CEP
û'Insectes hémiptères, famille des Cicadaires. gpnre des Cicadelles ; elles ont l'éciisson découvert, du moins en partie, les élytres libres, n'étant point engagées sous le prothorax. Ces insectes ont la faculté de sautera l'aide de leurs pattes postérieures; ils vivent sur les plantes, dans les endroits Immides. LeC. petit dia/j/e {Cic/idacoinuta, Lin.), long de 0"',000, est le type du genre ; on le trouve aux environs de Paris, dans les bois, sur les fougères et d'autres plantes. Il a une corne de chaque côté du corselet, qui est prolongé postérieurement en une pointe de la longueur de l'abdomen.
CENCRE (Zoologie,!. — Voyez Vehs, TotinNis.
CEP, Cepac.e (Agriculture). — Voyez Vlc^E.
CEPE ou Ceps (Botanique), du latin cœpe, ognon. — Espèce de C/iumpigno» du genre Bolet.
CEPÉE (Sylviculture). — On donne ce nom aux repousses d'un arbre dont le tronc a été conpé ras terre, comme on le voit dans les peupliers, les saules, etc. A mesure que ces pousses grandissent, on en retranche la plus grande partie pour n'eu laisser que quelques-unes des plus belles.
CÉPH.^5LIS (Botanique), Cephœlis, Swartz, du grec këplialé, tète ; allusion faite aux petits bouquets arrondis en tète que forment les fleurs de ce genre par leur réunion. — Genre de plantes de la famille des Rnbiocées, tribu des C"fp*acée.i. Il comprend des arbrisseaux de l'Amérique méridionale. Caractères : feuilles opposées, fleurs en capitules, accompagnées de bractéoles et entourées d'un involucre; calice à 5 dents; corolle presque infundibuliforme ; étamines à filets très -courts; baie ovale, couronnée par les restes du calice, à loges contenant chacune une graine. Les quelques espèces que renferme ce genre, se cultivent dans les serres. On distingue le C. violet [C. violacea, Willd.), qui vient spontanément dans la Guyane française, et le C. pourpre {C purpurea, Willd.), qui croit dans les îles de la Trinité. Le C. ipe'cacuaiihn, Willd., est un arbrisseau du Brésil et de la Nouvelle-Grenade. Sa racine, qui est un puissant émétique, est connue dans les pharmacies sous le nom àUpérunuanlta gris. Sur lOO parties de cette racine, on extrait 10 parties du principe appelé e'me'tine (vovez Ipécaci'aneu). G — s.
CEPHALACAiMHE (Zoologie), du grec kcp/ia/è^iète, et aciiniha, épine. — Genre de Poissons acanthopte'rygiens, famille des Jones cuirrase'es, établi par Lacépède pour désigner un poisson qui ressemble beaucoup à un Dacti/lo/itère, ou poisson volant, moins les nageoires surnuméraires ou les ailes; le derrière de la tète est garni de chaque côté de deux piquants dentelés et très-longs, d'où vient leur nom. Le C. spinarelle [Gasterosteus spinarella. Lin.) est la seule espèce connue; c'est un trèspetit poisson de Suriiiam.
CÉPHALALGIE (Médecine), du grec ke'phah', tète, et alf/i'o, je souffre. C'est donc une douleur de tète. — La céphalalgie varie dans sa durée, dans son intensité, suivant les parties qu'elle alTecie ; ainsi, elle prend le nom de céphalée (voyez ce mot), lorsqu'elle est chronique, qu'elle revient plus ou moins périodiquement, et qu'elle est intense ; on rappellecaw4«r(o, de karé, tète, et harus, pesant, lorsqu'elle est caractérisée par la pesanteur de tète. Le clou hysléri</uc est une céphalalgie (|ui se rencontre chez les femmes hystériques, et qui n'affecte qu'un point de la lélc, le sinrii)ut (voyez ce mot), par exemple, comme s'il y avait un clou ; enfin, la mif/rnine (heiiiicritnin) est encore une autre forme de céi)halalgie (voyez Mir.nAiNp). La céphalalgie, du reste, est un symptôme presque constant dans les maladies aiguès.
CÉPIIALA.NTIIE (Botanique), Vephuliintlius, Lin., du grec l;cjjlwlii, tète, et imlhiis, fleur. — Genre de plantes de la famille des Hnbiacées, tribu des CéplinliinlMes. H comprend des arbrisseaux à rameaux cylindriques, i\ fleurs scssilcs, disposées en capitule. Caractères : calice ft 4 dcnbi ; corolle & 5 lobes; éiamines ii peine saillantes ; fruit coriace, conique, renversé, à S-4 loges, renfermant chacuiin une graine ; graims mimies d'un appendice mamelonné. Le C d Occident (C. occiV/ïd/n/iç, Lin.), appelé aussi llois-ltoiilon, est un arbrisseau qui s'élève souvent à plus do 2 mètres. Il donne, en août, des fleurs jaunes, sCKsile*, agglomérée».
CÉPIIALAIITIQUKS (Matière médicalol. — On adonné ce nom, autrefois, à des médicaments auxquels on attribuait la propriété de purger la tète, de la débarrasser dos humeur» qu'on supposait la tourmenter. Les purgatifs juualcnl le plus grand rôle dans cette médication,
CÊI'IIALfiE (Médecin(-), d" grec ki'phitli', tèio. — Espèce de céphalalgie opini&lre, quelqucroig chronique, et
affectant un retour périodique, intermittent. Elle survient le plus souvent sans fièvre ; la céphalée n'afiecte quelquefois qu'un seul côté de la tète, et il faut avouer qu'il est diflîcile, dans ce cas, de la distinguer de la migraine (voyez ce mot).
CEPHALÉS (Zoologie), du grec képhalé, tête. — Ce nom a été donné par Lamarck, dans sa classification des Mollusques, aux animaux qui ont une tète plus ou moins distincte , en opposition avec les Acéphales {Acéphales, Cuv.), qui en sont privés.
CÉPHALIQUE (Anatomie). — Se dit de ce qui appartient à la tête; ainsi la veine céphalique est la grande veine superficielle externe du bras; elle résulte de la réunion de la radiale et de la médiane basilique vers la partie inférieure du bi'as ; elle monte le long du bord externe du biceps, puis dans le sillon de séparation des muscles deltoïdes et grand pectoral et va se jeter dans l'axillaire sous la clavicule. Cette veine est importante pour la saignée (voyez ce mot), parce qu'on la choisit parfois pour la pratiquer ; les anciens avaient coutume de l'ouvrir dans les affections de la tête, d'où elle a pris son nom. L'artère céphaligue, ou tronc céphalique de Chaussier, est la carotide primitive (voyez Carotide).
Céphalique (Remède) (Matière médicale). — On appelait ainsi certains médicaments employés dans les affections nerveuses de la tète ; c'étaient en général des substances balsamiques, volatiles, aromatiques, etc.
ÇÉPHALITE (Médecine), du grec képhalé, et de la terminaison ile, qui désigne l'inflammation : inflammation de la tète en général (voyez Encéphalite).
CÉPHALOPODES (Zoologie), du grec képhalé, tête, et du pluriel /lorfeç, pieds, c'est-à-dire pieds à la tète. — Classe de Mollusques qui contient les animaux les mieux organisés de ce groupe. Ils sont caractérisés par une tête bien distincte, pourvue de deux grands yeux d'une structure très-analogue à celle des yeux des vertébrés et couronnée, à l'entour de la bouche, de huit ou dix prolongements mous, très-mobiles, nommés pî'erfjr ou tentacules.
Fig. «71. — Uull
Ca!s tentacules sont garnis do suçoirs nombreux ii l'aide desquels l'animal saisit les objets et s'attache à eux pour se mouvoir. A la suile de la tète vient un corps ramtissé en forme de sac, lanlôt pnsque sphériquo, tantôt plus ou moins allonijé (pli renfenue tims les viscères. Ce sont tous des animaux marins, et, par conséquent, ils respirent par des branchies. Quelques-uns oui des coquille» très-
CÉR
CÉR
apparentes -, d'nutres n'en ont que des rudiments invisibles. La seule espfece de ce groupe qui puisse ùtre considérée comme utile est la Seicfœ officinale {Sœpia officinalin-, Cuv.), si commune sur nos côtes et dont la coquille, que l'animal porte cachée sous la peau du dos, est connue dans le commerce sous le nom de biscuit de mer (voyez Seiche). On trouve encore sur les plages de notre pays quelques espèces de Poulpes {Oclopits, Lamk) désignés par les pêcheurs de la Manche sous le nom de SarpouiÛes, plusieurs espèces de Calmars ou Encornets des pécheurs [Loligo, Lamk). Les populations pauvres s'en nourrissent parfois. Toutes ces espèces ont près de l'anus une poche où s'accumule un liquide noir connu sous le nom à'etirre de seiche ou se'pia. On pense que Vencre de Chine, qui nous vient de l'Asie orientale, est faite avec ce liquide. C'est dans la classe des Céphalopodes qu'on trouve les plus grands mollusques connus. La classe des Céphalopodes avait été divisée par Cuvier en cinq groupes principaux, sous-divisés en un grand nombre de genres ; ces groupes sont : les Seiches, les Nautiles, les Bélemnifes, les Ammonites, vulgairement Cornes d'Amman, les Camérines ou NummuHtes. M. Milne-Edwards les divise d'abord en deux familles : 1° les C. dibranchiaux, qui comprennent les Poulpes, les Aryonaules, les Calmars, les Calmarets, les Onycholeutcs ; 2° les C. tétrahranchiaux, dans lesquels on trouve les Nautiles et les Ammonites (ceux-ci tous fossiles). D'après l'examen qui a été fait des autres à l'état vivant (Numnuilites, Camérines), on s'est convaincu qu'ils se rapprochent plus des Polypes (voyez Poulpe, Rbacken, Seiche).
CÊPHALOPTÊRE (Zoologie), Cephnlopterus, Et. Geoff. , du grec képhalê, tête, et ptéron, aile, tête ailée, à cause de la gr.ande et magnifique huppe dont sa tête est ornée. — Genre formé par Et. Geoffroy d'Oiseaux passereaux dentirostres, du groupe des Gobe-mouches, qui se distingue par un bec puissant, allongé, triangulaire, à pointe crochue et dentée, pieds courts assez robustes des oiseaux percheurs. La base du bec garnie de plumes s'épanouissantà leur partie supérieure et produisant un large panache en forme de parasol. La seule espèce connue, Cephalopferus ornatus, Geoff., est de la taille d'un geai, tout le plumage noir, et les plumes du bas de la poitrine lui forment une sorte de fanon pendant. II habite les bords de l'Amazone.
CÉPHAi.oPTiiRE (Zoologie), Cephalopfern , Dumér. — Genre de Poissons chondroptérygiens à branchies fixes, famille des Sélaciens, grand genre des Raies, caractérisé par le corps déprimé, tête tronquée en avant, bouche transversale, narines situées sous le museau, dents trèsmenues, queue longue, conique et très-grêle, souvent armée d'un aiguillon. Ce sont des poissons d'une grande taille. On en pêche plusieurs espèces dans la Méditerranée. Le C. giorna [Raia giorna, Lacép. ; C. giorna, Duni.) a au moins 2 mètres de long sur l",50 de large. Le C. massena décrit par Risso avait 4 mètres. Le C. fabronien iRaia fabroniana, Lacép.), péché près de Livourne et étudié par Fabroni, 'avait 4 mètres de large et 2 de long.
CÉPHALOTE (Zoologie), du grec képhalé,me,k cause de la grosseur de sa tète. — Petit genre de Mammifères chéiroptères, du grand genre des C/iaures-souris, détaché par Et. Geoffroy du sous-genre des Roussettes, dont il le distingue parce que son index manque d'ongle et que les membranes des ailes, au lien de se joindre au flanc, se réunissent l'une à l'autre au milieu du dos auquel elles adhèrent. La C. de Pérou \C. Peronii, GeoSf.) est brune ou rousse. Elle a 0,f)5 d'envergure. De Timor.
CÉPHALOTE (Zoologie), Cephalotes, Bon. — Sous-genre d'Insectes coléoptères carnassiers de la nombreuse tribu des Carahiques, section des Simplicimanes. Le C. vulgaire [Carabus cephalotes. Lin.) est une espèce de moyenne taille, toute noire, qui se trouve communément sous les pierres dans toute l'Europe.
CF.PS (Botanique). — Voyez Bolet.
CÉRAISTE (Botanique), Cerastihm, Lin., du grec Itéras, corne. Les capsules de ces plantes sont allongées et ressemblent en petit, jusqu'à un certain point, à une corne d<; bœuf. — Genre de plantes de la famille des Carj/ophgtlées, tribu di's Alsinées. Caractères : 5 sépales; 5 pétales bifides; 10 ét.imines; .S styles; capsule à une loge cylindrique ou globuleuse, s'ouvrant au sommet en dix dents. Les céraistes sont des plantes herbacées, assez nombreuses en espèces. Plusieurs sont indigènes, et leurs caractères très-peu tranchés établissent souvent la confusion dans leur détermination. Quelques-unes méritent d'être cultivées dans les jardins. Ce sont : le C. campa-
nnlé{C. campanulatum, Viviani), plante velue donnant des fleurs blanches campanulées, et recueillie dans les environs de Rome; le C. tomenteux [C. totnentosum.
Lin.), désigné vulgairement sous les noms de Mi/osotis des jardins. Oreille de souris (ce qui est la traduction française du mot myosotis) et Argentine ; c'est une plante généralement recouverte de poils courts; le C.à grandes fleurs (C. grandiflorum, Wallds. et Kit.) donne aussi des fleurs blanches d'un assez joli efl'et dans les bordures.
CÉRAMBYCINS (Zoologie), Cerarnii/a'/u', Cuv.— Tribu d'Insectes coléoptères tétramères, famille des Longicornes, caractérisée par un labre très-apparent ; les mandibules de grandeur ordinaire ; les yeux toujours échancrés et entourant du moins en partie la base des antennes, qui sont ordinairement de la longueur du corps ou plus longues, les cuisses en massue; la tète avancée ou penchée, mais pas cntif rement verticale. Latreille ( Règne animal ) a divisé cette tribu en un assez grand nombre de genres et de sous genres augmenté encore beaucoup par les travaux de Serville. Plusieurs de ces insectes se font remarquer par leur couleur et leur odeur agréables ; tel est le, Callichrôme musqué {Ccrambyx mosChalus , Lin.), long d'environ 0",025, entièrement vert ou d'un bleu foncé et un peu doré dans quelques individus. Il répand une forte odeur de rose. On le trouve sur les saules.
CÉRAMBYX (Zoologie), Cerambyx, Lin. — Nom scientifique du genre Capricone.
CÉRAMIAIRES ou Céraviiées (Botanique). — Tribu de la famille des Floridées, classe des Algues, caractérisée ainsi par Agardh : fronde tubuleuse, articulée, rarement celluleuse et continue; fructification double; conceptacles nus ou involucrés, renfermant de nombreuses spores dans un périspore hyalin, souvent mucilagineux; se rompant irrégulièrement à la maturité; consultez les trois mémoires de M. Duby, insérés dans les Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Genève, et le travail de M. Agardh, intitulé Algœ Médit, et Adriat., p. GO. Le genre type de ce groupe est le Ceramium (du grec keramion, vase en terrp).
CÉKAMIOl'E (Chimie industrielle!. — Voy. Poteries.
CERAPTERES (Zoologie), Cerapterus, Swed. — Sousgenre d'Insectes coléoptères tétramères, de la famille des Xylophages, genre Poussas, établi par Sweder, sur une espèce de la Nouvelle Hollande. Cet insecte est parfaitement brun. Son corps est de forme carrée, longue et déprimée, les antennes sont composées de dix articles et entièrement perfoliées. 11 parait se rapprocher des paussus quant à la forme du corps.
CÉRASINE (C''-H'i>0"',HO). — Gomme provenant des exsudations de quelques arbres fruitiers indigènes, pruniers, cerisiers, amandiers. Le produit gommcux obtenu dans ce cas renferme un peu d'arahine mélangée à la céranne ; Vea.li froide dissout l'arabine et gonfle seulement la cérasine ; cette dernière, desséchée, constitue une matière transparente, facilement pulvérisable ; ce qui la distingue nettement de la bassorine. Comme la bassorine, la cérasine éprouve par l'eau bouillante une transformation isomérique et se convertit en arabino. — Cette gomme a été principalement étudiée par Guérin.
CÉRASTE, ViPÉnE coiinee (Zoologie), Cvluber cérastes,
CER
CER
Lin., du gi'uc b-ras, corne. — Espèce do Vijjère, groupe des Serpents i^piiimeux, appartenant aux Reptiles ophidiens: elle se distingue par une petite corne pointue sur chaque sourcil. Le céraste est grisâtre, marcjné de taches noirâtres irrégulièros. Il habite l'Algérie, l'Egypte, les contrées chaudes de l'Afrique septentrionale, où il se tient dans le sable. Sa taille est d'environ (J'",G5. On le trouve cité dans les auteurs anciens et entre autres dans Lucain : Cornua prœiendens immania fronte cérastes. Il est très-venimeux.
CÉRAT (Matière médicale), du grec kéros, ou du latin cera, cire. — Les cérats sont des pi-éparations pharmaceutiques, d'une consistance plus ou moins molle, qui ont pour base la cire et l'huile. Ils diffèrent des onyiients en ce que ceux-ci contiennent des -résines; et des pommades en ce que ces dernières contiennent des graisses animales. On distiiigue : le ce'rut blanc ou ce'rat de Galien, composé de 250 grammes d'huile d'olive, GO grammes de cire blanche et ISO grammes d'eau. On fait liquéfier la cire dans l'huile, on met dans un moi-tierde marbre, on agite et, quand il est à demi refroidi, on y incorpore l'eau peu à peu. Ce cérat est émoUicnt et on en fait un très-grand usage pour les pansements. Le cérat simple est composé d'une partie de cire et de trois parties d'huile d'olive ou d'amandes douces. On connaît encore le cérat à lu rose, dans lequel il entre de l'essence de roses ; on s'en sert pour les lèvres affectées de gerçures. On prépare encore des cérats composés : ainsi le cérat de Saturne ou de Goulard, dans lequel entre l'acétate de plomb; le cératsùufré quise fait eu y incorporant 2 parties de soufre ; lacérai ammoniacal dit de Réchoux, en ajoutant du carbonate d'ammoniaque. Le cérat de quinquina se fait en ajoutant à 8 parties de cérat simple, 1 partie d'extrait alcoolique de quinquina. Le cérat opiacé se fait avec aO grammes de cérat simple et 4 grammes de laudanum; ou bien opium brut Û'%50 triturés avec du jaune d'œuf et incorporés dans 30 grammes de cérat de Galicn.
CÉRATINE (Zoologie), Ceraiina, Latr. — Sousgenre à' Insecles hyménoptères porte aiyuillon,{Am\Ueàcs Mellifères, grand genre Abeille, caractérisé par le corps étroit et oblong; antennes insérées dans de petites fossettes et presque en massue allongée; languette filiforme; palpe maxillaire de six articles. Loi; cératines ont do grands rapports avec les abeilles charpeutières ; leur abdouieu est dépourvu de brosse soyeuse; le labre, assez court, a la forme d'un quadrilatère allongé. La C. calleuse (C. calliTsa, Fab.) est longue d'environ 0'",007, bronzée ou bleuâtre, luisante, pointillée, des poils grisâtres aux pattes. Cette espèce se tj'ouve, mais rarement, aux envii'OMS de Paris. La C. albilabre (C. albilabri^, Fab.) est d'un noir luisant, avec une tache blanche sur le museau. Midi de la France.
CÉli.VTlTE, CÉnATociiLE, CÉnAToroMU (Médecine). — Voyez Kkiiatite, etc.
CÉRATOCÈLF (Médecine). — Voyez KiinATOcÈi.E.
CIÎK.VT OiMA (Botanique). — Nom scientifique du Caroubier,
CÉRATOPHYLLE (Botani(iue), Cernlophyllu7n, Lin., du grec kéras, corne, phullon, feuille. Les rauiilications fourchues des feuilles de ces plantes ressemijlent à de petites cornes. — Genre de plantes type de la petite famdic des Ceratnphi/llées, famille sur la place de laquelle on n'est pas généralement d'accord. De Candollo en fait un groupe de la famille des //u/o'vjw's, voisin des Callitricliinécs. Les cératophylles sont des plantes submergées qui vivent dans les eaux douces et les marais tourbeux. Elles ont les feuilles verticillécs par G-lOsessilcs et Qncment découpées. Le C. noyé (C. demersum. Lin.), appelé aussi Coinifle, a les feuilles à segmonis linéaires, filiformes, fortement dcnticulées. Son fruit est noirairc et muni do 2 épines à sa base. Le C. ou Corni/le submcrijé [C, submersum. Lin.) dilTèro du précédent par des feuilles très-peu dcnticulées. Son fruit noirâtre est aussi dépourvu d'épines au-dessus de sa bas<^ Ce» plantes, abandonnées ii la décomposition, servent quelquefois d'engrais. Curact. du genre : fleurs Dioiioiqui's sans calice ni corolle; involucre 4 10-12 dlvi- Bioiis égales, disposées .sur un seul rang; fleur mâle: élauiinn IO-2.'i à anthères sessiles; fleur femelle : ovaire à une seule loge et ù un seul ovule ; fruit coriace, iudéliihcent, surmonté du style persistant. G — s.
CICRUivRIi (Zoologie , Cerbcrus, Cu\, — Sousgenre du genre Couleuvre [Heplilcs ophidiens]. Il a, comme les pyl lions, prcsrjuo toute la tClc couverte de petites écailles ; niai» il n'en dialingue par des plaques entre et dcvanl les
yeu>L et manque de crochets â l'anus. Le Caluber cciberus de Daudin app;irticnt ;\ ce groupe.
Cei!Bère (Botani(iue), Cerbera, Lin. Allusion i ses fruits très-vénéneux et souvent mortels, dont on a comparé l'effet à la morsure de Cerbère, le gardien des enfers. — Genre de plantes de la famille des Apnci/nécs-, tribu des Ophioxyléei. Il comprend des arbrisseaux exotiques. On a réparti dans le genre Thevetia, Lin. (André Thevet, voyageur du xvi" siècle), plusieurs de ses espèces. Le C. ahoui. Lin. (nom brésilien) [Thevetia ahoui, de Cand.), est un arbrisseau de r.\niérique méridionale (Brésil). Son fruit donne la mort presque instantanément. La fumée même qui s'exhale de ce végétal est, dit-on, mortelle pour les hommes et les animaux. On raconte à ce sujet que les habitants de Saint-Domingue, en 1510, voulant se venger des Espagnols par lesquels ils étaient maltraités, et profitant d'un vent qui se dirigeait vers les habitations de ces derniers, allumèrent une grande quantité de bois d'ahor.i. Les fumigations qui en résultèrent n'eurent que peu de succès, les Espagnols s'étant hâtés de quitter leur retraite; mais cette circonstance servit de prétexte aux Espagnols pour faire un massscre général des indigènes. Le C. thevetia, de Linné, qui est le Thevetia neriif'olia (i feuilles de laurier-rose), de Jussieu, est un petit arbrisseau de la Jimatque. Son écorce est purgative. En général, les espèces de ces deux genres sont extrêmement dan»ereuses. G — s.
GERÇURES (Zoologie), Cercaria, Mûll. — Genre d'am'maux infnsoires, de la famille des Hlicrozonires apodes de de Blainville, établi parBIutlor. Ils ont le corps ovale, gélatineux, contractile et tcrniiin' | :u' un li!ot ou sorte de queue. On en trouve dans N - r:Mi\ diini'i ou salées. Une espèce, le C tenace, se rriii"iiirr, dii un, dans l'infusion du tartre des dents. L'histoire de ces petits animaux laisse encore bcancoup à faire, malgré les travaux de M. Nitzsch, qui ojit profondément modifié ce qu'avait fait Millier.
CEKCIS (Bot.inique'. — Nom scientifique du Gabiier.
CERCLE (Géométrie). — Portion de plan comprise dans l'intériem- d'une circonférence.
On appelle centre du cercle le centre de la circonférence qui le limite ;
Cercle inscrit, celui dont la circonférence est tangente intérieurement à tous les côtés d'un polygone; le rayon du cercle est appelé souvent apothème du polygone, qui est dit circonscrit au cercle.
Cercle circonscrit , cercle dont la circonférence passe par tous les sommets d'un polygone que l'on dit inscrit dans le cercle.
Les surfaces des cercles sont entre elles dans le même rapport que le carré des rayons ; ainsi le rayon devenaiH 2, ;j, 4 fois plus grand, la .surface devient 4, i), l'J fois plus grande.
La surface d'un cercle s'obtient en multipliant le nombre îT par le carré du rayon, ce qui s'i'sprime en posant S = 77R«, formule dans laqucll-' S i. p me la surface du cercle, R son rayon et r. \r , ;, Ui circonfé-
rence au diamètre ou 3,1415. An . I I ,jUH>r la surface d'un cercle dont le rayon esio ',is, m'us aurons S = 3,1115 XO,W ou S =0"'1,7238. Nous donnons ici un tableau (les surfaces des cercles dont le rayon varie de 0"',1 â 5 mètres.
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0 ,2SÏ7
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