‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 173 sur 396 · BUT · texte numérisé non relu

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racœ, ordre des Grallœ de Ch. Bonaparte. Caractères : les plumes du cou lâches et écartées ; le plumage ordinairement tacheté ou rayé ; du reste , le bec assez court, aigu, la jambe emplumée, les tarses gros et robustes. Le B. commun, B. d'Europe [A. ste/laris. Lin.) a environ 0'°,75 de long; il est d'un brun fauve, tacheté et pointillé de noirâtre, le sommet de la tête noir, de larges moustaches de la même couleur, le bec et les pieds verdàtres; le fond du plumage est légèrement varié de jaune ferrugineux, de lignes et de traits noirs eu zigzags, les plumes du cou sont longues et bien fournies, ce qui fait qu'il paraît beaucoup plus gros qu'il ne l'est réellement; le cri ordinaire du butor est beaucoup moins fort et moins retentissant que celui qu'il fait entendre au printemps et dont nous avons parlé ; il est aussi moins désagréable. Cet oiseau se tient dans les roseaux, au bord des marais solitaires, où il passe des jours entiers, levant de temps en temps sa tête pour voir ce qui se passe autour de lui; il fait son nid au milieu des roseaux, presque sur l'eau. La femelle y pond de trois à cinq œufs, et l'incubation dure de vingtquatre à vingt-cinq jours. On le trouve en France, en Suisse, en Angleterre et dans tous les pays coupés de marais, où il peut trouver la solitude. Le B. à bcuides noires [A. minor, Wils.; J. mokoko. Vieil.) n'a pas plus de 0°",G5 de long ; il se distingue par des raies transversales noires sur le dessus du corps ; il habite le nord de l'Amérique.

BOTyRATES (Chimie). — Les butyrates alcalins, le butyrate de chaux, de baryte, sont sohibles dans l'eau; ceux de plomb et d'argent sont insolubles. Ils cristallisent tous Eousdcs formes facilement déterminables ; placés sur l'eau, ils prennent, comme le camphre, un mouvement giratoire.

BUTYRIQUE (Acide) (Chimie), Acide dd eeorbe, du latin hutyriim, beurre. — Acide monobasique composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène (CH^O* ou HO,C*irO'). Liquide incolore, d'une saveur acre et brûlante, d'une odeur piquante et en même temps fétide, un peu analogue à celle du beurre rance. Il ne se solidifie que par un froid intense, celui que produit un mélaùge d'acide carbonique solide et d'éther. Il bout à 102° sans se décomposer ; sa densité à 0° est de 0,988 ; sa densité de vapeur, 3,7 ; sa formule correspond à-i volumes. L'acide butyrique se convertit en acide succiniquc et en eau par l'action oxydante, longtemps prolongée, de l'acide azotique bouillant.

r.siisov -(- 60 :

Ac. butyrique.

CS1I608 + 2H0 Ac, succinique.

Le chlore se substitue partiellement à l'hydrogène de l'acide butyrique et donne deux acides nouveaux. Au contact de l'alcool et de l'acide sulfuriiiue, l'acide butyrique s'éthérifle avec une grande facilité. L'élher produit a une odeur semblable à celle de l'ananas, et on l'emploie pour parfumer les bonbons dits anglais. Sa formule est: C»IP0,C«IP03.

L'acide butyrique, qui se montre comme un produit constant dans la saponification du beurre, peut être obtenu artificiellement par la fermentation de matières sucrées et amylacées, en présence d'un ferment azoté spiîcial, du fromage ou du gluten en décomposition. Le glucose dissous dans l'eau et mélangé avec du caséum et de la craie, est exposé pendant plusieurs mois à une températurc de 2& à 30°. Bientôt la fermentation s'établit, et l'on peut y constater deux phases distinctes. Dans la première, il se dégage de l'acide carbonique, et le t;lucose est transformé en acide lactique, qui se combine ;\ la chaux formant une bouillie épaisse de lactato dr chaux. Dans la seconde phase, la masse redevient fluide, il se dégage de l'acide carbonique et de l'hydrogène. L'acide lactique déjà formé s'est tratiisformé on acide butyrique. Le butyrate de chaux ainsi obtenu est ensuite décomposé par l'acide chlorhydrique ; l'acide butyrique liquide vient surnager, et c'est ensuite par des distillations répétées qu'on le concentre. Il est pur quand la température d'ébuUition se fixe .^ l(i'2°.

L'acide butyrique a été découvert par M. Clicvrcul. Sa préparation artilicicllo est duo à MTVl. Pelouzc et

BUTYRINES (Chimie. —Composés analogues aux ncétines, résultant de l'union do l'acide butyrique .ivec la glycérine, avec élimination d'un certain nombre d'équivalcnls d'enu, de même que les acides s'unissent aux al-

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cools avec élimination d'eau pour produire les éthcrs. On connaît :

la monobutyrine. ClMIlW = OT180M- CWW- 2110 A. butyrique, (.lyeér.

La dibulvrine CKH'i^Olî = 2(C9H8oM + r.etisoe - 2H0.

Latnbutyri^e.... C^OH^eo'^- ^^^ + C6H8O6 01IO.

Cps corps sont tous des liquides incolores, huile"'', odorants, régénérant, par le contact de la chaux et de la btv?^ la gWcérine et les butyratos correspondants, et produisant, sous l'action simultanée de l'alcool et de racidè chlorhydrique, l'éther butyrique et la glycérine M Chevreul i isolé dans le beurre «ne substance qu'il fuommé! but,irine, et qui est probablement identique à l'une des précédentes, la tributyrine. La production de laln.tyrine artificielle, cette synthèse directe d un corps sras neutre, est due à M. Berthelol. B.

miTYRONE (Chimie). — Produit liquide, incolore, d'um^ odeur vive, entrant on ébullition à 140», dérivant, comme les acétones, de l'acide générateur, par la perte d'une portion du carbone et de 1 oxygène , dans les proportions qui constituent l'acide carbonique.

2(C8H80*,CaOl = C14H1102 + 2(CaO,C02) + 2H0 Butyrale de chaux. Butyroue.

BUX\CÉES ou BuxÉES (Botanique). — Tribu de la famille des Euphorhiacées, établie par Bartliiig, adoptée nar Adrien de Jussieu dans sa Monographie de la jamille et par les auteurs. Caractères principaux : etamines insérées sous un rudiment du pistil; ovaire à 3 lœes biovulées; fruit à .3 coques, ordinairement à chacun! 2 graines. Le Buis {Buxus, Tour.i.) est le type de cette tribu. Les quelques autres genres quelle renlerme sont peu connus (voyez Buis). j/r^,

BUXBAUMIE (Botanique), Buxhamma, Lin., dédiu, au botaniste bryologue russe Buxbaum. — Genre de Jl/.>»Mesqui se distinguent par une urne grande, pédicellée, munie d'un péristome double, formé de cils nombreux à l'extérieur et présemant l'intérieur membraneux La coifife est mitriforme. La B. sans feuilles («. apkylla. Lin.) est une -mousse très-smguliere, qu on croirait de prime abord dépourvue de feuilles; mais celles-ci existent à l'état de poils très-courts et trèsserrés. Son pédicelle est noir et son urne jaune. On trouve quelquefois cette espèce aux environs de Pans; mais elle y est rare. . , , , ,,•„ j..„

BUXTON (Médecine, Eaux minérales). «■ Village d Angleterre (comté de Derby), à 50 kilomètres N.-O. de Derby it 230 N 0 de Londres. Eaux minérales bicarbonatées calciques gazeiisesv avec un peu d'oxyde de fer. Elles sont toniques (voyez Bath\

BYSSLS (Zoologie), bussos, en grec. — On appoUe ainsi une touffe de filaments, une espèce de pied soyeux, qui sort de la coquille de certains mollusques, et qui leur sert pour s'attacher aux corps sous-marins. La matière du hifssus est fournie par une glande particulière, et il est filé par un pied rudimentaire, contractile, conformé de manière à être prenant à son extrémité, et l'animal peut même en reproduire des fils quand on lui en a coupé. On le trouve dans un assez grand nombre de Mollusques acéphales testacés: ainsi les Marteaux, es Vulselles les Férues, les Avicules, les Jambonneaux, les Moules, lès Trùlacnes; mais celui qui présente le plus d'intérêt est celui fine produit le Jambonneau {ftnna, Lin.), et surtout le P. nobitis, Lin. ; long, fin et brillant

comme de la soie, il est employé par les Maltais, les Siciliens et les Calabrais, pour faire divers tissus avec lesquels on confectionne des gants, des vêtements, etc., d'une finesse et d'une beauté merveilleuses, mais qui, en raison de la rareté de la matière première, ne sont iilus que des objets de curiosité. Le B. du tridacne bénitier tChama qie,as, Lin.) est si gros et si tenace, qu il faut le tranchera coups de liache. Il est douteux que le byssus des anciens soit le même que le nôtre; les Romains en tiraient do l'Élide et de la Judée; quelques-uns prétendent que le byssus des Romains était le produit d une plante dont la culture diminua à mesure que la soie du bombyx prit de l'extension ; d'autres ont pensé que c ôtait tout simplement une espèce de coton; toujours est-il nue ces étoffes précieuses fabriquées avec le byssus étaient très-recherchées, qu'elles ofl'raient 1 éclat et les couleurs de l'or, et qu'il est difficile d'accorder cela avec la couleur brune du byssus de la pinne marine ou les teintes ternes du coton. C'est donc un point qui est loin d'être éclairci. , ,. , , c i „„

Bïssus (Botanique), du grec bussos, lin tres-hn. Les plantes de ce genre consistent en filaments cotonneux, nui recouvrent les pierres et en général les vieux batiuients — Genre de Champignons de la famdle des Mucédinées. On n'est pas encore d'accord sur sa nature. Dutrochet pense qu'on devrait le supprimer comme comprenant des végétaux qui sont le premier état des Aearics. D'autres l'ont presque entièrement réparti parmi les Lichens En définitive, Mérat ne lui a conservé qu un nombre très-restreint d'espèces. Ce botaniste caractérise ainsi le genre : filaments rameux, couchés, mêlés, tresténus non cloisonnés, demi-transparents, diffluents au moindre contact. Productions filamenteuses croissant daiis les'lieux souterrains. Le B. argentea, Duby, qui se présente sous la forme de filaments rayonnants, et formant une "rande plaque jaune pâle ou argentée, se développe dans les endroits humides des bâtiments, sur les murailles des caves. . , , i < „ i,„„ BYSTROPOGON (Botanique), du gr«c bustra, bouchon, et pâgon, barbe; l'entrée de la corolle dans ce genre est obstruée par des poils. — Genre de plantes de îa famille des Labiées, tribu des Saluréiées. Il comprend des arbrisseaux à fleurs petites, composées d un calice a 5 dents, d'une corolle à tube non saillant, à lèvre supérieure presque dressée, échancrée ou bifide, à lèvre inférieure étalée, triflde, tous les lobes plans, celui du milieu plus large, et de 4 étamines plus courtes que la corolle. Les espèces de ce genre n'atteignent guère plus de 0",50 de hauteur. Elles ont en général les ««".rs d i"pourpre pâle. Le B. ponctué (B.punctatus,ymnt] croit î ,,„^^.^.„. lo B ^nnnriensis. L'Hérit.. et le B. a feuilles

pourpre paie. JL.e d. ;j"'h.ii»c ,i..^.w.^.„,.--,- ..—---, .,, à Madère; le B. canariensis, L'Hérit., et \eB. a feuilles d-origan (6. origanifolius, V^éni.. ; Mentha plumosa. Lin.) se trouvent aux Canaries. .^~r„^", ■

BYTTNÉRKGEES, ou mieux Butinebiacees (Botanique) , puisque le genre type a été dédié au botaniste Buttner — Famille de plantes Dialypetales hypogyno, rangée dans la classe des Malwïdées, par M. Brongniart Elle comprend des végétaux à feuilles simples, alternes estŒs; leurs fleSrs sont régulières, à calice divisé fn4 5 panies, à pétalas en nombre égal à ces divisions ou souvent nuls ; les étamines, en nombre égal aussi, ou double des pétales, ont les filets soudes en un tube ou rarement, dSincts ; l'ovaire est libre, à plusieurs oges Le fruit est capsulaire, déhiscent ou indéhiscent. Les byttnériacées habitent les régions équatoriales et voisines des tropiques. On les divise en cinq tribus, les Domheyarées, \esBermanniées, les Buttennees, les Lasiopitalées ex les Pkilippodendrées, ces tribus se subdvisenten un grand nombre de genres.

CABARET (Zoologie,. - Nom vulgaire du Siserin ou , CABASSOT (^o^f^j;- f ||-S"1^"âprolle

Petite Linotte (ohcan). „ , ^ , . , „,,,.J ^■,l:^onir^nce iT Morue fraîche {Gadus Mo,^^^^^^^^

CABAaET (Botanique).- Espèce de plantes du genre , ^'^^^:\^,^Z^ l^.nZ^^. [s'oyoz mUce).

^&K^ UKS Mt:,u..L.s (Botanique). - (espèce du ^^SSStrieJ^avIres ii^'i^^er l'ai.vè

Ecnre Cynotdossc], . , P'* ,/",„, Lm-ui,Tuvrant généralement au moyen

''"cABAa'ETir.soisEA.x (Botanique) -Nom vulgaire de °^ f^^^^^' '^^«^^^.■^^XS^^^^^^ q"i ?=""«"«"» •■>"•

la CurUère sauvage {Uipsucus sylvestris). ' ûe leviers, ou ««/?■-

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hommes de service d'agir sans retirer et remettre les barres coojme dans le tieiiil ordinaire.

Le câble soulevé par le cabestan étant et très-gros et ti-ès-Iong, il serait impossible de l'enrouler entièrement autonr du treuil ; on se contente donc de lui faire faire deux ou trois circonvolutions, de telle sorte qu'il se dérouli- d'un bout tandis qu'ij s'enroule de l'autre. Il suffit qirt; le bout libre soit tendu par deux ou trois hommes, pour que le frottement de ces quelques circonvolutions s'oppose au glissement du cable. Comme, à chaque tour du treuil, une spire nouvelle vient s'ajouter à coté de la précédente, ce qui tendrait à faire marcher le câble dans le sens de l'axe du cylindre, celui-ci, au Ueu d'être cylindrique, est légèrement creusé en son milieu en forme de gorge de poulie, de façon que les spires tendent toujours à glisser verticalement vers le fond de cette gorge.

Les barres du cabestan sur un navire d'un fort tonnage doivent être nombreuses et très-longues, ce qui nécessite un emplacement considérable. Pour obvier à cet

inconvénient, on commence à garnir la tête du cabestan d'une roue dentée, dans laquelle vient engrener une vis sans fin portant à ses deux extrémités deux manivelles.

Pour éviter les accidents et le déroulement des cabestans, ceux-ci sont toujours munis à leur extrémité inférieure d'un encliquetage, qui permet le mouvement dans un sens et empêche tout mouvement de retour en sens opposé (voyez Teeul).

CAlîi \i Zoi-!.i-ie , Ihiiln c^irrrir<i, F.rxlibpn. — Genre de Minntidféres rongeurs, que Linné avait réuni aux getnes Cobmje, Agouti, Paca, et dont il avait formé un groupe sous le nom de Cavia. On n'en connaît qu'une espèce, le Cavia cupijbara. Lin., Cabiai, Buffon. C'est le plus grand des rongeurs connus, et il ne mesure pas moins de I mètre de longueur s\ir O^^'M de hauteur ; le castor seul en approche par la taille; il se distingue par un museau très-épais, des jambes courtes, trn poil rude d'un brun jaunâtre-, il est dépourvu de queue. On le rencontre en troupes dans les rivières de la Guyane cl des Amazones; c'est un très-bon gibier.

CAULli (Teclmologie). — Gros cordage de chanvre, ordinairement composé par la réunion de trois cordages moins forts, a|)pelés aussières. Les câbles sont emjjloyés, dans la marine, pour tenir les vaisseaux au mouillage, et dans l'industrie pour traîner ou soulever de très-lourds fardeaux. Les câbles pour la marine sont de diverses grosseurs, variant avec la force du bâtiment et les dimensions des ancres auxquelles ils sont attachés. Leur longueur est de 120 brasses {'2llO mètres), et leur épaisseur, ou diamètre, varie de i)°',i<32 à ()°',065.

Aujouid'hui, les câbles sont généralement abandonnés sur mer, pour les câbles en fer, appelés aXbles-<:hainei , et la même tendance se manifeste dans l'industrie. Pour la fabrication des câbles de chanvre (voyez Coudages).

Caiu.es en rtii, CAULES-cnAÏNEs. — Le» câbles-chaînes pruBcMilenl pour la marine de sérieux avantages sur les câbles de chanvre anciennement employés. Ils ont d'abord plus de résialance cl plus de durée; d'un autre côté, quand un vaisseau est tenu au mouillage par un câble de chanvre, ce câble, dont la densité surpasse peu celle de l'eau de mer, est tondu dan» une position presque recliîigiic; il no peut donc s'allonger lorsque la vague vient frapper le navire, cl celui-ci éprouve â chaque lame un choc qui le fatigue, et peut finir par briser l'ancre ou son câhlo. Le câble en fer, au contraire, étant beaucoup plus dense que l'eau, forme dan» celle-ci, malgré la tension, uni; courbe tria-prunoncée qui laisse une grande élasticité aux mouvcmunts du navire.

La première idée de l'emploi des câbles en fer dans la

marine est due à M. Slater, qui prit à ce sujet, en 1808, un brevet qui ne fut pas exploité faute de fonds. Ce n'est qu'en 1811 que le premier câble apparut sur la Pénélope, capitaine Brown; depuis ce moment, ils se sont généraUsés de plus en plus. Leur forme a également changé dans cette période, et aujourd'hui on a adopté partout le mode de construction inventé par M. Briinton.

La première condition à remplir dans la fabrication d'un càble-chaine, est d'employer le fer le plus doux et le plus nerveux qu'il soit possible; mais II faut aussi donner aux mailles une forme telle, qu'elles n'aieiit pas trop de jeu, qu'elles ne puissent se déformer par la traction, et que la traction sur le fer de chaque maille s'exécute dans le sens des fibres du métal. La forme reconnue la meilleure est celle dans laquelle les flancs des inailles sont soutenus par un étai. On choisit du fer en barre rond et d'une grosseur convenable, on le porte au rouge dans un fourneau à réverbère, puis, avec de fortes cisailles, on le coupe par bouts d'égale longueur, en terminant les deux extrémités par deux biseaux parallèles, puis, chaque morceau étant encore rouge, on le porte sur un mandrin en fonte, sur lequel on le replie suivant la forme que doit avoir l'anneau, les deux faces des biseaux en regard, mais séparées verticalement l'une de l'autre par un intervalle assez gi'and pour que le fer de l'anneau suivant puisse passer entre elles. Les mailles ainsi ployées sont apportées aux forgerons pour les souder et y mettre Tétai, deux opérations qui se font en une seule chaude. La maille portée au rouge soudant, est passée dans la dernière maille du bout de chaîne termiLié, on rapproche au marteau les deux bouts de la maille nouvelle, puis quand la soudure est faite, on porte cette maille sous une forte presse. Oii introduit entre ses deux flancs l'étai de foute, et on comprime fortement. Le refroidissement du fer augmente encore le serrage. Nous donnons ici le tableau comparatif des résistances des câbles de fer et de chanvre.

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