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cin, on préparera ce qui est nécessaire pour recevoir et habiller l'enfant.

L'accouchement est d'ailleurs, il ne faut pas l'oublier, un acte naturel et non une maladie; le plus souvent il a lieu sans que le médecin fasse autre chose que d'y assister en le surveillant. On estime que 1 93 fois sur 2(H', l'accouchement se tcimijic sans accidents graves. Dès que l'enfant est né, on le frotte avec de l'huile ou du beurre, puis on le lave dans l'eau tiède et on l'habille avec soin. La mère doit alors être maintenue en repos; il conviendra cependant de ne la laisser dormir qu'aptes trois quarts d'heure ou une heure, et pour cela on lui présentera son enfant, et la personne qui l'a assistée cherchera à la distraire doucement et sans bruit. Il faut lui donner une chaleur modérée, éloigner les importuns et ne laisser arriver jusqu'à elle aucune cause d'émotion, et particulièrement les visites. Les boissons convenablessont l'eau de tilleul, l'eau sucrée, la tisane d'orge, l'eau gommée tièdes, etc.; il faut attendre un certain temps avant de permettre des aliments, et on le fera toujours discrètement. Quelques femmes très-robustes se remettent, peu d'heuresaprès l'accouchement, à leurs occupations habituelles; quoi que l'on ait pu dire pour prouver qu'ainsi le vent la loi de nature, il y a toujours une imprudence extrême à en agir ainsi. Le médecin doit être consulté et écouté fidèlement pour fixer toute la conduite d'une femme récemment accouchée; la moindie désobéissance peut avoir de très-graves couséquPnces.Treiite-six à quarante heures après l'accouchement il se manifeste un accès de fièvre qui dure de quinze à vingt-quatre heures et que l'on nomme fitvre de luit ; puis la santé de la fcnmie rentre peu à peu dans l'ordre accoutumé. Cet accès est à peine marqué quand la mère allaite son enfant. Au bout d'une dizaine de jours on la laisse se lever, puis quelques jours plus tard, suivant la saison, on lui permet de sortir. On ne saurait trop recommander aux femmes qui relèvent do couches d'éviter soigneusement le froid. F — n.

ACCOLCHEUR (Zoologie). — Nom d'une espèce de cra]iaud (vovez Cn.Ap.^tD).

ACCROISSEMENT des êtres vivants (Zoologie et Botanique). — Les animaux et les plantes viennent au monde dans un état rudimentaire oii ils ne doivent pas rester; il leur faut se développer et s'accroître, pour arriver à leur taille et à leurs formes définitives, à ce que l'on nomme leur âge adulte. Cet accroissement n'a jamais lieu chez les corps vivants par l'addition de nouvelle matière à la surface de leur corps. Un tel mode d'accroissement, que l'on désigne par le mot defuxfaposifiou (pouere, placer ;,;!<j-/o, à côté de), n'appartient qu'aux minéraux. Les êtres vivants s'accroissent en prenant au dehors des matériaux divers, tels que les aliments, les boissons, l'air respiré; introduites dans leur intérieur, ces substances sont élaborées, transformées en des matières semblables à celles du corps et arrivent enfin à en faire partie : on dit pour exprimer ce travail que les êtres vivants s'accroissent par iutussu,sception {suscipere, prendre; intti.s, à l'intérieur) et par assinnlalion {assiniilare, rendre semblable à) ; on pourrait représenter les deux idées par un seul mot se nourrir, nutrition. En même temps qiie les êtres vivants prennent autour d'eux de nouveaux matériaux, ils en rejettent sans cesse d'autres hors de leur corps (voyez Respiration, Digestion, Exhalation, Sii- CRÉTioN, Nutrition). Leur accroissement ne peut donc avoir lieu qu';Y cette condition que la quantité des matériaux nouvellement acquis surpasse la quantité des matériaux éliminés, ou, pour parler le langage des phy-' siologistes, pendant la période d'accroissement, le mouvement de composition est plus actif que le mouvement de décomposition.

L'accroissement d'un être vivant est d'ailleurs d'autant plus rapide que cet être est plus jeune. En général aussi l'accroissement total d'une espèce exige une plus grande durée lorsque sa vie est très-longue, et iuversemeni; mais ce principe ne serait plus vrai si l'on considérait des êtres vivants très-difi'éremmcnt organisés; il se vérifie en général pour les plantes d'une même famille ou les animaux d'une même classe.

ACÈNE [akaina]. — Mesure de longueur grecque valant 10 pieds grecs ou .^",082.^). — Mesure de superficie dos Grecs valant a''',Wîi01.

ACÉPHALES vZoulogie), du grec képhalc, tête, et a qui marque l'ab-ence. — G. Cuvicr a désigné par ce nom caractiri-tique la 4""' classe de sou embranchement df~ Mo/tiisi/iics. Le^ Moll. Acéphales n'ont point le corps divisé de façon qu'on y rei'iiiin.ii-.=c' une tête distincte (exemple : l'imitre comesiiblr, la moule), leur

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bouCe est cachée ^oV-''VntioteTco";s effort

^.rcarac "hsls par la pi&ence d'une coquille bivalve, r m-ement rultfvalve^ct par la conformation des b^^^^^^^ ciliés en longs feuillet* au nombre de quatre, leguUère méni s"rés par les vaisseaux dans le sens de leur largeur ; un Itse'. grand nombre possèdent ce ^»''^.„«PP.^ '« .111 biisws (voyez ce mol). On les diviseen 5fam lies, es

erï Ù. 1 os Ar s«ns- coiiuilles, nommés aussi Tutu- ^"^n^m.^^ancLtmrs'i^n.breuVquel^^^^ leurs branchies ne sont jamais ^onformée-s en femllçts la peau, dépourvue de coquille, eM ""/fgmnent epa^s. et rnmme cartilagineux. G. C.uvier en fait 2 familles . les DMoreXllâ ^„j;eo«.v, remarquables parce <iue dans cwTsptos plusieurs fndividus vivent réums sous une nî.u Commune et form.nl une masse vivante multiple P ÂcÉH ".,E (Tératologie). - Enfant monstrueux venu au monde privé de la tête; tantôt la tctc ^'y' ■'y'', ' i portion du cou manquent, et le monstre (>i 'U< I - / "' ; ; mmplrl; d'autres fois on trouve encore d.- sr-~u-- - cil certains os du crâne, et on l'appelle un .lay/-"/-' ' """oW (voyez TKnATOLOCii). -...j»

ACÉPHALIENS (Tératologie).- Nom d'une famille de la cJassilication tératologique de M. Is GeolTroy Saintlilairo: elle comi-rend des monstres dépourvus de tête ctpré'scniant ordinairement d'autres anomalies en rap- j port avec cet important arièl de développement. !

ACÉ1>1I.\I.0CYSTES, de a pnw.iil, /..ri,,,!,; tête, et

h^Ù, vessie (Médecine). - Es,. ^^- cl, u ,. ■ntestinanx

nui se présentent sous la forn..' d u,,r \r,irule •''-niP ''-

d'un nuidc incolore, sans qu on y pui-s,-, un pitnnei

abord, reconnaître ni tûtc, ni aucun autre organe. Ces

vers sont connus sous le nom d'Ili/fhliil. s (voyez ce mot).

ACEK (Botanique). — Voyez Eh.mile.

ACP.n \( É '.S (Bolani<|uc}. — Voyez AcEniMiES.

ACEIIDÈSE (Minéralogie), du grec '''•«"■''<^^; "«" P™""

tuble.-Sesquioxyde de ma.iganèse hydraté : M"'»'-"" ^

minéral gris métallique, llbreux, trts-semblnblc à lapy-

rohisile par ses caractères extérieurs : moins riche en

oxviïéne il if peut comme elle servir à préparer ce gaz,

et il n'est d'aucune utilité dans les arts. Les principaux

dépf.l.H d'ncerdèsc se trouvent dans les mines de Raiicie

(A iége), à Lavoullc (Ardèclie), à Laveline (Vosges , &

li.lrfeld (llarz, en Prusse), etc. L'acerdèse cr.stall.se tUms

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