‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 166 sur 396 · SS · texte numérisé non relu

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Fig. 37fc. — Dulribution des bronches dans l

forme et de structure (voyez TnAcnÉE-ARTEiiE). Ces deux divisions vont l'une au poumon droit, l'autre au poumon gauche; la bronche droite est plus grosse, mais plus courte que la gauche ; celle-ci est embrassée par la crosse de l'aorte, l'autre parla veine azygos; i la racuic des poumons, les bronchrs se divisent de nouveau en deux branches, et successivement chaque branche se bifurque il son tour; dans ce »*''iet, les bronches sont formées par

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une série d'arceaux cartilagineux incomplets en arrière et séparés par autant d'anneaux fibreux ; elles sont, en outre, pourvues de fibres nnisculaires et tapissées par une membrane muqueuse à l'intérieur; enfin, dans les dernières ramifications des bronches, on ne trouve plus d'arceaux cartilagineux ; celles-ci continuent à se diviser, et cliaque ramuscule se termine dans un lohule pulmonaire (voyez Poumon). F — N.

BRONCHIALES, BnoNCHiQUES (Anatomie), qui a rapport aux bronches. — Artères bronchiques : ordinairement deux de chaque côté ; elles naissent de la sous-clavière, ou de la mammaire interne, ou des intercostales ; elles accompagnent les bronclies. — Cellules hroncliigues : ce sont de petites vésicules formées d'un tissu cellulaire lâche, qui, parleur réunion, constituent les lobules pulmonaires où aboutissentlesramuscules des bronches et où s'accomplit le phénomène chimique de la respiration (voy. Respiration). — Glcndules bronchiques : petites glandes ovoïdes, aplaties, accolées à la face externe de la membrane fibreuse, entre celle-ci et la couche musculaire et dans l'intervalle des arceaux cartilagineux; leurs fonctions sont inconnues. — Nerfs bronchiques, fournis par le pneumo-gasirique (voyez ce mot).

BRONCHITE (Médeciue), du grec bronchas, gosier; d'où brûnchiu,\es bronches. — On donne ce nom à l'inflammation de la membrane muqueuse qui tapisse les bronches (voyez ce mot). Cette aft'ection s'appelait autrefois catarrhe pulmonaire, et simplement rhume, lorsqu'elle était légère. Les causes qui prédisposent à la bronchite sont : une constitution débile, le tempérament lymphatique, les temps froids, humides, les variations brusques de température , les saisons pluvieuses ; puis viennentcomme causes déterminantes, un refroidissement subit, le froid humide aux pieds, etc. Que ces causes soient appréciables ou non, la bronchite débute ordinairement par du frisson, des lassitudes spontanées, la fièvre, le mal de tète, un picotement à la gorge, qui provoque une toux sèche, sifflante, sans expectoration ; la peau est sèche, aride ; il y a de l'oppression, de la gène dans la respiration, perte de l'appétit, quelquefois de la soif, etc. Cet état dure ordinairement deux ou trois jours, avec plus ou moins d'exacerbation vers le soir ; alors la toux, qui a été plus ou moins fatigante et saiis expectoration, devient moins déchirante, elle est plus humide, les crachats sont moins rares, la peau s'humecte, il se fait peu à peu une détente générale, la fièvre diminue, et tout rentre dans l'ordre dans un espace de huit à dix jours. Voilà l'histoire générale de la grande majorité des bronchites ; quelquelois la nuance est plus légère, les symptômes moins violents et la santé revient en deux ou trois jours : c'est le rliume simple. Mais souvent la bronchite est plus intense et présente une série de symptômes plus graves; il y a une grande dillicullé de respirer, les crachats sont souvent un peu sanguinolents, la lièvre est plus intense, etc. La maladie alors pi'Ut se prolonger jusqu'à cinq ou six semaines, se cumpliquer de pni'umonif, de pleurésie (voyez ces mots); dans quelques cas particuliers, ce peut être l'origine ou plutôt le commencement d'une phthisie (voyez ce mot). Le traitement d'un rimme simple consSsic dans le repos, la diète, des boissons pectorales, etc. Si la bronchite est un peu plus intense, enjoint à ces moyens les bains de pieds, les loochs blancs, les potions pectorales, le» infusions de mauve, de violettes, de coquelicot, le séjour au lit, etc. Enfin, si elle est intense, on aura recours aux saignées, aux sangsues, aux sinapismes, aux cataplasmes éuiollicnis mit I.i piiiiine; puis, vers la fin, les vésicaloires, les enii'l iii I di in.is de Bourgogne, etc. A cette époque de la inal.hlp', I. , purgatifs seront quel- «juefois Irès-elficaces. La A".//' Ai/c capillaire est une variété dans laquelle aux symptômes de la bronchite intense se joignent comme sigrjcs caractéristiques par l'auscultation les râles sibilants, muqucux el sous-crépitunt», quclt|ucfois une sonorité exagérée. La grippe est une maladie épidéniique dans laquelle la bronchite joue un très-grand rôle (voyez Ghii'Pk). F — N.

lUlO.NCIIOCivLE (Médecine), du grec bronchos, gorge, et Iti.'lé, tumeur. — "Tumeur ou-devant de la gorge, plus connue sous Ir; nom de i/o///c (voyez ce mot).

BUOiVCIIOTO.MlE (Chirurgie), du grec //ra«c/i«ï, gorge, et /o»(/^, division, coupure. — On doime aujourd'hui li' nom géJiérique de brow.holomic aux oi)éralionB par lesquelles on ouvre le canal aérien dans In région du cou ; parmi les causes nombreuse» qui iieuvent nécessiter ces opération», on doit citer en première ligne : 1" In présence d'un corps étranger engagé dan» le» voies aérienne», qu'il est urgent d'en extraire ^on» retard, si l'on veut éviter une

suffocation imminente; 2° le croup; ici la question est moins facile à trancher, et un grand nombre de bons esprits hésitent à tenter une opération aussi chanceuse, malgré les rares succès qu'on a cités. On peut donc dire aujourd'hui que la question est encore à l'étude ; nous ne parlerons pas des autres cas où elle est réclamée. On admet généralement qu'elle peut être pratiquée sur quatre points différents ; 1° sur les premiers anneaux de la trachée; c'est véritablement la trachéotomie ; 2" sur le cartilage cricoide et les premiers anneaux de la trachée ; elle prend le nom de trachéo-laryngotomie ; 3" ici le cartilage thyroïde peut être seul intéressé ; c'est la laryngotomie thyroïdienne, ou bien c'est la laryngotomie cricothyroidienne, lorsque l'incision porte seulement sur la membrane de ce nom; 4° enfin, lorsqu'on traverse la membrane thyro-liyoïdienne , on l'appelle bronchotomie sus-laryngienne. F — n.

BRONZAGE (Technologie). — Nom donné à deux opérations bien distinctes : l'une a pour but de recouvrir des objets d'une nature quelconque d'une couche ou enduit qui leur donne l'apparence du bronze; l'autre a pour objet de modifier la surface de certains métaux de manière à les préserver de l'influence des agents atmosphériques.

L'opération du bronzage varie suivant la nature du corps à bronzer et suivant le résultat que l'on veut obtenir.

Bronzage du bois. — On recouvre d'abord le bois d'une couche uniforme de colle forte ou d'huile siccative, et quand l'enduit est sur le point de sécher, on le saupoudre à l'aide d'un petit sachet avec la poudre à bronzer, formée d'étain, de laiton, d'or, d'or mussif porphyrisé, ou de cuivre métallique obtenu sous forme pulvérulente par sa précipitation par le fer de ses dissolutions salines. On frotte ensuite la surface des objets avec un linge humide. On peut aussi mélanger à l'avance les poudres métalliques avec de l'huile siccative et les appliquer au pinceau.

Bronzage du papier, — La gomme remplace la colle ou l'huile dans le bronzage du papier. Après dessiccation, la poudre est alors soumise à l'action du brunissoir qui lui donne plus d'éclat.

Bronzage du plâtre. — Pour recouvrir les statuettes et autres objets en plâtre d'un enduit vert très-durable, qui les protège bien contre les agents atmospliériques et leur donne une couleur imitant le bronze antique, on se sert d'un savon ferrocuivreux que l'on obtient de la manière suivante. On prépare un savon ordinaire avec de l'huile de lin et une lessive de soude caustique; on y ajoute ensuite une dissolution concentrée de sel marin et on évapore jusqu'à ce que le savon vienne nager en grains à la surface. On filtre alors au travers d'une chausse de toile, on dissout les grumeaux de savon ainsi recueillis dans de l'eau bouillante, et on filtre de nouveau pour enlever les impuretés. D'un autre côté, on dissout dans de l'eau chaude i parties de sulfate de cuivre et 1 partie de sulfate de fer, puis on verse la liqueur dans la dissolution de savon, lentement et en agitant constamment jusqu'à ce qu'il no se forme plus de précipité. Ce précipité est le savon ferro-cuivreux indiqué plus haut, c'està-dire «n mélange de savon ferrugineux, rouge brunâtre, et de savon cuivreux, d'un assez beau vert. Ces deux couleurs mélangées doniient une teinte vert brunâtre, assez semblable au vert antique. Pour purifier le savon, on le recueille sur un filtre, on le l'ait bouillir quelques instants dans la dissolution de fer et de cuivre, puis on lave à l'eau pure bouillante, puis à l'eau froide ; on l'égouttc et on le sèche le mieux possible.

Pour bronzer un plâtre, on fait un mélange au bainmarie de 300 grammes huile de lin cuite et épuiée,

100 grammes savim frrni niivri'ux, 10(1 grau 's cire

blanche; on fait fondre le nirlanfi^' et on l'a]>plique au pinceau sur le plâtre chauffé à l'éluve à OU". On répète au besoin l'application et on termine par un séjour de quelques instants à l'étuvo. La préparation pénètre en entier dans le plâtre dont elle remplit les pores sans changer en rien la finesse do détails du dessin. Lorsqu'on veut préparer soi-même un suji'l d'une petiii' diniension, on peut se contenter do le plonger dans le mélange on fusion, de le laisser égoutter^t de le placer devant le fevi jusqu'à ce que la composition ait pénétré dans le plâtre. On termine en frottatit doucement la surface avec un tampon de coton.

On argenté qnelipiefoi» les figurines de plâtre en les frottant avec un anudgamo formé de parties égales de mercure, de bisnuith et d'étain, puis les reniuvrant d'un vernis; on leur donnu une couleur gris de plomb mé-

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lallique en les frottant avec do la plombagine réduite en

^°B>mizaq'e du fer. — Pour bronzer le fer ou la fonte on commence par les décaper avec soin au moyen des acides étendus, puis on les plonge dans une dissolution de su fate de cuivre à laquelle on a ajouté un peu d acide su • furiqae. Le métal se recouvre rapidement d «ne P'^l'icule de cuivre rouge que l'on peut brunir. L '".t«;-3;^'«" "1/ l'électricité donne plus de durée au produit (voje2 l article Galvanoplastie). Le fer cuivré peut être ensuite bronzé comme le cuivre -, mais on le bronze a"ss, direc ement à l'aide de procédés très-variés. On se contente quelquefois d'exposer le fera la vapeur d'^'de c'.brhydrique, ou de le mettre en contact avec de 1 eau rega e ti^i-étèndue. Le plus souvent on chauffe légèrement e métal et on le frotte vivement avec un mélange d huile d'olive et de beurre d'antimoine, et, répétant plusieurs fois l'opération, on lave ensuite à 1 eau seconde, nuis à l'eau pure; on fait sécher et on poht avec un brunissoir dacier; enfin on frotte l'objet avec de la cire blanche ou on le recouvre d'un vernis forme en dissolvant dans de l'esprit de vin 16 parties de gomme laque et

3 parties de sang dragon. , ■ . ,

Bronzane du cuivre. — Il a pour objet de développer à la surface du cuivre une pellicule extrêmement mince d'oxydule, qui lui donne une teinte mate, brun rougeatre, très-agréable à l'œil. .

Le bronzage des médailles s'effectue de la manière suivante, que^ l'on peut appliquer également aux objets plus volumineux. On dissont dans du vinaigre 2 parties de vert de gris et 1 partie de sel ammoniac; on lait bouillir la dissolution, on l'écume et on l'étend d eau jusqu'à ce qu'elle ne forme plus de précipité blanchâtre par une addition nouvelle d'eau. Cette dissolution est mise de nouveau sur le feu, et on la verse bouillante sur les médailles que l'on retire, dès qu'elles ont pris la teinte désirée pour les laver immédiatement à 1 eau pure. La cowche' d'oxydule est très-adhérente quand l'opération a été bien conduite et arrêtée à point. Les Chinois eiiiploient dans le même but le procédé suivant : ils pulvérisent et mélangent 2 parties de vert de gris, 2 parties de cinabre, 5 de sel ammoniac, 5 d'alun, et 2 parties de bec et foie de canard; puis ils en forment avec du vinaigre une pâte qu'ils répcmdent sur le cuivre bien décapé. Ils exposent celui-ci quelques instants sur le feu, laissent refroidir, essuient et recommencent autant do luis qu u est nécessaire pour arriver au ton désiré. En ajoutant au mélange un peu de sulfate de cuivre, ou obtient une couleur plus brune ; plus jaune, au contraire, par 1 addition de borax. L'enduit ainsi obtenu est extrêmement résistant et conserve sa beauté à l'air et à la pluie. M. D.

BRONZE (Chimie industrielle). — Alliage tres-dur de cuivre et d'étain, auquel on ajoute quelquefois du zinc et du plomb en quantité variable, et même du fer. La composition du bronze n'a rien de fixe; elle varie avec a nature ou les usages des objets qu'on veut couler; elle change d'un fondeur à l'autre, et même d'un moment à l'autre dans une même fusion. Cependant la composition chimique de l'alliage et l'ordre dans lequel les métaux sont introduits pendant la fonte, sont d'une grande importance pour les qualités du produit. Les frères Keller, fondeurs bien connus du temps de Louis XIV, dirigeaient •toute leur attention .sur ce point, et leurs bronzes sont restés justement célèbres.

Bronze des statues. —Les statues coulées à Versailles par les frères Keller ont donné à l'analyse :

E„ Sl..tue

moyenne. ^^ Louis XV.

Cuivre 91.40 »;.«

Étain 1,"0

Zinc S,b3

Plomb i,37

Bronze des médailles. — L'alliage le plus convenable pour les médailles que l'on doit frapper est : cuivre, de 88 à 90; étain, 8 i 10; zinc, 2 à 3. Le zinc fait prendre au bronze sous l'action de l'air une plus belle patine (teinte vcrdàtre si admirée dans les bronzes anti(iucs).

Bronze des canons. — L'alliage employé généralement est formé de cuivre, flO à <.tl ; étain, !) à 10. Mais il est très-diniril(> que, pendant le refroidissement de ces grandes mnss, ;,, l':illi;ige ne se sépare en parties inégalement denses nu l'u-iiilrs, rt que l'homogénéité de la substance ne soit détruiti'. On cherche à obvier à ce très-grave inconvénient en fondant le canon debout, la culasse en b.as et en lui donnant une longueur beaucoup plus grande

que celle qu'il doit conserver, afin que le métal utile soit soumis à une forte pression au moment oi\ il se hge (voyez Canoss). . ,,,. .

Bronze ou métal des cloches. — La proportion d etaiii est encore accrue; elle est de 22 pour 78 de cuivre. Cet alliage a un grain compacte, est très-fusible et tres-sonore^ L'introduction d'autres métaux est plutôt nuisible qu'avantageuse. ,» j. on

Bronze des tamfams et descymbales.—Cmvre,lRà8Q; étain 20 à 22. C'est à M. Darcet que l'on don la découverte'du procédé à l'aide duquel on peut travailler cet alliage Après la fusion,il est fragile comme du verre. Mais si on le porte au rouge-cerise et qu'on le plonge dans l'eau froide pour le tremper, après l'avoir placé entre des plaques de fer, s'il est besoin, pour l'empêcher de se voiler il devient malléable et se travaille au marteau ; en le chauffant de nouveau et le laissant refroidir lentement il reprend toute sa rigidité et sa sonorité. Cette particularité de la trempe du bronze, si opposée à celle de l'acier, se retrouve dans tous les alliages de cette nature à des degrés divers. , . u j„:.

Bronze potir la dorure. — Cette espèce de bronze doit être très-fusible, devenir très-fluide pour bien prendre la forme du moule, et présenter assez de compacité pour ne pas absorber trop d'or à la dorure. Une des compositions qui parait la plus favorable est : cuivre, 82,57 ; zmc, 17,^81 ; étain, 0,238; plomb, 0,0:4. , ., ■

Bronze des timbres de pendule.— Cuivre, 71 ; etain, 27 ; fer, 2. ...

Le bronze s'oxyde comme le cuivre, mais moins rapidement, et le composé qui se forme, appelé par les numismates patine, de l'italien patina, contribue à sa conservation en lui formant une espèce de vernis. On imite cette couleur sur les bronzes modernes, au moyen de vernis dont on les recouvre, ou bien on leur donne une teinte vert bleuâtre en les chauffant avec une solution composée d'oxyde de cuivre, 501) grammes; ammoniaque, 4e',75 ; aciile acétique, 2 litres; eau, 10 litres. Pour analyser le bronze, on le traite par l'acide nitrique Le cuivre, le zinc, le plomb, etc., se dissolvent à l'état de nitrates; l'étain forme, au contraire, un précipité d'oxyde d'étain que l'on recueille et que 1 on pesé. En multipliant son poids par 0,735, on a le poids de l'étain qu'il renferme. La présence du plomb est accusée par l'acide sulfurique qui, versé dans la dissolution des nitrates, donne un précipité de sulfate de plomb dont le poids multiplié par 0,G8i donne le poids du plomb. Le cuivre est précipité de sa dissolution par une lame de zinc ou de fer et pesé. Le poids du zinc est obtenu par différence. • . , , r^

Le bronze fut employé par les Egyptiens et les Grecs pour la confection de leurs armes et de leurs outils, avant que la manière de travailler le fer fut généralement répandue L'art de fondre des statues de bronze remonte également à la plus haute antiquité et avait acquis déjà un certain dcré de perfection entre les mains de Theodoros etde Rhœcus de Saraos,environ 700 ans av. Jésus-Christ ; mais ce fut sous Alexandre que Lysippe parvint, par de nouveaux procédés de moulage, aux résultats remarquables qui se sont en partie transmis jusqu'à nous. Bieiitot après on coula de véritables colosses, dont 1 île de Kliodes ne possédait pas moins d'une centaine ; et les statues de bronze devinrent tellement communes, que le consul romain Mutionus en trouva 3000 à Athènes, 3000 à Rhodes, autant à Olympie et à Delphes, quoique dans cette dernière ville on en eût déjà enlevé nu grand nombre. „ , , .■,",, e.

BUOSIME (Botanique). — Genre de plantes de la t.imille des Urticées, établi par Swartz et auquel, suivant Kunth, doit être réuni le Galactodendron, de de Huuiboldt (voyez ce mot). . . , ,

BROSSES (Zoologie).— On appelle ainsi des houppes ou paquets de poils pins longs que les autres, bruns ou noirs, que l'on remarque au haut du canon des jambes de devant de quelques mammifères ruminants du genre Antilope. . .

On donne aussi le nom de brosses, en entomologie, a de petits poils courts, serrés et roides qui se trouvent sous les tarses de quelques insectes ; vus à la loupe, ces poils paraissent crochus à leur extrémité, ^ cest par leur moyen que l'insecte peut marcher et '^'', «»""■" '.'''"f toutes les positions et souvent mu- l..->.r- ^^^^^cTmt Les petits poils serrés qui se t.-,nr„i mt ''^^-^J''" »^s pos téricures et le premier article .1- ta,-;- des » x'' '^'^ et qui leur servent à transporter la i.oussicrc des etaïuines, ont encore reçu le nom de brosses.

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BROU (Botanique). — On donne souvent ce nom à l'enveloppe plus ou moins fibreuse qui revût certains fruits. C'est la partie nommée ménocnr/ic en organographie végétale. Ainsi, la partie sèche et fibreuse qui entoure la coque de l'amande est le hrou. Certains botanistes donnent aussi indistinctement ce nom à la partie charnue et succulente qui constitue la pulpe des drupes, ainsi l'abricot, la pèche, la cerise ; quoique d'ime autre consistance que celle de l'amande, cette partie est également le mésocarpe du fruit.

Depuis longtemps, et avant les différentes acceptions qui précèdent, onadonné àl'écorcede la noix, fruit du noyer, le nom de trou, et aujourd'hui encore on n'emploie plus guère ce nom que pour désigner cette enveloppe et ses produits. On obtient du brou de noix une couleur brune, très-solide, dont les menuisiers et les charpentiers se servent pour donner au bois blanc une couleur de noypr. Pai- son infusion dans l'eaude-vie, on obtient une liqueur connue sous le nom de hron de noix, employée souvent en médecine comme stomachique, et que l'on sert quelquefois aussi sur nos tables. G — s.

Brou, Brou (Mal de). Bois (Mal te) (Médecine vétérinaire;. — Maladie qui attaque les bestiaux (bœufs), et qui est considérée par les vétérinaires comme une gastroentérite et dont elle présente tous les caractères ; elle attaque les animaux qui ont mangé de jeunes feuilles d'arbre, et surtout des bourgeons de chêne, d'où lui vient les noms de mal de bois, mol de hrou (de brouter). La soif, la chaleur de la bouche, la rareté des urines, la constipation, une fièvre ardente, la rougeur des yeux, etc., sont les premiers symptômes; puis viennent l'abattement, quelques selles dures, teintes d'un sang noirâtre, fétide, l'intermittence du pouls ; le frisson ; enfin la peau froide, la bouche écumeuse, les selles liquides, sanguinolentes ; et la mort qui survient du douzième au quinzième ou vingtième jour. Les saignées abondantes, les boissons émollientes, les lavements, la diète, de fréquents bouclionnements, constituent la base du traitement. Les soins préservatifs consistent à n'envoyer les animaux dans les bois qu'avec modération et avec les plus grandes précautions. Cette maladie est très-grave : elle attaque aussi, mais rarement, les moutons et les snlipèdcs.

BROUILLARD (Météorologie). — Ordinairement formé dans nos climats par un amas de vapeur incomplètement condensée, ou de globules d'eau d'une dimension excessivement petite, mais cependant visibles à la loupe. Dans les pays froids, au contraire, vers les régions polaires, ils sont composés de lamelles ou aiguilles de glace excessivement ténues.

Le brouillard apparaît toutes les fois que la température de l'air descend assez bas, ou que cet air devient assez humide pour que toute la vapeur d'eau qu'il lient en suspension ne puisse y garder l'état gazeux. Si la température de l'air csPsupérieure à zéro, le brouillard est aqueux ; il est formé par des aiguilles de glace lorsque celte température est inférieure à zéro.

La vapeur qui s'échappe d'une locomotive ou d'une machine à vapeur forme un brouillard limité et fugitif, parce qu'il se redissout dans de l'air non saturé d'eau. Les nuages sont des brouillards situés .1 une grande hauteur, ou bien les brouillards sont des nuages en contact avec le sol.

On rencontre quelquerois cependant des brouillards secs. Ils sont généralement formés p.ir des cendres lancées par quelque volcan et entraînées au loin par les vent»; d'autres ont une origine et une nature inconnues. La vapeur, en se condensant pour former les brouillard», balaye l'atmosphère de toutes les émanations qu'elle contient; aussi répandent-ils souvent une odeur fétide, surtout dan» le» grandes villes ou les contrées marécageuBC»; ce qui, joint A la grande humidité qui les accompagne, les rend toujours plus ou moins malsains.

BROUSSIN (liotanique). — On donne ce nom à une espèce de tumeur bosselée, inégale, <|ui se développe sur les lige», le» branches il les raniraui, <li's arbi-cs, particulièrement d(r» frênes, di's bui-i, <l(s (irnii'<, des l'-rables ; ce» dernier» étaient surtout rerlien 1m'-s ii puyi'- foii rhcr dans l'anclerme Rome, qui n'nvaii pi ir l. n il' m^ir-

quelcrie. Le» broiiiisins sont qurii|'i ' i i' m ■ i ' l's

d'une munlèro très-agréable, et »■ iv m a hun- ili | ■ lus meubk;» d'ébénlsterie ou de marqueli rie : les souche» de buis dont on a coupé plusieurs foi» les branche», constituent des brouH.sin» diversement veinés dont les tablclier» fonl une grande consommation pour la conreclion de» tabnlière». Ces tumeurs ré.'iultcnl de l'agglomération

de noyaux de substance ligneuse, développée dans l'épaisseur de l'écorce, et qu'on appelle nodules ; elles sont déterminées ou p.ar un état maladif, ou par un accident, tel qu'une conslriction, un coup, etc. Les loupes et les exostoses sont des maladies du même genre : les plus remarquables sont celles qu'on rencontre sur les racines du Taxodier distique ( Tuxodimti disticlium, Rich.), vulgairement le Cl/près chauve.

BROUSSONETIA (Botanique), Vent., dédié à V.Broussonet, naturaliste etvoyiigeur français. — Genre de plantes de la famille des Morées. Il comprend des arbres à fleurs dioiques : les mâles, disposées en épi serré, on; -'i étamines ; les femelles, ramassées en capitule globuleux serré, présentent un pistil posé sur un support qui s'allonge à mesure que le fruit se forme ; celui-ci se compose d'achaines charnus enchâssés dans le gynophore devenu rouge, succulent, et enveloppant les achaines par ses bords. Le B. à papier (II. papyriferu, Willd. ; Morus papyrifera. Lin.), nommé aussi Mûrier à papier, est un arbre élevé, à feuillage sombre, et découpé de diverses manières. Il croit dans la Chine, le Japon et la Polynésie. Les peuples de ces pays îont bouillir la couche corticale de cet arbre et préparent une pâte qui sert à fabriquer du papier, fort en usage dans le pays. Sous ce rapport, il pourrait peut-être devenir d'une grande utilité en France, s'il y était cultivé en grand. On en fait aussi des étoffes pi-opres aux vêtements. G — s.

BlîOU'iMSVll'; (Médecine), doctrine de Brown, célèbre médecin. — Aé i'ii.L':cosseen n3(i, mort à Londres en l 'Sf, Brown fut un médecin systématique, dont les doctrines ont eu un grand retentissement en Europe pendant la dernière moitié du xviiie siècle. Il attribuait tous les phénomènes de la vie à une propriété qu'il nommait incituhilite'; tout ce qui était capable d'agir sur le corps vivant était des puissutices incitantes, et le résultat de l'action de ces puissances était l'incitation. La mort devait arriver si les puissances incitantes cessaient d'agir sur Vincitahilité; la maladie résultait de l'action en plus ou en moins de ces puissances : de là deux classes de maladies, celles par excès d'incitation {maladies slhe'niques], et celles par défaut d'incitation {maladies astlicniqucs) : le traitement consiste à diminuer ou à augmenter l'action des puissances incitantes; en un mol, à rétablir l'équilibre. Comme tous les systèmes basés sur des idées thé-oriques, et celle de Vincitahilité est du nombre, le brownisme n'a eu qu'une influence éphémère sur les doctrines médicales, et la vivacité, la violence même que son auteur mettait à le propager et à le défendre, n'ont pu le garantir du discrédit dans lequel il est tombé. Voici comment s'exprime M. le professeur Trousseau à cet égard : « Brown a la présomption, l'audace, la brutalité même au service d'un talent géométrique aussi bref et aussi exclusil qu'une ligne droite; il discute peu, affirme beaucoup, etc. )i L'ouvrage où il a exposé ses idées a pour titre : Elementu medieincr. Edimbourg, n80,in-12 ; traduiten français par Fouquicr. Paris, ISn.S, in-8. F — N.

BRUANTS (Zoologie), Emheri:a. Lin. — Genre do Passereaux, de la famille des Cnnirostn-s, de Cuvier, formant, dans la méllimlr ilr Cli. Bonaparte, le genre En lienzinœ , f.amillc des lù-int/illuliv , tribu des Osci'ii'"-, ordre des l'assi'rr^-: ils ont un bec conique, coud, droit ; un peu couipiiin.' I.in ralmient, pointu; mais le caractère distimiii il' . Iirii;iiiis, c'est que la mandibule supérieure, plus iii-iDii' ei rriitrant dans l'inférieure, a au palais un tubercule osseux, saillant, longitudinal ou arrondi ; du reste, ils ont les narines ouvertes, les tarses médiocres, la queue fourchue. Ce genre se compose d'oiseaux assez petits, mais nombreux dans eh iqn'' ispri i . Ils vivent de grains, de semences, d'insecirs .|ii il- nn ; i avant de les avaler. Plusieurs de leurs esp. l's mhu h cherchées cninme un gibier délicat. Ces iiiM'au\ sr lir'incnt en général sur la lisirie lirs buis, dans les liairs, dans les champs ; la plupart l'inigient peuilaut la saismi froide pour gagner des climais plus doux ; (pielques espères, cependant, restent chez nous, et pendant l'hiver .se nièlenl aux moineaux et aux pinsons qui vivent près do nos habitations. I.rur cban» n'est remarquable ni par sa variété, ni par son étendue ei sa grâce, et les couleurs do leur plumage sont peu brillâmes. Ils nichent ordinairement à terre au milieu d'uni' tmifl'e d'herbe, ou sur un buisson peu élevé. Les bruants sont les plus iini)révoyanls de tous l('s oiseaux , et se laissent prendre â tous les pièges qu'on leur tend; du reste, ils s'accoutument facilement A la domesticité et vivent très-bien en cape. On a cru devoir établir deux divisions dar.» ce genre : la prc-

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niière, composée des I). proprement'clits, est caraclùi isée par l'ongle du pouce qui est c urt et crochu ; les principales espî^ces de cette divisio sont : 1° le B. commun, Verdier des oisi'/eurs. Verdi r puillet (Emheriza citrinella. Lin.)- 't>"? ^^- ^"-.^'^ à 0",I5 ; le dos fauve tacliet(5 de noir ; la tùte et tout le dessous du corps jaunes ; du blanc au bord interne des pennes externes de la queue. Trèscommini en France et dans toute l'Europe, il fait son nid dans une touffe d'herbes, il fréquente les haies, la lisière des bois. 2» Le B. des haies, ou Zizi, Verdier des haies (E. cirlus, Un.), la gorge noire, côtés de la tête jaunes; habite le midi de la Fran ,e. Il ne faut pas confondre ces oiseaux avec le Verdier proprement dit [Loxia ch/oris, Latth.). .3" Le B. fou [E. cia. Lin.), le dessous gris roussâtre, côtés de la tête jlanchâtres ; habite le centre de l'Europe, il est de passage. Son nom lui vient de ce qu'il donne dans tous les pièges qu'on lui tend; on l'a aussi nommé oiseau héte. -1" Le Proyer {E. miliaria. Lin.), la plus grande espèce de notre pays (voyez PnoïEr.). 6» VOrtolan [E. ho tulana. Lin.) (voyez Ortolan). 6° Le B. des roseaux I . schœnic/us. Lin.) a sur la tête une calotte noire, le dos roux ; il niche au bord de l'eau, entre les racines de arbustes. 7° Le B. crocotes ou à tête noire {E. melanoeepha/a, Scopolii, la tète noire, fauve en dessus, jaure eu dessous. D Italie. S° Le B. des pins, à couronne Mctee{E. pjihjornts, Pallas), d'un roux marron. Eu Orient, en Turquie, en Hongrie, etc. La deuxième division comprend les B. e'peronniers, \]s ont l'ongle du pouce long et peu arqué ; Meyer les désigne sous le nom de P/ectrophanes. On y trouve : 9° le B. de neige ( E. nivalis, Lin.); il habite le nord et devient presque tout blanc en hiver. 10" Le B. mordain iE. calcarata, Pall.), tacheté de noir sur fond fauve. Du même pays.

BRUCÉE iBotanique), brucea, Mill. Dédiée par Joseph Banks au voyageur James Bruce, qui le premier introduisit cette plante d'Abyssinie en Angleterre en 17"?. — Genre de plantes de la famille des Zmithoxyle'es. Il comprend des arbrisseaux dioiques, à calice quadripartite et à 4 pétales ; les fleurs mâles sont à 4 étamines, les fleurs femelles à 4 ovaires; le fruit se compose de 4 capsules à une seule graine. La B. ferrugineuse (B. ferruginea, L'Hérit. ; B. ardidtjssenierica , ilill.), s'élève à 4 mètres environ. Sa tige est grisâtre, et ses rameaux sont chargés d'im duvet couleur de fer. Ses feuilles sont persistantes, éparses, composées de a à 1 3 folioles poilues. Les fleurs, qui s'épanouissent au printemps, sont verdàtres et disposées sur un long pédoncule par petits paquets presque sessiles. Bruce raconte, dans son Voyage en Nubie et en Abyssinie, comment il fut guéri d'une violente dyssenterie à l'aide de la pondre d'écorce de cet arbrisseau qu'un indigène lui fit prendre. Pendant un certain temps, on crut que son écorce était la fausse ani/usture (voyez ce mot), et c'est pour cela qu'on doima à tort le nom de brucine à l'alcali végétal qu'on relire de celle-ci. La brucée ferrugineuse porte dans son pays natal le nom de Wooginoos, et croît surtout sur le bord des vallées du KoUa; elle est cultivée depuis longtemps dans nos serres, où on la multiplie de boutures et de marcottes. G — s.

BROCHE (Zoologie), Bruchus, Lin., du grec bruko, je ronge. — Genre à'insectes coléoptères te'tramères, famille dos Porte-bec ou Bynchophores, établi par Linné et adopté par Cuvier dans son Règne animal 3.\ec les caractères suivants : un labre apparent , le prolongement antérieur de la tête court , large, déprimé, en forme de museau ; des palpes très-visibles, filiformes, ou plus grosses à leur extrémité. Leurs larves, oblongues, semblables à un petit ver mou, blanc, dépourvues généralement de pieds, rongent les végétaux et causent souvent de grands ravages; plusieurs de ces insectes nous nuisent, même à l'état parfait; souvent ils piquent les bourgeons ou les feuilles, et se nourrissent de leur parenchyme : le genre Bruche se divise en deux sous-genres , les Anthribes et les Bruches prupremrnt dites {voyez ANTiiniEEs).

BRVcnes propreuient dits, Bruchus, Fab., Milabres , Geof.; elles forment un sous-genre caractérisé par les antennes en scioou pectinées, les yeux échancrés, deux ailes membraneuses, repliées; élytres un peu plus courtes que l'abdomen ; bouche munie de lèvres, de mandibules , de mâchoires bifides ; cuisses postérieures très-grosses, quatre articles aux tarses. Très-voisines des Charançons, elles s'en distinguent par l'absence de trompe, la tête dislincte du corselet; leurs larves ont le corps gros, renflé, très-court, la tête petite, garnie de mandibules très-dures ; elles exercent de grands ravages sur nos plantes légumineuses. La B. du pois [B. pisi, Lin.), longue de O^.OOi ou O'OjOOS, est noire, avec des poils cendrés;

l'extrémité do l'abdomen blanchâtre; sa larve vit dans les pois, les lentilles, etc. En France, en Allemagne.

BRUCINE (Chimie) (C^H^eAzOS). — Alcaloïde naturel contenu dans la noix vomique, d'où on l'cxtiait mélangé avec la strychnine. On le sépare de cette dernière base en se fondant sur la solubilité plus grande de la brucine dans l'alcool; la strychnine se dépose de la solution en cristallisant, tandis que la brucine reste dissoute. Ses caractères distinctifs sont : coloration rouge de sang par l'acide azotique, devenant violette par l'addition du chlorure d'étain ; coloration en blanc sous rinfluence du brome ; production de vapeurs d'esprit de bois quand on la chauffe avec la potasse. Elle est vénéneuse, mais moins que la strychnine. Elle a été découverte par Pelletier et Caventou (voyez Alcaloïde).

BRUCKENAU (Médecine, Eaux minérales). —Petite ville de Bavière,à 70 kilom. N.de'Wùrtzbourg, et 15 kilomètres N. de Kissingen. Il y a trois sources d'eaux minérales, dont l'une ferrugineuse bicarbonatée froide et très-chargéo d'acide carbonique libre ; les deux autres sont carbonatées mixtes ; elles sont fortifiantes.

BRUIKE, du latin pruina, pluie froide. — Petite pluie résultant de la condensation des vapeurs qui forment les brouillards.

BRUGNON (Arboriculture). — 'Variété de pèches trèscommune dans le midi de la France; elle a la peau lisse, la chair adhérente au noyau, plus ferme et moins succulente que celle de la pêche proprement dite. Le B. musqué, B. violet, est un fruit moyen, violet, à chair vineuse, musquée, sucrée si le fruit est parfaitement mùr. H mûrit en septembre et doit être gardé pendant quelques jours à la fruiterie. Le B. de Stayiwick, à amandes douces, a été injporté depuis peu de Syrie en Angleterre, puis en France en 185 i.

BRULAGE, Brulés (Agriculture). — Nom vulgaire par lequel on désigne cette opération, qui consiste à brûler la croûte superficielle du sol couverte d'herbes ou de plantes ligneuses, pour en répandre les cendres sur le sol; c'est ce qui constitue la pratique connue sous le nom d'e'cobuage (voyez ce mot).

BRUIT (Physique). — Impression exercée sur l'oreille, sans que celle-ci puisse en apprécier directement le ton.

Un bruit est tantôt formé par le mélcmge de sons qui n'ont entre eux aucun rapport simple, comme le bruit de la mer, le bruit d'une chute d'eau, le sifflement du vent ou de la vapeur. Dans ce cas, on peut parvenir à isoler ces sons les uns des autres, ainsi que M. N. Savart l'a fait pour le bruit de la mer. Un mur étant élevé parallèlement au bord de la mer, si l'on applique l'oreille à sa surface, puis qu'on s'en éloigne peu à peu jusqu'à une distance de .3 mètres, par l'elïet des réactions qui s'exercent entre les sons directs et les mêmes sons réfléchis par le mur, à chaque distance un des sons prédomine sur tous les autres et peut ainsi être séparé et noté. Ces Soç-s ont une énergie remarquable.

Il arrive aussi très-souvent qu'un bruit n'est qu'un son trop bref pour que l'oreille puisse en apprécier le ton. Ainsi, les explosions, le claquement du fouet, le bruit résultant d'un choc ou de la rentrée de l'air dans une bouteille qu'on débouche, ne sont pas ordinaireir.ent des sons appréciables à l'oreille; mais si l'on reproduit à de petits intervalles une série de bruits semblables entre lesquels existent des rapports convenables, l'oreille peut très-bien avoir la perception d'un accord ou d'une ganmie. Cette expérience peut se faire aisément en prenant une série de tubes de longueurs assorties, et que l'on débouche successivement. Il n'existe donc pas de limite absolue entre le bruit et le son. Du reste , la sensibilité d'une oreille exercée est d'iuie grande influence sur la facilité avec laquelle un bruit peut être apprécié musicalement, et M. Savart a trouvé par l'expérience qu'il suffisait qu'un son durât ï^tv de seconde pour qu'il eu reconnût le ton.

BRULURE (Médecine!, en latin, ztstio. — On appelle ainsi une lésion produite sur les tissus vivants p:i,r l'action plus ou moins prolongée du calorique. La brûlure varie beaucoup suivant la nature du corps brûlant, le temps du contact, l'étendue de. la partie brûlée, l'intensité, la profondeur, etc. La grandeur et l'étendue de.s effets du calorique avaient fait diviser la brûlure en trois degrés; Dupiiytrcn en a admis six ; les deux premiers degrés sont les mêmes dans les deux classifications. — 1" degré : Irritation superficielle de la peau avec rougeur, chaleur, tuméfaction sans phlyctèues (cloches). — 2« degré: Afflux des liquides, exhalation séreuse, soulèvement de l'épidémie, phlyctèues. — 3" degi-e de*

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anciens auteurs : Désorganisation de la peau, du tissu cenùlaire, des muscles, etc. C'est ce troisième degré nue Dupùytren a subdivisé avec raison eu quatre autres ainsi il distingue d'abord comme 3' rfe^re, désorsorgknisation du corps papillaire de la peau (voyez Peau) • puis, -ie degré: Destruction complète du derme. — 5« deqré : Brûlure des autres tissus jusqu aux os. — 6« deoi-e- Enfin, désorganisation et carbonisation com- Dlfete d'un membre. Cette manière d'envisager la brûlure nous paraît bien plus rationnelle, et elle a le mérite d-être plus pratique au point de vue thérapeutique. La gravité de la brûlure est en raison de la profondeui I laquelle elle a pénétré, et surtout de lé endue de la surface sur laquelle a agi le calorique. Ainsi, une brûlure seulement du deuxième degré, sur une large surface peut être très-grave, en raison de 1 étendue de 1 épiderme enlevé et de Tabondance de la suppuration qui s'ensuivra. Le traitement, dans les deux premiers degrés consistera à atténuer l'inflammation et à empêcher 1 alflux des liquides par l'emploi des réfrigérants et des astringents. Ainsi, si la disposition des parties le permet on les plongera dans de l'eau froide ou dans de 1 eau blanche (<>a<7 végéto-minéralf), et on les y maintiendra plusieura heures-, les cloches seront percées pour évacuer la sérosité, mais sans enlever l'épiderme ; on peut encore recouvrir les brûlures avec des compresses trempées dans le même liquide. En général, on devra s'abstenir d avoir recours aux moyens irritants, tels que 1 éther, 1 alcool, l'eau de Cologne, etc. S'ils ont pu réussir quelquefois ils ont souvent déterminé des accidents graves. Un très-bon moyen encore, c'est, après avoir évacue la sérosité et avoir bien nettoyé la partie brûlée, de la couvrir de coton cardé, qu'on laisse en place en ayant seulement la précaution d'enlever et de remplacer les couches superhcielles du coton, jusqu'à la guérison. Si les moyens indiqués plus haut ont échoué, ou s'ils n ont pas été appliqués dans le commencement, il laut avoir recours aux émollients. Le traitement au troisième degré diffère peu ; on ajoutera seulement le pansement av'ec un linge fenê ré enduit de cérat, des sangsues autour de la partie brûlée s'il va beaucoup d'inQammation. Au quatrième et au cinquième degré, on couvrira les brûlures de cataplasmes émollients, afin de calmer les douleurs et de détendre les parties; lorsque les escarres (voyez ce mot) seront tombées on pansera avec un linge fenêtre enduit de cérat simple ou mêlé avec l'extrait de saturne, le tout recouvert de charpie pour absorber la suppuration qui est trtsaboiidante. On n'oubliera pas que dans les brûlures, pour peu qu'elles soient profondes, il y a destruction de tissus, par conséquent la cicatrisation se fait par le rapprochement des parties saines, et les cicatrices seront toujours vicieuses et avec rétraction , si dès le début on n a pas soin de tenir les parties dans la plus grande extension possible, et de maintenir séparés les organes qui doivent l'Être naturellement, comme les doigts, etc. Les brûlures du sixième degré exigent presque toujours 1 amputation du membre. ,, P„"^ "•

BnuLunE des blés (Agriculture). - Voyez Chaubon. Bi'.m ui\E (Arboriculture). — Souvent il arrive que, vers le mois de juillet. Us f.-nilles et les jeunes bourgeons des arbres fruitiers, et particulièrement des poiriers, prennent une couleur jaune plus ou moins prononcée ; c est â cette maladie qu'on a donné le nom de brti/ure; elle est due à ime atonie du tissu ccllulnire des parties vertes chargé de préparer les fluides nourriciers. Cette altération a toujours pour cause l'élat maladif des racines et résulte, dans ce cas |iarliculier, do la mauvaise qualité du sol, qui est ou trop sec ou trop humide; le seul remède est de changer lu nature du sol, soit en l'assainissant, soit en le défonçant profondément.

BHUME, du latin hruma, brouillard. — Se dit, surtout tn inarini-, de toute espèce de brouillard ; mais on appelle parliculièiemeiit ainsi le voile de vapeur qui s'élève par un temps calme de l'horizon de la intr. La brume peut naître par un temps sec et chaud quand l'air est trèscalmo; elle apparaît lo plus ordinairement le soir pour continuer la nuit, lo matin.et se dissiper au lever du soleil, mais aussi elle se forme quelquefois pendant la plus forte chaleur du jour. Dans ce dernier eus, sa cause est assez complexe et n»-.»')'. mal ronnue.

I1HUNEI.I.I-; Il'iLiiiiqui), llrunf/ln, Lin., du mot allemand hr/luif, qui ^ignillc l'Bquilmncie, à cause des propriété» ([u'on lui attribuait en Allemagne pour guérir cette maladie ;certaiiiB auteur» écrivent /<n/Hc//u, mais l'élyniolo({ie indir|un assez qu'il faut dire bnmrlla. — ■ Genre de lilanle» de la famille de» Lubtdes, tribu dos Scutellanms. I

Il comprend dos herbes vivaces indigènes à fleurs réunies par six en faux verticilles et composées d'un calice ordinairement à 10 nervures et à 2 lèvres, d'une corolle à lèvre inférieure réfléchie divisée en 3 lobes et d'étamines à lilets bifides au sommet. La B. à qranries fleurs [B. Qrandiflora, Moench)est souvent admise dans lesjardms à cause de ses belles fleurs en épis, grandes, bleu pourpre, rosées ou blanches. La B. commune {B. vtilgnris, Lin.), à corolle violette, est astringente et vulnéraire ; c est celle qu'on a vantée contre l'esquinancie et les aphthes; on la trouve dans les prés et les bois. G — s.

BRUN'SFELSIK (Botanique), Bruns fclsia, Swartz ; dédicace à Otbou Bruusfels, botaniste allemand duxvi» siècle. — Genre do plantes de la famille des ScroiMUarinees, tribu dos Salnirilossées. 11 comprend de jolis arbrisseaux très-recherchés pour la beauté de leurs feuilles et surtout pour leurs fleurs grandes et odorantes ; ils sont desicrnés souvent dans le commerce sous le synonyme de FT-a/iCficea. Leurs feuilles sont alternes, entières, souvent luisantes. Leurs fleurs, à corolle hypocratérimorphe. sont disposées en cimes terminales. Les brunsfelsies habitent principalement le Brésil et sont cultivées dans les serres chaudes. On distingue surtout la B. des Antilles (B. amerirana. Lin.), dont les fleurs longues, blanc les, répandent pendaiJt tout l'été l'odeur la plus suave; la B.a larges f,-uilUs (B. latifolia^ Lin.), à grandes fleurs d un bleu iendre, odorantes; la B. remarquable {B.eximw, Lin.), à fleurs d'un bleu pourpre qui passe au bleu pale ; elles ont 0",(1() à ll'°,07 de diamètre. (j — S.

BRUNIA (Botanique), Brunia, Lin. ; dédie au voyageur hollandais Corneille Bruyn, plus connu sous le nom de Lebrun. — Genre de plantes type de la petite famille des Bruniacées. Il comprend des arbrisseaux du Cap. Leur feuilla-'e épars ressinuble à celui des bruyères. Ces plantes ont des fleurs blanches ramassées en capitules globuleux dans un involucre commun. On en cultive une dizaine d'espèces dans les serres froides. ...,,. „,„„„ BRONL^CÉES (Botanique). — Petite famdle de plantes Dinlvpétttles iiériqynes que M. Brongniart range la der- ^ère dauB^a'^ classe des Hamaméljnées Elle renferme des arbrisseaux ou des arbustes à fleurs herma|.hrodites et feuilles linéaires alternes qui ont quelque ressemblance avec celles des bruyères ; le fruit est sec indéhiscent, ou capsulaire se divisant en deux coques. Les plantes de cette famille habitent toutes le cap de Bonne-Lspérance. BKUNONIA (Botanique), Smith ; dédié à Robert Brown, célèbre botanisle anglais. — Genre de plantes type et unique de la famille drs Brunoniacées. La B.de l Australie (B. ausiralis, R. Brown) est une herbe viyace dont les hampes pubescentes et terminées par un seul capitule s'élèvent à 0°,:iO environ. Ses feuilles sont entières et spatulées et ses fleurs sont bleues. Cette «j^P^ce ains, que son nom l'indique, habite la Nouvelle-Hollande, ainsi que la B. sericea. „.,.■,, j„

BRUNOiNIACÉES (Botanique). — Petite famille de plantes Gamopétales périgynes que M. Brongniart rapproche de la famille des Composées. Elle comprend des herbes qui ont le port des scabieuses, avec des feuil es radicales très-rapprochées et des fleurs hermaphrodites disposées en capitule; calice à tube court quinquéfide; corolle hypogyue infnndibuliforme ; 5 etamines ; ovaire libre; fruit sec à une seule loge, contenant une graine unique; gr.aiiie dépourvue de périsperme. Les Brunoniacées, qui ne renferment que le genre Drunoma, Smith, habitent l'Australie. .

BRUYÈRE (CoQ oe) (Zoologie). — Voyez Tétras. BnuviiUE (Botanique), dérivé du celtique brug, synonvmo do qruq, qui veut dire arbuste; bruyère, on celliquo, se dit aussi frgch; de là l'expression de terre en friche pour terre inculte. - Genre de plantes type de la famille dos Éncaceei, et désigné on botamque sous le nom à'EriciK Lin., du grec ereicA, je brise, à cause do la pronriété qu'on lui attribuait do rompre la pierre dans la vessie Co gonro renfeime dos sous-ai-brisscaux ramoux, à rameaux roidos ol cassants, à feuilles très-souvent Unéaircs. acéreuses, à bords enroulés eu dessous, à Heurs pédicelléos, accompagnées do bractées. Caractères : calice à i divisions; corolle à 4 lobes ; étamines ordinairement à 8 anthères souvent munies d'arêtes ou de crêtes s ouvr.int par des pores ou une fente longitudinale; ovaire à 4 ou rarement 8 loges ; capsules s'ouvrant en i valv.s emportant avec elles une partie dos cloisons. Ce g(Miro est, dans le règne végétal, un des plus uonibrmix en esp. ces. 1 eulant longtemps, on ne connut qu'un très-petit nombre dÔ bruyères, c'est-à-diro les dix à douze espèces qu, croisent spontanément eu Europe. On avait déjà rapporté du

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