, un vase plongeant par sou orifice dans une liqueur, cette hqueur s'y élève peu à peu, soit que le gaz qui remplissait l'appareil se refroidisse et se contracte, soit qu"il disparaisse absorbé par la liqueur. On évite cette absorption en faisant usage de tubes de sûreté (voyez ce mot).
Absorption (Physiologie), du mot latin ahsorhere, boire, aspirer, pomper. — Acte très-coiumun dans les corps vivants, au moyen duquel ils s'approprient, en les pompant à travers le tissu de leurs )?ie»ii;'0)(es, les liquides ou les gaz mis en contact avec celles-ci ; l'absorption s'eflectue principalement par le phénomène désigné sous le nom à'endosrnose (voy. ce mot).
Absorption CHEZ LES ANIMAUX (Physiologie animale). — On nomme absorption, chez les êtres organisésen général, un acte physiologique par lequel une matière qui se trouvait en contact avec une des surfaces extérieures du corps organisé, est introduite dans l'intérieur de ce corps en en traversant la substance, .\insi, lorsque nous sommes dans un bain, la peau humectée absorbe une not;ible quantité d'eau; si l'on dépose sur la surface d'une plaie, ou simplement d'un vésicatoire, une matière vénéneuse, son influence délétère ne tarde pas à se manifester : le poison a été absorbé. C'est par un phénomène de ce genre que les produits de la digestion passent à travers les parois de l'estomac et des intestins et pénètrent dans le corps pour nourrir l'animal. L'absorption est donc une des fonctions qui introduisent dans l'èfre vivant des matériaux empruntés au dehors et propres à le nourrir ; on peut même dire qu'aucune substance ne pénètre dans un corps vivant, si ce n'est par absorption.
De l'absorption dans le règne animal. — L'expérience et l'observation ont enseigné que, pour être absorbée, une substance, quelle qu'elle soit, doit prendre une forme fluide, c'est-à-dire se présenter à l'état licjuidi! ou à l'état gazeux. 11 faut, en outre, que le tissu absorbant soit humide dans sa profondeur aussi bien qu'à sa surface pour être perméable à la substance fluide. Les animaux aquatiques sont donc particulièrement bien placés pour se nourrir par absorption. Aussi est-ce dans les eaux qui couvrent si abondamment notre globe, que l'on rencontre ces milliers d'espèces animales d'une organisation extrêmement simple, dont la peau absoibe sans cesse dans l'eau ambiante les particules organisées propres à les nourrir. Les plus imparfaits ne laissent même plus voir de canal digestif, et toutes les substances dont ils se nourrissent sont absorbées directement. Mais dès que l'organisation est plus compliquée, en outre do ces matières, les animaux élaborent par la digestion (voyez Di(;estioim) des aliments qu'ils rendent propres à être absorbés en tout ou en partie. Il y a donc, chez la plupart des animaux, deux sortes d'absorption: Vabsorplion f/e'nerale,iion\.]c: produit se nomme la ii/niplie tant qu'on peut le distinguer du sang de l'animai, et Vab^orplinn dig'^ttirr nu alimentaire, dont le Chijlc est un des produits. C'est seulement chez les animaux Vertébrés que l'on dislingue nettement la lymphe et le rhvie, du satu; proprement dit.
f), ,,,,, ,■ <:\:l''^riili,,ii. — Les Lueinliranes (pii édeiulent le,,, ,1' .. :ii l,■sdi^,•lsor,:allesdesanin,a^\ s,„il 1,-1 |,iv,,,l. ,■ I : ', une, ,1s de l\,I.M.,pli.,n. I.es pi, v-i, .1, .-Isles
de I a,,ie|o,,e ai aient iieiiv,' que le, li,,, , ides al,,e,bes par
ces inend)ianes étaient atiirés dans I, ■- ve,,,es ,i se mé-
laii-nl ainsi i iiiudenji'nt au siing. 'Ma, s le. iia\aiix d'A-
! selli(Uir.'),di'lludlieckeldeIknll,el,,i ,lii,,n:,d,' l'ecquet
! (lOil), etc., ont fait connaître chez Us Jlauiiuifèies, chez
ABS
l'homme et chez les Vcrtébriîs en gém'Tal, un systt-me de vaisseaux particuliers qui récoltent la Ijniphe sous les diverses membranes et qui, sous la membrane muqueuse du canal digestif, recueillent les produits de la digestion. Ces vaisseaux portent le nom général de vaisscaucr lymphatiques, et ceux qui sont en rapport avec les intestins ont reçu la dénomination spéciale de vnissmux rhylifères: Les uns et les autres se réunissent dans un tronc principal nommé caniil thoracique {fiij. 35) (voyez ce
Fig. 3S. — Sjslème jbîorli,inl
mot), qui monte le long de la colonne vertébrale vers la veine mus-clavière gauche où il s'ouvre et va verser son contenu dans le sang veineux. Ce système de vaisseaux ne recueille pas exclusivement, comme on l'avait cru d'abord, les produits des absorptions; une partie considérable de ces produits est introduite directement dans lo sang à travers les parois des veines qui sont très-absorbantes. Cette propriété des vaisseaux sanguins veineux, admise par les anciens, a été dénionlréc de nos jours, surtout parMaycr, Magendie, \\''^iniiiili, rie.
Mécanisme (/e l'absorption. — Ln-'in Hi iherche à se rendre compte du passage des m.Lin jv, iluiiii-s i travers les tissus vivants, la première idn: qin m- |Hi'<iMitr' est celle de bouches ou poi'es absorbants (l"iii ir, hsmis seraient percés; néanmoins ces pores n'iM^irni |i,i-, it l<s fluides passent dans les inti'vsticfs qui' iMissmi rm iv cllrs les molécules matérielles ; I':iIi-mi iitimi .-.i ii,.i]r, lu :;raiMli; partie, un phénomène d'imluliiiinii. I.r^ IIukIis ne pénètrent cependant pas sinii)lriiiriit p;ii- r-ipillontr, mais sartout par endosmose.
Pour l'étude de l'absorption chez les animaux on con- Rultera avec fruit les traités de physiologie do Millier, de Béclard, et particulièrement celui de M. le Prof. Longel.
Ansoiii'TiON CHEZ les végétaux (Physiologie végétale). — Cette fonction a le même but chez tous les êtres vivants, et sa déllnition a été donnée à l'article précédent. Les principaux organes d'absorption dans les plantes sont les racines qui diineurcnt plongées dans un milieu humide, la terre végétale.
L'absorption s'opère chez les plantes, comme chez les nniijiaux, principalement par endosmose. Dans la période active de la végétation les extrémités des radicelli^ sont foifnées de cellules récemment organisées, molles, perméables et goiidéesde suc» ou dissolutions aqueuses épais- Wis ; l'épiderine ne les recouvre pas encore, et elles sont plongées dan» le» dissolutions aqueuses beaucoup moins di'iiw^ que renferme la lerrn. Il s'établit un courant d'endosmose qui introduit, dans li» cellules supcrllciellv» de» radicelles, le» suc» provenant du sol ; plus ceux-ci »ont fluides, mieux il» w>nl absorbés, entraînant avec eux nculement lus substances tenue» en dissolution. Lorsque In couche de c<^llules extérieure» s'est ainsi gorgée de» huc» nourricier», la couche placée immédialeincnt eu dessou), en absorbe 6 son tour aux dépens de la
(t) fig. 3t. — L« canal lhoriirir|iio cl lui foitscatii chylirèrcs, rlmx riioinmc; la vciiiu |Kirlo c( lok vciiiuit ilc riiilcHtiii. — i, ISirliou de l'iiilciliii Kcùlc ftus|K'iiiluu n un latiilicou du mCitculi'i-i' i|iii ciiiilicfit Ict vciiie» cl le* vjiiH»caui cliylirurcs cocrcspuiiiluuls. — il, Diaphr-iiiiiM'. — f, Fuie. — vi>. Vi-iiio iioric inii ri'uiol Ira >cinc> de iIiiIi'.IIm i'I mi >c fiiniillcr dm» lu luiu d'uu If* tnuu r*{ niiiiiMic diiiih lu ^-iiic riivf-MifiTii-iire, et do U fut rirur druil. — u, Oriiiiiii' ilii i-aïKil lli<ir;i<'i>|Ue, ii'M'rvoIr <lo IVci|iii-l. - ri, Canal lliiirnriiiue ipii rifoil lo rhvlirirea cl Ir.
Iwn|ilinl>i|ur>. ,i; Alniiirhe In innal llH>M'ri.,uc dju> hi
tuuie fttMift'cUtiuic. — ft'i \uiue'Ca^(* »u|ieiicnu'.