CI.OCIIKTTK ( Ilolanitiue). — ^olu cpic l'on applique
vulgairement à des plantes dont la corolle est en cloche. C'est surtout à la campagne qu'on a coutume de nommer clochettes les campmiules, les liserons, la primevère officinale, etc., etc. (voyez ces mots).
CLOISO.N (Botanique). — On désigne par ce mot des lames plus ou moins épaisses qui divisent la cavité des ovaires et des fruits en plusieurs loges. Les cloisons sont formées de deux lames plus ou moins sondées l'une à l'autre. Souvent le nombre des styles indique le nombre des loges existant dans l'intérieur de l'ovaire. D'autres fois, les cloisons disparaissent de bonne heure comme dans un grand nombre de Caryophyllées, tels sont les œillets, la morgeline ou mouron des oiseaux, etc. Les cloisons peuvent être longitudinales, ainsi dans les lis, giroflée, etc., ou transversales, comme dans les casses et d'autres légumineuses. Elles sont vagues, c'est-à-dire sans direction déterminée dans les grenades, partielles dans les oranges, etc., etc.
Cloison (.\natomie), seplum. — Expression dont on se sert pour désigner une partie qui sépare deux cavités l'une de l'autre ou une partie d'un organe d'une autre partie; ainsi, on dit la cloison des fosses nasales, qui est formée par l'os vomer, la lame perpendiculaire de l'ethmoide et une partie cartilagineuse. La cloison des ventricules céréhrau.r ou septnm liicidum sépare, comme son nom l'indique, les ventricules du cerveau. Les oreillettes et les ventricules du cœur sont séparés par la cloison intcr-auriculairc et la cloison interventriculaire. Il existe encore beaucoup d'autres cloisons dont plusieurs ont reçu des noms particuliers; ainsi le diaphragme, C[\\\ sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale, le voile du palais, le me'diasiin (voyez ces mots).
CLONIS, Ci.ONissE, C1.0VIS, Clovisse (Zoologie). — Dans différentes parties du littoral de la Méditerranée, on a donné ces noms à certaines espèces de coquilles du genre Vénus {Mnllusques acéphale': testace'':, famille des Cardiacés) Suivant Rondelet, on donne, à Marseille, le nom de Clonisse i la Venui verrucosn, Gniel. A Toulon et aussi à Marseille, on appelle Cloiis ia Venus decic'sato, Cliemn., etc. (voyez Vénus) .
CLONISME, Mouvements clomques (Médecine), du grec klonos, mouvement tumultueux. — Àgiiation, spasmes do toutes les parties du corps ou de (]uelques-unes seulement indépendants de ia volonté. Cet état se manifeste par des contractions et des relâchements successifs des muscles; c'est ce qui le distingue des convulsions proprement dites (Voyez Convulsion, Spasme).
CLOPORTE (Zoologie), On!sc«.s,. Lin. — Genre de Crustacés qui, dans Linné, comprend l'ordre entier des Isopodes de Latreille. Dans la méthode du liégne ayiimnl il forme un genre de l'ordre des Isopodes, section des Cloporlides,et a pour caractères : branchies renfermées dans les premières écailles placées sous la queue; quatre antennes dont les latérales ont huit articles et leur base est recouverte. Ces crustacés sont appelés vulgairement Clous-à-porte et par abréviation Cloportes, porcelets de saint Antoine. Ils sont assez petits et se montrent rarement pendant le jour ; on les trouve le plus souvent dans les lieux humides, retirés et sombres, sous les pierres, dans les fentes des murailles, dans les caves ; ils m.archent lentement, à moins qu'ils ne soient exposés à quelque danger, alors ils courent assez vite. Ils se nourrissent de matières végétales et animales en décomposition ; ils attaquent aussi et rongent les fruits tombés et mangent même les feuilles des plantes. Les femelles portent leurs œufs dans une espèco de sac placé en dessous de leur corps, et elles les pondent pour ainsi dire au moment de l'éclosion. A leur naissance, les petits sont d'un blanc jaunùtre ; ils ont la tète grande et les antennes grosses. Longtemps employés en médecine comme diurétiques, apéritifs, ils sont ajourd'hui complétemi'nt abandonnés. On ne connaît que deux espèces de ce genre; nous citerons le C. ordinaire, C. aselle, Deg. {Oniscu.t murarius, Fab.), qui peut être considéré comuie le type du genre et que tout le monde cnnn.aît.
CLOPOKTIDES (Zoologie), Oniscides, Latreille. — Sixième section du grand genre des Cloportes (voyez ce mot) de Linné, étiiblie par Latreille et qui comprend les cloportes du naturaliste suédois, respirant l'air d'une manière immédiate ou qui ont des branchies analogues, quant à leurs propriétés , aux poumons des animaux vertébrés. A l'exception des ligies, ces crustacés sont terrestres et périssent dans l'eau au bnut d'un temps plus ou moins long; ils ont le rorps ovale, plat en dessous, convexe en dessus et composé d'une tèlc (^ de treize anneaux, dont les sept premiers portent chacun une paire
de pattes et les six derniers forment une espèce de queue garnie en dessous d'écaillés ou de fausses pattes souscaudales. Dans le Régne animal, les cloportides forment six genres : les Tijlos, Latr. ; les Ligies, Fab. ; les Philosries, Lalr. ; les Cloportes propres [Oniscus. Lin.); les Porcellions, Latr.; les Armadilles, Latr. {fig. 577). M. Milne- Edwards les partage en deux tribus :
1° les C. miritimes, genre Ligie; i" les C. terrestres, comprenant plusieurs di- pj„ visions et plusieurs genres (voyez His- Siire.'gran(icù'r"n''atoire na turelle des crustacés de M. Milnc- '"reiie (secuon des Edwards). ' '
CLOQUE (Arboriculture). — On appelle ainsi une maladie qui attaque les feuilles et surtout les feuilles de pécher, dans laquelle celles-ci se roulent sur elles-mêmes à la suite des intempéries qui troublent leurs fonctions exhalantes et absorbantes. Les feuilles m.ilades prennent d'abord une teinte verdàtre ; bientôt elles s'épaississent, se crispent, se boursouflent, puis deviennent d'un blanc violacé, jaunissent et finissent par tomber, le bourgeon alors se tuméfie et se dessèche. Il n'y a pas d'autre moyen, pour remédier à ce mal, que d'enlever toutes les feuilles malades. Pour le prévenir, M. Dubreuil conseille d'employer, pour les pêchers en espaliers, des abiiv (voyez ce mot) en chaperons mobiles, afin de les garantir des brusques changements de température qui, suivant lui, sont la cause de cette maladie. Il ne pense pas, du reste, comme beaucoup d'autres arboriculteurs, qu'on doive confondre cette maladie avec r.alfération qui dépend de la présence des pucerons (voyez ce mot).
CLOTHO (Zoologie), Clotlw, Walck. , du nom d'une des trois Parques. — Sous-genre d' Arachnides pulmonaires, famille des Aranéides ou Pileuses, genre Araignées, Une des espèces les plus curieuses de ce groupe, d'ailleurs peu noinlireux et auquel
M.X. Dufour a donné . ,,„ , ■„ 0 • , .. . , . ,,,r „ ,„ „ . F15. 679. — Fcml c de uccicc al cinla Jn
le nom d Uroclca, est jj tioquè
la Ctotho de Durand
(Cloiho Durandii, Latr.; Uroclca quinq. maciilata, Dufour) ; longue de 0'",010 à 0'",012, elle est d'un brun marron, l'abdomen noir, cinq petites taches rondes jaunâtres sur le corps, les pattes velues. Elle établit, dit M. Dufour, au-dessous d'iine grosse pierre ou dans les fentes des rochers, une coque de 0"',i)27 do diamètre; elle a la forme d'une calotte doitt le contour olTre sept à huit échancrures; leurs angles sont fixés sur la pierre au moyen do faisceaux de lils, et les bords sont libres. Cette singulière tente est d'une admir.ible texture. L'extérieur ressemble ;\ un tafT''tas des plus lins formé d'un plus ou moins grand nombre de doublures suivant l'^lge, de l'araignée.
CLU