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BOL

En faisant usage de liqueurs préservatrices colorées, on conçoit que tout en rendant le bois iiialtérable, nn puisse encore lui donner des qualités dont les arts de luxe puissent profiler. La coloration du bois s'eftectue, soit pai- des couleurs végétales s'incorporant au ligneux, soit par des couleurs minérales insolubles. Dans ce dernier cas, on injecte successivement deux sels en dissolution dans l'eau, <)ui, réagissant l'un sur l'autre, donnent l'effet désiré. C'est ainsi que le prussiate de potasse et le sulfate de fer donnent un beau bleu; l'acide arsénieux et l'acétate de cuivre, une riche coloration verte. Une seule dissolution peut même suffire. C'est ainsi que le platane injecté de pyrolignite de fer prend des teintes trfes-rechercliées dans lébénisterie.

Pour les effets de la chaleur sur le bois, voyez Car-

B0MSATlO\, COUBLSTIBLE, M. D.

B01SSE,4U. — Ancienne mesure de capacité pour les grains ou matières sèches. Le boisseau de Paris contenait 6âjp<!,78, et se subdivisait en ii; litrons. Le boisseau était formé d'un cylindre en bois de Sp,.!',J) de haut et 10 pouces de diamètre; on employait des mesuivs d'un demi-boisseau, un quart et un demi-quart. Le boisseau de Paris valait à peu près 13 litres actuels.

Par arrêté du S murs 18 12, on créa une mesure provisoire, appelée boisseau, valant 12 litres 1/2. Actuellement, on désigne souvent le décalitre sous le nom de boisseau.

BOISSONS (Piiysiologie). — On appelle ainsi les substances liquides que nous introduisons dans l'estomac par un mécanisme spécial qui constitue l'action de àoire. La quantité d'iau que nous prenons avec nos aliments solides est déjà très considérable, et pourtant elle ne suftirait pas à maintenir et renouieler journellement la proportion de liquides nécessaires à l'entretien de la vie ("0 sur luO), si les animaux aériens supérieurs, particulièrement, n'y ajoutaient les boissons. L'eau seule constitue la boisson des animaux; l'homme et les animaux dome-tiques y ajoutent d'auties liquides dont nous dirons un mot plus loin. Quant à l'eau elle-même, on ne saurait oublier qu'elle ne se trouve pas dans la nature à l'état de pureté parfaite (oxygène et hydrogène); qu'au contraire l'eau pluviale, la plus pure" des eaux douces naturelle?, contient aussi une certaine proportion de matières étraufièrcs minérales pour la plupart (carbonates alcalins, sulfates, chlorures, etc.), qui, avec bi'aucoup d'autres, enlieni dans la composition des parties solides et liquides de l'organisme; on se rappellera aussi que l'eau pure, l'eau distillée, est difficile à digérer parce qu'elle est privée d'air, condition indispensable à sa boinie qualité et que toutes les fois que, par une cause quelconque, par l'ébullition, par exemple, on l'a privée d'une partie de cet air, on l'a nridue plus rebelle au travail de la digestion. Il est donc bien évident que, d'après sa nature complexe, l'eau joue dans l'économie un rûlo important et ([u'elle favorise, par l'entremise des substances salines ou organiques qu'elle contient, le développemi>nt de l'être organisé à la manière d'engrais ou d'aliments; voilà pourquoi la privation de boissons aqueuses est suivie, au bout de peu de temps, d'une série de phénomènes d'une gravité telle que la mort en serait bientôt la conséquencis si ce besoin impérieux n'était pas satisfait. La r|uanliié d'eau introduite en boisson dans le corps do l'honune ou des animaux, dans un temps donné, varie suivant une foule <le circonstances d'âge, de sexe, de tempérament, d'habitude ; on ne peut nen établir de général à cet égard, la nature des aliments ay:int aussi une grande inlluence sur le plus ou moins grand besoin de boissons. Mais indépendamminide l'eau, au moyeu de laquelle les aiiiiuaux remplacent inccssanunent les parties liquides expulsées par les différentes voies excrétoires et compensent les perles que fait le sang pendant sou trajet, nous avons dit que l'homme ingérait encore d'autres boissons; ce sont d'abord le vin, la bière, le cidre et les autres liquides fcimenlés et on preujièrc ligne la base de tous, Vatoiol, qui prend le mmA'eau-ile-vii: lorsqu'il contient seulement Tïi à iVr d'alcool, seule forme sous laquelle il peut devenir potable. Ces boissons ont pour effet de faire pénétrer dans l'orguninme des su/js/mic-n iimi/laiténs ou saccliaroidei, et coii>.iituent par là de véritable» iihmen'.s non iizolH, c'est-à-dire lasinralnirns. suivant l'expression de Liebig. D'autres boisson», telles que le //»', le lafé, le clinai/at, clc, renferment, uu contraire, de» matièrosa'iui»!noi/lci ou azoldi:i et rentrent dans la classe des alimints p/iislif/uen du mCnic auteur. De sorte que ces liquides, bien que contenant une forte proportion d'eau, soru compris dan» la calégorie dus ulirMiils. Luliii «me tleriiière

boisson, sur laquelle on a beaucoup disserté dans ces derniers temps, c'est le bomtlnn de viitmle. Voici comment s'exprime à cet égard M. le professeur Longet : u Sans admettre qu'on puisse appeler le bouillon X^ijuintessence de la viande, nous croyons qu'on ne pourrait lui refuser, indépendamment de sa sapidité, un certain pouvoir nutritif qui semble, en partie au moins, être dû à l'intervention d'une légère quantité de gélatine et aussi surtout à la présence d'éléments salins, médiateurs indispensables de diverses transmutations organiques » (voyez Vi.-v, Eao, BiÉnE, GtoRE, Alcool, Bouillo.n, Café, Thé, Chocolat, Alimenf). F N.

Boissons feumentées. — Voyez Fermematio.n alcoolique.

BOITERIE, Claudication (Vétérinaire). — C'est l'irrégularité du mouvement des membres dans la marche d'un animal; elle est plus ou moins intense, suivant la cause qui la produit; et celle-ci n'est pas toujours facile à découvrir. De tous les animaux domestiques, le cheval est celui qui est le plus souvent affecté de bnilerie ; c'est aussi celle qui a le plus d'importance; car elle est classée dans les vices i-édhibiloires, et le temps de la garantie est de neuf jours. Parmi les boiteries, les unes sont permanentes, d'auti-es sont intermittentes : ainsi on voit quelquefois des chevaux boiter en sortant de l'écurie, et au bout d'un certain temps de marche, ils ne boitent plus ; ce genre de boiteries'appelle à l'ruid ; d'autres fois, c'est le contraire, ils ne boitent qu'après avoir un peut travaillé. C'est la boiterie à chaud. Quoi qu'il en soit, la cause de la claudication existe presque toujours dans le pied, qu'il faut examiner avec le plus grand soin en nettoyant la corne et en en sondant bien toutes les parties. M. le général Jacquemin, ancien commandant en second de l'École de cavalerie de Saumur, est un des auteurs qui ont le mieux étudié la question des boiteries dans son Traité d'Iiippialrique a t'asage des officiers et sous-officiers de cavalerie.

BOL (Matière médicale), en grec bôlos. — On donne ce nom à une préparation pharmaceutique dont la consistance molle tient le milieu entre celle de la pilule et celle de Vélcctuaire ivoyez ces mots). Le bol diffère encore de la pilule en ce qu'il est d'un volume plus considérable; on lui donne une forme globuleuse ou quelquefois ovoïde pour en rendre la déglutition plus facile ; il se prend roulé le plus souvent dans une poudre inerte et enveloppé dans du pain azyme. La consistance molle de cette préparation a une certaine influence sur l'action des médicaments; ils se délayent plus facilement dans les liquides que contient l'estomac et sont mis plus facilement et plus immédiatement en contact avec les surfaces gastro-intestinales.

Bols, TEnKES bolaiiies. Terres sigillées (Matière médicale). — Espèce de terres argileuses, douces au toucher, savonneuses, que les anciens employaient comme absorbantes, alexipharmaques, et auxquelles ils attribuaient des propriétés merveilleuses comme médicaments; le nom de icnasiyiliép, sous lequel on connaissait la terre du L"miios elle bol d'Arn,é,iie, lui venait de l'empreinte isigillum) appliquée sur les petits gâteaux de cette terre qui parvenaient en Europe, de Perse et d'Arménie ; on en trouve aussi dans plusieurs contrées de l'Europe, en Toscane, en Silésie et même en France. Cette substance est en masse compacte, pesante ; son tissu est terreux, sa couleur ronge (oxyde de fer). Elle est grasse au toucher, et happe à la langue ; on l'employait comme ustrinf/enle et 'leinnstatK/ue (voyez ces mots. Les médecins les plus célèbres l'ont préconisée à l'euvi ; ainsi Van Swieten, Boérliaave, Cullen, Sydenham. Pline en avait déjà parlé avec éloges. Les chirurgiens ne dédaignaient pas de s'en servir dans l(^s ulcères atoniques, les plaies avec hémorrhagies, etc. La dosp de la terre bolaire, lavée et décantée, est do (i à 8 grammes dans une potion de i20 à I.^^O gi animes qu'on prend de deux en deux heures. Le bol d Arménie entre dans la composition do la Ihériaquc, du diascordium, etc.

Bol alimentaire (Physiologie). — On donne ce nom à la masse que forment les aliments lorsqu'ils ont été soumis à la mastication et à l'action de la salive. Bamené sur la face supérieure do la langue, le bol alimcnlaire glisse sur ce plan incliné, parvient au pharynx et est précipité dans l'œsophage et de là dans l'estomac; c'est l'acte de la déglutition (voyez Maspication, Dkulutition,

Dir.ESTION).

BOLET (Botanique), ll'/eliis, du grec bôlat, boule, pane (|uc le chapeau delà plupart de ces plantes est globuleux ; de là vieui que les Italiens les nomment en gént!-

BOM

ItO.M

1 -il nvnl, dui-ivù à'noon, œuf). — Genre de Chnmjnqnons ciassiVdàiis la tribu des Hi/ménnmi/célet, et établi par Porsoon avec ces caractères : chapeau iKimisphénque tHiié à surlaco inférieure formée de tubes libres, cylindriques, distincts, rapprochés et adhérents entre eux, dont la masse peut se séparer du chapeau, contenant dans \c-nr intérieur de petites capsules cylindriques (oreanes reproducteurs que Ton nomme thèques). Ce^ont des champiEnons à chapeau charnu, stipile, central, souvent réticulé! Us diiTèronl des Polypoies par 1 absence delà membrane qui enchâsse les tubes. Parmi les nombreuses espèces, on distingue 1rs suivantes : le B. comestMe [B. edulh,de Cand ), appelé aussi vulgairemen Cei.s ou Crpe. hntiro,,, Bmguel, Gyrolle, i pédicule épais, surtout à la base, et marqué de roux et de blanc pale. Son chapeau est épais aussi, fauve, glabre. Les tubes, trespetiïs. arrondis, sont blancs etpassent au jaune verdatre 11 vient à terre dans les bois pendant tout 1 éié. Sa chair, ferme et épaisse, est douée d'une agi éable saveur qui rappelle la noisette. On en fait un assez grand commerce dans le midi de la France, principalement aux environs de Bordeaux. Le B. b ro„Zf,€eps ou G^nrlmme iiotr [B. œreuv Bull.) est également comestible. Certains amateurs le préfèrent même au précédent. Son pédicule est solide, long, jaune clair. Son chapeau est épais, compacte, non bronzé,- à tubes courts el d'un jaune soufré. La c lair, blanche ou légèrement j.tunàtre, verdit un pini à 1 air. Le B rude BoHSs,lle,Gyrcdle (B. scuier, Fries) présente on pédicule allongé, garnià sa partie supérieure de petites squammes tantôt noirâtres, tantôt de couleur cinabre plus ou moins foncée. Sa chair est blanche, mollasse, acidulée. S'in chapeau est cendré ou fauve. Il est également comesti' 'e. Le /?. anvantiani^, Bull., l'est aussi lorsqu ilest ii-rne Sa <■' air prend une teinte vineuse quand on 1 en- -" " \3,me.h&B.ijeinirieiix

. 333. - Bulet pt

{B. luridw, Schoeff. ; B. perniciosus , Roques)(^7.-1;3) acquiert quelquefois jusqu'à ^ (i"i,20 de diamètre. Son [ pédicule est long, marqué de lignes rouges à sa partie supérieure. , Son chapeau, à surface un peu cotonneuse, est j d'un brun olivâtre. Sa | chair, jaunâtre, devient bleue quand on I la casse. Celte espèce, quoique suspecte, est ^ souvent mangée dans sa jeunesse sans qu'il y ait à craindre d'accidents. Le B. j indigotier (B. cytinescen^, Bull.) a le pédicule roux pâle et renflé à la base. Son chapeau, de même couleur, est j un peu cotonneux et très-large. Ses tubes sont libres, arrondis, blancs on jaunâtres. Il a les mîmes propriétés que le précédent. Il faut s'en défier. On le mange en Pié- ] mont. Le B. Iu>'éreux iB. tuherosus. Bull.; B. buvinm. Lin. ; B. nutif, Pers.) présente un pédicule court, trèsrenflé à sa base. Le chapeau est livide, à surface sèche et les tubes d'un vert rougeàtre. 11 acquiert d'assez grandes dimension-^. Comestible, il peut servir de nourriture aux bêles bovines; enfin, le «. um/ulatut, Aqartc du chêne ou Aniadiinvicr, d'où on tire l'amadou (voyez Amadou, \madouvifb, Ar.ABic, CiiAMrKiNOMl. G — s.

BOLIDliS (Météorologie). — Corps lumineux qui traversent parfois l'atmosphère comme des étoiles filantes, mais en diffèrent en ce qu'ils possèdent un disque sensible. On a vu des bolides éclairer le ciel d'unelu mière assez vive pour être appréciable môme en plein jour. Ils sont quelquefois accompagnés de traînées lumineuses, de fumée et ded étonation. Si leurs débris tombent à terre, ils constituent ce qu'on nomme les ncroldlie^.

On ne conddère pas aujourd'hui les bolides et les étoiles filantes comme deux ordres de phénomènes distincts; il n'y aurait entre eux de diflérenceque par les dimeiisions.'On pense généralement que les étoiles filantes, les bolides, les pierres météoriques, sont des asteruidcs, c'est-à-dire de petits corps qui se meuvent autour du soleil, en décrivant des sections coniques et obéissant, comme les planètes, aux lois de la gravitation. S'ils viennent à s'approcher de la terre et à pénétrer dans son atmosphère, ils s'écliauflcnt assez par leur frottement contre les molécules d'air pour devenir incandescents

(VOVez AÉBOI.ITME, ÉTOll.KS FILANTES).

BOMB.VCÉIiS (botanique). — Tribu de plantes de la

famille des Slorcnliai.ees. Ses caraeières sont : tige ligneuse ; feuilles palmées, très-rarement simples; calice à 5 divisions ; corolle irrégulière, très-rarement nulle ; fruit capsulaire; graines entourées de filaments laineux ou de matière pulpeuse. Les Bombacées habitent li's ré.;ions intertropicales. Plusieurs espèces donnent autour deleurs graines un duvet qui sert à faire des coussins. Genres principaux : Baobab (Adanmnin, Lin.); Pacidrn, Aubl.; fro»taijer{Hnmlm.r,Lui.): fe'r/'xte(rf-on,de Cand.; DaviK, Lin., etc. Certains autours fout une famille de cette tribu. G — s.

BOMBARDE (Artillerie), de bombe. — Bouche à feu courte et d'un très-fort calibre en fer forgé, destinée à lancer d'énormes pierres ou des bombes contre les remparts. Ces armes, dilTiciles à manœuvrer, et crevant assez souvent, ont élé remplacées par les mortiers.

Dans la marine, on donne le nom de bombarde à des bâtiments à fond plat, d'un faible tirant d'eau, à bordages croisés diagonalement pour augmenter leur résistance et destinés à porter un ou plusieurs mortiers. Duquenne fit le premier essai des bombardes au bombardement d'Alger en lliS'.

BOMBAX (Botanique), CeiJn, Lin. — Nom latm du tromnqer (voyez ce mot).

BOMBE (Artillerie). — Les bombes sont des projectiles creux en fonte, qu'on remplit de poudre et de matières incendiaires; le feu est communiqué à la charge intérieure par une fusée d'amorce dont on règle à volonté la durée (voyez FisÉE). Les bombes sont lancées par les mortiers ; elles produisent trois efiets distincts; tirées sous de grands angles, My" ou (j(i°, et à forte charge, elles écrasent les édifices et les abris, elles font explosion et causent l'incendie. On n'est pas d'accord sur l'époque de l'invention des bombes; les uns prétendent que Jean Bureau, maître général de l'artillerie de France, les inventa en HS'i! au siège de Bordeaux; d'autres attribuent leur découverte à un bourgeois de Vanloo, vers 15^8. Dans l'origine, pour lancer les bombes, i^n les séparait de la ch.arge du mortier au moyen d'un gazon, on allumait la fusée d'amorce ! et ensuite on mettait le feu au mortier; cette méthode était très-dangereuse par suite des explosions fréquentes des bombes dans le mortier; on remarqua plus tard que la flamme produite par la poudre envelopp;iit le projec- ' tile et mettait le feu à la fusée lors même que celle-ci ' était opposée à la charge.

Les bombes sont sphériques, la cavité intérieure est une sphère concentrique à la surface extérieure, mais dont 1 on a enlevé une calotte ; cette partie plus épaisse se ' nomme culot. A l'extrémité du diamètre qui passe p,ir le centre du culot se trouve la lumière; c'est l'ouxerture qui ! permet de charger la bombe et qui reçoit la fusée d'amorce ; les bombes portent deux mentonnets dans les- ' quels sont engagés des anneaux. Le culot a pour objet I de renforcer la partie la plus exposée au choc des gaz et ' qui, dans le tir à forte charge, pourrait être défoncée, I et d'empêcher la bombe de tomber sur la fusée.

Le moule des bombes s'exécute, comme celui des boulets (/il?. :j:ti). au moyen de deux demi-modèles; un d'eux porte les modèles des mentonnets qui sont composés de deux pièces et peuvent se retirer du moule en laissant les anneaux

de la bombe qui y sont pK césj le même demi-modtle est percé d'un trou circulaire dans lequel on engage une tige qui réserve dans le moule la place de l'arbre sur lequel est fait le moule du'vidt intérieur de la bombe et dt la lumière. Autour d'une tige né, au moyen d'un mod 1 , on fait en sable à mouler le moule de la lumière cd on enroule en dessus une chaîne ou des torons de pailie, et au moyen d'un nouveau modèle on construit le moule du Mde pg jn — uouie 6e boinbe intérieur inn : ces deux mou

les terminés, on les pi ce dans le moule de 1 extérieur de la bombe, et au moyen des points de repère situés sur le châssis à mouler, on les établit an centre de la bombe. Lorsque la fonte est refroidie, on dégage les bombes du moule et on les ébarbe commo les boulets, mai» on ne les lisse pas et on no les rebat pas; enlin, on alèse la lumière afin de lui donner ses dimensions

'^''Lcs'boui'b'^.'dans l'artillerie française, sont désignées

BOM

BOM

par leurs diamètres exprimés en centimètres. Le tableau suivant indique les dilTéi-eutes bombes et leurs peul*.

BOMBICITES, BoMBiLiEBS, etc. — Voyez Bomcïcites,

lîOMBYLlEtlS, etc. , . ^ Tx •'

BOMBVCITES Zoologie), Bomhijales.Cav.— Ueuweme section des hK'-ffs du grand genre P/i"/^'«e [Pludœmi, Lin.), de la famille des Ao-,^(^««, ordre des h'pidnpléfs; cai-actéristS par une trempe toujours courte et ■implem'-nt rudimentaire, ailes étendues ou en toit, les inférieures déboidant latéralement les supérieures, antennes des mâles entièrement pectinées; les chenilles vivent ?ur les végétaux dont elles rongent les parties tendres- la plupart font une coque de soie dans laquelle elles <;e changent en chrysalide. Celte section se divise en trois sous-genres : le premier, dont les ailes sont étendues et horizontales ; ce sont les Sal amies de Schrank. Le second a les tarses inférieurs en forme de bec, ce sont les Lasiorampi-s. D;uis le troisième, les palpes inférieures n'ont point de saillies, ce sont lus liombyx (voyez ces mots).

BOMBYLIERS (Zoologie), liombylmnu Latr.; Bomhijlii, Lin.; Hombillf.s (sic), Cnv. — Tribu d 7;wec/cs de l'ordre des diptères, famille des Timjjslomei, qui a pour car.ctères : antennes de trois articles, trompe saillante, filiforme ou sétacée, corps ramassé, court, ailes écartées, balanciez nus; ces insectes ont les palpes petites, grêles, les pieds longs et déliés ; ils volent avec rapidité, sucent le miel sur les neuis avec leur trompe, et font entendre un bourdonnement en volant, d'où vient leur nom (du grec himhos, bourdonnement). Cette tribu comprend les genres Howhiiles (sic) propres Cm., Usics, l'htlanes, l'/oas. Gérons, etc. . , „ lu

BOMBYLLES proprement dits (Zoologie), BomhyUa, Miln. Ed. Buinhylius Meig. — Genre A' Insecte^ diplcrcs, de la tribu précédente, se distingue par la longueur de sa trompe, qui surpasse de beaucoup cell''- de la tète, le premier article des antennes beaucoup plus long que le sui-vant; ils ont les palpes très-apparentes, le corps garni d'un duvet abondant et laineux-, ces insectes sont iresagiles; ils volent au-dessus des fleurs, et sans s'y poser, ils y introduisent leur trompe pour en tirer la liqueur sucrée dont ils se nourrissent. Plusieurs espèces habitent l'Europe. Le II. ljic/ion{H. mnjor, Lin.), long de (i",niO Ji n",<ltï, couvert de poils gris fauve, a une trompe longue et noire, les panes longues, grises, les tarses noirs; on le trouve aux environs de Paris. Le B. ponctué, ii. peint,

F'iB. 338. — Botultyllf ou Bombïle puint.

Miln. Ed. (/(. medinn. Lin.) {fir/. i-W, couvert do poils roux n le» pattes noiics, habite les environs do Paris. Le //. hrilluul {II. niliduh.s, Mncq.) long do O"',oili), noir, aile» leinléc», pattes blanchâtres, des environs do Paris.

BOM BVX (Zoologie), en grec, hnmhitx, ver à soie, espèce Ijp d.' ce grimpe. — Sous-giMirc à'Insrrlrs Upulnpléres ui etuitiei, a» grand génie /7i"/(/;(i" de Linné, section des //omii/ri/ffv di' Ciivier. Il» se disiinguenl par une trompe Irts-courin, tout à fait riidimcntaiie, de» ailes entières formant un triangle avec le corps, de» antennes peciinécm, un abdomen très-volumineux dans In lomolle; il» ont pour cnracière Rpr'cifli|uc que le» palpes infi-rieures n'ont point d« saillie remarquable. A cûté de» espèce» les

plus précieuses au point de vue de leur utilité, celles qui produisent la soie, les bombyx nous en offrent qlii sont un vrai fléau pour nos vergers et nos forêts dont elles dépouillent quelquefois complètement les arbres de leurs feuilles, dans l'espace de quelques jours. Les limites de cet article ne nous permettront de citer que quelquesunes des espèc 'S les plus intéressantes à ces deux points de vue. Nous trouvons d'abord en première ligne le B. de la soie, ver à soie {B. mari, Lin.); il est blanchâtre, avec deux ou trois raies obscures, transverses et une tache en croissant sur les ailes supérieures ; sa chenille est connue sous le nom de i»"'- à soie (voyez ce mot). On a beaucoup étudié et on a fini par acclimater, dans ces dernières années, une autre espère, le B du ricin (B. Cyn- Ihia), originaire de l'Inde Depuis longtemps deji , dans plusieurs districts de ce pays, on fabrique avec la soie de sou cocon des étoffes pour vêtements d'hommes et de femmes.

C'est surtout à MM. Milnc- Edwards et Guérin-Menne- ^ ville qu'on doit l'introduction en France de ce précieux auxiliaire du B. mori.

Enfin le même M. Guériu- Mennoville s'occupe activement de l'acclimatation d'un nouveau ver à soie, le B. de l'ailiintp, et les résultats qu'il a déjii obtenus permettent d'espérer que ses efforts seront couronnés de succès (voyez, pour tout ce qui concerne ce sujet, au mot Ver a soie).

Parmi les espèces nuisibles, nous mentionnerons le B. processionnnire [B.

procesiiimnea , Héaum.) ifig. 33ii et :!•!"), assez petit, d'un' gris cendré, avec deux raies obscures et une noirâtre; la chenille, d'un ; hérissée do poils fort longs; elle vit sur les chênes en quantité quelque fois si prodigieuM' qu'elle les dépouille entièrement de leurs feuilles. Le B. à cul doré (B. chrysorrliœn), espèce toute blanche, i antennes jaunes; sa cluMiilI'', couverte de pniU, est d'un brun (ourr, avec plusieurs raies longitudinales. Elle allaciuc l3s arbres fruitiers et les jeunes chênes. Le Ii.

livrée {II. neustrin.

Fab.) (fig. :ii8 et :)3!() , de moyenne grandeur, d'un rouge brun; une bande ou doux raies obscures au milieu des ailes supérieures.

Lachcnilloest rayée longitudiiialement de blanc, do bleu et de rougeâtro , d'où lui vient le nom de livrée: elle est trèsnuisible aux vergers et mémo aux arbres des forêts. Le /(.

feuille morte ou feuille de clièw {II.

queri'ifoliii, Cecff.), jaune feuille morte, . .„ . ,

antennes palpe» et jambes noires; chenille très-grosse,

'ig. -ni.

lis bleuâtre ou rongeatre.

BON

BON

longue de plus de (l"',OG, avec deux taches transversales bleues en arrière de la tète ; on la trouve en septembre sur les arbres fruitiers auxquels elle fait beaucoup de tort. Le H. grand pnon [B. ynionia wajnr.J&h.), le plus grand de ceux qu'on trouve en Europe, a jusqu'à ii^JS de largeur, les ailes (^tondues. Ailes grises à large bande brune, bordées de blanc, taclie œillée sur chacune.Sa tlienille est très belle ; à sa dernière mue, elle est d un très-beau vert d'èmeraude, et chaque anneau est ganii de huit tubercules élevés, de couleur bleu de cobalt. On la trouve sur les arbres fruitiers et surtout sur 1 orme. Le B. petit pann de nuit \B. pavnnia romor, Geort.l {fig. 340), ailes supérieures rougeàtres. inférieures jau-

nâtres, une tache œillée sur chaque, une rouge et blanche à l'angle externe de la supérieure: de moiiieplus petit que le précédent ; sa chenille a des tubercules roses ou jaune-aurore; on la trouve, aux environs de Paris, sur l'aubépine et le prunier sauvage. Le fl. du pin (6. pini), le H. (lu saute (B. salici<), le B. pudibond (B. pudibunda), le B. monte (B. nionaeu), etc., sont encore des espèces plus ou moins nuisibles.

BOMBYX (FAUX). — Voyez Falx-ISosibvn, Phmesf.s,

CaI.I lUOliPUE. .— -

BON-CHRÉTIEN (Poire de) (Arboriculture). — On appelle ainsi une variété de poires dont la culture a fait quelques sous-variétés ; elle est de très-bonne qualité (fig. -341), et mûrit tout à fait dans larrière-saison, en

mars et avril. Sa chair est cassante, son eau sucrée et un peu parfumée. On la nomme encore, Poire d'anifoisse, de SuDit-Martin, Bnn-clirétien de Tours; cette poire demande un sol riche, profond et un peu frais; elle était déjà cultivée dans l'ancienne Rome sous le nom de Crustnmiiim ou de Volcmur» (de la Quinlinye). Le Bon-chrétien Napoléon, obtenu en ISli8, a été apporté en France en l8-'4 ; il milrit en octobre et novembre. On a encore obtejui en Angleterre im bon-chrétien qui mûrit en septembre. On l'appelle Bon-cliretien Wi/liams.

BONDE, BoNDON. — Bouchon légèrement conique en bois destiné à fermer les tonneaux. Lorsque toute fermentation alcoolique est épuisée dans le vin, la bonde est en bois plein et destinée à empêcher autant que possible l'accès de l'air dans l'intérieur du tonne.au. Mais pendant la fermentation prolongée des vins blancs, il faut qu.' la bonde laisse échapper le gaz acide carbonique formé. On fait alors usage assez généralement, en Champagne et en Bourgogne, d'une bonde hydraulique composée' d'un cylindre de fer-blanc ouvert à ses deux bouts et garni sur son pourtour d'un petit réservoir d'eau dans lequel on renverse jui capuchon également en fer-blanc. A ini'sure que le gaz acide se dégage, il déprime l'eau

dans l'intérieur du capuchon pour s'échapper par les trous djnt ce couvercle est percé vers son rebord inférieur.

M. Scbillc-Auger et M. Maumené renipl.icent cette bonde par une bonde ordinaire en bois percée en son centre d'une ouverture qui la traverse de part en part. Une soupape à ressort ferme cette ouverture de manièie à laisser échapper l'acide carbonique et à empêcher la rentrée de l'air.

BON-HOMME (Botanique). — Nom vulgaire du Bouillon banc et du Narcisse faux-narcisse (voyez Bouillon BUNC et Nabclsse).

Bon homme MisEREnE (Zoologie). — Nom vulgaire du Rouge-r/crop (Oiseau).

BONDRÉE (Zoologie), Pernis,Cav. — Sous-genre d'Oiseaux lie prnie diurnes, du grand genre des Fnucons, section des Oiseaux de proie ignobles; caractérisé par un bec faible, noirâ»re, jaune sur les ongles; la cire d'un brun noir, large, très-courte, et ce qui distingue particulièrement cet oiseau, c'est que l'intervalle entre l'oeil et le bec, qui est nu chez tous les autres faucons, est ici couvert de plumes serrées et coupées en écailles; du reste, les tarses sont à demi emplumés vers le haut; la queue égale, les ailes longues. Nous n'avons, eu France, que la H. commune \Falcii npirorus, Lat. ; Buleo apivorits. Vieil.), plus petite que la buse ; elle a environ O^^h de long, elle est brune en dessus, ondée de brun et de blanchâtre en dessous. La bondrée vole peu, mais elle court très-vite; elle chasse les mulots, les grenouilles, les lézards; elle nourrit ses petits avec des chrysalides d'insectes, surtout celles de guêpes ; c'est donc un animal qui a son utilité et qu'il ne faut pas détruire, comme on le fait en Auvergne, si l'on en croit Beion. La B. huppée de Java ( Pernis cnstatn, Cuv. ; Buleo cristatus, Vieil. I, toute brune, à queue noire, avec une bande blanchâtre au milieu, une huppe brune à l'occiput. On la trouve à Java et à la Nouvelle- Hollande.

BONGARE Zoologie). —Genre de Reptiles ophidiens, famille des Frais Serpents, tribu des Serpents proprement dits: ils sont venimeux et présentent une organisation particulière des mâchoires, en ce que les os maxillaires sont armés de dents fixes, comme dans les serpents non venimeux, à la différence que la première dent, plus grande que les autres, est percée pour conduire le venin sécrété par une glande, et sans qu'il y ait de crochet isolé et mobile, comme cela a lieu chez les autres serpents venimeux : ce sont donc des serpents dangereux ; du reste, ils ont, comme les boas, les crotales, des plaques simples sous le ventre et soiis la queue ; la tête courte, couveric de grandes plaques; et comme caractère distiuctif, ils ont le dos caréné et garni dune rangée longitudinale d'écailles plus larges que les latérales. Us habitent l'Inde, où on les appelle serpents de roche. Le B. à anneaux [Bongarus annuUiris, Daud., Boa fasciatu), long de 2 mètres à 2"n,.')0, a le corps annelé alternativement de bleu noirâtre et de jaune clair. Le B. bleu [Boa linenla), noir bleuâtre, est beaucoup plus petit ; ces deux espèces se trouvent dans l'Inde. Le B. il demi-bandes, assez voisin du premier, est de Java.

BOMTE DES TROPiQUKS, OU Thon a ventre bayé (Zoologie) {Scimber pelamys. Lin.). — Espèce de poissons du genre Thon, famille des Scotnbéroides, ordre des Arantlmptérggipns, caractérisée par quatre bandes longitudinales sur chaque côté du ventre (voyez Thon). Ou a encore donné le nom de Bonite à d'autres poissons du genre des f^cnmbres.

BON -HENRI (Botanique). — Nom vulgaire d'une espèce de tiléte (Blituni Bonns-Henricus, Reicla-nb.). On la nomme aussi épinard sauvage et toute-bnnyie. C'est une herbe indigène vivace qui a les tiges anguleuses et les feuilles alternes, pétiolées, triangulaires-hastées. Le Bon-Henri est employé dans quelques pays connue plante potagère. On mange ses jeunes pousses connue les ;uiperges, et ses fecilles comme les épinards. Toute la piaule a des propriétés émollientes (voyez Bléte).

BONDUC (Botanique!. — Nom vulgaire du genre Guilaiidina de Linné, de la famille des Cœsntpiinves, dans la grande classe des Légumtnnsées. Il comprend dos arbres pt des arbrisseaux à tiges et pétioles armés d'aiguillons hérissés, e> à tleurs disposées en épis ou en grappes. Parmi les quelques espèces de Bondiic, la plus importante est le B. jaune ou Ouénir, Cniquier, OFil-dc-chut {(iuilandina hondur, Ait.). Il est originaire des Indes orientales ; c'est un .arbre de 1 mètres, à fleurs petites et jaiMiâtres. On extrait de son truii une huile inodore qui

BON

BOR

ne rancit pas, et qui est employée pour conserver l'ai ôme des p.irfums. , ", ~; ^- ,

BONNES (EAUX) (Médecine).— Eaux muifrales (voyez Faux Bon X ES). , ^ .

BONNE-D.AME (Botanique).— C est 1 arroclie des jardins ;voj ez ce mot). ^

BOiNN ET (Anatomie comparée). — C'est le nom qu on donne au second estomac des animaux ruminants; il est placé à droite de l'œsophage et en avant de la panieipie mier estomac), dont il ne semble au premier coup d'œil qu'un appendice. La membrane muqueuse qui le tapisse forme une multitude de replis disposés de façon à constituer des mailles ou cellules semblables à des rayons d'abeilles. Il est beaucoup plus petit que la panse.

Bonnet (Zoologie). — Ce nom a été donné vulgairement à un certain nombre d'animaux de groupes trèsdifférents : ainsi le B. chinois est un singe du genre Macai/ue; le B. noir est la Fauvetle à tête noire; le B. fie dragon est une espèce de Patelle ;\<i fi. de Neplune est le Mndréfinre fongite, etc.

Bonnet (Botanique). —Le B. de l'électeur, B. de prêtre est la Courge mélojiéiMn ; une autre plante, nommée aussi B. de prêtre est le Fusain d'Europe, etc.

BONNET D'HIPPOCKATE (Médecine). — Bandage, appelé aussi capeline de tête (voyez Capeline).

BONNETEBIE (de Bonnet) (Technologie). — Industrie qui comprend tous les tissus tricotés, tels que lias, bonnets de coton, maillots, caleçons, gilets de laine, jupons, mitaines, etc. Le tricot, autrefois exclusivement fait à la main, s'exécute aujourd'hui toujours au métier pour les objets commercia'ux. Nous donnons ici (fig. 343) une vue perspective du métier à tricoter le plus ancien et le plus gé-

néralcmfnt cmpluyé. 11 se compose d'une série d'aiguilles dispoiéci parallèlement entre elles dans im mCmc plan, et écartées l'une de l'autre d'une quantité constante en rapport avec le degré de finesse du travail qu'on veut obtenir.

Ces aiguilles sont fixées sur une traverse en étain,ct recourbées à leur extrémité, comme le montre le dessin [pg.

3'i3), en un crochet assez souple pour Pij. ji). que, sons une faible

pression, il puisse n'appliquer sur l'niKuilIr, et sa pointe pénétrer dans une petite entaille pratiquée & cet efTet dan» lu lige niinio.

Entre ces aiguilles, sont intercalées des pièces de bois S [fig. 344) très-minces, appelées platines, pouvant s'élever ou s'abaisser à volonté à une hauteur déterminée.

Voici quel en est l'objet : les mailles de la dernière rangée de tricot sont montées chacune sur une aiguille, et repoussées jusque vers la base de ces aiguilles. On étend transversalement sur celles-ci un fil lâche ; on abaisse successivement toutes les pla- Vi-. sw.

fines dans le sens du

développement du fil, de manière à produire sur sa longueur une série d'ondulations convenable, puis, ce fil ainsi plié par l'eff't môme dos platines, est glissé sous le crochet qui se forme; enfin, les mailles sont repoussées de l'aiguille, passent par-dessus les crochets fermés et viennent tomber dans les plis du dernier fil.

Le mouvement des platines s'obtient de la manière suivante. La corde e f fait un tour complet autour de la poulie V, laquelle est mise en mouvement par les deux pédales correspondantes è et c A cette corde est fixé un curseur métallique qui peut être ainsi poussé alternativement de droite A gauche et de gauche à droite. Ce déplacement s'opère au-dessous des pièces I (fig. 3i4) appelées oudes tenant aux platines et à gauche de la charnière R ; la position ainsi obtenue persiste, jusqu'à ce que la barre F abaisse toutes les oudes à la fois; l'abaissement de F est obtenu par le mouvement de la pédale intermédiaire a. Voici maintenant en peu de mots la disposition générale du métier indiquée par notre figure. M M sont les montants en bois du bâti, présentant en haut plusieurs traverses, notamment les têtes N. L, L sont les leviers en forme de croissant qui soutiennent la presse F. Ces leviers sont réunis par une tringle en fer qu'un ressort en arc de cercle S soutient à l'aide d'une corde m, tandis qu'à l'aide de la pédale a on peut l'abaisser. En R sont deux poteaux unis par une entretoise, au sommet desquels passent les tourillons de l'axe, centre du mouvement de-i platines et des oudes. Un système de leviers angulaires et de bielles 0 permet à l'ouvrier d'obtenir à volonté un mouvement vertic.il ou d'avant en arrière; tout le système étant équilibré par le ressort T, il n'y a pas plus de difficulté à obtenir un mouvement que l'autre. X est le banc sur lequel l'ouvrier est assis et d'oi^i il fait mouvoir dans l'ordre convenable les diverses parties de la machine. •

Le métier à bas ne fait, comme on voit, que du tricot en nappe; pour confectionner les bas, il faut tailler et coudre aussi solidement qu'on peut les deux bords du tissu. Depuis quelques années cependant, on a monté des métiers à tricoter circulaires automatiques; il suffit, au moyen d'une manivelle, d'imprimer au métier un mouvement de rotation sur son .ixe pour que le travail s'y opère de lui môme d'une manière continue. Le tissu est alors cylindrique, sans couture, et peut Cire immédiatement employé comme jupon ou taillé pour confectionner divers objets.

Le métier à tricoter fut inventé sous Louis XIV par un scrrurrier bas-normand qui, l(^ premier, put ofTrir au roi nue paire do b.is tricotée au métier. Les marchands bonnetiers, alannés de celte découverte, parvinrent à gagner un de ses valets de chambre, qui coupa quelques mailles, (le sorte que le roi, chaussant ses bas, chaque maille coupée fit un trou, et l'invenlion fut rejetée. L'auteur passa on Angleterre où il fut au contraire accueilli avec empressement. William Lee fut le premier qui établit une fabriijue de bas mécanique à Ca/vertnn, près Soltinghani, et ce n'est que quelques années après, qu'un nommé Cavollier, de Nimes, s'élant gravé dans la télé la composition du métier dont les Anglais étaient très-jaloux, parvint à le réimporter on France. Depuis cette époque, et surtout di^puis le commencement de ce siècle, le métier a reçu des perfectionnements nombreux, qui permettent de varier à l'infini son travail. M. t.

BOIUCITE, nonATK i>K MAr.Ni;siR (Minéralogie). — Substance minérale qui cristallise en cubes remarquables par leur défaut de symétrii; ; on la rencontre en cristaux disséminés dans le gypse de Lunebourg, en Biuns-

liÛll

BOR

wick, et do Sa^eberg, en Holstcin ; c'est, du reste, un minéral assez rare.

BORATliS (Cliiniie). — Sels formés par la combinaison de l'acide borique avec les bases. Ils sont reconnaissables à la coloration verte nu'ilb donnent à la llaniniede l'alcool. Pour obtenir cette coloration, on réduit le sel en poudre, on le mélange avec un peu d'acide sulfiirique concentré, et on le délaye dans l'alcool. Il existe des borates neutres et des borates acides. Le borate acide de soude est le seul employé dans les arls (voyez BonAx). On rencontre tout formés, dans la nature, les borates de soude (Borax), de magnésie {liomcite}, de magnésie et de chaux [Htjdrobo7-aiiie) (vovez ces mots).

BORAX (Chimie), Tinkal, Borate de soude, (?B0\ N.iO), de l'arabe hnuracli. — Combinaison d'acide borique avec la soude contenant en outre, quand il est cristallist', 5 ou 10 proportions d'eau par proportion de sel, suivant qu'il est en cristaux octaédriques ou prismatiques.

Le horax prismatique est un sel natif que l'on trouve abondamment dans 1 Inde, la Chine, la Perse, l'île de Ceylan et l'Amérique du Sud ; on en a même rencontré en liurope dans le royaume de Saxe. Recueilli sur le bord de petits lacs dans lesquels il est dissous, on l'importait autrefois en Europe en grande quantité, sous le nom de tinkal ; mais aujourd'hui l'industrie préfère le préparer elle-même au moyen de Vucide borique de Toscane, ce qui lui a permis d'abaisser des trois quarts le prix de ce ]iroduit.

Dans une grande cuve en bois, doublée de plomb, contenant 7 à 80u litres d'eau et chauffée à la vapeur, on fait dissoudre I 200 kil. de carbonate de soude cristallisé, puis on y introduit par fractions 1 "00 kil. d'acide borique de Toscane ; celui-ci chasse l'acide carbonique et s'unit à la soude. Lasaturation étant complète, on laisse reposer pendant douze heures, puis on décante la liqueur claire dans des cuves peu profondes, également doublées en plomb, et où la cristallisation ne tarde pas à s'opérer. En laissant refroidir la masse avec lenteur, on obtient des cristaux très-volumineux prismatiques .'l 1 0 proportions d'eau. On peuv au contraire obtenir des cristaux octaédriques analogues au tinkal^ en forçant la cristallisation à se faire entre les limites de température de ■!)" et de SB" par une plus grande concentration de la liqueur mère ; ils ne contiennent plus alors que 5 proportions d'eau, et par conséquent, sous un même poids, renferment plus de matière utile. Cette découverte est due à M. Payen. Quelle que soit d'ailleurs sa forme cristalline, le borax perd toute son eau par l'action de la chaleur, devient anhydre , blanc, spongieux, pulvérulent ; et si la chaleur est poussée plus loin, il se transforme en un liquide visqueux, transparent et incolore, et dissolvant les oxydes métalliques avec une extrême facilité. Sur cette double propriété reposent l'emploi du borax dans l'industrie et son usage dans les essais au chalumeau.

Il sert dans hi brasure du fer avec le cuivre, et de l'or avec divers alliages. La soudure, pour qu'elle puisse se faire, exige que les surfaces métalliques en contact soient parfaitement décapées; tel est l'effet produit par le borax, qui s'empare des oxydes métalliques en formant avec eux un verre fusible, et qui forme de plus à leur surface un vernis qui s'oppose à une oxydation ultérieure. Le borax est également employé depuis longtemps comme fondant, dans la préparation des couvertes pour la porcelaine anglaise; il commence à entrer dans la fabrication des glaces et cristaux fins. Le verre, formé par la dissolution è chaud des oxydes métalliques dans le borax est facilement fusible au chalumeau ordinaire, et présente des colorations nombreuses qui servent à distinguer les métaux les uns des autres. Ain^i, le manganèse lui donne une teinte violette, le cobalt le colore en bleu intense , le fer en vert bonteille, le chrome en vert émeraude, le cuivre en vert clair ou on rouge vif. M. D.

BORBORYGME (Médecine), en grec, horijorwjmns, de linrdoriizéin, bruire. — On donne ce nom à une espèce de bruit qui semble parcourir les rircnnvolutions (voyez ce mol) de l'intestin, et qui est produit par les déplacements des gaz : ce bruit se lie en général à l'état des organes digestifs, et au plus on moins de régularité de leijrs fonctions; ainsi, dans l'intestin grêle, il est ordinairement ptir, .loiiore et aérien, comme dit Galien, et indique que l'intestin est vide ; dans le prns intestin , celui-ci contenant des liquides, des rési.lus ile la (liceslion plus ou moins liés entre eux, ce bruit pr.'s.nir ù notre oreille la sensation que nous connaisMuis liiisqiie les gnz traveiuenl des liquides : c'est le plus souvent lorsque I

la digestion a été pénible, imparfaite; on observe encore cette espèce de borborygme dans les etiicrites; les ilinir liées, la clysientcric , le choléra, etc. (voyez ces mots).

BORDAGE (Terme de marine). —Assemblage de planches très-épaisses qui recouvrent extérieurement la membrure d'un navire.

BORDÉE (Terme d;> marine). — Espace parcouru par un navire sans virer de bord. Lorsque, ce qui est le cas général, le vent ne souffle pas dans la direction môme que doit suivre le navire, on orietite successivement lesvoiles de façon à suivre des chemins qui font de p;irl et d'autre un certain angle avec la route à suivre; le navire décrit ainsi une sorte de chemin en zigzag, formé de portées successives qui sont chacune une bordée. C'est ce qu'on appelle courir des bordées, louvoyer.

BORE (Chimie). — Corps simple qui, par sa combinpison avec l'oxygène, donne Vacide borique, puis les borate'. C'est à peu près uniquemetit à ces deux états qu'on le trouve dans la nature. Au point de vue physique, cette substance est remarquable par ses analogies avec le charbon. Le charbon existe sous trois états bien distincts : l'état amorphe (charbon ordinaire), l'état grcphitoide (graphite, plombagine), l'état oclaédrique (diamatits noirs ou blancs). Le bore peut être également obtenu sous ces trois états.

Le bore amorphe a été découvert par MM. Gay-Lussac et Thcnard, en traitant l'acide boriciufe anhydre par le potassium, il forme une poudre brune prenant feu à l'air ou dans un courant de bioxyde d'azote, sous l'influence d'une chaleur rouge, et infusible au feu de forge.

Le bore graphituide a été obtenu par M. Deville, en dissolvant du bore dans l'aluminium fondu, puis attaquant ce dernier métal par une lessive bouillante de soude, de la même manière qu'on obtient le charbon graphitoide en dissolvant du charbon dans de la fonte en fusion, puis traitant le mélange par un acide. Le bore obtenu est en lamelles ou paillettes offrant une grande résistance aux agents d'oxydation. «

Le bore cristallisé, diamant de bore, a été découvert également par H. Djville , en exposant pendant cinq heures, à une haute température, SO parties d'aluminium en poids, et 100 parties d'acide borique fondu. On obtient ainsi du bore cristallisé dans la masse de l'aluminium en excès. Une lessive de soude concentrée et bouillante enlève le métal et laisse le bore en cristaux transparents, de couleur grenat, due au cuivre que contient l'aluminium, doués d'un grand pouvoir réfringent et d'un éclat adamantin. Ces cristaux sont d'une dureté comparable à celle du diamant noir, et leur poudre a pu être employée avec avantage à la place d'ri/risée, ou poudre de diamant, pour la taille de cette pierre précieuse.

Le bore cristallisé résiste avec une énergie extrême i, l'oxydation, mais il s'enflamme au rouge dans un courant de chlore et donne du chlorure de bore gazeux.

Bor.E (Chlobiire de (BCl'). — Composé gazeux que l'on obtient, soit en brûlant directement le bore dans un courant de chlore gazeux sec, soit en faisant passer le chlore sur un mélange de charbon et d'acide borique chaufl'é au rouge. L'alHnité du carbone pour l'oxygèjie de l'acide vient s'ajouter dans ce dernier cas à l'aflinité du chlore pour le bore insuffisante à elle seule pour opérer la décomposition de l'acide borique. Le chlorure de bore est gazeux et fumant à l'air, parce qu'au contact de l'humidité de l'air il se décompose en acide chlorhydrique et acide borique solide.

Bore (Flcoruke de) (BFl'). — Gaz tellement avide d'eau, qu'il charbonne et noircit les matières organiques avec lesquelles il se trouve en contact ; aussi répand-il à l'air d'abondantes fumées blanches. L'eau peut en dissoudre 7 à 800 fois son volume. Mais si l'on étend d'eau sa dissolution concentrée, il se décompose en aride borique et en aride lii/drnfluohoriquc composé peu connu.

Bore (Sm pure de) BS^). — Composé amorphe grisâtre que l'on obtient en faisant passer un courant de sulfure de carbone en vapeur sur un mélange de charbon et d'acide borique chaulTé au rouge. Au contact de l'eau, il régénère de l'acide borique et dégage de l'acide sulfliydrique.

BORÊAI,. — Se dit en astronomie comuie en géographie, de l'hémisphère nord et des astres qui y sont contenus. Lepi'tle Imiéfil d'une- aiguille aimantée est celui qui contient le fluide ni:ignétiqui' siip|)Osé exister dans l'iiémisphère nord de la terre. Ce pùU: se dirige vers le sud et s'appelle aussi pôle sud (voyez Magnétisme, Aimant,

BolSbOLK).

BOR

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