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de la vapeur (voy. Machines a vapeuh), et à ce titre il mérite une meutiou spéciale. L'appareil dout il s'agij; peut varier de forme, notre gravure représente l'une des
Fig. 336. — Cafelière hvdroslaliq
dispositions les mieux conçues. B est un vase en porcelaine contenant de l'eau, il est fermé par un bouchon que traverse un tube D partant de son fond et allant se terminer par une plaque percée de trous F, au fond d'un second vase en verre C, ouvert à sa partie supérieure. Les deux vases sont supportés par une pièce fixée au support général de l'appareil et pouvant basculer légèrement autour d'i point d'appui. On place le café en poudre au-dessous de la pla(|ue F et on le recouvre d'une seconde plaque égali-mcnt percée de trous ; on remplit B d'eau, puis.on chauffe avec la lampe à alcool E, dont le couvercle est maintenu par le rebord même du vase. Dès que la température a atteint 100", la pression de la vapeur fuit passer l'eau dans C, le poids de ce dernier vase fait alors basculer un peu l'appareil et le couvercle retombe sur la lampe. Mais aussitôt que la température s'est un peu abaissée, la pression atmosphi'rique refoule l'eau qui a traversé la poudre de café dans le premier vase B; le café est alors préparé et on peut le soutirer par un robinet qu'on voit en avant de la figure. Nous ajouterons que ces appareils doivent être entretenus dans un grand état de propreié, sans quoi le tube D pourrait s'obstruer et la force élastique de la vapeur croi'^sant dans le vase B donnerait lieu à une explosion dangereuse.
CAFIEH ou Caféïeu tBotauique , Cn/fi'a, Lin. — Ce mot, d'après certains et ymolcjgisics, seiait altéré de l'arabe iiahniti/i, qui exprime la force, la vigueur; d'après d'autres, il viendrait de CalTa, pays d'Afrique, où le café croit bpoutimémcnt. — Genre de plantes de lu famille des lUihiocéei, type de la tribu des Cofl' nré'K. Il cduiprond des arbrisseaux à feuilles opposées, -iqnil. > .. Cilice à 4 ou
fi dents; corolle tubulcuse à ■!- .. lui i nlres; fruit
charnu à '.i nucules mcnibratiaii ' -, hmIi lii^rmt, renfermant une seule graine plane sur la lace intérieure et marquée d'un sillon profond. Le café est originaire de l'Arabie. Naironi iFausie). profcsseur.de langiios au collège de Rome, laconlu le premier, en IGTl, dans quelles circon- Btances se lit la découverte des propriétés du café : « Un gardien île cliamcaux, dit il, selon le sentiment de quelques-uns, ou de chèvres, suivimt l'avis do quelques autres, se plaignit à des moines que parfjis ses chèvres ou BC8 chameaux veillaient et suutaiejit toute la nuit contre leur ordinaire; le prieur se douta aussitôt que ce no pouvait être qu'un eflil di' leur pfiturago. Pour s'fln assurer, il 8C tendit sur les liciix, et considéra que celui ovi le bétail Bvait passé le jour était pleiji île certains arbrisseaux dont il niangeaii le fruit. Il en cmporlu pour lâcher d'cti découvrir les qualité», cl en fll bouillir dans l'eau. Après avoir bu de cette infusion, il s'aperçut qu'elle faisait veiller, ce qui lui donna l'idée d'en faire prendre à ses moines pour le» empêcher dr dormir pendant le» ollices de la nuit. Le» huiie» répondirent 4 'On attente, et bientôt après, on ilécouvril que ce fruit avait beaucoup d'autres propriétés fort naluittirc», qui lui acquirent suns peine une cslimo
extraordinaire (voyez Café), d A la suite de cotte découverte, l'usage du café se répandit bientôt dans toute l'Arabie. Plusieurs érudits ont recherché une origine plus ancienne; mais rien ne prouve que le café ait été employé avant l'incident raconté par Naironi dans le Journal italien des savants. Rauwolf est le premier qui ait parlé du café dans la relation de son Voyage en Orient en 1583, et ' ce n'est qu'en 1G15 que l'usage en fut introduit à Venise, d'oii il ne tarda pas à se répandre en Europe. Le cafier l'ut transporté par les Hollandais en 1600 à Batavia. Brancas, en 1714, en offrit un pied à Louis XIV. Le Jardin des plantes de Paris cultiva cet individu qui donna bientôt de nouveaux stijets. En 1720, le capitaine Desclieux s'en procura un qu'il transporta à la Martinique. Uu fragment de lettre de Descheux à Aublet, en 1774, montrera combien la France doit être leconnaissantc envers ce brave voyageur, qui dota nos colonies de la précieuse plante, objet d'un commerce qui s'est toujours accru depuis. « Dépositaire de cette plante, dit-il, je m'embarquai sur un bâtiment marchand. La traversée fut longue, et l'eau nous manqua tellement, que je fus obligé de partager la faible portion qui m'était délivrée avec le pied de café sur lequel je fondais les plus heureuses espérances ; il avait tellement besoin de secours qu'il était extrêmement faible, n'étant pas plus gros qu'une marcotte d'œillet. » A grande peine, Desclieux parvint à le cultiver dans son jardin. « Le succès, ajoutet-il, combla mes espéiances. Je recueillis environ 2 livres de graines, que je partageai entre toutes les personnes que je jugeai les plus capables de donner les soins convenables à la prospérité du café, u Le C. cultivé, C. d'Arabie (C. Arabica, Lin.), est un arbrisseau de 4 à 5 mètres, à feuilles persistantes, glabres, ovales, oblongues, acuminées. Ses fleurs sont blanches et réunies en faisceaux axillaires. Ses fruits sont ovales et rouges. Le C. de Mauritanie, C. marron, C. Bourbon [C. Mauritanica, Lamk) , dont quelques auteurs ne font qu'une variété de la précédente espèce, se distingue principalement par ses fleurs solitan'es et ses fruits oblongs, à base aiguë. Le C. paniculé (C. paniculata, Aubl.) est caractérisé par ses fleurs en canicules et ses fruits bleuâtres. Il faudrait un volume pour donner la liste des ouvrages auxquels le café a donné lieu ; nous renvoyons donc à la bibliographie qu'en a donnée le Viclionyiaire des sciences médicales. (V. RuBiAcÉiiS et au mot Thé, la fig. du Cafiir). G — s.
CAfîNlARDELLE (Mécanique industrielle) (du nom de son auteur). — Espèce de machine soufflante, imaginée par M. Cagniard delà Tour. C'est une vis d'Archimède d'un ■ grand diamètre, assez courte et assez peu inclinée pour | que ses deux extrémités plongent dans l'eau, et que l'on i fait tourner sur sou axe dans un sens contraire à celui qui . ferait monter l'eau dans l'intérieur. A chaque révolution ' de l'appareil, un certain volume d'air est emprisonné dans la spire supérieure, et par la continuation du mouvement de rotation, cet air passe successivement dans les spires inférieures, oii son volume diminue de plus en plus en même temps que sa pression augmente. Cet air s'échappe ensuite de la dernière spire, par im tuyau qui y débouche après avoir pénétre' diiiis l':ipp.irril par l'ouverture centrale située à l'cxiivnnii' ini- linnc do la vis. L'air suit
donc dans cet apii.iM :i mm li. inverse à celle qui est
suivie par l'eau il.ui, hi vi-, if \r( Imiiêde.
CAGOTS (Autliropiilogie).— l'.ace tlélrieetdégénéi;ée, injustement réprouvée par la haine et le mépris publics, qu'on trouve dans quelques parties de la France méridionale (voyez CaiiTiN ; voyez aussi au mot Cagot du Diettonn. ijénéral debioqr., d'histoire, etc.).
CAIEPUT, Cajici'ut et CAJU-rtirt (Hiii.e de) (Matière médicale). — Nom niahiiscrniip ImiN' voliililo obtenue par
la distillation des l\nillrs n ,lr, ,, ,,,i\ du Mi'lnlruea
cajc/juti, de la famillr .Ir, .1/,, '. - ,, ;iilMi>ie des ilcs Moluqucs. L'huile d.', c,uc|»n, ,i iinr .:iiulcur vi'rdAtre qu'elle doit aux vases de cuivre dans lesquels on j l'habitude de la distiller; on la dépouille du reste facilement do cette petite quantité de cuivn' quille niutient, par une rectilication conven;ililr ; -lui nilmi i st vi\c it pénétrante ; elU^ peut être cnmp.U' r :iu\ nrliiir- ]■. ninc- ilf la térrl)(!iilliine, de la menllir, de l;i imm' n du .aiiipln .' ; rllo i-sl .ilnlilr .l:iiis l'alcool et l'éther sulfui'itine. L'Iinile de
,-:ii/| ■ I iiiinilanle; ou l'n employée dans ces deriiiors
teniji^ idiihr le clmléra; en frictions, soit pure, soit mêlée avec l'huile d'olives, d'amnude douce, ou l'alcool ; à l'intérieur, dans une potion, ou A la dose de quelques gouttes d;in» une infusion chaude. On l'a enq)loyéo aussi dans les lièvres intcnuittimlos pernicieuses.
CAIEUX, Cavcux (Uolaniquo). — On appi'Ue ainsi des