‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 174 sur 396 · IS · texte numérisé non relu

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Les nombres contenus dans la troisième colomie, ropi'ésentent les charges qu'il n'est pas pi-udent de dépasser avec les câbles de chanvre, mais que l'on peut doubler sans danger dans un cas pressant avec les cableschaînes. Ils expriment néanmoins les charges maximum normales.

Cables en fils de fer. — Le fer a été employé avec succès dans ces dernières années à la fabrication de véritables cordages. Ces câbles, exécutés par des procédés mécani(iucs, sont à la fois solides et réguliers. A force égale, ils occupent trois fois moins de place, pèsent moitié et no coûtent que lés deux tiers du prix des cordes de Vhanvre ; il en résulte donc sur le prix d'achat une économie notable, augmentée encore i)ar un accroissement de duiéi' cl par la valeur qu'ils conservent quand ils sont UNés. C'est surtout dans le grécment des navires qu'ils rendent de grands services. Le premier navire ijui ait été ainsi gréé, le Marshall, a conservé pendant sept ans les mêmes cordages, et au bout de ce temps, l'inspection a montré qu'ils étaient (iresque aussi bons que le premier jour. Ces câbles, constrnils par MM. Colliau et C", peuvent être appliqués également â rindu.trie. Il existait sur le chemin de fer de SainI Isiienne â lloanne un câble en fil de lor d'un seul bout et d'une longueur de i)0O mètres, qui a longtemps fonctionné avec régularité sur uu des plans inclinés do la voie.

Les cordes on fer présentent toutefois uno raideur qui restreint leur emploi. On est |i,u veini à diminuer beaucoup cet inconvénient des câbles de fer, on plaçant à leur centre une thm: de c/ianvre youilroutie qwi les lend presque aussi flexibles que les cordes de chanvre, et contribue par le goudron â leur conservation.

CABOCHON (Zoologie), Caim/uii, Monlf. — Genre de coquilles univalves do l'ordre des Gastéropodes peciini-

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Oranclies. Une belle esptce habite nos côtes de la Méditerranée, où elle est cojinuc sous le nom de Bonnet hongrois. Bonnet de clrar/on.

CABOSSE (Botanique). — Nom donné dans les Antilles au fruit du Cacaoyer.

CABRI (Zoologie). — Nom vulgaire du jeune chevreau.

CABRIL (Botanique), jEgiphi/a,l&cq., du génitifgrec aigos, chèvre, et philein, aimer, parce que les chèvres broutent ses feuilles avec délices. — Genre d'arbrisseaux de la famille des Verbe'nacc'es , commun aux Antilles et à la Guyane, où il est connu sous le nom de bois de fer, bois cabril. Ses feuilles, opposées, sont ovales, lancéolées, pointues; ses fleurs sont blanches en pauicules axillaires ou terminales, elles ont im calice court à 4 dents, corolle monopétale à 4 divisions ; 4 étamines un peu saillantes hors du tube; ovaire supérieur; une baie arrondie jaunâtre, 4 semences.

CACALIE (Botanique), Caca/ia, de Cand. Ce nom a été employé par Dioscorides pour désigner une plante qu'on n'a pas reconnue. Les modernes l'ont appliqué à un genre qui se rapporte à peu près à la description du naturaliste ancien. Certains élymologistes font venir le mot cacalia., du grec /ta/m^, méchant, et lian, beaucoup. — Genre de plantes de la famille des Composées, tribu des Se'ne'cionidées. Il comprend une soixantaine d'espèces qui sont des herbes vivaces originaires, pour une moitié environ, du cap de Bonne-Espérance , et pour l'autre de l'Amérique septentrionale. Les fleurs en capitules disposées en corymbes, sont ordinairement bla'iches ou jaunes. La C. odorante [C. suaveoletis. Lin.), qui vient dans la Virginie, est une herbe glabre, à feuilles sagittées, dentelées; ses capitules, composés de 25 à 30 fleurs, ont les corolles blanches. G — s.

CAC.\0 (Botanique). — (Voyez Cacaoyer).

CACAOYER (Botanique;. De cacao, nom que les peuples de la Guyane ont donné aux fruits de cet arbre. — Nom vulgaire du genre Iheobrotna, Lin., du grec, theos, dieu, et brôina, nourriture: aliment céleste, parce que de sa graine on tire le chocolat ; appartenant à la famille des Buttne'riace'es. Caractères : 6 sépales ; 5 pétales courbés, se prolongeant en une sorte de ligule spathulée; stigmate à 5 lobes; le fruit est une capsule indéhiscente à 5 loges. On compte actuellement environ une dizaine d'espèces de cacaoyer; q,ielques-unes seulement sont cultivées pour leurs graines. Le C. commun, le plus répandu {Thcobroma cacao. Lin.; C. theobroma, Tuss.; C. minor, Gaertn.; C. saliva, Larak.\ est un arbre qui s'élève jusqu'à 10 ou 15 mètres ; ses rameaux sont droits et grêles à écorce brune; ses feuilles, longues de (^'^yid à peu près, sont ovales, oblongues, acuminées, glabres, lisses, de même couleur sur les deux laces; ses fleurs sont assez petites, d'un jaune rougeàlre, ponctuées dans le fond. Son fruit, qui présente la forme d'un concombre, a une longueur de 0",I5à O^iSO. Il est lisse, jaune rougoàtre ; ses graines sont souvent un peu plus grosses que des amandes. Cette espèce est originaire lie l'Amérique méridionale. Elle se cultive principalement au Mexique, i\ Caracas, à Venezuela, dans les Antilles. C'est aux Mexicains, qui font depuis un temps immémorial usage de boissons au cacao, que nous devons l'idée première de l'emploi de cette graine. Ce ne fut qu'en 1500 que d'Estiaca importa le cacao à Saint-Domingue, et en 1520 que les Espagnols, s'en emparant à leur tour, inventèrent différentes préparations de bouillies au cacao et à peu près analogues à celles de nos chocolatiers actuels. De l'Espagne, où la fabrication du chocolat demeura longtemps secrète, la connaissance des propriétés du cacao passa en France, et l'usage de la hoi-isnn des dieux fut introduit à Paris au retour du mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche on IGGO, c'est-à-dire trois ans après l'introduction de cette autre graine non moins importante, le café. A cette époque, un nommé Chaillou, oflicier de la reine, et possesseur d'un privilège qui lui permettait d'être le seul débitant de la préparation à la mode, devint le premier chocolatier. Il était établi près de la fontaine de la rue de l'Arbre-Scc. Parmi les espèces les plus importantes de Cacaoï/er, on dislinguele C, de Gui/ane [Theobroma Gtiyanensis,^^^^.} qui n'atteint guère plus de 5 mètres; il .se distingue de la première espèce par ses fruits couverts d'un léger duvet, de couleur rous-e, et munis de 5 angles, tandis que le fruit du C. commun en présente 10. Cette espèce habite les forêts marécageuses de la Guyane. Ses graines, fraîches, sont estimées dos naturels, et recherchées aussi par les Kuropéens. La pulpe est fondante et s'emploie quelquefois pour préparer uuo liqueur agréable. Le C.

bicolore [T. hicolc; Ilumb. et B'jnpl.) est un arbrisseau de 3 à 4 mètres. Ses fleurs sont d'un pourpre noirâtre ; ses fruits sont globuleux et couverts d'un duvet soyeux au toucher. Cette espèce est une des plus commîmes ; des forêts de la Colombie et du Brésil en sont quelquefois entièrement formées. Les naturels la connaissent sous le nom de cacao. Ses graines sont d'une qualité inférieure. Le C. sauvage (7. sylvestris, Willd.) est très-abondant dans la Guyane ; il se distingue par ses fruits cotonneux. Ses graines sont bonnes à manger fraîches, et, quoique de très-bonne qualité, peu répandues dans le commerce. Les variétés coni merci aies des graines du cacaoyer sont extrêmement nombreuses. Elles se distinguent par l&ur forme, leur grosseur et leur coloration. Ainsi, il y a le cacao des lies qui a le testa, ou enveloppe de la graine, assez épais et qui est aplati; le cacao berbirhe, à graines plus courtes, arrondies et très-onctueuses, le cacao de Surinam, qui est allongé ; enfin, le cacao caraqiie, qui est le plus estimé, et qui se distingue par ses graines beaucoup plus grosses que les autres, plus onctueuses et plus amëres. La récolte de ces différentes variétés a lieu en juin, puis en décembre ; la dernière récolte est la plus considérable. Les fruits , arrivés à complète maturité , sont cueillis, et l'extraction de leurs graines a lieu aussitôt. Celles-ci subissent quelques préparations avant d'être livrées au commerce. Encore toutes fraîches, elles sont mises dans des sortes de grands canots en bois, puis recouvertes de grandes feuilles de bananier. Quand ces canots sont remplis, on les ferme avec de grandes planches sur lesquelles on pose des pierres. Les graines ainsi renfermées restent à fermenter pendant quatre ou cinq jours. On a soin de les remuer souvent, et lorsque leur testa prend une couleur rougeâtre, on les retire; elles sont séchées au soleil, après quoi elles peuvent être livrées à la fabrication du chocolat. Quelquefois on enlouit dans la terre, pendant quarante jours au maximum, les graines de cacao, afin de leur enlever leur àcreté. Le cacao est ainsi dit terre' et bon pour le commerce. I 000 pieds de cacaoyer rapportent do 7 à 800 kil. de graines. G — s.

CACATOES (Zoologie). —Genre d'Otseaux grimpeurs faisant partie du grand genre des Perroquets, Cuv. {Psiltacus. Lin.). Ce sont des oiseaux à bec gros, dur, solide, entouré à sa base d'une membrane où sont percées les narines; aux autres caractères des perroquets, ils joignent les suivants : ils portent une huppe formée de plumes longues et étroites, rangées sur deux lignes, se couchant ou se redressant au gré de l'animal, le plus souvent blanche, quelquefois jaune, rose, rouge ou bleue ; la queue courte et égale ; le plumage le plus souvent blanc ; ils vivent dans les parties les plus reculées des Indes; ce sont les espèces les plus dociles ; on les trouve surtout dans les pays marécageux. Quelques espèces de la Nouvelle-Hollande ont des huppes plus simples et moins mobiles ; elles vivent surtout de racines. Il y en a d'autres qui ont pour toute huppe quelques plumes pendantes et garnies seulement vers le bout de barbes eflîlées. L'espèce la plus connue pour sa facilité à apprendre à parler est le Perroquet gris ou Jaco (Psittacus erythucus), tout cendré, à queue rouge. Il vient d'Afrique. Un grand nombre d'espèces de cacatoès ont le plunmge vert. Ces oiseaux s'apprivoisent très-facilement et deviennent d'une humeur tiès-familière ; ils aiment la société de l'homme et, dans l'état de liberté, ils posent volontiers leur nid sur les cabanes des habitants. Ils aiment qu'on les c.iresse et ils battent des ailes de joie lorsqu'on leur passe la main sur le dos. Ils semblent être, en général, les plus intelligents des perroquets.

C.VCIIALOT (Zoologie), Physeter, Lin. — Genre de Mammifères cétacés, famille des Cétacés ordinaires, d'une taille égale à celle de la baleine, ayant, comme elle, une tête démesurément grande, renflée surtout en avant, mais en différant en ce que la mâchoire supérieure n'a point de fanons, comme la baleine, et que l'inférieure, au lieu d'être nue, est armée de chaque côté d'une rangée de dents cylindriques ou coniques qui entrent dans des cavités correspondantes de la mâchoire supérieure quand la bouche se ferme. La partie supérieure de leur énorme tête ne consiste presque qu'en grandes c.ivités recouvertes et séparées par des cartilages et remplies d'une huile qui se fige en refroidissant et que l'on connaît dans le commerce sous le nom bizarre de s-prrma ceti, substance qui fait le principal profil de leur pêche, leur corps n'étant pas garni de hoanconp do lai-d ; mais ces cavités sont très-différentes du véritable crâne, lequel est assez petit, placé sous leur partie postérieure et contient le cerveau comme à l'ordinaire. Il parait que des cauaux

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remplis de ce spenna celi, autrement nommé blanc de baleine ou adipocire, se distribuent dans plusieurs parties du corps en communiquant avec les cavités qui remplissent la masse de la tête ; ils s'entrelacent même dans le lard ordinaire qui règne sous toute la peau.

La seule espèce de cachalot bien déterminée est le C. macrocéphale, C. à grosse tète {Pliys. macrocephaliM , Shaw), qui paraît le plus commun do ces cétacés ; il n'a qu'une éminence calleuse au lieu de nageoire dorsale. Son évent est unique et non double, et une chose remarquable, c'est qu'il n'est pas tout à fait symétrique, mais se dirige vers le côté gauche et se termine de ce côté sur le devant du museau, dont la figure est comme tronquée. Sa langue est courte, carrée, rouge; c'est, selon les marins, une chair délicieuse. Les cachalots nagent trèsvite. On les rencontre généralement dans toutes les mers et il n'est pas rare d'en voir échouer sur nos côtes ; ainsi, à la suite d'une tempête, le 14 mars 1784, trente-un de ces cétacés demeurèrent à sec sur la côte occidentale d'Audierne, eu Basse-Bretagne ; leurs affreux mugissements, entendus à plus de trois quarts de lieu, le fracas épouvantable de leurs queues battant l'onde et la lançant dans les airs avec sifflement par leurs évents, répandirent la terreur de tous côtés; on fuit, on cherche un asile dans l'église voisine ; enfin on s'enliardit, on s'approche et on les voit couchés pêle-mêle et mourants; ils palpitèrent pourtant encore plus de vingt-quatre heures. Comme ces animaux sont beaucoup mieux armés que la baleine, ils se nourrissent plus particulièrement de poissons, de poulpes; ils mangent jusqu'à des veaux marins. La substance odorante si connue sous le nom à' ambre gris paraît être, selon Cuvier, une concrétion qui se forme dans les Intestins des cachalots, surtout lors de certains états maladifs et, à ce qu'on dit, principalement dans leur cœcum. D'après les travaux de Swédiaur, ce sont les excréments durcis du caclialot à grosse tête. Ad. F.

CACHEXIE i Médecine), du grec kaclicxui, mauvaise disposition. — État particulier qui n'a jamais été bien défini, et qui nous représente l'idée d'une constitution profondément altérée. Sauvage l'avait fait entrer dans son cadre nosologique, comme type de la classe des Cachexies, qui comprenait les consomptions, les hydropisies, plusieurs aflections cutanées, etc. De nos jours, cette dénomination est un peu abandonnée, et cependant elle répond à l'idée de dépérissement qui suit les maladies longues, ou qui accompagne certaines affections dont le développement s'est fait d'une manière complète : ainsi, le scorbut, le cancer, les scrofules; c'est ce qu'on appelle C. scorbutique, cancéreuse, scrofuleuse, etc. Cet état est caractérisé parla bouffissure, un teint jaune ou plombé, la langueur de toutes les fonctions, un sang plus ou moins vicié ou appauvri, etc. On a quelquefois confondu la cacliexie avec la diatltèse ; cependant, il semble que la première est un état acquis plus confirmé, tandis que la " diathèse serait plutôt une disposition imminente à tel ou tel état maladif.

Cachexie aqueuse (Médecine vétérinaire). — Maladie caractérisée par l'infiltration du tissu cellulaire, l'hydropisie des séreuses, etc. Elle attaque surtout les moutons d'une manière épizootique, quelquefois les bœufs. Cette maladie se développe sous l'influence de l'humidité, des brouillards, des pluies, des habitations insalubres, des pays marécageux ; on lui a donné aussi le nom do pourriture. Elle est caractérisée par un affaiblissement progressif, puis l'hydropisie, l'écoulement par le nez d'un mucus abondant. Le traitement consiste dans l'emploi des toniques, mais le dépaysement est le meilleur moyen. Du reste, lorsque la cachexie se déclare sur un troupeau, il vaut mieux, dès le début, engraisser les moutons et s'en défaire. Dan» l'espèce bovine, elle offre les mômes caractères et demande le même traitement. F — N.

CACIIIMA.N, CiiÉiiiuoLiEK, Cono.ssoi, (Botanique). — Espèce ù'An07ie.

CACIIICAMICS (Zoologie). — Subdivision du genre Talou (voyez ci' moi).

CACHOU (Matière médicale). — Nom d'une substance qui nous vient de» Indes, toute préparée, et que l'on extrait des différentes parties, mais surtout des gousses d'un arbre appelé par le» Indiens cal-ilie, cat, calichu, et qui est une espèce d'.l'Yc/e (Mimosa cate'c/tu , Lin.). On a regardé longtemps le cachou comme une terre venant, disait-on, du Japon, ce qui lui avait valu le nom do Terra Ja/mnicu. Lo couiniercc nous l'apporlo sous différente» formes. Lo C, brun, en petits pains londs du poidH (lo (<0 & 100 grammes; lo C. terne, en pains rarréb de O^jOi de long sur O^.Oïû d'épaisseur; un autre

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C. brun, en pains carrés, qui pë.sent jusqu'à 500 grammes; c'est le cachou ordinaire du commerce ; il contient beaucoup de parties terreuses, etc. Le meilleur carhou est inodore, d'un brun rougeàtre, d'une saveur astringente particulière, suivie d'un goùtsucré très-agréable. Lorsque le cachou nous est livré, il est souvent mêlé à de la terre, de l'amidon, etc. En le dissolvant dans l'eau chaude, on le débarrasse facilement de ces corps étrangers. A cet état, il est connu sous le nom d'extrait de cachou ; il contient bciucoup de tannin. Le cachou est employé dans les Indes pour la teinture. Depuis quelque temps, nos fabriques d'indiennes et nos teintureries on font usage pour teindre le coton et la laine. Par le tannin qu'il contient, ce produit est très-astringent et a une grande valeur on médecine; on l'emploie dans les diarrhées, les dyssenteries chroniques , dans les débilités de l'estomac , pour combattre la mollesse et l'atonie des gencives, dans les hémorrliagies atoniques, etc. Le cachou peut se prendre en poudre, en extrait ; on connaît sous le nom de C. de Bologne, des grains employés comme bonbons par les fumeurs et les personnes qui ont l'haleine mauvaise ; ils jouissent d'ailleurs des propriétés toniques et astringentes du cachou.

CACHRYS (Botanique), Tourn. Les anciens donnaient ce nom au romarin. La plante à laquelle Toumefort a appliqué ce nom , répand une légère odeur de romarin quand on la froisse. — Genre de plantes de la famille des OmhellifPres, tribu des Smyrnées, et désigné aussi sons le nom vulgaire de Armarinte. Caractères : fruit renflé, arrondi ou presque didyme ; carpelles à 5 côtes épaisses, à commissure large; canaux ré.sinifères nombreux. Les cachiys sont des herbes vivaces à fleurs jaunes. Le Cachri/s ou Armarinte lisse (C. lœvigata, Lamk), est une herbe à feuilles glabres, divisées en segments et en lanières linéaires. Ses fruits sont globuleux, lisses, gros, jaunâtres, ses fleurs jaunes. Cette espèce habite l'Europe méridionale. Elle croît en Provence. Elle a une forte odeur aromatique ; ses semences sont très-àcres. Le C. romarin (C. cicuta. Lin.) présente les lanières de ses feuilles un peu piquantes, et le^ fruits plus ou moins tuberculeux. On trouve cette plante en Sicile. G — s.

CACHUNDÉ (Matière médicale). — Espèce de pastilles que les Indous et les Chinois emploient comme masticatoire, et qui, si l'on en croit certains auteurs, « donnent à leur haleine une odeur si agréable, que tous ceux qui les approchent en sont frappés, n Elles sont ronipo;;écs de terre bolaire, succin, musc, ambre gris, bois d'aloës, de santal rouge et jaune, de mastic, de calamus aromaticus, de galanga, de cannelle, de rhubarbe, de myrobolans belliriques et indiques, et de quelques pierres précieuses qui n'y ajoutent aucime propriété. On en prépare à Paris, et c'est un bon stomachique et un antispasmodique.

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