CL
qtii comprend des espfces vivantes et d'autres fossiles; les premières vivent dans le s;ible, enfcmcées perpendiculairement comme les arrosoirs dont elles sont très voisines ; plusieurs ont été trouvées dans la Méditerranée; une, entre antres, dans le golfe de Naples, par M. Sacclii, qui l'a nommée C. bnlanovuni. Les espèces fossiles ont été trouvées surtout i Grignon, dans les environs de Paris, en Italie, A Ulaye, etc. Ce sont des coquilles à deux valves, dont l'une est libre, l'autre enchâssée, ou ftiit partie de la paroi externe d'un long tube cakaire, rétréci
Fi;. 671. — Clava^elle crcUcée.
sur la région anale, élargi du cûté buccal. On en connaît une douzaine d'espèces. Nous citerons la C. crelacea {fif/.hU).
CL.WAIRE (Botanique), C/avaria , Vaill., de dnva, clou, massue. Ce champignon, étroit i la base, s'élargit vers son sommet et i)rend ainsi à peu près la forme d'une massue. — Genre de Cliayupujnons de la tribu des Hyménomycétes. Il comprend des espèces gélatineuses, ciiarnues ou cornées, épaissies au sommet, se divisant quelquefois^ en rameaux atténués. Leur réceptacle est dressé, cylindrique, homogène, et se confond avec le pédicule. La membrane fructifère est mince, superriciclle et ne présente des spores qu'au sommet. Rien qu'aux environs de Paris, on compte une trentaine d'espèces de ce genre. Aucune d'elles-n'est réellement dangereuse. A part quelques-unes qui sont visqueuses, elles peuvent fournir à l'homme et aux animaux un aliment sain. La plus importante est la C. corail (C. coral/oïdes. Lin.), appelée aussi vulgairement Tripette, Cheveline, Mcnotle. C'est un champignon blanc ou d'un jaune pâle, et s'élevant au plus à 0",I0. Ses rameaux sont nombreux, allongés, droits, cylindriques, et sa chair est ferme et cassante. On rencontre cette espèce sur la terre, dans les bois montucux. Sa saveur est très-af;réable et fort appréci'''' pnr !■■« nm.iti'iii-s (voyez CriAJiru'.NON).
CLA\l,\r M' .Irf tiif vicMiniMif*. — Nom donné au virus rl.i ,■ I 'I : ■.'.'■ i A \\\ \\-\\ Hi\).
CLAN l.l.l'i; M<(i riiH; iri.iiiKiiii-), du latlrt c/aviis, clou, k cause de la forme des pustules qui caractérisent cette maladie. — Cette maladie, particulière aux bètes ;i laine, et qui ressemble à la petite vérole de l'honunc (voyez Vaiuoi.e), est une all'ection éruplivc , contagieuse. On l'a encore désignée sous les noms do clavclacle, picolte, rougeole, variole ou petite vérole des moutons. En France, elle sévit principalement dans les départements du ceuire, et souvent avec le caractère épizootique ; alors elle peut produire de grands ravages : la contagion est la cause la plus fréquente de cette nniladic ; on ignore tout à fait les causes qui la produisent spontanément ; mais lorsqu'elle s'est développée, certaines circonstances peuvent influer sur sa gravité : ainsi la fatigue des animaux, les grandes chaleurs, les grands froids, les habitations malsaines, les intempéries de la saison. On l'a remarquée dans toutes les saisons de l'année, cl elle attaque indistinctement les bfitcs les plu» forte» comme les plus faibles. La clavolée peut être Mni'jne ou muliyite; elle peut être discrète ou coufluente, régulière ou irrérjulière. On dit qu'elle est rfi'vcràte, lorsque les boutons ou pustules qu'on remarque aux ouvertures nalurolle», aux aines, sont espacés, lenliculahes, peu nojnbrcux, et que l'animal, après avoir eu de la (lèvre, guérit sans autn^» accidents : il n'en est pas de niéuiC do la clavelée conflurute ou tnnlif/iie; après quelques Jours de (livre et do chaleur à la peau, il se développe de» taches rouge» sur les parties où celle-ci est plus (Ino, comme sous le ventre; du centre de ces
rougeurs s'élèvent des pustules (voyez ce mot) qui deviennent bientôt blanchâtres ; les yeux sont enflammés, la bouche sèche; la soif est plus ou moins vive, la respiration courte, l'haleine fétide ; l'animal bave; il s'écoule des naseaux un liquide purulent : les boutons sont nombreux, ils se réunissent en plaques; il survient de ia dyssenterie; enlin, un état adynamique qui précède la mort. La durée ordinaire de la maladie varie de vingtcinq à trente jours. Lorsque la maladie est discrète, le traitement doit se borner aux soin» hygiéniques de bon air et de propreté, aux boissons douces, à une température modérée. Si elle est confluente, on donnera do l'eau de sureau, des boissons légèrement salées, du vin de quinquina, s'il y a adynamie; pourles complications, on les traitera suivant leur caractère. Pour prévenir les accidents qui accompagnent la clavelée maligne, on a eu recours à une petite opération qui sera exposée au mot Clavelisation. Du reste, comme pour la petite vérole de l'homme, les animaux n'ont qu'une fois la clavelée.
La clavelée, étant une maladie essentiellement contagieuse, rentre dans la catégorie des vira rédhibitoires (voyez Cas RÉDuiciToinEs); de plus, elle tombe sous le coup des mesures de police prescrites par l'arrêté du conseil d'État du 16 juillet n84, maintenu par l'article 484 du code pénal, et par les articles 459, 4G0, 461 du même code.
CLAVELISATION (Médecine vétérinaire). — Inoculation de la clavelée. De même qu'on inoculait la petite vérole à l'homme avant la découverte de la vaccine, de même on inocule aux moutons une clavelée bénigne pour les préserver d'une plus grave (voyez I^oceLATIOl\). Cette petite opération, pratiquée avec les précautions et dans les circonstances convenables, amène rarement une éruption confluente (voyez Clavelée) ; elle a pour bon résultat de limiter à cinq ou six semaines la durée de la maladie dans un troupeau, où elle durerait trois on quatre mois d'une manière grave. On évitera, en général, de claveliser des sujets qui sont sous le coup de la fièvre d'incubation de la clavelée naturelle. La partie choisie pour faire cette petite opération est ordinairement le dessous de la queue; lorsque celle-ci a été coupée suivant l'habitude de certains pays, c'est ordinairement à la face interne de la jambe. Du sixième au huitième jour de l'éruption, la pustule claveleuse contient un liquide limpide presque transparent , auquel les vétérinaires ont donné le nom de claveau; c'est ce liquide qu'on prend au moyen d'une lancette ou d'une aiguille cannelée, et qu'on introduit sous l'épidcrnie comme pour la vaccine (voyez ce mot); on fait ordinairement une ou deux piqûres. Du cinquième au sixième jour se déclarent les premiers symptojnes de la clavelée bénigne, qui suit sa marche comme il a été dit, et vingt jours après, l'animal est dans un état de santé parfaite. Le claveau, qu'il est préférable de prendre sur des animaux inoculés, se conserve absolument coumie le vaccin (voyez ce mot) de l'homme : celui-ci a été essayé comme préservatif de la clavelée, mais sans succès.
CLAVICOHNES (Zoologie) , Clavicornes , Latr. — Grande famille d'Insectes coléoptères peufamères, ayant pour caracières quatre palpes, élytres recouvrant entièrement la niajeiur partie du dessus de l'abdomen ; antenues ;;in,i. Mil m .n^lblcinent do la base à l'extrémité ou tcrniiii' Il 111! ih, il.' formes diverses. Les larves et qucli|ii. Il, 1. Il, i , K ^ parfaits se nourrissent de matièies aiiuMiili's. (.elle famille se divise (méthode du l<fi/iir ouiiiiid) d'abord en deux sections, dont la première rijiiipnnd huit tribus : les Palpeurs, les llislérn'Hli's, 1rs S(//)/(»/rv, li's Smpilidites, les Nilidulaires, les Kiii/iditcs, livs Drriiirsliiis, les Byrr/iiens. La seconde en conqu-einl M-ulomnit deux : les Acantliopodes, les Muiiuilaclylis. ClwuHiiir (le ces tribus se subdivise en geju'es. lÀ famille drs l'Inrvnnirs a subi différentes modifications, iiotammcni par Duméril, MM. Brûlé, de Casteinau, etc. Ces chant.'riui'nls n'alléraiil p.-'.s le fond de la classilication do Latreille, on a préféré ici s'en référer â celte dernière.
CLAVICULE (Analoniie), Claviculu. — C'est le nom que l'on donne â l'un des deux os dont est formée l'épaule ou portion basilaire du membre thoracique dans l'homme et les aninuiux supérieurs ; c'est un os grêle Ot
I \ linili iipic, rnntouj'né en S et placé en travers i\ la parih .iiprii.'iirc (le la poilrine; il s'élend, comme un arc-
II ml. ml, ilii sii-rnum i\ l'omoplate; il semble avoir pour but ili- mainienir les épaules écartées et de renforcer les membre» dont il fait partie. On le trouve dans la plupart des maunnifèrcs, chez tous Ici oiseaux, les reptiles
CLÉ
CLE
^t les poissons osseux; mais à mesure qu'on descend dans l'échelle des animaux, cet os change de formes et parait changer de rapports.
La clavicule peut être affectée de luxations, de fractures, de nécroses, de carie, etc. Les luxations de l'extrémité interne ou sternale de cet os sont les plus fré- ■quentes; celles de l'extrémité externe ou acromiale le sont beaucoup moins, l'articulation qui unit cette extrémité de la clavicule à l'apophyse acromion étant trèsserrée et formée par des ligaments nombreux et forts; du reste, ces luxations ne sont pas dangereuses. Les fractures de cet os sont assez fréquentes, et à moins de ■complications, ce n'est pas, en général, une maladie très-grave.
CLAVICULES (Zoologie) . — Ce terme a été employé par les zoologistes pour établir une première division des Rongeurs {Mammifères), que l'on a partagés en C/aviculés, c'est-à-dire pourvus de clavicules plus ou moins fortes, s'appûyant sur le sternum ou l'omoplate et en mal-clavicu/és , qui n'ont pas de clavicules ou en ont seulement de rudimentaires. La première division comprend, entre autres genres : les Ecureuils, les Rats, les Loirs, les Campai/nols, les Gerboises, les Marmotte-i, les Castors, etc. Dans la seconde division, on trouve les Porcs-e'i^ics, les Lièvres, les Cobayes, les Agoutis, etc.
-CLAVIGÈRES (Zoologie), Claviger, Preysl., du latin ç/ava, massue, et gero, je porte. — Genre d'Insectes coléoptères, section des Trimères, famille des Pse'laphiens; caractérisés par des antennes composées seulement de six articles; point d'yeux apparents; ce sont des insectes très-petits (0",002), dont on ne connaît que deux espèces, l'une, C. foveolatus, Mullcr, qu'on trouve en Suède, en France, en Allemagne et même dans les environs de Paris; la seconde, C. longicornis. Millier, est entièrement roussàtre, avec des élytres courtes; on la rencontre en Allemagne. Ces singuliers insectes se trouvent €n général au milieu des fourmis; celles-ci semblent avoir un goût très-prononcé pour une espèce de liqueur qui transpire des pinceaux de poils situés de chaque côté de leurs élytres. 11 résulterait des observations de Millier que les fourmis opèrent la succion de cette liqueur avec de grandes précautions pour ne pas blesser ces insectes, et qu'à leur tour elles les nourrissent en faisant dégorger dans leur bouche une sorte de pâtée liquide que les cKivigères semblent savourer.
CLAVIPALPES (Zoologie), Clavipa/pi. — Famille d'Insectes coléoptères , de la section des Tétramères. Ils ont les premiers articles des tarses garnis de brosses en dessous; le pénultième bifide; antennes terminées en une ■massue très-distincte. Eu général, ils sont ovales ou arrondis ; la forme de leurs mandibules et la dent cornée et intérieure des mâchoires iudiquent qu'ils sont rongeurs. On les trouve dans les bolets qui naissent sur les troncs d,'arbres, sous les écorces, etc. Ils forment les genres Èrotyles, Triplax, Tritome, Languries, Phatacres, Agathidie.
CLEF DE Garrngeot ou Clef anglaise. — Instrument pour arracher les dents : inventé en Angleterre, il a été perfectionné par le célèbre Garengeot, d'où lui vient son nom (voyez Lxtkactiox des de.ms).
CLÈMATIDÉES (Botanique). — Tribu de plantes de la famille des Renonculacées. Elle comprend des plantes sarmenteuses, à fcuillos opposées, et dont les akènes sont surmontés d'un style persistant, le plus souvent plunieux. Genres principaux : Clématite {Ctematis, Lin.), Alragène (A traqene, de Cand.).
CLÉMATITE (Botanique), Ctematis , Lin., du grec kléma, pampre, branche de vigne. Plusieurs espèces de ce genre ont le port de la vigne. — Genre de plantes de la famille des Renonculucées, type de la tribu des Clématiflccs. Les espèces de ce genre, qui sont extrêmement nombreuses, ont les feuilles opposées. La C. odorante {C. flammula. Lin.) est une jolie plante qui vient spontanément dans le micfi de la France, et que l'on cultive conimuném''nt pour couvrir les murs et les berceaux. Elle donne di'puis le mois d'août jusqu'à l'arrière- saisou des fleurs blaacbrs disposées en panicule et répandant une «deur trcs-sua\ e. La C. des haies, C. brûlante vC. vilalba. Lin.) croit abondanunent dans nos bois. Ses panicules de fleurs blanches sont amples. Ses aigrettes argentées, qui surmontent les akènes, sont d'un très-joli effet après la floraison. On appelle vulgairement cette espèce lierl/e aux gueux, parce que ses feuilles, acres et brûlantes, étaient employées p.ir les mendiants qui, les appliquant sur leurs membres, y faisaient venir de larges ulcères peu profonds, facilement guérissables, au moyen desquels ils
imploraient la charité publique Ces feuilles peuvent donc servir de vésicatoires. Dans quelques endroits, on mange les jeunes pousses de cette clématite ; à cet état, les lèuilles n'ont pas encore acquis leur àcreté. Les aigrettes des akènes servent quelquefois à faire du papier. La C. il grandes fetiilles (C. grandiflnra, de Cand.) est une des plus belles espèces, par ses fleurs très-larges et d'un blanc jaunâtre. Elle est originaire de Sierra-Leone. La C. vioriie (C. viorna. Lin. ) vient de la Caroline et de la Virginie. Ses fleurs sont pourpres ou violettes. La C. bleue {C. viiicella. Lin.) est à fleurs variant du bleu au pourpre ou au rouge, suivant les variétés. C'est en Espagne et en Italie que se rencontre cette jolie espèce. La C. de deux couleurs (C. hicolor, Cels. ) et la C. azurée (C. cœrulea, Hort. Belg.) sont deux magnifiques plantes qui se cultivent seulement depuis quelques .années. Elles ont été introduites du Japon. L'une a la tige ligneuse, grimpante, de 1 à 2 mètres, les feuilles divisées en 3 segments, glabres, luisantes, les fleurs de 0°',09 de diamètre, à 6 ou 7 sépales, d'un blanc veiné de vert, les élamines transformées en petits pétales en couronne et d'un beau violet ; l'autre a les feuilles à segments ovales pointus, les fleurs solitaires larges de 0°',12 àO'°,l5, i G-S sépales d'un beau bleu pourpré, presque azuré, et les étamines à filets blancs et à anthères brunes.
Caractères du genre : involucre nul ou en forme de calice ; 'i à 8 sépales corolliformes ; pétales le plus souvent nuls ou existant quelquefois, mais plus courts que les sépales; .akènes nombreux; style persistant, ordinairement plumeux. G — s.
CLÉNACÉES (Botanique). — Voyez CHi.;ENACiiES.
CLÊODOBE (Zoologie), Cleodorçt , Pérou. — Genre de Mollusques ptéropodes, détaché des Clios et établi par Péron ; caractérisé par des ailes-nageoires membraneuses larges; coquille conique ainsi que leur corps; tûte bien distincte ; la bouche placée entre les deux ailes. Elles habitent en général les mers chaudes, où tous les soirs, au coucher du soleil, elles viennent en quantité prodigieuse à la surface de l'eau, y restent la plus grande p.artie de la nuit, et. le jour venu, s'enfoncent dans la mer jusqu'au soir. La C. pyramidale (C. pyraiidduta, Pér. et Les.) est, dit Brown, un charmant petit animal qui habite les mers de la Jam.aîque ; il e^t pourvu à sa partie postérieure d'un fourreau d'une consistance ferme, transparent, dans lequel il peut s'enfoncer tout entier ii sa volonté.
CLÉOGÈNE (Zoologie). — Genre d'Insectes lépidoptères, delà famille des Nocturnes, ét.abli dans la grande section des Plialénites de Latreille. Parmi les espèces peu nombreuses qu'il renferme, nous citerons la C. tinctoria, Hiibn., qui est d'un jaune d'ocre.
CLÉOGONE [Zoologie). — Genre d' Insectes coléoptères tétramères, de la famille des Curculionites, faisant partie du grand genre Rhyncltœnes, de Latreille. Établi par Schoenherr, il a pour type l'espèce Rynchœnus rubetra, Fab., qu'on trouve à Cayenne.
CLÉOME (Botanique), Cleome, Lin. Ce nom avait été appliqué, dès le iv" siècle, par Octave Horace, médecin latin, pour désigner une plante qui paraît être un sinapis. On a fait dériver ce mot du grec i7e;o, je ferme, par allusion à la forme de la fleur. — Genre de plantes de la famille des Capparidées, type de la tiibu des Cléomécs. Il comprend des espèces en général herbacées et aromatiques qui croissent dans les régions chaudes du globe, notamment dans l'Amérique méridion.ale. Ou les désigne souvent sous le nom générique vulgaire de Mozambé. Le C. rose (C. rosea, Valil.) est une plante annuelle, glabre, s'élevant à O^jSO environ ; les feuilles de sa tige ont 5 folioles, tandis que celles qui accomp.agnent les fleurs n'en pré-^entent que 3. Cette espèce, qui est d'un joli effet dans l'ornement, à cause de ses fleurs d'un beau rose, est originaire du Brésil. Le C. ligne'\t (C. ario)ea,Humb., BonpI. et Kunth) est un arbrisseau de 2 mètres de hauteur. Ses fleurs sont pourpres, viol.> céeset di^im-.,'! s en L'iappcs. On trouve cette espèce, uno des plus lirlli , ,lii -;■ me, à Caracas. Caractères du genre: (i étaniini ■-, iiinurut 1; style court, quelquefois nul; capsule srs-ili' un iiurtée par un pédicelle à 2 loges, cl s'iHiviiuil cil '.' valves.
CLEI'SVniiE, de cleptô, cacher, et udôr, eau. — Instrument employé par les anciens pour la mesure du temps par le moyen de la chute de l'eau d'un vase dans un autre; c'est un prorédé analogue à celui du ,wWi>f', mais susceptible d'une bien plus grande précision. Si l'on suppose que d.ans le vase où l'eau s'accumule se trouve un flotteur, celui-ci pourr.a, en se soulevant, faire mou-
CLE
voir un m^canisuie qui marque sur nno écliellc les divisions successives du temps, divisions dont la justesse sera d'ailleurs vérifiée par l'observation des astres ; c'est ainsi que les anciens avaient construit des espèces d'horloges qui avaient avec les nôtres quelques analogies de forme.
Fi^. 5T5. — ClepsyJrc.
Notre figure 572 représente un appareil de ce genre. Le flotteur .4 est attaché à l'extrémité d'une chaîne qui s enroule sur un cylindre B et supporte un contre-poids C. L'axe de ce cylindre porte une aiguille qui, à mesure que celui-ci se meut, parcourt un cadran divisé et indique ainsi les divisions successives du temps. Les clepsydres ont été employées pendant longtemps encore après l'invention des horloges à poids ou à ressort. Celles-ci, en efl'et, avant l'époque à laquelle Huygheus leur a appliqué le pendule, étaient fort imparfaites et trts-certainement moins précises que les clepsydres.
CLERMONT-FKKRAND (Médecine, Eaux minérales). — Ville de France, chef-lieu du département du Puyde-Dôme, où l'on trouve plusieurs sources d'eaux minérales ferrugineuses bicarbonatées, dont la température varie de 11" à 2i" cent. Les analyses les plus récentes des sources de J/iude, de Saint-Atli/re et de Suinte-Claire y ont démontré la présence d'une quantité notable de fer et de sels à bases alcalines. Ou les regarde généralement comme toniques et stimulantes. Les eaux de Saint-Allyre doivent au bic.irbonate de chaux qu'elles contiennent en abondance la singulière projjriété d'incruster les objets qu'on y dépose (voyez l'article Incrusta- Tro.\).
CLÉRODIiNDRON (Botanique), C/ecûrfrarfron, Lin., du grec klèrus, sort, fortune, et iJendron, aibre : allusion faite aux eflets salutaires ou dangereux que produisent, dit-on, quelques espèces de ce genre. On nomme souv<'nt «e genre Piirayul, du nom que les habitants du Malabar donnent aux «'.pices qui croissent dans leur pays. — Genre de plantes de la famille des Verbdnacées, tribu des Viticées. Ses espèces, assez nombreuses, sont des arbres et des arbrisseaux à fleur-, dont le calice est campanule, la corolle en entonnoir , à 5 lobes , les étaniines saillantes, au nombre de 1 presi|ue didynames, les anthères fendue» inférieurement , ù déhiscence l"ii;'inicliiir>Ie, et l'ovaire & h loi;i's. Le fruit est une drup. i ut. nu • dans
le calice et conienant 2 ou 4 noyaux ;'i nm . ul. -i .i A
l'exception de l'Kiirope, ces plnnlos cj-.ji . .m ilu], luutes lis régions cliaudi» des autres parties du monde, piin- (ipaleinent dan» h's Indes orii'lilales. Plusieurs d'enlri! elle» ont les feuille» aromatiques, ûcre», el étaient employée» autrefois on méd(!ciiie cunmie tonique» et contre le» maladie» scrnfulcuses (voyez VolkamikiO.
CLKTIIHA (Botanique), CMIiia, Lin., du grec kld-
thra ou klêfhros, nom que les anciens donnaient à l'aune. Ce mot, dérivé de khio, je romps, allusion faite au peu de souplesse des rameaux, a été appliqué à des arbres dont le port et le feuillageont quelque ressemblance avec ceux de l'aune. — Genre de plantes de la famille des Ericacees, tribu des Androme'dces. Il renferme des arbrisseaux à feuilles alternes, à fleui-s blanches, disposées en grappes terminales. La plupart habitent l'Amérique septentrionale. On en rencontre aussi dans le nord de l'Amérique méridionale. Leur floraison a lieu vers l'automne. Une odeur très-suave s'exhale de leurs fleurs. L'espèce la plus répandue en horticulture est le C. en ai'/ii-e (C. arborea. Ait.), qui atteint au moins 3 mètres, à Madère, sa patrie, mais que nos jardiniers tiennent à l'état nain, et auquel ils font produire une grande quantité de fleurs d'un blanc rose, petit:'S, en épis, à odeur suave, du mois d'août au mois d'octobre. G — s.
CLIANTHE (Botanique), C/ianthns, Soland., du grec k/eio9, gloire, et anthos, fleur, à cause de la beauté de ses fleurs en grappes pendantes. — Genre de plantes, famille des Popi/ionacées, tribu des Lotées. Le C. poncmn (C. puniceus, Soland.) est un joli arbrisseau de la Nouvelle-Hollande. Ses rameaux sont glabres et diffus. Ses fleurs, très-nombreuses à chaque grappe, sont d'un ponccan vif, qui est d'un joli efTot dans les jardins.
CLIG.\EME.\T iMédeciue). — On appelle ainsi un mouvement par lequel on rapproche les paupières l'une de l'autre, de manière à ne laisser pénétrer la lumière que partiellement. Ce mouvement s'opère instinctivement, soit pour diminuer l'impression d'une lumière trop vive, soit pour examiner des objets très-petits ou éloignés. C'est quelquefois le résultat d'une mauvaise habitude.
CLIGiXOTANTE (Membrane) (Anatomie comparée). — C'est le nom que l'on donne à une troisième paupière qui existe chez les oiseaux ;. elle est placée verticalement à l'angle interne de l'œil, entre le globe et les paupières; elle est demi-transparente, et l'animal peut à volonté la déployer au-devant du globe de l'œil, pour le garantir de l'impression d'une lumière trop vive. Quelques mammifères, comme le cheval, par exemple, présentent dos rudiments de cette membrane.
CLIGNOTEMENT (Médecine). — Espèce de maladie due aux mouvements convulsifs, rapides des paupières. Quelquefois, les paupières s'ouvrent et se ferment alternativement avec promptitude ; d'autres fois, ce sont de simples tremblements. On l'observe surtout chez les personnes nerveuses, chez les femmes hystériques, à la suite des névralgies, etc. Le clignotement est dirticile à guérir, à moins qu'il ne tienne à une cause maladive, comme les alTections vermineuses, par exemple.
CLIMAT (Météorologie), du grec climax, échelle, division. — Les anciens géographes divisaient la surface de la terre, du pôle à l'équateur, en trente deux zones parallèles qu'ils appelaient climats, et calculaient cette division d'après la longueur des jours comparée à celle des nuits au solstice d'été. De l'équateur au cercle polaire, ils comptaient vingt-quatre climats dits de demi-heure., parce qu'on passant d'un climat à l'autre, les jours, au siilsiiic' ilVii', variaient d'une demi-heure. Du cercle polaire- uu p'ilr, lin comptait six climats dits de mois, parce que sur l.i limite de chacun d'eux la durée du jour différait de un mois de la dm éo du jour à la limite des deux climats voisins.
Actuellement, on désigne du nom de climat l'ensemble des conditions météorologiques qui distinguent les unes des autres les diver»cs régions de la surface du globe.
Au point de vue physique, un grand nombre "de circonst-tnces peuvent modifier la nature d'un climat. Parmi les plus importantes, nous signalerons la force et la directioii des vents dominants, les variations et la valeur moyenne de l'état hygrométrique de l'air, le régime et la fréquence des pluies, et surtout la température moyeniu: du sol el la grandeur des oscillations.ipi'ellc subit de la nuit au jour et ilr l'hiver i l'été (voyez Vents, Pluie, llV(;iioMÉTi\iE, 'l'iMi'i un r.i , lUiuiMiuiit;).
Au point de mm |ihy^iiil.i;-ii|ui-, À ces causes il faut en ajouter d'autres siuivcnt mcuunues dajis leur nature el qui font qu'un clinuit est réputé sain ou malsain.
D'une manière générale, on divise la surface du globeen cin(| zones ctimalériques : la zone lorride, compriso entn! bs deux tropiques; deux zones tempérées, comprise» entre les tropiques et les cercles polaires et séparées de la zone torride par deux bandes de déserts; deux zone» glaciales renfermées dans les cercles polaires. Mai» dan» cluicuno de ces zones nous rencontrons dos climals marins ou uniformes cl de» climats contiiieu'
taux ou excessifs, caractérisés par Ui dilTérciico plus ou moins grande qui existe entre la température du l'été et celle de l'hiver.
Les climats marins, quoique ou tri's-cliauds ou trfesfroids, empruntent un caractîii |kii lii-iilii r de douceur et d'uniformité au voisinage df^ lti .imlrs juasses d'eau qui les entourent. Tel est lecliinal d's dis, surtout quand elles ont peu d'étendue et qu'elles sont placées au milieu de vastes mers. La mer, à cause de son agitation continuelle qui en mélange incessamment les diverses parties, s'écliautl'e peu en été et se refroidit peu en hiver. Los vents, de quelque direction qu'ils soufflent, ont pris à la mer qu'ils ont traversée sa température, et conséquemment leur degré de chaleur varie peu. Ils rafraicliissent donc l'air des ilcs en été et le réchauffent en hiver.
Dans l'intérieur des grands continents, au contraire, les régions du nord se refroidissent fortement en hiver et celles du midi s'échaufl'ent beaucoup en été. Les vents, en un même lieu, peuvent donc passer brusquement du froid au chaud, ou réciproquement, suivant la direction d'où ils soufflent, en même temps que la température moyenne du jour peut éprouver de grandes oscillations d'une saison i l'autre.
LIEDX.
TempÉraurB
Tfmiiérjture
inrcrfucc
Surinam ..
— sii.s
Padoue.r
Cambridge (Étals-l'nis) , .
Prague
Port-Elisabclh ...
1,1 lil X.
Différence.
3",90 4 ,05 3 ,39 3 ,47 3 ,S9 3 ,58 3 ,îî 7 ,01
Ile Unst (Sliellancl;
Abenieeu
Édimbour;;
7 ,87 Il ,18
Los vents du sud ouest, si fréquents eu hiver, amènent en Angleterre les chaudes vapeurs de l'océan Atlantique qui s'o|)posent au rayonnement de la terre et dégagent en se condensant vers le sol une énorme quantité de chaleur latente; de là l'extrême douceur des hivers on Irlande et sur les cotes occidentales do l'Angleterre.
Xeiiip6ra(ur«» moycniirs «le l'Itivor cl ilo l'vtv tlu