‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 18 sur 396 · U ACA · texte numérisé non relu

U ACA

première: ainsi s'établit le courant de la sève qui monta des racines vers la tige et les feuilles.

L'absorption qu'exercent les racines se fait par leurs extrémités, et non par les surfaces latérales de leurs lilaments. Quelques botanistes avaient admis qu'à ces extrémités radiculaires il existait de petits organes spéciaux d'absorption, qu'ils nommaient spongioles. On a reconnu que c'était là une pure hypothèse et que ces organes ne pouvaient se distinguer à l'examen le plus attentif.

Les plantes n'absorbent pas seulement par les racines ; leurs pariies vertes absorbent aussi dans l'atmosphère certains principes, et particulièrement de la vapeur d'eau, toutes les fois que l'air ambiant est très-humide. Les végétaux aquatiques exercent par toute leur surface une absorption très-active.

ABSTERGENTS (Médecine), du mot latin ahstergcre., nettoyer. — Médicaments employés autrefois pourdébarrasser la peau ou les membranes muqueuses de matières visqueuses ou putrides exhalées dans certaines maladies. C'étaient, en général, des liquides savonneux et aromatiques (voyez DÉTERSIFS).

ABSTINENCE (Médecine), du mot latin ah.^tinei-e, s'abstenir. — C'est la privation partielle ou complète des aliments. On a étudié l'abstinence au point de vue physiologique (voyez Inanition) ; on l'a employée dans le tiaitcment de beaucoup de maladies (voyez Diète, Régime).

ABSTRAIT (Nombre). — Terme d'arithmétique (voyez Nombre).

ABUTILON (Botanique), nom arabe donné par Avicenne à une plante malvacée à fleurs jaunes (Sida picta, Hooker; Ahntilon sirié). — Arbrisseau d'ornement originaire du Brésil; ses rameaux sont effilés, ses feuilles grandes ont la forme d'un cœur et sont portées sur de longs pétioles. Les fleurs solitaires et pendantes sont d'un jaune d'or strié de pourpre. C'est une plante mucilagineuse du genre Sida, famille des Mo/vace'es. Introduite en France depuis longtemps, elle y fleurit pendant toute la belle saison. En Chine, on en extrait une filasse inférieure à celle du chanvre et bonne pour la corderie. — Il croît spontanément dans les marais du midi de la France une espèce à fleurs jaunes qui est le Sida .'H/utilon de Linné.

ACACIA ou .\CACIE (Botaniqun), du grec n/œ, pointe, ;Ulusi(m à la tige épineuse debe.iucoup d'espèces. — Cnc

confusion fAcheuse a fait appliquer, par le» gon» dn monde, ce nom bien connu à d'aulre» piaule» que celles qu'il désigne en réalité. V.\iiiriaan»mmn\n langage vidgain-, r.lcut'ia lilanr, l'Acaein juirniol, VAairiii fihilini'ii.r t\ fleur» rosée», l'Acacia /m»/t'sont diverses espèces du genre

Itutiiuin ou /l ilii

Ce genre a|>|)arlieul, il e:>i vi»i,

coûimc le genre Acacia des botanistes, à la grande classe des Léywniiieusns ; mais des diU'érences importantes les séparent l'un de l'autre. La ncur possède une corolle papi/ioimcde chez les RohinierSy tandis que chez les vrais Acacias, elle est régulière et en forme de clochette; les feuilles, composées dans les Robiniers, sont cle'composées dans les Acacias.

Le genre Acacia des botanistes {Acacia, W lUdenow) se rapporte à la famille des Mimosées, tribu des Acaciées ; il comprend des arbres ou des irbrisspaux à feuillage très- It er, gi-tce aux nombreuses et fi es f holes qui forment " kursfeuilles décom-

posées. Dans certaines espèces, ces folioles avortent partiellement ou compktement, et alors le pétiolese dilate en une lame verdoyante nommée p/tyl/ode et dirigée comme une lame de sabre suivant un plan veiti al. En glissant entre ces lames verticiles, le soleil produit dans les forêts de l'Australie, où ces acacias sont communs, un mode d'écl iirage très-bizarre, qui étonna les premiers voyageurs et dont la cause n'a été indiquée que par M.

R Brown, botaniste inglais. Beaucoup d espèces d'acacias ont leur tige armée de foi'tos epiiics ou àai'juilloos ; d'autres en sont complètement dépourvues.

Les fleurs sont groupées en épis ou en tètes à l'aisselle des feuilles, vers l'extrémité des branches. Habituellement petites, pourvues d'étamines longues et très-nombreuses, elles offrent un calice à 4 ou Ij dents, une corolle assez courte, en clochette ou en entonnoir, bypogyne, à 4 oa ."j divisions et colorée souvent en jaune, parfois en rouge ou même verdàtre. Le pistil simple donne pour fruit une gousse sèche, s'ouvranl en deux valves, comme celle du haricot, et contenant plusieurs graines allongées.

Le bois des acacias est en général d'une dureté remarquable et souvent coloré d'une façon brillante ; mais ses fibres ne sont pas toujours droites, et c.' ' 'faut m rrstreint l'emploi. Cependant parmi les boisuiili-i'^ ll:ln^ 1> arts, on peut ciler l'.lnyica du Brésil qui r^t Ir lini^ cir VA. Angico, le bois Diababid ou A'Àiaiiba c|ui |iio vient de VA. arabica. L'écorce et les gousses des acacias contiennent du tannin et sont employées au tannage des cuirs dans divpr^es contrées.

Le genre Acacia nnO rnir .nviron trois cents espèces répandues dans les ■luih .^ i(|ii;itoriales du globe, et parliculièrcnient abonihnitis in Australie; l'Europe en est

Clini|l|.iCllM"it (li''|irilU'VUe.

\,' \rn,i,i l'nirrhii OU Cacliouticr est une espèce de l'iiulr inniicnlirirniont commune au Bengale ; c'est elle r,ui produit le ciidam, nommé dans l'origine terre du Japon. Le nom de caclion est une altération de l'indien catechu, dans lequel cale désigne l'arbre et chu le suc qu'on en extrait. Le cachoutier s'élève à la hauteur de I», 0 à r",80; ses r.ameaux sont couverts d'un duvet blanchâtre. Le cachou s'extrait par décoction du bols même de cet acacia (voyez Cachou). Au Bengale et au Japon, on préteiul pi-éserver les bois de charpente de l'atteinte des vers, en les imprégnant du suc de cet arbrisseau.

Un des principaux produits de certains acacias est la gomme arabique ou la gomme du Sénégal. Cette substance, émanant de la sève, découle naturellement du tronc et des hranclics de plusieurs espèces du genre Acacia, comme on voit, dans nos pays, une autre espèce de goniiiK; suinter des pruniers, cerisiers, abiicntiers. La y/niiDii' u/uiii/ue provient ilu V.lcucic ucrilab/e , la guiiune du

Sénégal, d'après le rapport adressé par M. Audibert an Jury de l'Exposition universi.'lle do Paris (IKîii), est le produit de l'^caci'e Verek; VA. Adansouii donne une gomme rouge que les Maures mêlent h la pieinièri' ; de

VA. albida ou Sailra-beidn exsude une gomme friable très-différente de celle de VA. Verek (voyez Gomme).

VArucia vera, Willdenow, Mimosa iiilotica. Lin., en français .4(;o«e t)e;-i7a6/e, A. d'Èyypte, Gommier rouijr, est un arbre de 10 à 15 mètres de hauteur, dont les rameaux rougeatres portent des feuilles finement décomposées. Cet arbre élégant croit aux bords du Nil, dans toute la haute Egypte, en Arabie, au Sénégal où il parait fournir la variété de gomme dite gomme de Galam, dans les parties chaudes de la Chine et même en Amérique. Des gousses, non encore mures, du gommier rouge on extrait par expression un suc brun rougeàtre, qui, desséché en petites masses, constitue le vrai acacia des pharmacien-^, employé autrefois comme astringent, et qu'il ne faut pa^ confondre avec le suc de prunellier connu sous le nom d'acacia tiostra, acacia d' .illemagyc. Les Chinois tirent une teinture jaune des fleurs de l'acacie véritable. Les gousses et l'écorce de cet arbre servent au tannage des cuirs; depuis quelque temps on les trouve dans le commerce sous les noms de Lablad, Bablad, bali-bobolali et Seb-neb.

V Acacia Verek est un arbre de 'i à .S mètres de hauteur, dont la tige et les rameaux sont grisâtres. Il couvre la rive droite du Sénégal et croit abondamment dans toute la Sénégambie.

Parmi les espèces ornementales on doit citer : V Acacia Ju/ibrissin, vulgairement, .-Icoom de Constantinoplc, Arbreii soie, bel arbre de 10 mètres, sans épines, dont les feuilles sont munies de cils soyeux ; on le cultive à sou entier développement dans le midi de la France, il est originaire de l'Orient; — V Acacia de Farnése {A. Farnesiana , vulgairement Cassie ou Casse du Levant, arbre épineux de .i à K mètres, importé de l'Inde en KM I dans le jardin Farnèse, à Florence, où il fut cultivé pniir la pri'mière fois; — V Acacia blanchâtre [A. dcul- /.(/^/', (f \nstralie,baut de fi à 10 mètres; — V Acacia il ,1,-itA (y.;^ I. /(y///«»/«), arbrisseau de 3 à 4 mètres, dépourvu d'é))incs, originaire d'Australie; — et parmi les espèces il pliyllodes : les Acacias ondulé {undulata) ; velu (vestita) ; ù longues feuilles [longifolia], provenant tous de r.4ustralie.

Les horticulteurs prisent beaucoup aujourd'hui diverses espèces d'acacias d'un aspect très-agréable. VA.Julibrissin et V.4. ci deux épis se laissent cultiver en pleine terre, même sous le climat de Paris. L'.l. decurrens. Va. floribunda doivent, l'hiver, être rentrés en orangerie; les autres, tels que VA.de Farnèse, VA. véritable, ne viennent qu'eu serre chaude. Beaucoup d'espèces exoti(|ues pourront être naturalisées dans l'Europe occidentale. On multiplie les acacias par graines dont les rejetons se transplantent au bout de deux ou trois semaines ; celte culture se fait sur couches spéciales avec les précautions que l'on emploie d'habitude pour les plantes tropicales. G — s.

ACACIÉES (Botanique). — Nom d'une tribu déplantes Légumineuses, section des Miinosées, ;idoplée jiar quelques botanistes, en prenant pour type le genre .icacin, autour duquel sont groupés les .Mimosa, Adenanlhera, Darliiiijlimia,Albizzia, Vaclielia,Xi/giii, Im/d. /'ywo/(M.

ACADÉMIE DES sciKNCES. — Corps savant fondé en llliifi par Colbert; elle reçut un commeucement d'organisalion en IG7I, et prit place en l(>!)'.) parmi les corps olliciils, anrès avoir été libéralement réorganisée pur le roi. Elle forme aujourd'hui l'une de, cinci cl.i^ses deriualilut impe-

ria! deFrance,etse trouve elle-nième divisée en onze sections (géométrie, mécanique, astronomie, géograpiiie et navigation, physique générale, chimie, minéralogie, botanique, économie rurale et art vétérinaire, anatomie et zoologie, médecine et chirurgie). En dehors des sections, deux secrétaires perpétuels sont chargés de l'administration scientifique de l'Académie et de ses rapports avec le public ou les autres sociétés savantes. Le président est tMu annuellement. L'Académie se rccrale par l'élection ; elle admet, outre les membres titulaires au nombre de soixante-six, huit associés étrangers, dix membres libres et un nombre assez considérable de correspondants tant en France qu'à l'étranger. L'Académie décerne tous les ans un grand nombre de prix aux auteurs de mémoires importants sur les diverses branches des sciences. Elle publie les comptes rendus des séances hebdomadaires rédigés par les secrétaires perpétuels, les Mémoires de l'Académie et les Mémoires des savants étranaers.

.\CAJOU (Botanique). — Mot emprunté aux idiomes d'origine malaise, et qui désigne en général un bois propre à être travaillé. — Dans notre langue, le nom A'Acajou s'applique à quatre espèces végétales originaires do l'Amérique.

1° VAcajou à meubles, qui fournit le bois d'acajou des ébénistes, est un arbre de la famille des Cédréléei, genre Swieleuia (dédié à G. Van Swieten, botaniste hollandais) ; c'est le Sw. Mahogoni de Linné (les Aniéiicains nomment le bois d'acajou, Mahogany) ; arbre de fortes proportions et d'un très-beau port, il atteint 35 et ^0 mètres d'élévation, sur 5 et (> mètres de tour. Son bois roiigeàtre, si bien connu, est recouvert d'une écorce d'un gris cendré, marquée de petits tubercules. Ses vastes branches portent des feuilles pennées, composées de 8 folioles lancéolées d'un vert brillant; les fleurs sont petites, blanchâtres, étoilées, à 6 pétales et à 10 étamines monadelplies. Le fruit est une capsule ligneuse fort dure, de forme ovale, et contenant 5 loges remplies de graines nombreuses. V Acajou ù meubles ou Mahogon a une croissance rapide ; il se plaît dans les parties stériles des montagnes de l'Américiue où ses racines serpentent sur le rocher pour pénétrer dans les moindres fentes, et elles exercent, en grossissant, une pression assez forte pour faire parfois éclater la roche. Le mahogon est commun à Haïti, i Cuba et en général dans les îles et sur li- lontinont du golfe du .Me\i(|ne; cependant la grandi' rnnsnmniation que l'ait do son bois l'ébénisteric europérnne runuiMMire :'i le rendre rare sur plusieurs points oti il a rU- tii s i. pniidu.

2° L'Acajou à plancher, '<.//. [riijnn ou Cédrel odorant, est un arbre gigant<-ijur dr l;i même famille que le Mahogon, mais du genre Ceiirela, Cedrela odorata de Linné. Comme tous les arbres du même gein'e, celui-ci possi'di- un bois coloré, léger, poreux, d'une odeur aromatique, d'une saveur amère, inattaquable aux insectes. TcUc est la taille du cédrel odorant que son tronc creusé en canot peut porter jusqu'à cinquante hommes. Il croit à Saint-Domingue et dans plusieurs Iles etivironnantes; on l'emploie poin- lu charpente, la meiniiveric et li^ constructioiis navales; son fruit répand une odeur d'ail qui se communique à la chair des perr(i(|ui'ls lorsqu'il» n'en nourrisitcnt; son émni' :\ la juriui' odeur.

.l'V Acajou bâtard de SainiDiniin^Mie et de la Marlinifjue est la Curatelle, de la famille des Dilléniacées, voiime de celle des lieuonculacécs.

't' Knlln VAcajou à pomme ou Pommier d'acajou est une quoiriémc espèce, qui appartient au genre Anacardium nu Anacarde, faniillc des Aiiacurdiacées, dont le Kingulier fruit porte le nom de noix d'acajou et dont le iKiis est employé dan» la menuiserie et la charpente (voyez Anacahkieu). G — s.

\i:\ii)i- (Économie industrielle). — On coimaît dans le commi-rre diverses esptccs de bois importées sous ce nom. \,'Arajrm ordinaire, Mahogang ou Midmuy des Amérirnin", qui provient du Swirtmia Htabiigoni/, est un lioJH ferme, wTré, susceplilili' de prendre un beau poli ; d'une couleur rougi; ini peu claire lorsqu'il est frulcliement travaillé, il di'vienl bientôt plus foncé et inllii brnii sombre nu contact de l'air. C'est \{: bois le plus précieu\ pour l'ébénislerie; les ver» no l'attaquent Jamni». Selon li« partie» de l'arbre d'où il provient et tiijrui le mode dc! rroissmice, ce bois oiïre au travail divers n.npeclM qui ont fait distinguer Varajou uni, veiné, moiré, rhrml/é, mowlirlé, ritnrru.r ; ce dernier est surlo'ul rerlierclié pour le» beaux dessin» qu'on en iiblient »ur le» pnniieiiuT plein» de» meuble». Le biii» d'nr.ijou, bi enijilipyé en France, non» vient d'Ilaili, de Cuba et de

Honduras, par Bordeaux, Nantes, le Havre et Marseille ; il est débité, pour le transport, en billes de diverses longueurs de 2'",30 jusqu'à G mètres sur 0"",3'.; et jusqu'à un mètre d'équarrissage. L'acajou d'Haïti, le plus employé en France, est d'un rouge vif et pèse de 28 à 3i kilogr. le pied cube; l'acajou de Cuba, jusqu'ici importé en France par petites billes, est un peu plus lourd que le piécédent et moins vivement coloré ; celui de Honduras, qui ne pèse guère que 20 à 25 kilogr. le pied cube, est plus poreux, d'une couleur un peu jaunâtre; ses billes sont en général de fortes dimensions, les plus grosses sont importées de préférence en .\ngleterre; la France en reçoit peu.

On a fait autrefois, eu France, les meubles en acajou plein ; mais les droits énormes dont l'importation de ce bois a été frappée en i82C, ont fait préférer le placage sur bois blanc qui donne des meubles plus légers, aussi beaux d'aspect et beaucoup moins chers ; ce procédé est basé sur l'aptitude du bois d'acajou à se laisser diviser en feuilles de 0°',n02 à 0°',003 d'épaisseur.

L'acajou n'était pas connu de l'ébénisterie européenne avant le xviii" siècle; dans les premières années de ce siècle le commerce l'importa en Angleterre, la France ne tarda pas à l'adopter, et le reste de l'Europe avec elle.

On nomme Acajou femelle le bois du Cédrel odorant, très-peu importé en France, mais que l'Angleterre reçoit en grosses billes comme l'acajou de Honduras. Le bois à' Acajou il pomme ou d'Anacardier est recherché parce que ses branches tortueuses fournissent des planches cintrées convenables pour les dessus de meubles ; ce bois ne peut être comparé à l'acajou ordinaire, il est moins dur, moins odorant et sèche moins vite ; il est d'ailleurs presque blanc. On a introduit dans le commerce, sous le nom d'Acajou d'Afrupic, le bois du (.'ail-sedra {Kaga Senegalensis) du Sénégal; plus lourd et plus dur que l'acajou, ce bois est difficile k travailler.

ACALÈPHES (Zoologie), ou Orties de mer, du grec acalèphé, ortie. — Classe d'animaux marins qui a pour type le genre Méduse ou Ortie de mer. C'est dans la méthode de G. Cuvier la troisième classe de l'embranchement des y.onphgtes ou Animaux rayonnes. Les Acnlcplies ont le plus souvent une forme circulaire rayonnée ; leur cavité dlgesli\e est oi'dinairement un sac pourvu d'un seul orifice pour l'entrée des aliments et l'expulsion de leurs résidus ; leur corps est mou et de consistance gélatineuse, il se putréfie rapidement hors de l'eau. Beaucoup d'espèces, comme les Méduses, ont la propriété de déterminer par leur contact avec la peau humaine une démangeaison brûlante comme celle que produit l'ortie. — G. Cuvier a partagé cette classe en deux ordres : 1° les .•!. simples (genres Méduse, Porpite, \élelle) ; 2" les A. hydrostatiques (genres Physalie, PItysophore, Dipin/e), animaux très-imparfaits, généralement soutenus dans l'eau par une ou plusieurs vésicules qui sont remplies d'un gaz et fonctionnent en manière de vessie natatoire.

ACALYPHK (Botanique), du grec acalèphé, orl'\Q, parce que plusieurs espères iI'^k :ily|ilirs icsseniblent à l'ortie commuiie. — Geiu-e d;' plMn;.>, de l.i lauiilledes tùip/mrbiacées. type de la irilm de. im/i/iJirr^ ; le nom vulgaire de ce genre est Hiriiir//,\ Il n-idVnne une snixaiilaine d'espt'ces nri};inairrs . n (;,rH'i al des .■nnin'es Inipirales de r \mérii|ue, et eara( leiiM'^s |.ai- d.-- Ilnirs npi'lales inonoii|ues iiii diiii(|iirs ,11 ( |)is, S à l(i èlamiiies, ovaire à 3lof;csei ,1 -u!. d.--,Hip,.s.

A(.AI,M'lll I -1 l; imique). — Tribu de la famille des Eiip/hir/.ni^rr, ,i,d)lir jiar Bai'tling et comprenant surtout les genres Trugtc, Mercuriale, Acahjfihe, Omplialier, etc.

ACANTHACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones Monopétales, qui a pour type le genre Acanthe et lui cmpriuito son nom. Elle renferme des arbrisseaux, sous-arbrisse:iux cm plantes herbacées à feuilles ordinairement oppns('es ; fleur, iii-'^idiiivs eu grappes, eu épis ; lalice à t ou .'> ^i i>:il- , ,,,h,l! , plus eu moins inlinierneiH ; corolle liype-\ jn nninliic bilaliiéo (la hvri' Mi|iérieiire avoi'te d;Mis eei laiiiis espères) ; 1 étamliies diil\ naines ; ovaire biloculaire : fniit cenfernic! en une eap-ule evnle. Celte petite faniilli' est iiès-rap|irochéede celle di.'s Scrophulaiiiues, maiseii dillVre suil.iut parce <|ue dan» les Acanih m i r , , li:i,|ii,. ileiu- est lueeuipagnéo d'une bractée. 1,'s \r uhIm, , , , sent di's plantes

tropicale» réjiaiidue» surleni m \ mpie. laiescoEuiiient

une conlaiiio de gemes distribués en trois tribus : l" les rimnbergiées ; 2° le» S'elsoniées; 3" les Krmalacanthées. — M. Née» d'Ksenbeck a publié les meilleurs travaux sur le» Acanlhacéc» {l.cpidagatliidts gcncris Acantha-

cenrum illustrutio ttiotiogropinca, Vratislavia; (Breslau), 184 1 ; Il Planlœ Asiatiae raiiores de Wallich). G — s.

ACAM'HE (Botanique), du grec «/«/«Mn, épine, parci' (lue les feuilles ont des dentelures épineuses. — Genre di^ p\imU'f^ Dic<)/ylédû?ie.t Mti)io/iélu/es i\m est devenu le type de la faniillc'des Anitillmrprx. I.cs Acmithe.t sont lierbacées le plus ordin:iiivri,. ni, .1 Imis fruilles, opposées, profond(.'nient décdupi ,. ri -, n. i.LU'Uicnl de. grandes dimensions, sont reniai (|iialjlr-j -.w l.nis li;j;nes gracieuses; les fleuiN, disposées en épi i- rnnual, ont un calice à 4 dents, irrégulier, une coK.llr iiHiiin|.i'iale à une seule lèvre, 4 éiamines didynanirs ; !(,• tVujt est une capsule ovale à V loges contennut chacune i graines.

L'espèce principale du genre est V Acanthe molle, vulgairement branc-ursiice ou Braiiche-wsine, Acaiilhui nwtlis de Linné. C'est une belle plante haute de 0'°,40 à 0'",C0 ; ses feuilles, larges, sinueuses, lisses et dépourvues de dents épineuses, atteignent jusqu'à fli",.')0 de longueur (//(/. 31 ) ; elles forment une belle touffe d'où s'élan

rd./i ft

cent, en minces filets, des pousses élégantes et que sur" monte un long épi de grandes fleurs blanches légèrement rosées; la floraison a lieu en juin et juillet. L'Acanthe est très-commune en Italie et en Espagne ; on la trouve dans le midi de la France. Les belles formes de ses touffes et le majestueux développement de ses feuilles ont de bonne lieure porté les sculpteur à les introduire dans l'ornementation des monuments ; selon Vitruve, le sculpteur Callimaque imagina la belle disposition du chapiteau dit corinthim, en s'inspirant d'une toulTe d'acanthe qui s'était développée, sur le tombeau d'une jeune fille, autour d'une corbeille évasée recouverte d'une tuile carrée et que de pieux souvenirs y avaient fait déposer. On pense aussi que Virgile désigne cette plante dans le passage suivant de sa troisième Eglogue :

I.c màme Alcimcdun nous a sculpté deux coupes El d'un llesible acanthe a courouoé leurs bords,

Kt molli.... nmplexus acnnllin. On a contesté avEc raison à l'Acanthe molle la gloire d'avoir inspiré le chapiteau corinthien. 11 parait en efi'et que cette espèce n existe pas en Grèce, mais bien VAc. épineuse (/). .spinoms), VAcaiitha de Diosrniide, dont les feuilles peuvent aussi bien avoir éié imiiécs par l'artiste corinthien.

Ces deux espèces sont herbacées et vivaces et se reproduisent par semences ou en divisant les racines en brins que l'on confie à la terre. On sème en mars dans un sol léger et sec, et l'on transplante en automne. L' lcanlhvàf.'milcs ibi rhihie (A. ilicifolius) peut résister au froid ; 1rs aiilrcs ,s|ièccs veulent la chaleur et l'abri d'un mur; i-lli's rcil( ni |a g('lée.

Les ailleurs anciens ont encore nommé Acanthe un arbrisseau épineux qui, sans doute, est le houx (//ex. Lin.) et une espèce d'acacia d'Egypte, peut-être l'.lcHcia veru (voyez Acacia). q ^

ACANTHIAS (Zoologie), du grec nlcanllia, épine. — Nom d'un poisson observé par Aristole; il désigne aujourd'hui, dans le langage vulgaire, uitr es|i(<-,. du genre .MyniUnt (voyez Aici ii.i.at); un autre pm --1,1;, ilii genre Oeiilvonole, qui est ['e'/jinochc coiiii/iiii,r, a rei n dv. qiiel- ([ues zoologistes le nom de Cent. Aouilhtu.s (vnyez Epi-

KOCIIli).

ACANTIIIE (Zoologie), même étyniologie que le précédent. — Genre à'In^ccles de l'ordre des Héinii.tère':, où Fabricius avait placé presque seule la punni'se des lils (Cimex lectulavius de Linné) ; modifié par Latrcill(\ il comprend maintenant sept ou huit espèces européennes de petite taille. Le type du genre est V Acantliie stmlcio^c (.1. saltatoria. Lin.), que l'on trouve dans le voisinage des eaux, aux environs de Paris. Ce genre rentre dans la famille des Ge'ocnrises de Latreille.

ACANTHOPTÉRYGIENS (Zoologie), du grec akanthn, épine, et ptéiygion, nageoire. — Nom donné par.'Vrtedi à un groupe de la classe des Poissons et adopté par G. Cuvier pour désigner le 1" ordre et le plus nombreux dans cette môme classe. Cet ordre est ainsi caractérisé : La première nageoire dorsale ou la première partie de la dorsale unique, au lieu de rayons ordinaires, est soutenue par des baguettes osseuses terminées eu pointe épineuse; quelquefois, au lieu d'une première dorsale, ces poissons n'ont que quelques épines libres. Leur nageoire anale a aussi quelques épines pour premiers rayons, et il y en a généralement une à chaque ventrale. Dans la deuxième édition du Hèyne animal, Cuvier divise cet ordre en l.i familles comprenant un très-grand nombre de genres : ces familles portent les noms de Percoida, Joues cuirassces, Sciéndides, Sparoïdes, Méuides, Squammipennes, Scombérdides, Tœnioïdes ou Poissons en ruljnn, Theutyes et mieux Teuthies, Phan/ngiens lobyrinihifurmes, Mugitoïdes, Gohioides, Pectorales pédiculéei, I.abroides, Bouches en flûte (voyez ces mots).

ACABIDES ou ACARIENS (Zoologie), du mot Acanis, nom latin du genre Mite. — Groupe de la classe des Arachnides qui comprend tout le genre Acarus ou Mile de Linné. Latreille (Hè<ine animal de G. Cuvier) a fait des Ararides sa 2°' tribu de la famille des Ho' è lies dans l'ordre des Arachnides tmchéenncs. Elle se distingue delà I" tribu, celle des Phalangiens{friucheiirs, etc.), parce que les Acarides, ayant toujours l'abdomen uni en une seule masse avec le reste du corps, n'y montrent aucune trace d'anneaux reconnaissables, et leur bouche est conformée en suçoir. Les animaux de ce groupe sont connus sous les noms de mites, cirons on sirons, teignes, tiques, etc. Latreille a divisé cette Iribu en quatre sections : i' Acarides propres, 8 pieds uniquement propres a la course, des antennes-pinces (genres Tromhidion, Gamase, Acarus, etc.); 2° les Tiques organisés pour courir, comme les précédents, mais dépourvus d'antennespincos (genres Bdelle, Ixode, Argus, etc.) ; 3° les Hydrachnelles dont les pieds sont conformi's pour nager (genres Hydrachne, Limnochare, etc.) ; i°les Microphlhires. acarides parasites pourvues seulement de 6 pieds et que l'on sait aujourd'hui n'être habituellement que des jeunes encore imparfaits, dont les adultes appartiennent à d'autres genres, et ont leurs 8 pieds (voyez Mite).

ACARNE (Zoologie), aussi nommé sur nos côtes Pagre Pageau, Pugau, Pagel. — C'est un poisson de la Métiiterranée, long de 0°',:i5 et dont la chair est délicate. Il a le corps argenté, verdàtre sur le dos, sans une tache noire comme le Rousseau des Marseillais, fle,s!wo des Espagnols, auquel il ressemble.

L'Acarne est le Pagrus Acarne de G. Cuvier et appartient à l'ordre des Poissons Acanthoptérygiens, famille des Sparoïdes. tribu des Spares.

ACARUS (Zoologie), du grec ukarès, très-petit, d'où un autre mot grec akari, ciron, mite. — Nom scientifique, aujouid'hui assez connu du vulgaire, qui désigne lesmites, l,>sr/,v,„c, les l,'ig„es, \r^ tiques et autres «coe/inidesih- peut,, t.iilir, r,,it coiiiinunes sur les matières animales el M iidalrs ruil-ervi'esoli m'nie vivantes. Le genre Acarus de L;itieille est le type de la tribu des Acarides et figure dans la 1" .section de ce groupe (voyez Acarides) ; il comprend de petites arachnides distinguées des genres voisins par 2 antennes-pinces didactyles, des palpes très-courts mi eiiclns, un corps mou sans croûte écaillcusc, à l'eMi.'nnie des s pattes une pelote vésiculeusequi faitadheiei rainnial aux surfaces sur lesquelles il marche, en se moulant exaclenient sur leur relief.

L'/lc«)M.v domestique ou Mile du fromage {A. domeslirus de Defreer) est l'espèce la plus commune ; on la trouve abundaniuienl soi- lu lieux l'rciuiage, sur la viande

A ce

-PchP ou fumée, sur les oiseaux, sur les insectes coiiser- Tés dans les colîectioDs, sur le vieux pain les confiture Tes aaiis . neiit-être trouvé p.irfois sur la peau

seehee., etc. %' ^^^f^';* (^j^^^^e, car en 1812 Gales de Di'll)^ze le représenta, fort à tort, comme le linm de la gale humaine et prétendit 1 avoir trouvé dans les boutons mêmes ou ne vit aucune acaride. C'est un petit animal blanc à peine visible à l'œil nu [fia. 38). - I faut encore citer VAcoms de la farine [A. /orinœ de Degeei) qui vit dans la vieille ■.iiiinnu ■ farine. — On a distrait du genre Acarus les

F,~s8 Ar.ru5 ciroiis de la gale de Thomme, du cheval, ^'3ff«..n*g.. du chien, etc. -, Latreille en a fait un genre (Cro«i ei>v^™" distinct sous le nom de Sarcopte (voyez "P'r.) Mite, AisACHJUDES, Gale).

AC\ULE (Botanique), du grec a privatif, et kaiilos, tige. -Terme employé pour désigner les végétaux que on ~„rc„"sidér'rcUme privés de tige. En réahte la tige Se manq.ie jamais chez les plantes phanérogames , et les crZogawL ampluyenes (algues, champignons, hchMs etc.), auxquelles on n'appliquecependant guère ce terme sont seules véritablement «c«»te. Mms beaucoup de plantes phanérogames ont une tige si raccourcie mi'elle semble ne pis exister, les feuilles rapprochées et àccunuilées au-dessus de la racine forment à la surface d u sol une touffe ou une rosette, comme on 1 observe dans [(^primevères, les pâquerettes, les pissenlits, les plantains, etc. On a quelquefois employé dans ce sens le mot

'"ÂCCÉLÉR \TION (Physique et Mécanique). — Accroiss"ment de vitesse que re(;oit un corps dans l'unité de temps (la seconde), sous l'impulsion d'une force continue et constante. Cette accélération est de «",8088 pour la pesanteur à Paris ; c'est-à-dire, ([u'un corps pesant partant du repos et tombant librement ■•'7i"'-.''»it''»"\^";f'^„"'"^'; de l'air, un accroissement de vitesse de "J ,SUhb pai

^"^Ceue' vitesse s'accroît en réalité un peu moins dans l'air' à cause de la résistance de ce gaz au mouvement des corps, et peut même devenir ti-ès-faible pour des corps suffisamment légers ou d'une assez grande surface (voyez lUsisTANCE, Paiuciite). Lcs accélérations que plusieurs forces d'intensités difl-érentes impriment à une mune masse, étant proportionnelles à ces forces, peuvent leur sortir de mesure. C'est à ce titrequel'on dit que la pesanteur à Paris est de !)",8e88 qu'on représente ordinairement par la lettre g (voyez Pesanteui, Mouvement). Les forces qui donnent lieu à une accélération du mouvement d'un corps sont dites accélératrices, et retardatrices celles qui produisent un effet contraire. La pesanteur est accélératrice pour les corps <|ui tombent, retardatrice pour les corps lancés de bas en haut.

AccÉiÉiHTioMUURXEiiES ÉTOILES (Astronomie).— C esi le temps dont avance, chaque jour, l'instant du lever et du coudier d'une étoile, ainsi (|ue son passage au méridien. l,e mouv.mient du soleil d'orcidmt en orient étant en moyenne de !,•.)' U)'\h par jour, l'éK.ile qui anjourd hui passe au méridien en même temps que \i: snl.il, y passera ilemaiii nlustùtdc tout le temps qu'il faut i la sphère céleste pour décrire l'arc dont nous vi'nons de parler: ce temps est de 3" 5B', c'est la différence du jour sidéral au jour sola;ro moyen. Mais comme le mouvement vrai du soleil n'est pas uniforme, l'accélération diurne des étoiles varie de 3- ;!•>' à ■.■" 'iT (voyez Ciel, Jour sidebal).

ACCi-:S 'Médecine), du latin nece«u,s-, accroissement, Bugmenlalion. — On désigne par ce mot toute invnsioii brusque et c|iicl(|ue peu violente d'accidents proi>res H troubler la sanlé: un accès (le toux, un nccis da^^lhme, un wrps lie goutte, un am-s de fièvre. Lcs maladies inlermilteni™ sont caractérisées par le retour périodique, Cl pinson moins régulier, des accès, et ceux-ci ont alors, en Kénéial, une forme particulière qui peut servir à déterminer le giMire de maladie (voyez KiEvnK, Asthme,

GotTTK, filMlKI-ME, IIVSTÉIIIE, elc). F — N.

Accrjt (TiiÉoiiiK UE.S) (Optique). — Voyez Anneaux co-

ACCIPITIIKS ou AccirrriiiNH (Zoologie), du latin ardpiler éperviiT. — Nom employé par Linné pour dési- RiiiTle I" c.rdn' de sa cIîwhc de» Oiseaux; Oivier, en adoptant cet ordre, lui n donné le» noms d tUseimc de tirnieOM linliiiret (vciyezOlSEAIIX IlE PROIE).

ACCUMVTATION (Zoologii', llolaul(iiie), du mol franrni-. -•/,„,,,/, .•t du latin «i</,<|ui exprime l'idée d.! rappro-

r|p. nient ; Imlii r il un nouveau climat. — • Accliinaler

une e.pece uiiiiiiulu ou végétale, ccsl lu liuii>l>orler de

ACC

son climat natal sons un climat différent, l'y faire vivre et l'y propager. 11 n'y a pas véritablement acclimalolvjn lorsque le climat nouveau est semblable à celui sous l<- Quel l'être vivant naît et vit habituellement ; car 1 espèce dans ce cas n'a pas réellement changé de climat, mais seulement de pays ; il y a eu simplement "?'''>•" ''\f^'l"- L'acclimatation proprement dite est possible -eolenent pourcertaines espèces que Dieu semble avoir créées dai s cette prévision et que les naturalistes désignent sous le nom d'espèces cosmopolites (habitantes du monde entier). Ces espèces propres à l'acchmatation annoncent en générarieu • apUtude à cet égard par ce fait même, qu'el es vivent naturellement dans plusieurs contrées de c liniaU d fférents. Les animaux et les végétaux domestiques, dont le secours est indispensable à l'existence des sociétés humaines, sont tous plus ou moins cosmopolie^, e par cela même propres à l'acclimatation que la plupart ont, depuis longtemps, subie en diverses contrées. La simple naturalisation d'espèces est possible pour un beaucoup plus grand nombre, et ce sont généralement des faits de naturalisation que l'on s est efforcé de provoquer sous le nom A-acclimatation d espèces utiles. Vn mouvement très-prononcé entraîne actuellement les esprits vers les diverses questions d acclimatation et de naturalisation. . , , ,

Depuis les premiers âges de l'humanité, marqués par la conqiiète des plus importantes espèces domestiques animales et végétales, l'homme a fait dans cette voie de bien lents progrès, certaines époques célèbres par de grands voyages furent seules fécondes à cet égard : l'expédition d'Alexandre introduisit le paon en Europe; la découverte de l'Amérique provoqua l'importation du cheval du bœu, du mouton, du cochon sur ce nouveau continent, et I Europe reçut en même temps le cochon d Inde le dindon, diversvé"étaux. A l'époque de notre Henri IV, la fondation du jardin botanique de Montpellier (1596) inaugura, au moins pour les plantes médicinales, une nouvelle époq e où l'ar.iuisition d,-s véoétaux étrangei-s fit de notables nro^rèV Dé à en là" Nicolas llouél avait fondé à Pans on%;"';)ev ",;»,,/« de la Mai.on de la Charité chrétienne: peu d'années après, la Faculté de médecine eut aussi le sien ; et Jean Robin, arboristeo^i s.mpliciste Aa roi Henri IV, attirait toute la société élégante du temps, dans son jardin des plantes rares, situé à la pointe de nie Notre-Dame. Enfin trois médecins, Jean Heroard, Ch' Bouvard et Guy La Brosse, obtinrent de Louis Xlll, cn"l(;2G, la fondation du Jardin du Roi, connu aujourd'hui sous le nom de Jardin des Plantes ou Muséum lUistoire naturelle de Paris. Ces diverses fondations et, iite^, la dernière, devenue une gloire natio- , r^-iV.nH'ii (l.'velnpii.' la culturB des plantes

,,■ ,ii,,' il'iiiipiiri:iiiie^ conquêtes.

iiiiii.il sciiililait i>\ihlir, lorsqu'on IS.S'i plusieurs savants, agriculteurs et riches propriétaires, présidés pir M. le professeur Is. Geoffroy Saint-Hilaire, fondèrent la Soriélc Impériale zoologi,pie daccimatatwn.

Son but est de ,„, ,r,r i, n„lr..d„rt,„n, a ' "<:f "'"!'■

tionet il la d.,„n:l,.nlnu, ,/rv rv,„r« '^ !"""" f,."' '

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EÎl^IiégeàlW.rnedeLille.n.. ,:iMVn,.^on;tena

pas tardé à élendre ses travmix aux ^'^" "'\' ,'';;,,' " téaée par un grand nombre de souvecuii-, et ( n paituu \i!v par S. M. l'Empereur des Fraudais, e^'e j' P;;';'' "f extension rapide et ne compte pas moins de 2 500 membres Le Lama, le Yack, la Chèvre d'Angora, le Co in de la Californie, li! Ver à soie du ricin et celui du vernis du Japon ont exercé surtout les efforts de celle société eii- •core récente. Elle a enfin provoqué l'étahlissomen d un fa-iïiii d'acclimatation au bois de R.H.logne •'^;",^ '■;"; sinage de Ncuilly, près Pans. Le teinp- seul l,n P" " de réaliser des résultats que le puhlx- inusse .ip|iKiiu , là phs ,nie partout ailleurs, cet élé,u,.nt est de la plus haute importance (voyez Domestication, ^Natiualisa-

^"ÀrriniVTEMF.NT mi AcrinnTATiO!\ (Hygiène). — les médecins d,-.ignent ainsi, pour ce qui concerne •homme l'iii.titude d'un individu à vivre sous un climat

d r. M t <le '• "i '"■' i' ''-' "-'•■ ^^'"^ "■ '"'""'•'■'■ •''"' ^'V a IX m I .lies que l'indigène lui-même. Cette npti udo ês^ plus ou miins diflieil,. à n.quérir, et l'on peut en résumer ainsi les conditions iinncip"""* = , ,, ,^

,„ ..w lesi'xe les conslilutions, exercent sur I acclimai;;.Ut une grande infiiuMice ; les ";'r^;jl[;;;.'r;,;^;;;mes. les individus débiles, s acrlim,. enl difll, lem n . ""l'V'1""iu,' du clianynient de cliu,..l deil au .M elre pu e

par-de iiale, eut étran^i !• ■ Le f'"^"

A ne

en coiisidcration ; les saisons tempérées sont les plus favorables. 3° Le régime alimentaire des émigranis doit étio sévère, et basé sur les nécessités du nouveau pays qu'ils viennent habiter. 4° Les travaux seront d'abord modérés, pour ne p;is entraîner trop de fatigue. 5° On devra, autant que possible, établir les nouveaux habitants dans des endroits salubres, un peu élevés, loin des émanations marécageuses, des eaux stagnantes, en un mot dans les couditions les plus propres i éviter toutes mauvaises influences, toutes les causes de maladie. F — n.

ACCOKD (Physique). — Coexistence ou succession de deux ou de plusieurs sons produisant une sensation agréable. L'accord le plus simple est l'unisson. Dans ce cas particulier, les sons, qui se fondent en quelque sorte l'un dans l'autre, ont le même degré d'acuité ou de gravité et ne difl'èrent que par le timbre ou l'intensité ou par les deux à la fois. Viennent ensuite l'octave, la quinte, la quarte, la ticixe majeure et la tierce mineure (i). Lorsque deux ou plusieurs corps sonores font entendre un accord, on trouve que les nombres *de vih-ationa qu'ils exécutent dans le même temps sont dans des rapports simples. L'unisson, l'octave, la quinte, la quarte et les deux tierces se caractérisent et se définissent par les rapports simples (, 2, j, j, j et f; ces rapports expriment que dans l'unisson deux corps sonores font, dans le même temps, le même nombre de vibrations; que ,dans l'octave l'un des corps fait deux vibrations pendant que l'autre n'en fait qu'une; que dans la quinte, Tun des corps fait trois vibrations pendant que l'autre en fait deux, etc. (;).

On nomme accord parfait majeur la réunion de trois sons correspondant à des nombres de vibrations qui sont entre eux comme les nombres 4, 6, (i; tels sont les trois accords suivants qui plaisent le plus à l'oreille: fn,la, ut — ut, mi, sol — loi, si, ré. — Le premier et le deuxième son d'un accord parfait majeur forment une tierce majeure ; le deuxième et le troisième, une tierce mineure ; le premier et l- imi^ii iim , une xpiinte. On fait ordinairement suivre cr^ imi, v,,ii~ iVnn quatrième qui est l'octave du premier. Si l'on li\e sur un même axe horizontal quatre roues dentées dont les nombres de dents soient entre eux comme 4, 5, (i, S, et, qu'après avoir imprimé au système un mouvement de rotation assez rapide, on présente le bord d'une carte successivement à chacune des roues, on produira l'accord parfait majeur (voyez Gaïime).

ACCOUCHEMENT (Médecine et Hygiène), du mot couche, lit. — L'accouchement est une opération de la nature par laquelle la mère donne le jour à son enfant. Dans les conditions normales il a lieu à la fin du neuvième mois de la grossesse; assez souvent cependant l'enfant naît seulement au bout de sept mois, sept mois et demi, huit mois. Plus rarement la grossesse se prolonge au delà du neuvième mois, et, sur l'avis des médecins, les législateurs ont admis qu'elle pouvait durer JHsqu';\ dix mois. L'accouchement prochain s'annonce par des douleurs particulières dans les reins et dans les flancs; il faut que le médecin soit appelé promptement. Ses connaissances doivent le faire préférer à une sage-femme. L'accouchement pouvant toujours entraîner certains dangers, il importe que la personne qui y préside soit instruite; d'ailleurs il ne faut pas oublier que la loi oblige la sage-femme à faire appeler un médecin dès que l'accouciiement présente quelque difficulté. La chambre que l'on destinera à cette opération, devra être spacieuse, aérée, sans être Iroido ni sujette i des courants d'air, bien éclairée et à l'abri du bruit; il y faut maintenir une températurede Ki" à 18° centigrades. La femme devra se vêtir de façon à n'être gênée en rien; le (^iis( i, Ir^ lions des

jupons, les jarretières devront être rnh \i - Ii tachés.

Il convient de n'admettre que peu lir |hi Mim, , cl;uis la chambre, une ou deux suffisent avec W uieilecij]; il faut surtout veiller à ce qu'aucune pai oie indiscrète ne vienne inquiéter la femme. On évitera le bruit, les odeurs fortes et pénétrantes, et en général tout ce qui pourrait la tourmenter et l'agiter. Alors, sous la direction du méde-

(1) L'uaccord peut rester musicalemeni le nit^nie lorsqu'un élève ou que l'on abaisse ounveuablemeut chiicun des sons qui le conipusent : ainsi do et ttot forment un accorU île quinte aussi bien que vii et si.

(i) On a remarqué que dans les monuments d'arcliiteclurc les (;i'andes divisions dont l'ensemble satisfait pleinement l'œil, sont euli-e elles dans des rapports analogues à ceux qui constituent les accords. Newton avait lait une icnianine analogue sur les csj aces uccupcs par les couleurs dans le spectre solaire.

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