‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 194 sur 396 · CF.N · texte numérisé non relu

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forment ces fibres sont allongc'er. toutes dans un même sens, et atteignent dans cette direction une longueur égale à plusieurs fois leur largeur. Ordinairement effilées aux deux bouts, et souvent assez longues pour former de véritables tubes fermés en pointe aux deux extrémités, elles constituent, en s'accoiant, une masse fibreuse dont le bais, par exemple, est essentiellement composé. 3° Dans le tissu vascuUdre, les cellules sont anssi trèsallongées dans un même sens, etmi^me beaucoup plus que celles du tissu fibreu'c. Ici, chacune de ces cellules effilées peut former déjà par elle-même un long tube, et ordinairement elles communiquent entre elles, de façon à constituer de longs canaux d'une finesse généralement capillaire ; c'est ainsi que sont formées les trachées, les vaisseaux spiraux^ les fausses trachées, etc.

CELLULOSE (Chimie) {CmioO'»). —Corps neutre qui constitue le squelette solide des végétaux. Il se présente avec des structures et des degrés de consistance très-variés, suivant son origine. Tantôt en libres allongées, résistantes, tenaces, comme dans le lin, le chanvre; tantôt en filaments plus délicats, constituant de véritables cloisons, comme dans le tissu cellulaire des plantes; tantôt en lamelles étroites, à peine agrégées, comme dans le parenchyme de certains cryptogames. Dans tous les cas, sa composition et ses propriétés ^chimiques demeurent les mêmes. Il est insipide, inodore,* de couleur blanche, insoluble dans l'eau, l'éther, l'alcool, les essences ; sa densité moyenne est 1 ,5. Avec une composition tout à fait semblable à celle de l'amidon, de la dextrine et du glucose, la cellulose se distingue nettement du premier, en ce qu'elle ne bleuit pas par l'iode, à moins qu'elle ne soit fortement désagrégée ou modifiée partiellement par le contact de l'acide sulfurique; des deux autres, par son insolubilité dans l'eau. Cependant, elle se transforme successivement par l'action de l'acide sulfnriqne, d'abord en amidon, puis en dextrine, et finalement en glucose. La charpie, les vieux chiffons, traités par l'acide sulfuriqne, deviennent solubles. Il suffit de neutraliser la liqueur par une base, la chaux, par exemple, pour précipiter l'acide et mettre en liberté la dextrine et le glucose qui ont pris naissance. Par l'acide azotique concentré, la cellulose se transforme en pyroxij/e (voyez ce mot). La cellulose se trouve à l'état de pureté presque complète dans le vieux linge, le papier de Herze/ivs, ([ui sert de papier à filtre dans les laboratoires, dans la fibre du coton, dans le papier de riz, dans la moelle desureau. Pour l'obtenir à un degré de pureté absolue, il suffit de traiter l'un des corps précédents successivement par tous les dissolvants : eau, acides (':iihle<, alrnnl, éther. Le résidu, bien lavé à l'eau distill i , . -i la (rllnlose pure. Elle est associéedans le ligneux pripirin^ m dit avec une matière incrustante, de comi)o>iUi)ii Imi \;uiable; souvent avec de l'amidon ou avec des matières azotées. La cellulose a été étudiée par Prout, Schleiden, Braconnot , Payen, Hofmann, Béchamp. B.

CÉLOSIE (Botanique), Cclosia, Lin., du grec kèlçns, brûlant. Les fleurs scarieuses de ces plantes semblent desséchées par le feu. — Genre de plantes de la famille des Amarantacées , tribu des Cé/osiées, qui comprend des herbes dressées, à feuilles alternes, h fleurs disposées en épis ou en panicules. Celles-ci sont élégantes, scarieu- Bcs, accompagnées de trois bractées colorées. La C. à crdie {Celosia cristala,Mo(\.), appelée vulgairement Jmarante créle-de-coq. Passe-velours, est une herbe vivace, remarquable par ses fleurs ronges ou jaunes, disposées en épis presque sessilcs, quelquefois dilai('> au snnimet, de manière à former de larges crêtes éiulVirs. C'tle espèce, originaire des Indes orientales, est conmuniément cultivée comme plante d'ornement. Elle comprend plusieurs variétés, qui diffèrent presque spécialement par In couleur de leurs épis. La C. unjentée (C. arr/enlea. Lin.) est annuelle, et se distingue de la précédente par ses fleurs d'un blanc argenté, et disposées en épis cylindrique». Elle croit dans les mêmes régions que la célosie à crélc. Caractères du genre : calice, 5 sépales, ét;dés, glabre»; 6 étamines sondéos en cupule parleur base ; ovaire à une seule loge, contenant plusicure ovules ; fruit utriculairc s'onvranl rirculairenn'nt. G — s.

CELSIE (Bolaniqn('), Ce/v/n, Lin., dédiée par Linné à son ami Clans Celsius, naturaliste suédois, prnfcsscur à Upsal. — Genre dr plantes de la famille des Srrtiphiitnrmées, tribu des Verliiisors. Il comprend généralement dos herbe» exotiques, i\ corolle plane, rotacée ou concave, h Inhos un peu inégaux; f> élamine», dont une fclérilej slylo dilaté, comprimé au sommet. La C. il feuilles de Oéloine (C. (letonicœfoliu, Desf.) est uiio licrbc

bisannuelle, qui croît en Algérie; ses fleurs sont jaune orange. La C. ii loni/s péd'uicu/es (C. arclurus. Murs.), f/ucue i/'ours ; allusion faite à la grappe allongée de cette plante, est orii;inairo de Crète-

CELTIUÉES (Botanique). — Voyez Ulmackes.

CELTIS, Tourn. (Botanique). — Nom scientifique du Micoco>i/ier.

CÉME \T (Chimie, Métallurgie). — En chimie et métallurgie, on appelle ainsi toute substance donton enveloppe un corps métallique avant de le soumettre au feu, soit pour en changer la composition, soit pour en modifier la surface. La nature des cémonts varie selon le but que l'on veut atteindre. Lo cément employé à transformer le fer en acier est composé principalement de matières charbonneuses ; dans celui que l'on emploie pour bronzer le cuivre, on fait entrer du vcrt-de-gris, du sel ammoniac et du vinaigre. On le compose de brique en pondre fine, de nitre, de sulfate de fer calciné, et d'un peu d'eau pour aviver le ton des objets formés d'un alliage d'or et d'argent ou de enivre, etc. Voyez les diverses opérations de cémentation à chaque métal où on en fait usage.

CÉMENT.\TIOS. — Traitement d'un métal par un cément; ce mot se dit particulièrement de la transformation du fer en acier (voyez AciEn, Acier de cémentation).

CENDRES (Chimie). — Résidu pulvérulent de la combustion des substances combustibles. La composition des cendres est variable, suivant lanatnre et l'origine des corps d'où elles proviennent ; celles des végétaux contiennent de la silice, de l'alumine, des sels de chaux, de fer, et surtout de potasse et de soude, la pQtasse, dominant dans les plantes terrestres, et la soude dans les plantes m.arines. C'est sur l'existence de ces alcalis dans les cendres de bois, qu'est fondé l'usage de celles-ci dans les lessives. Les cendres ont une grande importance dans l'agriculture ; outre qu'on en tire un excellent parti comme amendement, leur analyse fait connaître la nature des substances minérales qui interviennent dans la constitution des végétaux , et sans lesquelles ceux-ci ne pourraient prospérer, et sert de guide dans le choix des matières qu'il est nécessaire d'introduire dans le sol quand elles ne s'y trouvent pas naturellement en quantité suffisante. Nous donnons ici le tableau des quantités de cendres fournies par les divers combustibles, en ajoutant que, pour les charbons fossiles , ces quantités peuvent augmenter considérablement, suivant le point de la veine où le combustible a été pris.

fournies par In rnnibuslîoo de lOO pa

Quanlîlés

CmntiusIiljUs tics terrains de Ira

Anthracites 0,9-t 4,67

Houilles grasses dures ),41 2,96

Houilles grasses maréchales... I,i0 1.78

Houilles grasses à longue flam. 0,24 3,08

Houilles sèches à longue flam.. 2,28 »

Comhitstibïcs des terrains seCi'ndtiircs.

Anthracites 4,57 26,47

Houilles 1,00 19,20

Jaïet Oj'iO 4,03.

CombitsliUes des terrains tertiaires.

Lignites parfaits ),77 13,43

Lignites imparfaits 2,19 9,02

Lignites passant au bitume..., 3,94 4,96

Aspliallc 2,S0 »

Combustibles de formation eontemporainc-

Tourbes 4.('l 5.53

Bois 2,04

Cendhes iiLEi'ES. —Couleur d'un ln'au lilni. employée dans la peinture, et surtout dans la laini' a i tf s papiers points. Il en existe de naturelli ■, ri dai liiiiiollos.

Cendre bleue naturelle. — S'obtient par la pulvérisation du bleu de moni>i;jne, carbonate tribasiipie hydraté de cuivre, que l'on reiicontre da is la nature sous forme de beaux cristaux bleus. Quoique la nuance de cette couleur soit agréable et bien IKe, on l'a généralement remplacée p.ar une autre couleur plusi'clatnnte, mais malheureusement très-peu stable, appelée cendre bleue artificielle (voyez Bi.Eu de montaonei.

Cendre bleue arlificiellc {hi/ilrate d'oxyde de cttivre, mêlé à do la chaux). — La fui)rication de ce produit est délicate, ot no réussit bien qu'entre les mains d'ouvriers trts-excrcés,

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Pour préparer les cendres bleues en pâte, on introduit dans un tonneau défoncé par un bout, (iO lUros d une dissolution de sulfute de cuivre marquant Sd" à. 1 aïomètre de Bau.né : on y ajoute 40 litres d une dissolution bouillante de chlorure de ca ci.un '"a"!'''^"' ^." ,f" mOme aréomètre. On brasse le mélange, et „,j 1 ^l«"dm'"e douze heures à lui-même. Une réaciion a lieu entre les deux liqueurs ; il se forme du sulfate de chaux qui se précipi e et du chlorure de cuivre qui colore la liquem- en VP4-t. On décante celle-ci, on la llltie, on lave le dépôt et on ajoute à la première la liqueur filtrée provenant de ce ?àvàge. On obtient ainsi HO litres de hqueur verle à

^"D-Tautre côté, on prend 25 kil. de ch^'ux que l'on délave dans 75 kil. d'eau; on passe la bouillie sur un ^alen cuivre, et or. en prend . 8 à 20 kil. que l'on verse dans la liqueur verte. On agite fortement et on U,sse déposer. Une nouvelle ré.action a lieu ; du chlorure de calcium se reforme et reste dissous, tandis que de 1 oxyde do cuivre liydr.até se produit et se dépose. Ce dépôt, ou pâte verte, lavé par .lécantation, est versé dans un baquet et mêlé avec de la chaux, de l'eau, et une dissolution de potasse perlasse du commerce marquant Ij Baume, dans la proportion de I kil. de chaux, 20 kil. d eau, et Qk 7 d'eau de posasse pour 27 kil. de pâte sèche. On a-ite et on broie rapidement dans un moulin à couleurs, la° promptitude de cette opération influant beaucoup sur la qualité du produit. , , •„

La pâte, broyée, est introduite dans une bouteille avec 600 Krammcs de sulfate de cuivre et 250 grammes de sel ammoniac ou chlorhydrate d'ammoniaque dissous dans 8 litres d'eau ; on bouche, on secoue fortement, et on laisse déposer. On achève la réaction dans une futaille défoncée par un bout; on décante le liqmde surnageant, on lave ce dépôt bleu, on le fait égoutter sm- des hltres, et on le vend tout humide aux fabricants de papiers

^*Les" centres bleues en pierre s'obiiennent par la dessiccation de la pâte précédente à l'ombre et à une faible chaleur.

Cendre gravelée. — Voyez Potasse.

CENDRES VOLCANIQUES (Géologie). — Ce sont des matières pulvérulentes, des poussières incandescentes que rejettent les volcans dans certaines circonstances; elles sont ordinairement précédées par des torrents de fumée et forment une pluie tellement épaisse, qu elle dérobe la clarté du jour, quelquefois pendant des semaines. Les cendres peuvent être très-abondantes, et dans 1 éruption du Vésuve de 1794, elles couvrirent la terre d une couche de plus de0",35 d'épaisseur. En 1787, 1 Etna .avait vomi une telle quantité de cendres et de sables, qu il y en avait une couche de O'",08 à la distance de 4 heuos. A ces cendres se joignent plus ou moins promptement les pierres poreuses, également incandescentes, nommées rapilli ou lapilli, pnnces et pouzzolanes. La quantité de ces divers produits d'une éruption dépasse tout ce que 1 mia- Rination pourrait concevoir. Le 2'i août 79 de notre ère, la ville de Pompeia, près du Vésuve, fut ensevelie sous une pluie de cendres et de pierres, i. Voyez Die/, d'/astotre, (le biof/rapli., pur- Dezoljnj et Bachelet, art. Pompeia.) Les vapeurs ou fumées et les cendres sont emportées par les vents souvent jusqu'à 21)0 et même SOO kilomètres. Au dire de Procoue, lors de l'éruption de 452, les nuages de cendres du Vésuve furent poussés jusquà Constantinoplc ; en 1794, elles se répandirent jusqu au fond de la C-ilabre En 1811, les cendres du volcan de Sumbawa (îles do la Sonde) furent portées à llGO kilomètres (290 lieues), jusqu'à Amboine et Banda (Iles Moluques).

Cf NOBIO.N (Botanique), cœnobium, du mot grec koinobion, conuminauté. — Nom donné à un fruit compose de plusieurs péricarpes secs ou succulents, et presque toujours uuiloculaires. Le style, au heu d être la prolongaliou de ces péricarpes, parait naître du centre < u réceptacle. Ainsi les Labiées,la bourrache, la buglosse, la vipérine. Mais cette structure du cénobion est celle dos akènes; aussi nommc-t-on habituellement ainsi chacun des carpelles de ce fruit. G — s.

CÉNO.VlYCIi (Botanique), Cenomyee, Acliar., du grec kenos vide, et multès, champignon; allusion faite à l aspect de ce lichen. — Genre de Liehens auquel Acliarius réunit les genres Sci/phnplioru.i, Iklotium, Cladonia. Le C. en forme de boite (C. pyxidn, Achar. ; Lichen pyxidatus. Lin.) a la forme de petites feuilles légèrement crénelées et imbriquées, desquelles naissent des tiges élevées de quelques millimètres, ayant la forme d'cntounoirs et portant sur lcu« bords des tubercules

roussàtres. Cette espèce est commune dans les bois, en hiver. Le C. des remies (C. ranijiterina, Achar. ; C. ranqifcrina, de Cand.) a les frondes droites, rameu;:cs, molles, quand elles sont fraîches; fragiles, cassantes, lorsqu'elles sont sèches; hautes de (."",05 à fl^.flfi ; elles ollVont à l'aisselle des rameaux, des ouvertures, et sont blanchâtres farineuses. Los fructilicaiions situées à l'extrémité de CCS frondes se présentent sous la forme globuleuse, colorées d'un brun roux. On rencontre cette espèce par larges touffes sur la terre, au milieu des mousses. Mais elle est surtout extrêmement abondante dans les pays du Nord, où elle fait la nourriture presque exclusive des rennes. On on a même fait parfois du pain en temps de disette, entre autres exemples, lors de la disette do 18tG-l817, à Genève.

CENTAURÉE (Botanique), Ce«/n"cea, Lin. Selon Pline, ce nom viendrait du centaure Chiroii, qui se servit d'une espèce de ce genre pour se guérir d'une blessure qui lui avait été faite au pied par une flèche d'Hercule. — Genre de plantes de la famille des Composées, tribu des Cynarées, type de la sous-tribu des Centaurées. Ce sont des herbes vivaces ou annuelles, à feuilles tantôt simples, tantôt ailées ; fleurs de la circonférence plus grandes que celles du disque, stériles, r.ayonnantes; akènes sui-montés d'une aigrette courte, à soies rudes, ou à paillettes oblongues, distinctes. Ce genre est très-nombreux en espèces et ne fournit que peu de plantes pour rornenicnt. La C. musquée [C. moschata, Lin. ; Amberboa moscliata, de Cand.) est une herbe annuelle, originaire de l'Orient. On la nomme quelquefois Andjrette. Ses capitules sont amples et pourpres. Cette plante répand une agréable odeur qui rappelle celle de l'ambre et qui lui a valu son nom.LaGraHrfecen?a«)-ee(C.(eH;«uriHm,Lin.)estvivace. Ses tiges s'élèvent souvent à plus d'un mètre. Elle donne dcrandes fleurs jaunes, d'un joli effet, et se trouve dans les endroits montueux du Piémont, de l'Italie, dans les Alpes. Celte plante a des propriétés amères. La C. jacee IC jacea Lin., de jai-ere, être couché) est indigène et vivàce. Elle se distingue par les folioles de son involucre, brusquement terminées par un appendice scarieux, lacéré

ou cilié, et croit de préférence dans les terrains iiuultc. et les prés secs. Elle fleurit tout l'été et es bonne dans les pâturages pour être mangée tendre par f» '«^ ''"'^ ' mais trop dure pour être mêlée avec avant: ge a fon. Elle fournit, comme la sarrette, une belle eiiture jaune. Ses fleurs sont purpurines comme '='^""3 «le '» t . noire (C niqrn. Lin.), espèce qui n'est souvent considérée que coiume une de ses variétés, se distinguant par

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des fleurons tous égaux et hermaphrodites, La C. bleue vulgairement Ble^iet (voj'cz ce mot). La C. des montagnes (C. nionlana, Lin.), Barbeau des tnotitatjties , est une très-belle espèce spontanée dans l'Auvergne, le Dauphiné, la Suisse, et souvent cultivée pour l'ornement; ses capitules ont les fleurons de la circonférence d'un beau bleu, et ceux du disque un peu plus pourprés. On obtient, par la culture de cette plante, des fleurs toutes pourprées, ou des fleurs jaunes à la circonférence et fauves au disque; dans une autre sous-variété, elles sont blanches. La C. chausse-trappe { C. calcitrapa , Lin. ; Cakitrapa stel/ata, Lamk), appelée aussi Chardon étoile, à cause de la disposition en étoiles des épines de son involucre, est une herbe très-commune dans les lieux stériles et pierreux de l'Europe tempérée; ses tiges sont diffuses; ses feuilles sessiles, pennatilobées, molles, et ses fleurs pourpres. Cette espèce passait pour diurétique et fébrifuge. Malgré sa saveur amère, les Arabes en mangent les jeunes pousses. Elle entrait chez les Juifs dans l'assaisonnement de l'agneau pascal. — PelVe Centaurée, voyez EnïTHKÉE. G — s.

CENT.\L'RELLE (Botanique), Cen/a!«r//«, Michaux, diminutif de centaurée. — Genre de plantes de la famille des Gentianées, tribu des Chironiées, aujourd'hui fondu dans plusieurs genres de cette famille. G — s.

CENTÉSIMALE. — Division en centièmes ou ayant ■i)Our base le nombre 100. Se dit surtout de la division du quart de cercle en 100 parties égales proposée pendant la révolution, adoptée pendant quelque temps en France, puis abandonnée pour la division antérieure du quart de cercle en 90°.

CENTI (Arithmétique). — Mot employé dans le système métrique; placé devant le nom d'une des unités principales, il indique un sous-multiple cent fois plus petit. Ainsi, centilitre indique ^ de litre, centimètre, ^ de mètre, centiare, -—; d'are, etc. (voyez l'article Poids et Mesures). .

CENTIGRADE. — Division centigrade, division en 100°. Le thermomètre centigrade, ou à échelle ou division centigrade, est un thermomètre sur lequel on a marqué 100 au point ov'i il s'arrête, lorsqu'il est plongé dans de la vapeur d'eau bonillaute sous la pression barométri(iue ordinaire 0'","6, tandis que dans le thermomètre dit de Réaumur, ce degré de chaleur est marqué 80 (voyez TnERMOMÉTr.E).

CENTIME. — Centième partie du franc. Les pièces de 1 centime, faites avec l'alliage constitutif de la monnaie de cuivre, pèsent 1 gramme.

CENTRANTIIE (Botanique), t>«(»-antti(S, de Cand., du grec kentron, éperon, et antlws, fleur, parce que les fleurs ont de grands éperons à la base. — Genre de plantes de la famille des Vatérianées. Il faisait autrefois partie du genre Valeriana de Linné. Caractères : calice à limbe d'abord roulé en dedans, puis, après la floraison, se développant en une aigrette plunieusc caduque ; corolle munie d'un éperon à la base et divisée en 5 lobes irréguliers; une étaifiine; fruit indéhiscent à une loge et à une graine. Le C. rouge {C. ruber, de Cand. ; l'u/erinniJ-Mica, Lin.), appelé vulgairement Valériane rouge, Behen ronge, Uarhc de Jujtiler, est une herbe indigèiie qui s'élève à 0"',iO environ. Ses feuilles sont ovales, lancéolées. Ses fleurs sont rouges ou blanches, ou rouge trèsfoncé dans deux vaiiétés. Sa racine est odorante et possède i pou près les mûmes propriétés que celle de la \'alérianf officinale {\oycz ce mot). Gn cultive aussi dans les jardins le C. à feuilles étroites {C. umjuslifolium, de Cand.), plante vivace également de France, et dont l'éperon est de la longueur de l'ovaire; le C. chaussctrupjic (C. calnilrafia, Dnfr.) à éperon très-court. Enfin, on u Introduit dipuis peu dans les jardins une jolie espèce originaire d'Esiiagne, le C. mucrosiphon, Boiss., dont les tiges sont llstuleuses et les fleurs disposées eu corymbcs (leiises. G — s.

CENTRE f M<;ASTniQtiE (Anatomie). — On donne généralement ce nom aux ganglions et aux plexus nerveux formés par le grand •-ynij)all)lqiio et le nerf pneumo-gastriquQ amour dn tronc céliaqne, au-devant des piliers du diapliragnie, dans la partie la plus profonde do l'épigastre. . . ,

Centiie ^Envp.ux (Anatomie). — On appelle ainsi les organes où les nerf» prunncnt leur origine ; ainsi l'encéphale, In moelle épinièrc et les ganglions du grand synipatliiquCiBOOl les ccnire» nerveux qui donnent naissance à tous les nerf» (voyez C^.ni^lno■SI'l^AI,, Sïmi-atuiqui! Uirand]), Cemiie ruiiÉNiQUï (Anatomie). - Ccst le centre ten-

dineux du diaphragme ou l'aponévrose trilobée qui occupe la partie postérieure et moyenne de ce muscle.

CENTRE (Géométrie). — Le centre d'une courbe est un point tel que, pour un rayon mené de ce point à la courbe, il en existe un autre qui lui est égal et directement opposé ; en sorte que tous les points sont deux ;\ deux symétriquement placés par rapport au centre. Le caractère analytique d'une courbe qui possède un centre, c'est que si l'on y porte l'origine des coordonnées, l'équation étant satisfaite par x= a, y^b, devra l'être aussi par x= — a, y^ — b. En d'autres termes, si l'on change dans l'équation j; en — a; et y en — y, elle devra conserver les mêmes solutions. Or, pour cela il faut, si elle est algébrique, que ses termes soient tous de degré pair, ou bien tous de degré impair et sans terme connu ; dans ce dernier cas, le centre est sur la courbe. Cette dénomination de centre est empruntée à la théorie du cercle dans lequel tous les rayons sont égaux. Il n'en est pas toujours ainsi. Dans une ellipse, par exemple, il y a un centre, mnis les rayons qui en émanent n'ont pas tous la môme longueur ; toutefois deux rayons opposés sont toujours égaux (voyez Ellipse, Hyperbole). E. R.

Centre he gravité (Physique et Mécanique). — On désigne ainsi dans les corps un point tel que l'action do la pesanteur est exactement la même que si toute la matière y était condensée. Ce point, qui n'est d'ailleurs qu'une conception abstraite, peut se trouver dans l'intérieur du corps ; il peut aussi se trouver en dehors, ainsi que cela arrive pour un anneau, un cylindre creux, etc.

Tout corps est formé par la juxtaposition de particules dont chacune est pesante. La somme des poids de toutes ces particules, ou ce qu'on appelle leur 7'ésultante, constitue le poids du corps. Or, cette résultante, qui à elle seule produirait le même effet que tous les poids élémentaires réunis, passe constamment par le centre de graviié du corps, quelle que soit la position de ce dernier. jVussi, toutes les fois que le centre de gravité d'un corps est fixé ou soutenu, ce corps est-il en équilibre, s'il n'est soumis qu'à l'action de la pesanteur.

Dans un corps homogène ou dont toutes les parties sont de même nature, le centre de gravité coïncide avec le centre de figure : il est au centre d'une sphère ou d'un cube, sur le milieu de l'axe d'un cylindre ou d'un prisme, etc. Dans tous les cas, on peut le déterminer expériment.ilement en se fondant sur ce principe qui vient d'être rappelé que toutes les fois qu'un corps est en équilibre sous l'action de la pesanteur, c'est que son centre de gravité est soutenu. Ainsi, par exemple, si l'on suspend un corps par un point do sa surface (/î'j. Wi), il prend une position d'équilibre pour laquelle le centre de gravité est soutenu ; par conséquent, si l'on prolonge dans l'intérieur du corps la direction du fil de suspension suivant la ligne AB, cette ligne contiendi-a le centre de gravité ; en répétant l'expérience pour un autre point de la surface du corps [fig. 'iGS), on obtiendra une nouvelle ligne CD devant aussi contenir le centre de gravité, et par suite ce dernier se trouverai leur point d'intersection G. C'est par ce procédé plus ou moins modillé, que dans les arts .

on cherche le centre de gravité des pièces qui doivent être assemblées pour former un appareil quelconque. Veut-on savoir par exemple où se trouve le centre do gravité d une canne cylindrique terminée par une masse do densité dil-

Fig. »67. Flg. »68.

Uclcrmiiialioii du ccnlrc do gravite

V\%. »08. — Délcrminalion du cenlrc do giavilé.

férente : on la posera sur une arôto vivo [fig. -109), et on la fera glisser jusqu'il ce que 1 équilibre uit lieu ; lu centre de gravité est nécessaironiont au point de 1 axa nui correspond nu point d'appui. Dans cluiquo cas particulier on recliorcliora d'ailleurs le modu d équilibre lo plus propre i\ l'application do la méthode.

La connaissance du centre de gravité des corps ost oxtrCiiiomcul jrnportuntc dans l'étude du mouvomenl et da

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réqulUbre des corps V^^^^^^"^^^^^^^ ,<„,',csles questions qm ^ y ^ 'W"' \«",^' >„„i, d;vns un S.^UqurSs^~tX4.ri:.tiouae,apc-

sauteur (voyez ÉQ"i"«"s)- , • „e générale, le centre Au point de V'l^'ls"proprU;tcs importantes,, de gravur: joui ^e pl^''^^ ^^ P ,^„, seuleoiept la suiparmi lesquelles nous ne""»' ^ ^^u^ d'.ui corps ïante. Le "«"vement du centre «e.^^ ^^^^^^^^^ ^^^,„

ou d'un système de «/P^ "^;P,^fnfutueUos des di\e. c, dification'par >^^"t« f,;,^^:^ principe mipo. tant parties du corps ou d« y ;«e ^^ r„ouvement du crnt„ porte le nom de '^onstrim ^cT^o^l.

rfe 9rmv,7e (voyez iNEn-HE ACTION c ,„ ,e). -

CENTRIFUGE (Fouet) P»yf ,i;^',„, ,,u, se meuvnit Nom donné à la tendance qu on es co i^^^^^^^^ ^^^^^

suivant une ligne courbe ^ ^^ , ,., „ a, '. ctueusc

expression a pour origine ""f ' ' , „ nx m. nt de rodes pliénomi'-nes qui accomp. go "H • ntfictue,

t^tion ; en réalité ''^ f°;<-^,-=(; * ! e j- coi ps bu clTet, en elle est un ^'O^P'^^f^^fJrpfibre dans l'espace et sousvertu de cette "l'ortie un corps^^or trait à l'influence de to»t« "[J^ " ,/son mouvement s'mqu'en lisne droite; toutesles fois que so ^^^^

fléchit d'une manière quelconque on pe ^^^ ^^ ^^^.p^

force dirigée ve^ le ceiure de^ a coui ne S ^^^^ ^

Cette force est la fo';f.^,'^'.^^;^,, ce du cordon et de la tourner une frondt% c est la u^sist^"ce ^,^^,^j.

main qui retient a P'«™,^^,7^\';r?e, de la terre sur la c'est l'attraction du f"'*;'' f ;/,Vu"e dans leurs orbites, lune, qui maintient '^'«"^.f' 'action cesse tout à coup, la Que le cordon casse ou quel ^'"rac ion ce ^^^^^^^

pierre, la lune et la terre P;;Ç d «J'« ^ ^^J'^^^^te en ligne qu'elles décrivaient et «1" '■^•? ^"^o^don de la fronde, le droite. Mais si la main tnc J!" .'^^^.^d'action sans une cordon tire sur notre main ; il n y a pas a ^ ^,^^^.^^

réaction égale et contraire. C|eréa^^^^^^^ ,,ntriM,c. de la force centripète, est precis,.menua/ ^1,^

La force centrifuge ",^ f";P"^,,ipSe. Son introduction naît et disparaît avec la f°^ce centripète = ^-i^^^itude; dans le langage est cependant consacrée pa ^^^ ^^^^^.^ elle est commode et doit être conservée ^^^^^ ^^^^^^f^ge lions citées plus haut. Ce f^a omi^ç .^,^ ^^^ ^^^^

qui diminue la Pesanteur vers eq a e ^^^^^^^ ^^^^ ^^ force les chevaux de cirque à s net " ^,^^^ ,^^^

centre du cercle qu ils Pfco "":•,;,,,;, extérieur plus courbes des chemins de fer ^ t ' ' l'impulsion à

élevé que l'i"térieur; cest el 1. d 1-^^ ^^V^^ ^,.^,,3^ l'air dans le tarare et lesventiuu| y ^ j^^

et qui produit l'égouttement rapide' 'i - ' ^,^

nouvelles machines à sécher on ■ ,,„„,;„.,,. qrfcs

Force centrifuge. Dans les ateliers «^ ,;,;;, ',.,,„,,de, il

de grandes distances -^ croît proportionnel-

diurne de cette planète «^f-^^^'^Jr les divers points intensités de cette to^ce cenmfu e sur ^^ ^^,^^^^^^^

d'une splière tournant au our de son • ' ^^^^^^ qu'elle varie P™por.t>onnelleniei t au i.ayo^^^ ^^^ ^^^^., décrit par chaque p<nnt et o" " i.^,,uateur, la

du temps que dure chaque ''evoluUon. A 1 ^^ ^^^^^ force co.ntri ugc es ega e à la a l^a^^ ^,, ,i

teur; comme ^>;\f J .'° Xs vite, la pesanteur dos c^rps la terre tournait 17 fus P'us vnc, ,.^ ^^^.^^

serait nulle Jt ' «^^"='''="[- P<^^jl?«-wS centrifuge varie comme e .^^^^ '';^ ^Uon dun appareil Notre gravure 410 e^' ''<; ^P;''.^, rs de physique Pour yjnéralcment employé daus les co. s u^ Il se compose

Montrer les f «'^^«l';. ^^ ^'ac^^^r que l'oirpeut faire de deux cercles de icssort " ''Çri, 1 . , ,„i passe

M. r», M. cj..ttra a.™ •»" ;;;Ï, ,ilt tov„.™t

ri^.ïïrSâ'inrïï."ïKrïtr-

jTO - ApHl ssemcnt i u

chné descend rapidement^V^ X,^V^^ monte le second plan inch'ic ou il sa j^^^^ ^^^^^

tateur a donc "" '"^^,^^,',^biefmprcssion.

cet exercice une indéhnissaoïei. ^^^ ^^

CENÏRISQUE (Zoolog^), C/'^^ ™- ac«n//<op^eVvi;e«*r2s, aiguillon. - Go'"'e ue o' ^^^^^^^ j^,.

9«n., famille des Bouche, en 'l^tùnclvp^ non allongé, ■Lieux de cette f^™'";' '^,?,'^^ '"^r les côtés et tranmais ovale ou ohlong, 9?^"'P''"loiPe dorsale fort en archant en dessous; prem ère "«f f f^°°„e et forte (d'où rière, ayant une prem.e.c cpuie^ g^^^.^ ^^. ,^ , vient son "um),'.^"PP°^r^ ^ ,r «c6/m.o.T,Lin.),donl le répaule. Le .C- f^/l^^^ ^ f ^^^ da^s la Méditerdos est garni de Pet'f ^^^^°'",';,, „ qu en fait peu de cas à ranée; sa chair est tendre, mais on en v ^^^^^^

causedesa petite taille ; il.napaspius',

' CENTRONOTE (Zoologie ;J';lXlnM^^^^^^^ qui Genre de Poi^^onsaa.M^Va^^ ^^,\,,, précédée se distingue par une «^u e na„eo ^^ ^^^^^

d'aiguillons en grec '^««"''"''„^, ,, ' rïsso les poissons aux ventrales. Ce ^o"!' ^".[^Çr^i'iîternm e- cîivier les les plus féconds des côtes de 1* f coiten ^^^^ ^^

divise en quatre sous-genres :1 Le| VJ^^%'u^ue ; l'escorps en fuseau, ""« ^,7/^.^ ,rP«««^ >• ^'"«'T pèce commune, le fm!/<e «s t ^^^ ^,^^^^^^

teur {Scomber <i';c'or, iila.ww.U^^ s'emparer de

PMe, parce ^l^vil smt -vaisseaux^po,^^^^.^^^^^^ ^^^ ce qui en tombe, et, comme^ c esi ^.^^^^^ j^

quil quelques voyageur^ ntpeiv^^^^^^^ sert de guide (0'»,-50 de ion .^ ^^^^ j j^,,,gj

,tte aplatie f P'-'S de ^^^^^^^^l^^.é^^ueue sans carène;

(£.,c/iw,Cuv.), le Çorpsjomp'^an; la Méditerranée :,la U en trouve trois espèces dans ^.^^ ^^^^^^^^

iic/ie propre ou l .a'"?" ^^,^,T"/f^ tu La Liche sinueuse

rieuresàleursommet.-Ge.reacpa s„„„„,„

des Loiéliacées, '[^^.e.f-^^ow'a S««>!««<;"«-^, I;'"') (C. Surinamensis, Pro'^l.. ,J-oo«ia j-^^j^gg

Lt un <^''é^-"t^f --^i;r Si«^ ^°"* ^r

elliptiques sont den elecs c „j „„e corolle

compagnées de 2 oractoes , <■ '' 1 . f jj ^jt une

arquée un peu vent™e au somme so^^ ^^^^,^ ^^^^^^^

Genre te I'™.'»» "V"'i''* , ™ré Ile e« iw.» •'

teint do verdatre. « •-'>'-' P''',^,'nn,ro de ncrcoides qui réuni dans ce sem'euii grand non brcdc^ ^

^Sâ^izJo^'cen,rot.s, Fab. - Sous-gcnro

CÉP

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