CLY
Il n'y a d'abord que deux toiles entre lesquelles se tient l'animal ; puis, lorsque arrive l'époque de la ponte, elle tisse un appartement tout exprès, plus duveté, plus moelleux où doivent être renfermés les sacs des œufs et les petits récemment éclos. îi est toujours d'une grande propreté. Les sacs à oeufs, d'un tafletas blanc comme la neige, sont au nombre de quatre ou cinq. Nous ne pouvons donner ici tous les détails contenus dans le mémoire de M. Dufour; nous dirons seulement qu'entre les échancrures qui bordent le pavillon, il y a des parties où les bords sont simplement superposés ; c'est par là que l'araignée sort pour aller à la chasse ; et lorsque les petits sont assez grands pour se passer des soins maternels, ils vont eux-mêmes s'établir ailleurs, tandis que la mère vient mourir dans son pavillon. Ce genre a, du reste, pour caractères principaux : huit yeux, les deux filières supérieures plus longues que les autres, les mandibules très-petites, les pattes sont robustes (voyez Dufour^ Annales des sciences physiques, t. Vj.
CLOU (Pathologie). — C'est le nom vulgaire du furonc/e (voyez ce mot).
Clou de i.'oeil (Pathologie). — C'est le staphylôme (voyez ce mot) .
Clou hystéhique (Pathologie). — On donne ce nom à une douleur vive, circonscrite i un point bien restreint de la tète, que les malades comparent i celle que produirait un clou (voyez Hystérie).
Clou de girofle (Botanique). — Nom que l'on donne vulgairement dans le commerce aux boutons de fleurs du giroflier (voyez ce mot) dont l'usage, soit comme assaisonnement, soit pour leurs propriétés médicinales, est encore plus fréquent en Asie qu'en Europe.
On donne quelquefois le nom de clou à la maladie des céréales connue sous le nom d'ergol, par allusion à la forme que celui-ci présente.
Clou de bue (Médecine vétérinaire). — On nomme ainsi une blessure faite à la partie inférieure du pied des grands animaux, et en particulier du cheval, le plus souvent par un clou, quelquefois par un fragment de verre, de bois, etc., qui a pénétré à travers la sole ou la fourcliette (voyez ces mots). S'il n'y a pas blessure des tendons, le clou de rue est simple ; on dit qu'il est pénétrant ou compliqué, si l'aponévrose plantaire est perforée. En examinant le pied d'un animal dès qu'il boite, si l'on aperçoit un corps étranger, tel qu'un clou, eu l'enlevant on fait cesser la boiteiie, et, le plus souvent, l'accident n'a pas de suite, surtout si l'on met l'animal an repos ; cependant, il peut se faire que le corps étranger ait pénétré profondément jusqu'à la gaine synoviale, divisé le tendon, etc. ; alors, malgré cette précaution, l'animal continue à boiter en n'appuyant que sur la pmce (voyez ce mot). Il peut être survenu de l'inflammation, de la suppuration, etc. Si l'os et les tendons sont intacts, le pus est séreux ; s'il y a carie, que la gaine tendincîuse soit atteinte, il est albumineux, caillebotté. Le plus ordinairement la maladie cède à un traitement simple, qui consiste dans le reiios, le bain local froid, prolongé, si le mal est récent ; si l'inflammation s'est développée, des cataplasmes émollients t -^i rcs ninynis échoni-nt, on fora une ouverture en eiii.niii n ji: iMau fond de la pitinre : quelqnefciis on scrj "Mi i .hnl-M-r la corne décollée. On fera bien de cauii'iis. i i/-, iniLut l'aponévrose plantaire, lorsqu'elle est blessée à son insertion ; en péiiéral, il sera bon de débrider les parties, d'enlever les portions d'aponévroses, de tendons gangrenés, etc. On pansera les plaies résultant de ces opérations, avec des plumasseaux imbibés d'eau -de-vie étendue d'enu ou de décoction émolliente, et on maintiendra les pansements au moym dr-, ,'. /.\mv (voyez ce mol), de manière que la comprr^ imh mi nnidiM-ée.
Clous fumants (Pharmacie). - !■]. | .iKimn ollicinalo composée de : benjoin, (;,'( ; biiiiuM' île lulu, l,(i; labdanuui, fl,''i ; santal citrin, 1,G; charbon léger, 1!),^; nitrate de potasse, 0,8 ; nmcilngo de gomme adragante, (pianlité suflisantc pour ujie pâte dont on fait des pastilles auxquelles on met le feu, et qui, en brûlant, cxludent un parfum agréable.
CI.OVIS, Clovisse (Zoologie). — Espèce do coquille du grnre Vénut (voyez (;loms, Vénus) .
CLimO.VE (Zoologie), C/ubio/m, Latr. — Sous-genre à' Araclinides pulmonaires, de la famille des Arandides ou l'ileuscs, genre Araiquée, section des TubMles ou Tajiistièrcs; caractérisé par huit yeux ; les fllières extérieures presque de longueur ét;ale ; mâchoires droites; lèvre en carré long; patte» forte», allongées, propre» à la course; cllg a beancoup de rapport avec l'arniguéc domestique ut
construit des tubes soyeux qui lui servent d'habitation et qu'elle place sous des pierres, dans les fentes des murs ou sous des "feuilles. KUe fait des cocons globuleux. La C. soyeuse {C. holosericea, Walck), abdomen ovale, allongé, d'un gris satiné avec quatre points enfoncés au milieu du dos ; elle a le corps long de C^.fllO à 0",012 ; très-commune sous les vieilles écorces des arbres, des pieux, etc. Elle construit un sac de soie d'une finesse et d'une blancheur remarquables, où elle dépose ses œufs. La C. nourrice [C. nutrix, Walck.), un peu plus grande que la précédente, a l'abdomen d'un vert jaunâtre ; elle est très-commune dans les bois On la trouve aussi fréquemment sur le panicaut des champs, vulgairement chardon-Roland, dont elle plie les feuilles pour la construction de son nid.
CLUPE, Clupées (Zoologie), Clupeœ, Cuv., Artedi. — Cuvier a donné ce nom à sa seconde famille des Poissons rnalacoptéry giens abdominaux, et lui assigne pour caractères : point de nageoires adipeuses ; mâchoire supérieure formée, comme dans les truites, au milieu par des os intermaxillaires sans pédicules et sur les côtés par les maxillaires ; corps toujours écailleux ; le plus souvent une vessie natatoire et de nombreux cœcuras. Ces poissons, comme les saumons, habitent la plupart du temps dans les profondeurs de la mer, où ils se développent en toute liberté, et plusieurs espèces remontent, comme eux, dans les rivières souvent très-haut et en troupes considérables pour y frayer. Les genres les plus remarquables de cette famille sont : le Hareng, l'Alose, VAiichois, les Méyçdopes, les Élopes, les Bulirins, les Chirocenires, les Erythrins, les Amies, etc.
CLUSIACÊES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialypétules à étamines hypogynes, et rangée par M. Brongniart dans la classe des Guttifères. Elle comprend généralement des arbres à feuilles opposées, articulées. Leurs fleurs sont régulières : calice muni parfois de bractées; pétales charnus; étamines nombreuses à filets distincts ou soudés en un ou plusieurs faisceaux; ovaire libre; style très-court et même quelquefois nul. Le fruit est une capsule ou une drupe, plus rarement une baie. Cette famille, que quelques auteurs réunissent encore à la famille des Guttifères sous forme de tribu, ne comprend >j-c des plantes exotiques habitant, en général , les Indes orientales et l'Amérique méridionale. Elle fournit un assez grand nombre de fj-nits comestibles. Genres principaux : Clusier (Clusiu, Lin.), Muni {Hloronoljm, Aubl.), Miimey (Mammea, Linî), Slalngmite{Stalaqtnilcs, Alurr.), Mangoustan {Gui-ciuia, Lin.), Cnlaba {Caloplnillum, Lin.j, Cannelle {Connclla, Ii. Br.). G— s.
CLUSIE (Botanique), Clusia, Lin., en méuioire du botaniste français du xvi' siècle, Charles de l'Écluse, plus connu sous le.nom de Clusius. — Genre de plantes type de la famille des Clusiacées et de la tribu des Clusiées, à feuilles opposées obtuses coriaces, fleurs polygames; capsule charnue; graines petites, entourées souvent d'une pulpe glutineuse qui, lorsque celles-ci tombent à la maturité du fruit, sert à les coller sur l'aibre ou sur des végétaux voisins. Si ces graines trouvent une petite fissure, elles y germent alors très-bien ; leurs jeunes racines s'allongent par en bas, et, quand elles arrivent au sol, leur dévelopi)emeut est assuré. Un nouvel arbre se produit donc ainsi et sans nuire à celui duquel il paraît dépendre. Le C. rose (C. )Ose«, Aubl.) est un arbre qui atteint à peu près 10 mètres de hauteur. Ses feuilles sont grandes, obovales, obtuses, spatulées. Cette espèce, qui croit spontanément à Saint-Domingue, renferme, ainsi que plnsiiurs autres clusiers, un suc résineux, tenace et balsamique, qu'on emploie souvent comme topique et on guise de goudron. G — s.
CLUTIK ou Cluteli.e (Botanique), Cluytia, Ait., dédié par Boèrbaave à Oulgcrs CInyt (Angier Clutins), botaniste hollandais du xviif siècle. — Geiu-o de plantes de la faniillc des ICujiliorbiacées, tribu dos l'/ii/lhiiiihées. Il comprend di's arbustes propres au cap di' lionne-Espérance. L<.'Ui's feuilles sont alternes, étroites, stipulées; leurs fleurs sont dioïquos, solitaires ou disposées p,ir fascicules. On cultive souvent dans les serres tenipiirées, la C. qenlille {C. pulclielta. Lin.) et la C. faux aliite.rnc[C.'aluternoides, Lin.). Ce sont des arbrisseaux élevés de 2 à 3 mètres, à feuillage persistant et à fleurs petites et vordàtrcs. Le dernier se distingue par ses feuilles
CLYPÉASTHE (Zoologie), Cli/pcaster, Latr., du latin clypeus, bouclier, à cause de la ressemblance de cet insecte avec un petit bo.uclier. Co même non) ayant été donné à un geiu'c li' Jvdiinodirine, LtiUeille l'a changé