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Quand on coupe une sphère par un plan, rinlersecllon est ini cercle. Lorscpie le plan |)asso i)ar le centre de la sphère, on a ce qu'on appelle un yrand cercle ; si le plan ne p.TSse pas par la centre de la sphère, on a un petit cercle.
Ceiici.e (.Astronomie). — On considère en astronomie divers ccrcl<!s, tels que Véi/unleur, le mérii/it-n, etc. Ce sont lus intersections des plans du mOuio nom pur la
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<„hh-e cdieste.Ccs plans coupcntla terre, supposée sphértqÛé, suivant d'autres cercles qui prennent encore le uii^inp nom (voyez Ciel, TEunEi. „„„i ip
Plusieurs instruments d'astronomie portent auss e nom de <erc/Êî, à cause du cercle divisé qui en est une rJie eientielle ; tels sont le cercle mural, le cercle rén.Hiteur, le cercle de rénexiou, etc.
'^ ŒRCODIÈNES (Botanique). - Famille de plantes D(coS«« établie par Jnssieu et désignée depuis par RobertB o^n sous le nom de Haloragces R>cliard en a f -, lit w,^,■oft«.>^mais le mot Ha/orojees est seul em- Xf C^i^e fa^Se ""ait partie des éuagrées et tirait
'''"'clZwiXoX^Z'cercopis, Fab., en grec kerkôpé. Sd7> fecïê^Lvliip/^v^-, famille des Ctcada,ve. 1 ^ ^raid -enre C,catWte-. Elles ont les antennes fort courtes latéte en forme de mnseau plat en dessus deux netils veux lisses sur la tète et assez rapproches. La C ^tngJnoLle ou ensanglantée (f^/«"^«-« «"'^'i'-^^j, ' la Cioale à taches rouges de Geoftroy, longue de 0 ,00J, est dTn beau noir avec six taches d'un rouge de sang sur te étuis. C'est la plus grande des espèces md.genes; on ^trouve dans la forêt de Saint-Germain en Laye ma s rarement ailleurs dans les environs de Pans. LaC. ec«melse Cion/e ec«meu.9e de Geoff. iC. .vpumanadeGeei), «e aussi longue que la précédente, a le P'-P^ / "" brun plus ou moins foncé ; c'est sa larve qui rend par l'anus des bulles écumeuses qu'on trouve assez comm inément sur les plantes, sui-tout sur l^^ '"^f;"f ' «' ^"' sont connues sous le nom vulgaire de c'-«'-A<^rfe co»co». CERCOPITHÈQUE ou Glenons (Zoologie , Cercopi- Ihecus, du grec kerkos, queue, et pi/Aete, singe; singe ù, queue. - Genre de Mammifères qnadrumanes àe la famille des Sinoes 'Règne animal); à museau médiocremên proéminent, des abajoues, une queue, les fesses calleuses, le même nombre de màchelières que ! homme. Ce eenre établi d'abord par Buffon, adopte par Cuvier, a été Sfié par Geoffroy Saint-Hilaire, Erxleben,eten dernier lieu par M. P. Gervais ; ou en a retranché quelques espèces, tels que les Mangabeys, qui ont été réunies à d autres eenres. Ce sont des singes sauteurs, grimpeurs et gri- ■ maciers, d'un naturel querelleur et turbulent ; et quoiqu'ils soient doux lorsqu'ils sont jeunes, ils deviennent souvent méchants et intraitables; et comme ils sont armés de canines longues et tranchantes avec esquelles ils font des blessures profondes, il ne faut m les cares- <.er ni les irriter. Ils vivent en troupes dans les forets, fautant d'arbre en arbre, de branche en branche, descendant rarement i terre; ils sont dans un mouvementctune agitation continuels. Leur nourriture se coranose de feuilles, de racines, d'insectes et surtout de fruits de toutes espèces, et à cet égard ils causent quelquefois des dégâts considérables dans les champs cultivés pendant la saison des récoltes. On dit même qu ils organisent leurs maraudes de manière que, tandis que quelques-uns font sentinelle, les autres vont butiner, maiigent, remplissent leurs vastes abajoues et, continuant leur pillage et leur dévastation, ils se passent de main en main le butin qu'ils font. Les espèces connues sont au nombre d'une trentaine, dont nous citerons les principales, en commençant par les plus douces et les plus sociables, suivant ia méthode de M. P. Gervais : r le lalapom (C. Mela'rhinas, F. Cuv.), d'un caractère doux; il est vcrdàlre dessus, nez noir, face couleur de chair. Du Gabon; 2° la Mone {C. numa, ErxI.), plus grande que le précédent; elle est d'un caractère gai et facile; corps brun, membres noirs, tour de la tète blanchâtre, un bandeau noir sur le front. Côte occidentale d'Afrique ; .i° 1 Ascngtte. Blanc nez {C. pe/aMns(«, Cm.); visage b eu, nez blanc, moustache noire, pelage verdàtre, tiqueté de roux. De Guinée, ainsi que le suivant; 4» le C. hoclieur, Guenon à long nez proéminent, àc ButTon (C. mctitans), noir ou brun pointillé, nez seul blanc au milieu du visage noir ; il est petit comme le précédent et aussi d'un naturel doux ; h" le Moustac (C. cephus, Erxl.), d'une petite taille et plein de gentillesse, cendré bleuâtre, une toulTe jaune au-devant de chaque oreille ; C le Grivet (C. ffriseus, F. ouv.), jolie espèce de moyenne taille; il a le scrotum vert, entouré de poils fauves. Isid. Geoffroy Saint- Ililaire pense que c'est le vrai Simia sitbœn de Linné, désigné par Cuvier comme étant le Callitriclic; ce serait alors le singe de Salia qu'on trouve sur les monuments égyptiens ; T le CallitrirUe (C. callilrichus, Isid. Geotl'., et non pas le Simia sahu'n. Lin.), presque entièrement vert olivâtre, face noire avec de longs poils blancs sur les côtés ; il vit daus les forêts du cap Vert et du Séné-
gal; 8° le Vervet (C. pygenjthrus, F. Cuv.) a le scrotum entouré de poils, des poils roux autour de 1 anus; 9» lo Malbrouc (C. cyno«(n«,Geofr.), verdàtre en dessus, face couleur de cliai'r, scrotum couleur d'outre-mer; ils sont défiants, irritables, ne s'apprivoisent pas cnmpletenient et sont dangereux; ce sont les singes les plus agiles; 11) le Patai (C. ruber, Geoff.), fauve roux assez vif en dessus, les jambes et les mains blanchâtres ; on l'apporte souvent en Europe, mais il y vit plus difficilement que les autres espèces. Il est du Sénégal. , , . , • , -
CÉRÉALES (Agriculture), du latin cerealw, les dons do Cérès, déesse des moissons.— On désigne sous ce nom nu certain nombre de plantes renfermatit dans leurs graines une farine plus nourrissante que celle fournie par les autres groupes de végétaux féculents et avec laquelle les divers peuples font le pain ou les préparations diverses qui en tiennent lieu. Les véritables céréales appar- 1 tiennent toutes à la gr.indc famille des Graminées. On ne comprend en outre sous ce nom que le hle notr ou sarrasin, dont les graines remplacent dans quelques contrées celles des vraies céréales ; lo sarrasin appartient a I la famille des Po%o«ees,- c'est le Po%on«»î fagopyrus
^ É^mnération des céréales. — On compte parmi les céréales, en procédant des plus estimées aux plus viles : Le froment et ses variétés. — Triticum satwtim. L'épeautre et ses variétés. — Triticum S/ielta. Le seigle et ses variétés. — Secale céréale. Plusieurs espèces d'orge. — Hordeum .
Plusieurs espèces d'avoine. — Arenn.
Le mais ou blé de Turquie. — Zea mais. Le riz et ses variétés. — Oriza sativa . Le millet commun. — Ponicum miliaceum.
On peut joindre â cette liste des céréales les pins répandues : le Millet d'Italie (Pan>cum italtcum), 1 Alviste (Pkalaris canariensis), ]& Sorgho, grand nul ou douhra [Holcus sorghum), le MU commun {Holcus spicatus), le Petit Mil ou DMm [Pennisetum sptcatum), le Tef iPoa ahi/ssinica), etc.
Importance des céréales. — Les sauvages adonnés i la chasse ou les peuples exclusivement pasteurs et nomades sont les seuls qui s'abstiennent de cultiv.r les céréales. Tous les peuples sédentaires et, par conséquent, agriculteurs, ont pris pour base de leur alimentation le pain ou des préparations analogues qui exigent la culture des céréales. La farine des céréales, dépourvue do toute saveur tranchée, renPrme, outre l'élément féculent un principe azoté particulièrement nourrissant pour l'homme et les animaux et une matière grasse qui complète sa composition nutritive (voyez Aliments). Les cei réalps les plus estimées, les froments, par exemple, sont celles où les proportions de ces divers-principes senties plus convenables pour l'alimentation de l'homme ; les ' autres, de plus en plus pauvres en matière azotée et en matière grasse, sont trop exclusivement farineuses. Aucun autre groupe de plantes ne pourrait les remplacer dans l'alimentation des hommes.
Il semble aussi que la providence divine ait voulu assurer ces précieuses ressources à tous les peuples et à peu près en tons pays. Tous les sols et tous les climats se prêtent à la culture de l'une ou l'autre espèce de céréales Les mauvais temps diminuent sans doute les récoltes des céréales, mais sans les supprimer jamais totalement, comme on le voit pour d'autres produits de la terre Enfin, si une culture savante accroît notablement leur rendement, les céréales peuvent s'accommoder do la culture la plus imparfaite.
Dans ces précieuses plantes, tout est utile et de premier usage. Dès que les grains mûris contiennent leur farine, le cultivateur fait la moisson, fête sécuKiire des camp.àgnes, (lui se place dans la belle saison et couronne 1,'s travaux de l'année. Les céréales, coupées et enlevées du champ, peuvent être emmagasinées ; plus tard et dans la saison où d'autres travaux manquent, on détache le grain par le dépitiunqe ou le battage; les tiges forment la paille qui, employée comme aliment ou comme litière pour le bétail, se transforme en fumier, engrais de première nécessité pour la culture des céréales.
Enfin le grain qui provii'ut de cette récolte est une denréo'dont l'écoulement est assuré, dont la conservation ne présente que de médiocres difficultés, dont laqua itésapprécie sans peine au jour <le la vente. Les Ç'ireales lem. portent à tous ces tities sur tous les autres produits
%ri% des céréales. -V.r. laissant de côté les récita fabuleux des poètes et des historiens de 1 antiquité ; en
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admettant, si l'on veut, que C^rès ait enseigné aux Iionimes à cultiver le blé, on est forcé de convenir que le froment est une espèce dont on ne connaît plus le pays natal. Il parait seulement qu'il nous vient de la haute Asie, d'où il s'est répandu en Égj'pte, en Grèce, en Sicile et enfin dans l'Europe occidentale et en Amérique. Sa culture en Chine remonte à la plus haute antiquité. Dans ces derniers temps, on a prétendu avoir retrouvé le froment sauvage dans Vœqilops ovata, très-répandu en Sicile, et que Cœsalpin avait nommé triticum sylvestre; mais l'erreur a été démontrée par des savants, parmi lesquels figure en première ligne Vilmorin (voyez ^gilops). L'epeautre croit naturellement en Perse, ainsi que Michaux père et Olivier l'ont découvert l'un et l'autre ; les botanistes ignoraient son pays natal, et le premier de ces voyageurs, dit-on, l'y trouva à l'état sauvage. On la cultive surtout en .\llemagne, en Italie, en Suisse et dans quelques pays montagneux en France. Quant an seigle, ou ignore son pays natal, quoiqu'il passe pour originaire du Levant; on le cultive depuis longtemps dans toute l'Europe, surtout dans les pays montagneux. On peut en dire autant de l'orge, dont la patrie originelle est aussi difficile à déterminer. Heyne prétend qu'elle nous vient de l'Attique ; d'autres lui assignent pour patrie la Tartane ou la Russie. Aujourd'hui, elle est abondamment cultivée dans tous les pays de montagnes. L'avoû/e vientelle naturellement, comme le prétend le navigateur Anson, dans l'île Juan-Fernandès, sur les côtes du Chili '? Cela n'est guère probable, si les Germains, d'après Pline, la cultivaient déjà pour s'en nourrir sous forme de bouillie; d'un autre côté, était-ce bien l'avoine qu'ils employaient, elle était connue sous le nom de brome ? Olivier dit l'avoir vue croître spontanément en Perse; d'autres pensent qu'elle est indigène dans le nord de l'Europe. Le /■/; est connu dès la plus haute antiquité dans l'Inde, dont il parait originaire. Bien longtemps après, il fut connu en Egypte et en Grèce ; il est mentionné dans Théophraste, Pline, Dioscorides; on le tirait de l'Inde et on ne l'employait guère que pour faire des tisanes. Ce n'est que plus tard qu'il entra dans l'alimentation ; répandu aujourd'hui partout, il est cultivé dans notre Europe mélidionale, surtout en Espagne et en Italie. Originaire de l'Amérique, le mnïs paraît y avoirété cultivé très-anciennement. Amoureux a prétendu qu'il venait de l'Inde, d'où il avait pénétré en Turquie et en Egypte; il parait bien démontré aujourd'hui qu'il existait dans notre ancien monde hie» avant la découverte de l'.'imérique. En France, il était déjà connu sous le règne de Henri II. Une grande partie d(?s peuples de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique en font leur nourriture. Le millet et le sorgho sont originaires de l'Inde ; le premier est cultivé surtout en Italie et en Allemagne. Depuis quelques années, la culture du second a pris un grand développement à cause de ses propriétés saccharines.
Culture des céréales. — Les céréales se nourrissent surtout aux dépens de la terre et tirent peu de l'atmosphère ; aussi épuisent-elles beaucoup le sol qui a besoin de bonnes fumures pour continuer à les produire avec des rendements satisfaisants. Elles se plaisent en général dans dos terres assez riches, surtout celles qui figurent en tète de notre liste donnée ci-dessus; néanmoins, si la terre est ti'op forte ou trop fumée, elles versent, c'est-à-dire se couchent sur le sol avant maturité, ce qui diminue beaucoupleur produit. Quant à la phice des principales céréales dans lu rotation des cultures, on peut dire, mais d'une façon très-générale, que le froment succède bien à la rupture des prairies de trèfle ou de sainfoin ou à la jachère. Le seigle succède bien & une récolte de i-acincs, de pommes de terre, à une avoine, à un sarr.isin. Bien que cette céréale se prête à Être cultivée plusieurs fois de suite sur le même terrain, il ne faut pas abuser do cotte pratique qui épuise le sol. L'orge vient bien après les pommes de terre, les carottes, la févcrole, le trèllc ou une prairie naturelle. On fait volontiers succéder l'avoine au froment ou au seigle; peut-être vaut-il mieux la faire venir après un colza, des féverolcs ou des pois. Quant au mais, il ré-ussil, avec une l.irge fumure, après les féveroles et les pommes do terre. Le riz est une céréale d'une culture particulière indiquée à l'article spécial qui la concerne (voyez Hiz).
Ém/iloi des céréales. — Dans son livre de» Ouvriers ruropéenu, M. Le Play n donné sur l'emploi des céréales des rcnscignemcnlB aus.si précis qne peu coim.is et que je vais résumer Ici. Le» céréale» occup<tnt la prcniièro place dans l'alimentation de» peuples de l'Europe; plu» celte idlnii'ulalion est simple, plu» elles y prédominent ; à me-
sure que le bien-être se développe, les corps gras, les \ landes, les boissons fermentées en remplacent une partie, et les céréales qui, chez les populations pauvres, absorbent la moitié ou le tiers de la dépense totale d'une famille, se réduisent alors au huitième ou même au douzième. La nature des céréales consommées varie beaucoup et le nom de blé désigne, selon les pays, presque toutes les sortes de céréales. L'Europe, à cet égard, peut se partager en trois zones parallèles s'étendant du sud-ouest au nord-est, depuis l'Atlantique jusqu'aux monts Ourals.
— Première zone ou zone septentrionale : Iles de l'océan Glacial, Ecosse et ses îles, Jutland, Norwége, majeure partie de la Suède, Finlande, nord de la Russie et des monts Ourals jusqu'au 59« degré; elle a pour blé l'avoine.
— Deuxième zone ou zone centrale : Angleterre, Irlande, France septentrionale et centrale, Allemagne, Pologne ; elle a pour blés le seigle, l'orge, le froment, cultivés ensemble ou séparément et associés, çà et là, vers le nord à l'avoine et vers le sud au mais. — Troisième zone ou xotte mériilionale : Espagne, France méridionale, Italie, Carniole, Grèce, Turquie, principautés danubiennes, Hongrie, Russie méridionale et Crimée; elle a pour blé le maïs et, dans une moindre proportion, le froment.
La forme sous laquelle se consomment les céréales est loin d'être toujours la môme. D'abord le blé est tantôt réduit en farine; tantôt simplement concassé pour constituer le gruau; tantôt enfin, décortiqué plus ou moins complètement, il forme le grain mondé. La farine sert habituellement à la préparation de ce que l'on nomme le pain (voyez ce mot). La France est le pays du monde oti prédomine le plus ce mode de préparation, très-répandu aussi en Angleterre, dans la basse Ecosse, en Espagne, dans le nord de l'Allemagne et en Scandinavie. Dans l'Allemagne méridionale et dans les provinces slaves de l'empire d'Autriche, on observe un autre mode de préparation désigné par M. Le Play sous le nom collectif de knotes ou nouilles (voyez Nouili.es). Les vermicelli ou pâtes alimentaires d'Italie sont un autre mode de préparation d'un emploi restreint. Les farines de sarrasin et de maïs sont volontiers préparées, chez les Bretons français, les Basques, les Italiens du nord, en /jouillies (voyez ce mot), qui sont très-employées partout dans l'alimentation des enfants. Les gruaux ou les grains mondés sont surtout en usage en Afrique et en Asie et dans certaines parties de l'Europe méridionale (voyez Ga.MNS).
Los céréales servent encore à la préparation de certaines boissons fermentées, eaux-de-vie, bières, etc. An. F.
CÉRÉBELLEUX (Anatomie), de ccrebellum, le cervelet, qui appartient au cervelet. — Ou distingue plusieurs artères cérébelleuses : 1° la Grande C. inférieure naît de la vertébrale et se porte en dehors et en avant de- la surface inférieure du cervelet, où elle se divise en deux branches; 2» la C. antérieure et inférieure, qui n'existe pas toujours, est fournie par la basilaire; 3° la C. supérieure naît de la basilaire derrière sa bifurcation terminale.— Les veines cérébelleuses sont : 1° les C. latérales et inférieures, qui viennent de la face inférieure du cervelet; 2» la C. médiane supérieure, (\m va s'ouvrir dans le sinus droit.
CÉltÉliELLITE (Médecine), de cerebellum, cervelet.— Iiiflammatiou du cervelet (voyez Encépuai.ite).
CÉUÉBRAL (Anatomie, Alrdecini'i, de cere/jr\tm, cervcau, qui a|)particnt au cci \'aii, s\ luiuymo d'encéphalique. Il y a des membrau'-- ri ri lnMic-;, connues sous le nom de Méninges; ce sujil, la duie mère, l'arachnoïde, et la pic-mère ; il y a aussi des vaisseaux et des nerfs cérébraux. — Les artères cérébrales sont : I" la C. antérieure (artère du corps calleux), une des trois branches terminales de la carotide primitive ; 2" la C. moyenne (artère de la scissure de Sylvius), qui est aussi une des branches terminales de la carotide interne, est plus grosse «lue la précédente; 3" la C. postérieure (branche terminale du tronc basilaire) se dirige vers les lobes postérieurs du cerveau. — Les veines C latérales et i'«férieures versent le sang dans le sinus latéral. Les veines C. internes se jettent dans les veines cérébrales supérieures. Les C. supérieures s'ouvrent dans le sinus longitudinal. LesC. médianes inférieures se terminent d.ins le sinus droit. — Les nerfs cérélirnux sont ceux qui sortent par le» trous de la base du cnlne ; on les désigne mieux sous le nom do nerfs crâniens.
CÉIIÉUU ALES (An i;i;tio\s) (Médecine). — On a donné le nom d'alVection» cérébrales à celles qui ont ou paraissent .ivoir leur siège au cerveau ; ainsi l'apoplexie, l'épilopsic, le» délire», le cnrus, etc. Plusieurs auteurs ont désigné sous le nom de fièvre cérébrale, tantôt la lièvre
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»taxique, tantôt la forme de la tièvre typhoïde, qui est i accompagnée de symptômes cérébraux d'une nature spéciale et qui se montre avec une marche confuse, désor- j donnée, tumultueuse, aocompagnée de délire, de coma, quelquefois de paralysie; mais la maladie i. laquelle on j a le plus généralement donné ce nom est l'inflamma- , lion desméninqes (voyez Méningite). .
CÉRÉBRIFORME (Médecine). — Voyez Enckpiialoîde.
CÉRÉBRITE (Médecine). — Nom donné quelquefois à | l'inflammation du cerveau (voyez Encéphalite). I
CÉRÉBRO-SPINAL (Système neiiveux ou Axe), Sijs- \ i.ème nerveux céphalorachidim, système nerveux de la ! vie animale. — On appelle ainsi l'ensemble des organes qui constituent cette partie du système nerveux dans laquelle réside la faculté de sentir, de vouloir, de se mouvoir. Ce système présente un tout tellement complet, tellement homogène, que nous serons obligés de traiter dans cet article de toutes les parties qui le composent, atir. d'en ofl'rir un aperçu plus facile ;\ saisir.
Le système nerveux cérébro-spinal se compose essentiellement d'un renflement nerveux, nommé eiice'phale du grec en, dans, képhalè, tête), qui remplit le crâne, et dont les parties principales sont le cerveau et le cer- ; uelet ; pa.r sa. face inférieure, l'encéphale donne naissance ' à un gros cordon nerveux qui se prolonge dans le canal vertébral et que l'on nomme la moelle e'pinière. Les nerfs émanent de l'encéphale et de la moelle épinière, et se portent de là vers les muscles et les organes des sens.
Système nerveux cérébro-spinal. — On doit considéixr d'abord l'encéphale, puis la moelle épinière.
L'encéphale est l'ensemble des renflements nerveux qui remplissent la cavité du cràue ; il se compose de plusieurs parties dont les trois principales sont le cerveau, le ceruelet, la moelle allonç/ée. Cette dernière partie est le tronc, qui joint la moelle épinière aux autres parties contenues dans le crâne, et elle se plonge dans la face inférieure du cervelet et du cerveau qu'elle rencontre successivement d'arrière en avant.
Le cerveau est, chez l'homme, le plus volumineux des renflements encéphaliques ; il remplit toute la partie suoérieure du crâne, et, chez les animaux les plus rapprochés de l'homme, il conserve encore longtemps cette prédominance (fig. 473). Le cerveau humain a une forme jvale plus eflilée en avant qu'en arrière; voûté en forme d'hémisphéroîde à sa face supérieure, il est aplati iuférieuremeut. Il se compose de deux moitiés semblables que iépare, suivant le plan médian du corps, un sillon trèsprofond, nommé la grande scissure médiane du cerveau; chaque moitié porte le nom à'he'misphère, bien qu'elle ait plutôt la forme d'un quart de sphère. A sa partie inférieure •;t médiane, la grande scissure est interrompue, chez 'homme et la plupart des mammifères, par une lame transversale et horizontale de substance blanche qui unit les deux hémisphères, c'est le mésoloOe (lobe médian), ou ■orps calleux. Iln'existe paschczics oiseaux,e.t en général chez tous les vertébrés ovipares. Dans l'espèce humaine ot dans la plupart des mammifères, le cerveau se distingue par les nombreux sillons qui creusent sa surface en divers sens et lui donnent l'aspect d'une masse de petits boyaux contournés et serrés les uns contre les autres. On a nommé ces sillons anfraciuosités, et les éminences qui font saillie entre eux se nomment les circonvolutions du cerveau. Elles sont plus développées à l'âge adulte qu'aux premiers temps de la vie; il est beaucoup de mammifères qui montrent à peine quelques anfractuosités à la surface de leur cerveau ; d'autres l'ont absolument lisse. A. sa face inférieure, le cerveau présente, dans chacune de ses moitiés, deux lobes séparés par une scissure transversale; le lobe antéiicur est moins grand que le postérieur, et celui-ci présente deux saillies : l'une à sa partie antérieure, l'autre en arrière ; on les a souvent nommées lobe moyen et lobe postérieur; mais elles ne sont réellement pas séparées l'une de l'autre. Dans l'intérieur du cerveau se voient diverses parties distinctes que je ne puis décrire ici ; ces parties circonscrivent certaines cavités qui communiquent entre elles, c'est ce qu'on appelle les ventricules du cerveau; une semblable cavité aaste dans le cervelet, et a reçu le nom de quatrième oeulricule.
Le cervelet est un autre renflement placé en arrière et en dessous du cerveau dont la partie postérieure le recouvre complètement chez l'homme {fig. 473, cerv). Il est beaucoup moindre que le cerveau, et s'en distingue immédiatement par sa configuration et son aspect. Considéré par la face postérieure chez l'homme, ou supérieure chez les animaux, il ofl'ru deux lubts latéraux qu'on a nommés
I.'S hémisphères du cervelet. Un sillon les sépare ; mai-au fjnd, en arrière et en bas, se trouve un lobe niou'i;
■ Système i
nsp ébro--'pinal de l'humme (IJ.
qui souvent, chez les animaux, est très-dé veloppé. Le cervelet ne possède pas à sa surface de véritables circonvoluiions ; il présente des stries parallèles qui accusent l'existence d'un nombre considérable de lamelles de substance nerveuse, remplaçant réellement dans le cervelet les circonvolutions plus arrondies et plus capricieusement repliées du cerveau. La moelle allongée, dont je vais dire tout à l'heure quelques mots, naît de la face inférieure du cerveau, un peu en avant du cervelet, par deux gros pédoncules de matière nerveuse qui semblent eu être les racines ; elle passe bientùt devant cet organe et en reçoit deux autres pédoncules qui s'unissent immédiatement â la face postérieure de la moelle [fig. 47 3, pr) ; eu même temps, le cervelet entoure la moelle allongée d'une bandelette épaisse qui lui forme en avant une espèce de bracelet, qu'il complète en arrière ; cette bandelette a reçu le nom de protubérance annulaire ou pont de Varole (de l'anatomiste Varoli). Cette protubérance manque chez les derniers vertébrés.
La moelle allongée ou bulbe rachidien est véritable-
(!) A, giaude scissure qui sépare le cerveau en deux licniispluTcs. — c, CCI-veau. — 1, nerf de l'odorat. — 2, «erf de la visiou. — ne, un des uerfs qui naissent de l'euccpliale. — pr, prutubcrance annulaire qui reunit eu avant les deux moitiés du cervelet. — cero, cervelet. — ma, moelle allongée, origine de la moelle épiuiiirc. — nsp, aecfs spiuaui, cmauaat de la m>c\\e êpiuicre.
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ment la portion encéphalique dn prolongement nerveux qui, sous le nom de moelle lîpinière, remplit la pins grande partie du canal verttbitil. Ellenait du cerveau par les pédoncules cérébraux qui se dégagent de sa masse, vers le milieu de sa face inférieure, entre les deux éminences antérieures des lobes postérieurs (fig. 473, ma). Elle se dirige immédiatement vers le trou vertébri 1, en passant devant le cervelet qui lui fournit deux autres pédoncules nommés cérébelleux. A ce moment, elle pénètre dans l'anneau formé par le cervelet et le pont de Varole (/»■), et immédiatement au-dessous, elle se rcnllr légèrement et présente (piatre paires de saillies longitudinales, symétriquement placées de chaque côté de la ligne médiane, et séparées par des sillons médians et latéraux; ces saillies sont \ei pyromides antérieures on éminences pyramidales en avant, les corps olicaires plus en dehors, les corps resti/'ormes sur les côtés, et enlin en arrière les pyramides postérieures.
La moelle épinirre proprement dite commence au niveau du trou vertébral, bien qu'en réalité elle ne constitue avec la moelle allongée qu'un seul et même organe {fig. 473, n.sp). C'est, d'un bout à l'autre, un cordon à peu près cylindrique, mais renflé une première fois au niveau de la naissance des nerfs qui se rendent aux membres thoraciques, et une seconde fois à son extrémité postérieure où elle fournit les nerfs des membres abdominaux et du bas-ventre. Un sillon médian antérieur et un postérieur la partagent en deux moitiés symétriques réunies vers le centre de la moelle par des fibres transversales. Chacune de ces moitiés est, en outre, marquée de deux autres sillons moins profondément empreints, mais qui permettent de la concevoir comme formée de trois faisceaux longitudinaux accolés. Jamais la moelle épinière ne s'étend dans toute la longueur du canal vertébral ; chez l'homme, elle ne va pas au deli des premières vertèbres lombaires. Là elle se termine eu donnant naissance de chaque côté à une série de nerfs qui poursuivent leur trajet dans le canal vertébral, et en sortent successivement pour se rendre aux divers organes de la partie postérieure du corps. La longueur relative de la moelle épinière varie beaucoup d'ailleurs chez les diverses espèces de vertébrés.
Telle est la configuration générale des centres nerveux encéphalo-rachidiens. De cet axe cérébro-spinal naissent des nerfs dont les nombreuses origines sont régulièrement coordonnées. Aucun nerf du système rachidien ne prend naissance sur la ligne médiane ; tous se montrent symétriquement disposés par paires ; les uns proviennent de rencé))hale et se nomment nerfs crâniens; les autres, appelés nerfs spinaux, procèdent, au contraire, de la moelle épinière (voyez Nerfs).
Structure du sysième nerveux cérébro-spinal. — On reconnaît, à la première inspection dans le cerveau et dans le cervelet, deux substantes : l'une très-blanche, semblable à celle des nerfs, et qu'on nomme la substance nerveuse blanche; une autre, qu'on trouve particulièrement dans les centres, est nommée, à cause de sa couleur, la sulistance nerveuse grise; celle-ci est surtout caractérisée par des globules grisâtres, mêlés aux fibres nerveuses. Avec un peu d'attention, on retrouve ces deux substances dans la moelle épinière, mais les nerfs ne contiennent que de la substance blanche. L'une et l'antre sont constituées par la fil/re nerveuse ,é\(:n\ent organi(|ne spécial doué de propriétés toutes particulières; ces fibres sont de petits tubes remplis d'un liquide visqueux et gras qui se coagule rapidement après la mort; dans la substance grise et dans les ganglions, elles sont associées à des corpuscules pleins ou granulés très-meims. Les nerfs, comme les centres nerveux, sont donc constitués par des fibres; les centres ou les ganglions ne se distinguent que par les éléments spéciaux nonmiés granules ol cellules. Il n'est donc pas possible de dire si les nerfs convergent ver» le» centres pour s'y réunir, ou s'ils en partent pour s'irradier dans l'organisme. Kn tout cas, il est toujours possible de suivre les fibres d'un nerf plus ou moins loin dans la profondeur des centres nerveux, 01 cette étude a un certain intérêt physiologique.
Le» nerfs sont exclusivement constitués par la substance blanche, sauf les ganrlions <|u'il9 peuvent montrer sur quelques points de leur trnjca(/iy/. ''i7t). Dan» le cerveau et dan» le cerv(tlet, la substance blanche se voit au centre, et la surface est consiiuiuneul fomiée par une couche assez épaisse de «ubslance grise, aussi noiinnéo sulistance corticale (/ig. 474). Le corps calleux, lu prolubéranco annulaire, sont constitué» par la substajice blanche ; enfin, In moelle épinif-rc ne renferme aussi que cette ilernièro substance; mais au contre on observe un tnictui do
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substance grise qui s'étend d'un bout à l'autre de te cordon. De cette disposition des deux substances et de
'kiJ '6
Fij. 47^. — Disiribulion des fibres de la moelle dans l'encéphale (1),
plusieurs autres faits anatomiques et physiologiques, il est naturel de conclure que la substance grise est spécialement le siège des fonctions nerveuses ; la substance blanche semble plutôt un agent de transmission.
L'encéphale et la moelle épinière sont protégés par des enveloppes membraneuses , désignées sous le nom de méninges ; ce sont de dehors en dedans : la dure-mère, Varachnoide et la ju'e-mére (voyez ces mots et Méîminges).
Fondions de l'axe cérébro-spinal. — Trois mots peuvent, à la rigueur, résumer ces fonctions, senti?; vouloir, penser, c'est-à-dire : 1° Phémmièties de sensibilité; il est bien établi par de nombreuses expériences, que l'organe essentiel de la sensibilité est le centre nerveux encéphalique; les nerfs sont les conducteurs det'imprcssion produite par l'agent extérieur; la moelle épinière joue aussi le rôle d'agent conducteur. 2° Phénomènes d'activité ou de volilion; la volonté et la force motrice sont deux facultés distinctes; la volonté a surtout pour organe central le cerveau ; la force motrice a pour organe toutes les parties centrales du système cérébro-spinal. I^es nerfs sont les conducteurs de l'excitation motrice. 3" PhénrDiiriiet d'i'ilr/ligence oa. de perception; \6 cerveau est I'oi-lmiic s|ir(;i,il des fonctions intellectuelles. Mais, hâtous-iioMs (!.■ ir dire, tous ces organes ne sont que des instrninejils au m rvice de ce principe supérieur, immatériel, qu'on appelle l'ime, ce n'est pas le cerveau qui veut, sent ou pense, ce n'est pas de la matière que peuvent dériver ces phénomènes. Mais connnent se fait cette conimunio;ition incompréhensible du principe spirituel et immatériel avec l'organe matériel central qui lui sert d'instrument? Quel est le lien niystéj'ieux par lequel l'iiine commande à la matière? Nous n'eu savons absolument rien. Nous n'avons rien à répondre à ces <|ucsiians. Le cervelet paraît chargé de la coordination des mouvements. Ainsi les oiseaux privés de cervelet ne peuvent voler, marcher, se t(uiir. debout ; ils n'exécutent que des nuinvenients brusques, désordonnés.
On a voulu pousser nn |ieu pins loin la localisation des fonctions intell' cinrllr^, m :i.luiettant qu'en général l'intelligence proiMTiiH iii iliir, I aisonnement, faculté de coml)reudre, etc., avaii inuir ni;j,aues les lobes antériours du cerveau, tandis que les sentiments et les passions résidaient dans les lobes postérieurs. Mais il est impossible d'aller au delà sans tomber dans de pures hypothèses, dans des inductions trop peu légitimées pur dos faits
(1\ I, héinispliires cérébraui. — 5, fibres île riicniisphèio droit, »'t'panoui«s«ut dons les péilouculcsilu ccrvcnu, «iirei avoir nnssii siiu» la iiroliiliénincu ainiulnirc quia étii enlevée; on les voit iiailre des l'ïraiiuilcs antérieures uù elles s enlro-ci-oieout, avant <lo passer entre les corps olivaires, avec les fibres .le 1 autre hémispliérc. — 3 . ventricule latéral ilroit ouvert doits la coupi! qui a mi» lostiliros en évidence.— 4, sul>slauoa gris« ou cori ojIo. — ti. coupe du cervelet muiitraut la JisposUion do la suhslinifo blanche el de la subsliiucc (irise, qu'on nomme soiivcul «riro de n'w. — (), corps oUvaires. - 7, cervelet. — V, nerf optique conlournanl les pcdooeulc» gauches pour aucr s'unir aux lobes optiques.
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contradictoires et peu concluants ; en un mot, le système do Gall et tous ceux qui ont été conçus sur le même plan n'ont aucune base scientifique solide.
Ne pouvant faire ici une histoire des fonctions intellectuelles, nous nous bornerons en terminant à une distinction importante, principalement duc aux études de Frédéric Cuvier et de M. Flourens sur les mœui'S et le caractère des animauit. On y doit distmgucr deux ordres de phénomènes intellectuels, sous les nonis d tnielligenre et d'm.W(«c^ L'intellisence est la faculté do comprendre et de se décider à certains actes d'après les notions acoiiises- elle a pour caractère essentiel la spontanéité et la variété des actions. L'instinct est la faculté d cxecn-
ia varieie oes acuuu^. u lu^,. ...>,. ^ -. ■•- —
ter certains actes parfois très-compliqués, non par une libre volonté, mais par une sorte de nécessité de nature, et sans se rendre compte de leur but. Consultez 1 Anntnmie du Sijxtrme mrveux de Leuret et Graiiolot ; le Trmte^ de I Anni. et de la Ph>/s, du Sijat . iierveu.r, et le Traite' de Physiologie de I.onget (2« édit.).
CÉRÉBROTE (Chimie organique), de cerebrum, cer veau — M Couerbe a désigné par ce nom une des quatre gi-aisses de la substance cérébrale. C'est une maiierc blanche, solide, soluhlo dans l'alcool bouillant. Elle con- , tient du soufre et du phosphore, outre les quatre éléments ordinaires : carbone, oxygène, hydrogène et azote. CÉRÉOPSIS (Zoologie), Cereopsî>, Lath. — Sous-genre d'0,.<c<(»j palmipèdes, famille des Lnmelliroslres du erand^enre des Cannrrf*. Fort semblable aux bornaches, I à bec encore plus petit, dont la membrane a beaucoup ■ plus de largeur et se porte un peu sur le front. Cet oiseau a la tète entièrement couverte d'une peau nue et l ridée, ou cire (d'où vient son nom, du grec /cereo-v, cire) ; | il a un éperon obtus au pli de l'aile. Il est de la IVou- I vcUe-HoUande. La seule espèce connue est le C. eendre , ir cinereus, Lath.), de la taille d'une petite oie, de couleur cendrée dont la teinte est plus foncée sur les parties supérieures. Les doigts et les ongles sont noirs, ainsi nue le bec. On ne connaît rien de leurs mœurs et des circonstances de leur vie; il est probable qu ils différent peu des bernaches. .,
CÉRÈS (Astronomie). — C'est la première des petites planètes ; elle fut découverte à Palerme par Piazzi, le î'r ianvier 1801. Piazzi s'occupait de la construction d un catalogue d'étoiles, lorsqu'il découvrit ce petit astre, qui circule en 1681 jours autour du soleil, dans 1 espace compris entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter (voyez Petites PLANÈTES). „ . ^ ,«
CERF I Zoologie), Cei-vus, Lin., Briss., Cuv., etc, — Genre de Mammifères ruminants, nettement distingué par les caractères suivants : des cornes pleines de nature osseuse, caduques, qui ornent la tête des maies seulement (la femelle du renne fait exception, elle est pourvue de cornes) ; ces cornes ne sont d'abord que des pointes molles, sensibles , recouvertes d'une peau velue, et sans division. C'est ce qu'on appelle rfaff«e A leur base ex.s e un bourrelet ou anneau auquel on a donné le nom de la meule; il devient peu à peu osseux, comprime les vaisseaux qui apportent la nourriture à ces parties et y arrête la vie la peau velue se dessèche et est enlevée; la corne, qui a pris aussi la consistance osseuse, se sépare au bout de quelque temps du crâne auquel elle tenait ; elle tombe et l'animal reste sans armes. Bientôt i^ en repousse de nouvelles, plus grandes que les précédentes; celles-ci tombent à leur tour. Pendant plusieurs années le même phe-nomèno se renouvelle, et les cornes qui alors prennent le nom de bois, reparaissent périodiquement avec quelques rameaux de plus; c'est ce qu on appelle l&i andouiller^. Dans certaines espèces, ces bois, au lieu d'être cvlindriques comme dans le cerf commun, s aplatissent en une partie plus large, qu'on »PPe"ef»'j«'«: m!</-e (le daim, l'élan). Los cerfs ont la taille svelte les jambes fines et nerveuses, la queue courte;; ils habitent les deux continents; on n'en a point trouvé à la Nouvelle- Hollande. Ils sont timides et sauvages; mais dans le moment à-\ rut, les m;\les entrent dans une sorte de lurcur qui peut même les rendre dangereux. Dans nos pays, c'est pendant les mois de novembre, décembre, janvier, février nue le cerf est i craindre. Plusieurs zoologistes, et entre antres M. P. Gcrvais ont donné i ce groupe le nom de famille des Cervidés,et l'ont divisé en quatre genres: les Rennes, les Élans, les Cerfs, les Cervuks. Nous sui- VTOns la méthode du Rèf/ne animal, qui divise son genre Cer/' en espèces distinguées seulement de la manière suivante. — A. iiipèces à hois aplati en tout ou en purlic : 1» VÉlan (C. aUes, Lin.), Orignal des Canadiens (voyez ÉLAN) i 2* le K'ienn ou Renne C. tarandus, Lin. (.) (voyez
Renne) ; 3° le Daitn (C. dama. Lin.) (voyez Daim). — 13. Espèces à hois ron'ls. Celles-ci sont plus nombreuses et" celles des pays tempérés changent plus ou moins de coulooren hiver. 1° Le C. commun (C. elapIms.Un.) Ifi'l 47.')), polaire en été fauve brun, une ligne noir.ttre le long de l'épiiîe, et de chaque côté une rangée de petites taches fauve pâle. Dca forêts de toute lEnropo et de l'Asie tempérée. Dans le premier âge, on l'appelle faon. A six mois environ, los proiiiièros pointes du bois paraissent sur l'os du front; le jeune animal prend alors le nom de Itère. Ce n'est que la seconde année que les bois se développent réellement sons le nom de dai/ur. L'année suivante commencent :\ paraître les branches on andonillers. Enfin, la quatrième année les bois se ronronnent d'une sorte d'empaumure garnie de pointes dont le nombre augmente avec les années. C'est donc à sa troisième année que le cerf pousse ce qu'on appelle sa seconde tête, et ainsi d'année en année jusqu'à la cinquième où , il a sa quatrième tête. A six ans, c'est le dix corsjeunement; à sept ans, il est dix cors; après cela, il prend le nom de vieux cerf. C'est au printemps que la chute. 1 des cornes arrive, et c'est pendant l'été qu'elles repous- \ sent. Au moment de la chute, ils se cachent dans les 1 taillis et n'en sortent qne lorsqu'ils ont déjà la tête orneo
d'nn bois nouveau. On suppose que les cerfs ne vivent 1 pas plus de vingt ans. La femelle du cerf s'appelle '>!clie.
E«e ne porte que huit mois et quelques jours; elle met bas I en mai xm seul petit ou faon, très-rarement deux. Leur ( nourriture, dans la belle saison, se compose déjeunes I pousses, de feuilles, de tleursde bruyères etc. En hiver, 1 Ils pèlent les arbres et se nourrissent d écorces et de i mousse. Tout le monde sait que les cerfs, dont I neil I porte un larmier très-grand, pleurent dans leurs dé- 1 tresses • leur vitesse n'est pas moins connue; lîullon a I tracé des mœurs de ces animaux un tableau justement
célèbre La peau du ce;-r donne un cuir souple et fort, ' son bois est employé en tabletterie. Les médecins font
préparer avec ce bois on corne une gélee aromatisée et
sucrée propre aux convalescents. Cette corne est aussi em-
Fi". M5. — Cirf commun (hauteur Im.ïO).
ployée pour faire la décoction blanche {\-nyez Çe mot) prescrite surtout contre les diarrhées. L esin-it rolatxl (le corne de cerf est nn produit de la distillation.
La chasse au cerf est un des exercices les pins intéressants et les plus nobles; elle dem:uido des connaissances spéciales très-variées, et un appareil d hommes, de chevaux, de chiens dressés, qui en font un amusement et lin exercice réservés seulement aux existences pnncières Elle se fait aux chiens courants. Avant tout, il ■faut d'abord savoir juger le cerf, c'est-à-dire connaître son à-^e et son sexe, par le pied et les allures, aie. C est. ce qu^ine longue pratique seule peut apprendre; ainsi l'animal appuie le pied plus ou moins sur la P'«ce w sur Véponne (le talon), suivant sa hauteur, son sexe, son à-'é etc. Les foulées sont les empreintes que c cerl îaisse"sùr l'herbe, sur les feuilles ; il f;mt les chercher on se traînant sur les mains, sur les geiioux, le long du c leminq Ole cerf aura suivi. Les portées senties branches me e cerf touche et place avec sa tète dans la couke
àr la^iSc 1 se ren,buche. Un indice assez sur se tire Ses Zn^s ou fientes. Nous ne pouvons qu'indiquer ici sommairement ces objets dont on t-;""vera le dovçloppen ont dans les tr.aités spéciaux. Apres avoir ptgé le reit,
il nuit s'assurer do l'endroit où il se repose, et alors ou
CER
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est à peu prts sur de le trouver pour le lancer. Lorsqu'on est convenu de l'instant du lancer, qui se fait à l'aide de limiers ; avec de bons chiens dressés à cet usage, on lasse le cerf en ne lui laissant ni repos ni trêve, jusqu'à ce qu'il tombe enlin de lassitude ; il est alors aux ahois et on le tue à coups de fusil. Après sa mort, on en fait la curée, puis on le dépouille de sa peau à laquelle on laisse tenir la tête ; cette dépouille se nomme la nappe: on découpe ensuite le cerf. La pièce d'honneur est le pied droit de devant, qu'on présente au maître de la chasse aussitôt que l'animal a été tué. Les différents actes de la chasse, depuis le lancer du cerf, sont accompagnés des fanfares des cors, qui annoncent successivement les pliases de ce drame pendant lequel l'animation des chasseurs, des chevaux et des chiens va toujours croissant jusqu'au moment où la victime est à bas.
2° Le C. du Canada {C.canadensis, Gm.) ressemble an nôtre, mais il est plus grand. 3" h'Àxis, C. tacheté de l'IndeiC axis. Lin.), est fauve en tout temps, tacheté de blanc pur; queue fauve; bois ronds, devenant très-grands avec l'âge, ne portant jamais qu'un andouiller vers la base et la pointe lourchue. On le trouve au Bengale ; il se propage très-bien dans nos pays. Les axis vivent en grandes trouf/es sur les rives du Gange, d'où ils ont pris le nom de Cerf du Gange; ils sont d'un naturel doux et leur odorat est très-subtil. Us étaient connus des anciens sous le même nom d'Axis. 4° Le C. cochon (C. porcinus, Lin.) habite l'Inde, le Bengale; Il est de couleur fauve semée de taches blanches : il n'a pas plus de l^.IO de long; ses jambes sont courtes et grosses comme celles du cochon, d'où lui dent son nom; ses pieds et ses sabots très-petits. Son bois n'a guère que (l"',H.'i; il est grêle, bifurqué à son extrémité, un petit andouiller à sa base. On ne sait rien sur les habitudes naturelles de cette e.sipèce. ."i° Le Chevreuil (C. caiireolus, Lin.) (voyez Chevrklil, Vénerie).
i II existe un assez grand nombre de cerfs fossiles; Cu- 1 vier en cite sept espèces, parmi lesquelles une des plus remarquables est le C. mcgaceros (;\ grandes cornes) ou eerf à bois gif/anfctr/ue de Cuvier, dont les bois ne mesuraient pas moins de trois mètres d'envergure, les perches de ces bois étaient palmées et dirigées lioràontalement vers leur extrémité. On en a trouvé dans les tourbières en Irlande, et même, suivant Cuvier, des fragments dans la forêt de Bondy; le Daim fossile d'Abbecille, trouvé près de cette ville ; le Renne d'Etampes; iaChevrcuil fossile d'Orléans ;\s Chevreuil de la Somme, ont fourni différents débris qui sont, en général, des bois et quelques ossements.
CERfliUIL (Botanique), de chœrophyllum, du grec cAaï;o, je me réjouis, et p/m/^n, feuille, c'est-à-dire feuille dont l'odeur est agréable. — Nous réunissons sous ce nom vulgaire les deux genres Anihriscus, HotTm., et Chœrophijlluin, lloffm., apparten;uit à la famille des Ombelliféres, tribu des Scaniliciiiées, et se distinguant, l'un par ses carpelles rétrécis nu sommet en un bec et présentant 5 eûtes primaires, apparentes seulement dans la partie supérieure du carpelle, et l'autre par ses carpelles non rétrécis en bec, à & côtes primaires obtuses, prolongées jusqu'à la ba,se du carpelle. Le C. cultivé {Anihriscus cerefolium, Hoffm.; Sraudix cercfolium. Lin. ; Chœrophyllum salivum, Lamk ; C. cercfolium, Crantz, etc.) «st une herbe annuelle que les anciens paraissent avoir 'Connue dans leur économie domestique. On connaît son odeur aromatique et sa saveur agréable qui nous fait emï)loyer tous les jours cette csjjèce comme assaisonnement. Le cerfeuil cultivé possède des propriétés diurétiques, incisives et résolutives ; on l'emploie en pharmacie pour faire de» sucs d'herbe. L'extrait qu'on en obtient entre dansia lisanc dite royale (ti'ianc purgative). Suivant différcnlsniOdecius, il résout les cngorgementslaiteux. Dans ce» derniers temps, la culture niaraichère s'est occupée de propager le C. hulliciix pourscs racincscoraestibles. Cette espèce, qui est le Chirrofiligllum butbosum de Linné, et le Sraudix bulbosa do Roth, est une e-^prre liisntHinelle, à racine lurhinéc et à lige poilue à lu ii i ■ . I > - ujents
de nés feuilles sont divisés en lanièn 1 un . Otto
plante e.st depuis longtemps cultivée un .Mkaïa^iie, où elle croit même spuntiuiément. Les racines atteignent pur lu culture la gruitscur d'un oeuf de poule et pèsent JuHqu'à ïll Rrannnes. Llles donnent un excellent légume, trifi-nutritir, exhalant une délicieuse odeur de vanille qui le fait diktingucr de tous leH autres et eu fait un mets trbft-déllcat. Le cerfeuil bulbeux n, de plus, l'avantage d'arriver précisément à l'époque où le» provision» do pommes du terre s'épuiseul vl oii les chaleurs de l'été
diminuent la production et la qualité des légumes verts. L'amidon qu'on extrait de sa racine est de bonne qualité. On trouve aux environs de Paris le C. sauvage {Aullrriscus st/hestris , HolTm. ; Chœrophyllum sylvestre, Lin.\ et le C. enivrant (C. iemulum. Lin.) qui passe pour vénéneux. G — s.
CERF- VOLANT (Zoologie). — Insecte (voyez Lucane).
CÉRINTHE (Botanique). — Voyez Mélinet.
CERISE (Vétérinaire). — On appelle ainsi des excroissances charnues qu'on rencontre surtout dans les plaies des animaux. On les observe dans la sole du cheval après les enclouures, dans les cas de carie ou de nécrose de l'os du pied. On est obligé quelquefois de les exciser (voyez ENCLOuinE, Foubbire).
CERISE (Botanique). — Fruit du cerisier.
CERISIER (Botanique), Cerasus, de Juss. — Sousgenre du genre Prunier [Prunus, Lin.), famille des Rosacées, tribu dos Amygdalées. Caractérisé par des feuilles pliées en long avant leur épanouissement, fleurs pédonculées, tantôt solitaires ou en fascicules, ombelliformes ; tantôt en corynibcs ou en grappes ; pétales blancs ; drupe glabre ; noyau à peine caréné sur son bord dorsal, le ventral caréné et longé par deux petites cotes. Les cerisiers sont des arbres de grandeur moyenne, qui ont les plus grands rapports avec les pruniers et les abricotiers. On dit (Pline), que cet arbre fut rapporté à Rome, l'an (i80 de sa fondation, p.ir LncuUus qui l'avait trouvé à Cérasonte, ville du Pont, pendant la guerre où il vainquit Mithridate ; mais il est plus que probable qu'avant cette époque on voyait croître dans les forêts de la Gaule et de la Germanie plusieurs sortes de merisiers; par la culture, elles ont dû produire à la longue un grand nombre des variétés de cerises qui enrichissent maintenant nos vergers. La cerise est un des fruits les meilleurs et les plus utiles ; sa venue précoce, au moment où les jardins et les vergers no nous ont encore rien donné, en augmente beaucoup le prix ; aussi la consommation en est-elle considérable à l'état frais. On la coiiserve encore sous forme de confitures, dans l'eaude-vie ; on en fait des liqueurs, telles que le marasquin, le kirschen-wasser, etc. Les cerisiers cultivés aujourd'hui peuvent se rapporter, suivant M. Du Breuil, à deux variétés : 1» le Cerisier proprement dit (Prunus cej-asus. Lin.), Cerisier de Cérasonte; 2° le Merisier [Prunus avium. Lin.; Cerasus avium,de Cand.), originaire d'Europe. Le premier a donné, parla culture, toutes les variétés à fruits plus ou moins acides, à chair molle, à fruits sphériques, et connues sous le nom de Cerises à Paris, et sous celui de Griottes dans le Midi ; le second a produit les variétés coimues sons le nom de Guignes à Paris, et de Cerises dans le Midi, puis les Bigarreaux [fig. 477 ). Enfin, le croisement de ces deux variétés a donné
Fig. t76. - Ccrile Beno ilo Choiiy.
lien 4 une troisième série de sous-variétés fruits doux, déforme un peu moins sphérique, à chair plus ferme que celle de ce» dernières, mai» moins compacte que celle des guignes : telle est la Iklle dcClmisy [fig. 47(i). Voici, selon M. Du Breuil, i|uelque8-unes de» incdieure» variétés de CCS divers groupes : 1" Angleterre hdtivc, ilu do mai,
CER 425
juin; fruit moyen, trts-fcrtile. 2° Montmorency h longue giKue, juin; fi'uit moyen, fertile. 3° Belle de Choistj, doucette, cerise ambrée [fig. 476), juin; fruit d'un rouge tendre, couleur de rose, fondant, sucré, presque pas du tout acide, trts-délicat ; les oiseaux en sont très-friands. L'arbre est sujet à fort peu rapporter. 4° La Royale, Cherry-Duck , fin de juin; fruits gros, peau d'un beau rouge brun, cliair rouge, un peu ferme, eau trèsdouce; c'est la cerise anglaise. 6° La Griotte de Portugal, Royale de Hollande, commencement de juillet; fruit gros, peau cassante, rouge brun, chair ferme, eau abondante, noyau petit, pointu à son sommet; à confire. 6" La Reine Horlense, Belle sitpréme, Cerise d'Aremherg , commencement de juillet; fruit gros , obtenue en Belgique en 1821, introduite en France en 1830. 7° Montmorency courte queue, gros gobet, juillet; fruit gros, queue courte, grosse, d'un beau rouge vif, peu foncé , chair délicate, eau abondante, agréable, peu acide. 8» Le Bigarreau de mai. Bigarreau rouge hâtif {fig. 477); fruits tout à fait en cœur, un peu comprimés, marqués d'un sillon longitudinal sur une de leurs faces, chair ferme, cassante, très-adhérente à la peau, qui est d'un beau rouge du côté du soleil, marbrée de rouge et de blanc du côté opposé : donne beaucoup. 9° La Grosse merise noire, à longue queue, peau fine, luisante, chair tendre, d'un rouge foncé, douce, sucrée. C'est le produit de la culture du merisier des bois. C'est avec ce fruit qu'on fait le catafia de cerises et le kirsclien-wasser (voyez Merisier).
Le cerisier s'accommode des divers climats de la France; il redoute les terrains humides et argileux, les terres légères et un peu calcaires lui conviennent. On le reproduit par greffes sur le tiierisier, sur le prunier de Sainte-Lucie ou mahaleb, et le cerisier franc. Le merisier est le plus vigoureux. Le Sainte-Lucie l'est moins, mais il est plus rustique; le cerisier franc tient le milieu : il est assez rarement employé. On greffe à œil dormant vers la un d'août, et au printemps eu couronnes, ou en fente
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Fig. 4i7. — Cerise-Bigi
anglaise, les sujets qui n'ont pas réussi. Les cerisiers se cultivent dans les jardins fruitiers ou dans les vergers. Dans le premier cas, on peut leur donner les formes en vase, en cône, en espalier, etc. Dans les vergers, il.i reçoivent les soins qu'on donne généralement aux arbres fruitiers. Le bois du cerisier est naturellement roussàtre; il est très-employé en ébénisterie, surtout le merisier dont le bois est plus dur et plus serré.
Cerisier du Canada (Botanique), Cera.9us canadensis. Mus. — Ragouniinier négn ou Minel du Canada ; arbrisseau qui s'élève rareiii.nt :iu-(li •^sus de l'»,30; fleurs petites, porlécs par di ^ iir.lnn, ,ii, , longs et minces; fruits ressemblant 4 ceu\ .lu /./,/ •msier sauvage- saveur amère. Mûrissant eu jiulln. \i liri-s,>nii i fleurs" et d'ornement. Il croit natuivileiurm :iii ( ^.m.nLi.
Cerisier ue la Cauoi.im-; (M..t,iii;.|iir , ( ,',,is(f! caroliniana, Mich. — Arbre en Ibrnii; de pyianude, feuilles I toujours vertes, luisantes, fleurs en grappes axillaircs, fruits ronds qui restent sur l'arbre pondant tout l'hiver.
Cerisier toujours ki.euri (Botanique), Cerasus sonner floreni, de Cand. — Ceri.<^ier de ta Saint-Martin ; fleurs naissant sur les pousses de l'année, blanches, solitaires
dans les aisselles des fleurs; Les premières paraissent en juin et se succèdent pendant tout l'été.
Cerisier a grappes (Botanique), Cerasus padus, do Cand. — Vulgairement Merisier à grappes, Putiet, Faux Sainte-Lucie, à fleurs blanches, en petites grappes serrées aux côtés et à l'extrémité des branches ; fruit rond, petit, amer. Son bois est prisé peur l'ébénisterie.
Cerisier laurier-cerise (Botanique). — Voyez Lauriercerise.
Cerisier luisant (Botanique), Cerasus chnmœcerasus. Lin. —Arbrisseau très-toutlu , s'élevant à uu peu plus de l°',60; fleurs blanches, assez petites, fruits d'un rouge vif, très-acides. Très-propre à former par la greffe des cerisiers nains.
Cerisier Mahaleb, Sainte-Lucie (Botanique), Cerasus Mahaleb, Mill. — Il s'élève à ti mètres et plus; fleurs blanches disposées, au nombre de six ou huit ensemble, en petites grappes ; fruits moitié dune cerise ordinaire, noirâtres, très-amers. Cet arbre est très-commun dans les Vosges, aux environs de Sainte-Lucie, d'oii il a reçu son nom ; se plante en bosquets. Il sert aussi très-bien pour greffer les cerisiers; son bois est roussàtre, assez dur, susceptible de prendre un beau poli ; il a une odeur agréable. Il ne faut pas le confondre .avec le bois de palissandre, qui nous vient de Sainte-Lucie, et auquel on a quelquefois donné ce nom (voyez Palissandre).
Cerisier de Portugal (Botanique I, Cerasus lusitnnica, Lois., Azarero. — Il nous vient du Portugal ; grand arbrisseau toujours vert ; fleurs blanches disposées en épis longs et serrés; fruits ovales, d'un rouge foncé, presque noirs. Cerisier de Virginie (B.itanique), Cerasus virginiana, Mich. — Arbre de 8 à 10 mètres, qui conserve longtemps sa verdure en automne ; ses fleurs sont blanches et ses fruits, assez gros, sont noirs lorsqu'ils sont mûrs ; les oiseaux les mangent. On le cultive en pleine terre en France pour l'ornement. Son bois rougeàtre, veiné de noir et de blanc, est très-odorant; il prend un beau poli. ChRITE (Minéralogie). — Voy. Céridm.
CÉRlTHKfZoolog.),Ceri«!«OT, Fab. — Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches, famille des Buccinoides, démembré des Murex de Linné, caractérisé par une coquille univalve, à spire turriculée, à tours de spire nombreux, l'ouverture ovale et un canal court. Les animaux portent un voile sur la tète, le pied très-court, un opercule corné. La C. moluccanum de Renieri est une coquille de 0",005 de long, dont la spire, composée de treize tours, est couverte de striis transversales; c'est une espèce européenne; on la trouve dans l'Adriatique.
11 existe un grand nombre de cérithes fossiles, parmi lesquelles une des plus remarquables est la C. gigantesque (C. gigas, Lamk) ; coquille turriculée, très-longue, de trente à trente-cinq tours; ouverture oblongue et un peu oblique [fig. 478). Elle porte deux plis:: la columelle; cette espèce est remarquable pour sa taille et par le saut brusque de sa grandeur au-dessus des autres espèces de son genre. Elle a jusqu'à 0°',60 de long. On la trouve à Hauteville (.Manche), à Grignon et à Courtagnon (Seine-et-Oise) , et dans toutes les couches du calcaire coquiUior des environs de Paris. Il y en a tellement à Hauteville, que dans quelques /àûi nliMrom'JJf endroits on en ferre les chemins. ° °' ' '"
CÉRIUM (Chimie), de cérite, nom du minéral dans lequel il a été découvert. — Métal simple, que l'on rencontre dans quel(|ucs minéraux très-rares de Suède et de Sibérie (la cérite, Vallanite, Vorihite, la gadoUnile, etc.) à l'état de silicate, de carbonateou de fluorure. C'est unmélal rare, peu connu, sans importance, découvert cm 80:!, à peu près simultanément par Klaproth, Uisiuger 1 1 Berzelius.
CÉUOK.M;, CÉRoiiiXE, CiRouÈNE (Matière médicale), du latin cera, cire. — C'est le nom d'un emplâtre regardé comme résolutif et fortifiant, dont la composition est due aux religieuses du couvent des Miramiones de Paris. Les substances qui le constituent smit : poix de Bourgogne, 360; poix noire, i)0; rire j:iiine, f.'d ;suirde mouton, 40; bol d'Arménie, lOt); myrrhe iii pnudie, 20; ciu-cns pulvérisé, 20; minium, 20. Ou éteud sur une toile.
Cl'illOPlîGlE (Botanique), Ceropegia, Lin., du grec lu'ros, cire, et /je'jr/if', fontaine, source; ce qui signifie
CTÏR
CÉR
dans le sens littéral fontaine de cire. Ou dans le sens usité lustre. Kom donné suivant les uns, i\ cause des rameaux penchés et redressés à leur extrémité, où ils portent des bouquets de fleurs ressemblant trfes-bien à un lustre, et suivant les autres, il résulte d'une allusion faite à la couronne staminale divisée en lO et 15 lobes. — Genre de plantes de la famille des Asclépiade'es, tribu des Pergiilariées. 11 comprend des plantes de l'Inde et de l'Afrique. Leurs tiges sont ordinairement grimpantes. On cultive à peu près une douzaine d'espèces de ce genre dans les serres chaudes.
CÉROPHORE { Zoologie), du grec Icérns, corne, et phoros, porteur. — De Blainville, a établi sous ce nom une tribu de Manmiilércs luminants; ceux à cornes creuses. (Antilopes, Chèvres, Moutons, Bœufs.)
CÉROX VLE (Botanique), Ceroxylum , Humb. et Bonpl., du grec kc'ros, cire, et xu/on, bois; bois qui donne de la cire. — Genre delà famille des Pa/mi'e/s, tribu des .-Irecinees, réparti aujourd'hui dans le genre Iriarlea (à Jean Iriarte, botaniste espagnol) de Riiiz et Pavon. Le C. des Andes {C. andicola, Humb. et Bonpl.; Iriartea andico/a, Spreng.) est un arbre dont on a vu des individus atteindre CO mètres de hauteur. Il croit au Pérou, dans les Andes de Quindin, oii il habite jusqu'à près de 3000 mètres audessus de l'Océan. Sou tronc est sensiblement plus épais vers le haut; ses feuilles, ordinairement recouvertes d'une poussière argentée, sont formées d'un grand nombre de divisions linéaires, coriaces, plissées. Ses spadices sont pendants, à fleurs hermaphrodites en haut, et souvent accompagnés de fleurs mâles ; les femelles sont en bas. Le fruit de ce végétal est une baie globuleuse qui se colore de violet à sa maturité. Le céroxyle des Andes est non-seulement un des plus majestueux de la famille, mais encore il donne un intéressant produit. La surface de son tronc est recouverte dans toute son étendue d'une couche de cire mêlée de résine, qui lui donne, dit-on, l'apparence d'une colonne de marbre. Cette cire est employée à faire dos bougies, et se vend dans le pays où elle proviciit à raison de 30 centimes le kil. Un pied peut donner 12 kil. de cette matière. Le bois et les feuilles de cet arbre, comme ceux de tous les palmiers, servent aussi à dilïérenls usages. G — s.
CliRTHIADÉES (Zoologie). — Famille d'Oiseaux qui répond au genre des Gritnpereaux de Cuvier.
CÉliUMDN (Anatomie), du grec A-c'eo.v, cire. — Humeur particulière fournie jiar les follicules qui garnissent les parois du conduit auditil externe, et qui sert à lubrifier la peau qui le tapisse et à entretenir sa souplesse. Elle est visqueuse, jaunâtre, d'une saveur amère, d'une odeur assez forte ; l'alcool et l'éther la dissolvent en partie. Cette humeur, qui coule liquide des follicules qui la produisent, s'épaissit à l'air et devient assez semblable à de la cire molle, d'où vient son nom. Lorsqu'on la laisse s'accumuler, elle finit par ])reudre une consistance telle qu'elle forme quelquefois un bouchon très-dur, qui intercepte les sons et détermine une surdité plus ou moins complète. Lorsque cet accident arrive, il faut ramollir ce bouchon au moyen des injections tièdes, tenir pendant quelques jours dans l'oreille un bourdonnet imbibé d'huile, et enfin enlever celte masse de cérumen avec une petite curette ou un fort cure-oreille.
CÉRUSIi (Chimie), '^/««c de jilomh, binncde Krems, htiiiiQ d'urr/ent, carbùiiiite de plomij. — Substance blanclie, friable ou pulvérulente, dont la pointure fait annufllcmeiit une immense consomrn;itio[i. Elle est formée par la combinaison de l'acide carbonique avec l'oxyde de plomb; sa formule chimique est (PbO,CO^) quand elle est pure, mais elle contient toujours un excès d'oxydo de plomb hydraté, de sorte qu'on peut la considérer comme un carbonate basique.
Le carbonate de plomb est décomposé par la chaleur à l'abri du contact de l'air en acide caiboniquo et protoxydo de plomb ou lillirirr/e; mais quand l'air intervient, il ilonnc du miinum de très-belle qualité, appelé mine orrinr/e. Comme tous le» sels de plomb, l'acide sulfliydriquo ie noircit en le transformant en sulfure do plomb. C'pgl la principale cau»c qui fait noircir par le temps la plupart «les pj'iiitiMis, la céruso étant employée comme excipient de presque louUslo» couIcMirs.
Le carbonate de plomb est complét<'ment insoluble dans l'onu pure i3t très-peu iiolulile dans l'eau chargée d'acide carbonique ; quand il est pur, il est onlièrcmeut Kohible avec enorvCHrenccdans l'acide iiilriqiio ou l'acidu acétique {ninai'jre). Mai» clans le commerce il est soii- ■Vcnt fraudé avec de» sulislances d'un prix moins élevé, tulles quo lo Hidfatc de harylo, le Buiruie do plomb, lu
sulfate de chaux ou plâtre. Comme ces substances sont insolubles dans le vinaigre, la fraude est facile à constater; il n'en est plus tout à fait ainsi lorsque la fabrication est opérée avec de la craie ou carbonate de chaux, qui est égitlemcnt soluble dans cet acide. Il convient alors de traiter la dissolution par un excès d'acide suVfliytlrique; tout le plomb se précipite à l'état de sulfure, tandis que la craie, s'il y en a, reste dans la liqueur; il suffit alors d'y verser un peu d'oxalatc d'ammoniaque pour voir apparaître un précipité blanc d'oxalate do chaux.
La céruse était connue des anciens qui s'en servaient dans la peinture à l'huile, dans la médecine, et mémo comme objet de toilette, en guise do fard. Sa préparation, retrouvée ou conservée par les Arabes, fut importée d'abord à Venise, puis à Krems en Autriche, puis en Hollande, qui pendant longtemps garda le privilège de fournir presque exclusivement le commerce de cette substance ; mais depuis le commencement de ce siècle, un grand nombre de fabriques de céruse se sont élevées successivement dans les divers pays de l'Europe. Deux procédés principaux ont été mis en pratique dans la fabrication de ce produit, le procédé hollandais et le procédé de Clichy, le premier beaucoup plus généi-alemont employé que le second.
Procédé hollandais. — Dans une fosse en maçonnerie, de 4 mètres de large sur 4 do long et G do haut, et ayant par conséquent 90 mètres cubes de capacité, on étend sur le sol une couche de fumier ou de tannée de O'°,40 d'épaisseur. Sur cette couche, on place à côté les ufls des autres 1 200 pots renfermant chacun un demi-litre de vinaigre ; on place dans chaque pot une feuille de plomb ronlée sur elle-même et supportée par deux mentonaets au-dessus de la surface du vinaigre ; chaque pot est en outre recouvert par une feuille de plomb.
Sur cette rangée de pots, on établit parallèlement entre elles des traverses de bois de O",^ d'équarrissage, quo l'on recouvre de planches sur lesquelles on construit une couche semblable à la première, et on coutinue ainsi jusqu'à ce que la fosse soit remplie. On la ferme alors avec une couche de fumier on de tannée, et ou l'abandonne à elle-même pendant un mois, si on a fait usage de fumier, un mois et demi si on a employé de la tannée ou tan épuisé provenant des tanneries. La réaction qui se produit aloi-s est assez complexe. Les couches entrent bientùt en fermentation et leur température s'élève à 36 ou 40°, ce qui donne lieu dans toute la masse .'i un courant d'air que l'on favorise au moyen de quelques ouvertures pratiquées au bas de la fosse. Sous l'influence de cet air et des vapeurs d'acide acétique fournies par les pots, le plomb s'oxyde et se combine avec l'acide pour former un acétate basique. Mais la fermentation des couches donne en même temps lieu i. un dégagement d'acide c;irbonique. Ce gaz arrivant au contact de l'acétate de plomb, le décompose pour produire du carbonate de plomb. L'intervention de ces trois substances, air, acide acétique, acide carbonique, est indispensable au succès de l'opération.
Lorsipie l'action des couches est épuisée, on vide la fosse pour la reconstruire. Les lames de plomb en sortent recouvertes d'uoc épaisse couche de carbonate de plomb, qu'on en détache en les déroulant et pliant en divers sens, opération appelée c'plucliaye, ce qui détache la, céruse en lamelles, puis soumettant les lames épluchées au décapage. Cette dernière opération, des plus dangereuses pour les ouvriers quand elle est faite à la main, s'efTectuo généralement par des procédés mécaniques. Les lames do plomb à décaper sont apportées près de la machine; un ouvrier les prend une i. une et les pose doucement sur une toile sans fin mobile, qui les amène à la lûlod'un plan incliné sur l «|ihl i llr^ ^lissoit entre deux paires de cylindres cannel In ii 'iiliiialeiuent,pnis dans rintérieiu'd'iui crible c) Iju.h i>|u> un liiié, et de l;"k sur une seconde toile mobile, (ui un second ouvrier les vient prendre. Sous l'influence des doux paires de cylindres, la oérusi^ e<t détachée des lames de plomb, tombe daîis <m chariot placé dans une clianibro fermée par une double porte. Tout le inéranisinc e>t coruenu dans des conquu-liinents exactement O'nnés, que l'on n'ouvre que lor»i|ue la |)Oussièro est suflisamuient abattue, pour qu'elle ne puisse pénétrer dans les voies rcspii;aloiie3.
La céruso ainsi obtenue doit subir nue prcmiîiro pulvérisation à sec, généralement opérée sous dos meules verticales en pierre, tournant dajis des auges à fond horizontal ; do là elle passe dans un second crible métalliqiio, k mailles très-llucs, qui ou sépare les parooUcâ.do