‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 24 sur 396 · ACO · texte numérisé non relu

ACO

toyc!, et on transpoi-tp raiiidcmont les croiiscls et Icuis fromages chauffés au rouge dans le four de cuisson ; ils sont recouverts de petites rondelles réfractaiics, et le fourneau rempli de coke est fermé. Apiès luic demi-heure à I heure les creusets sont au blanc et ramollis ; on charge 20 kil. envii-on d'acier concassé en morceaux de 0",0i à 0",lt5 de coté, généralement avec addition de OSSOO de tiia/ir/aiièse ; pour faciliter l'opération, on se sert d'un entonnoir en tôle, le fourneau est de nouveau rempli de coke, et on chaulTe aussi fortement que possible. Apn's i, h ou i; heures la fusion e~t cum])lète et on procède ù la coulée. Un ouvrier saisit le creuset avec des tenailles, un autre détache le couvercle, et l'acier est versé dans une liiiiiotiére en fonte préalablement chaulT.r. ('.riif lin^oiiére est formée de deux parties prisnuiti>|nrv i, mii.s par un crampon. Le creuset est aussitôt ivi'l.nr d.ui- li' four, et ï(l minutes ou une demi-lieure après on peut faire une nouvelle charge i|ui dure ordinairement 4 heures, puis une troisième, et les creusets sont rél'oimés. Le nmrneau peut résister :i semaines; il faut K jours pour le réparer : on peut donc avoir âl coulées par creuset et par mois, soit une production de 45 à .M) tonnes par lour de 4 creusets et par an. Le déchet est de ;' 4 3 pour lOC provenant surtout des creusets cassés pendant la fusion; on consomme 2(1(1 kil. de coke pour lOO kil. d acii;r fondu. La consommation est plus forte dans les fours à 2 creusets; les frais de fusion de liio kil. d'.icier peuvent se répartir ainsi :

2 creusets à 1 f ,ti7

Coke. iM Vil. à i'.'U le» 10" kil.

Ftilrctien des Tours

Sans les frais généraux, on compte oïdinaiiement 13 .'i 14 francs.

Dans ces derniers temps on a obtenu des pièces d'iicii'i' fondu de lO()0 kil. et au delà. On se sert pour cela d'un rliandron garni intéricureiuent d'argile, peicé ;in bas d'un trou coni<|ue pour couler, on y réunit 1 acier des creusets et on coule i|u;uk1 on en a suni-annnent.

La fusion à la houille se fait dans un petit four à réveibère sans pont. La section de la sole égale celle de la grille. Le rampant est en contre-b.-is afin de forcer les flammes A lécher la sole qui est en quartz fortement damé. Le four est souHlé. La charge se fait par le liant. Les creusets résistent à h opérations qui durent en moyenne 4 à .S lieures. La tonsomnnition est de 300 kil. de houille pour i<0 kil. d'acier fondu.

L'acier fondu est ciislallisé, on doit le récliaulVer et l'étirer en barres.

Acier inilieii. — On obtient d'abord du fer c|u'on carbure en mémo temps quOn opère la fusion. Les Indiens opèrent la réduction du minerai dans des foyirs .lyant 1",20 environ de profondeur et ir"',:)0 à (l"',:t') de diamètre intérieur, souvent ils sont plus hirges à la base. Le lit de lusion se compose de minerai mélangé à une grande quantité de charbon de bois sans addition de fondant; aussi d'un minerai contenant .'i.'i à till pour (lii d oxyde ne reliront-ils que 16 do fer. Les loupes battues jiour vn exprimer les scories i-ont coupées en morceaux. On en place .'jllll grammes environ dans des creusets en argih^ réfrartaire mélangéi.' de ])aille de riz hachée, on recouvre de Ijois sec coupé très-menu, de fi'uille^ verle-i et d'argile humectée ei forlcmenl lassée : vd ou 2,') de ces creuset» wnit eiiipil. s dans un finir à cnuranl d'air forcé et chnulTés an^si forleinent ipie povsiblr priidant " :'t 3 henr"-ti. Les creusets refroidis sont csissés. Lorscine la surface du culot (»l régiilièi-e et couverlc de stries rayonnant du centre, un ri'gardc l'opération comme réussie et l'acier CM d'excollerue qualité.

l'rorffilé Clienot, — La méthode employée pour fabri-

3 lier l'aclor hidien fournil inic cnnlirmatiun intéressante es i.'ée» de M. Fremy sur l'aciéralioii. Ou voit en elVet ipie la céinenialion directe y est remplacée par la fusion avec de» nialièri'S azotées. Sans doute, l'azote contenu don» l'acier est au point de vue atomique en quantité in- Nigiiiflaiito, et le nom d'aziilocarbure ili^ fer t|u'on a voulu lui donner ne se trouve puiiil jiisiilli' ; mais on sait trèsbien que de peliti» quantités d'un éliiui'iil peuvent nio- (lillnr nnlablenient les propriéti^s pby'tiques d'une siib- Maiire, et on est porté & croire que I azote jonc un rôle de ce gfMire dan» l'acier. On a fait du reste plusieurs essais léci'UlH iHuir reinplncer la cémeiitatiini par la fnsion avec lei ryniniies ou ferrucyaii lires ulcaiiiii (procédé

r.uoi/), Pl l'on a nb:enu des résultats assez satisfaisants. Le procédé Chenot, tel qu'il est employé ;iujoiird'liui, présente une pratique de ce genre. Nous avons dit plus haut que ce procédé avait pour objet de donner de 1 acier en partant du minerai. A cet effet, on introduit dans un four ovale et cylindrique, ayant la forme d'une sorte de cornue et chau é en dehors, des couches alternatives de minerai et de charbon de bois ; on obtient ainsi du fer plus ou moins carboné portant le nom d'épongé et d'une nature pyrophorique. Cette circonstance oblige de laisser rel'r"idir"la matière avant de décharger; on peut néanmoins ciinciliir la continuité de l'opération avec cette néce^sité par le moyeu suivant. Un «.iggnn est amené audessous de la coiniie et élevé jusqu'à la grille : on enlève l(vi barreaux, la charge s'affaisse et s'appuie sur le fond du waggiin ; on enfonce de nouveau les barreaux, et le waggiul est enlevé. Les éponges sont ensuite pulvérisées, assortie*, comprimées en petits cylindres, après avoir été mélangées d'un peu de manganèse et de charbon végétal ou animal. Ces cylindres sont enfin fondus, et l'acier obtenu est soumis aux opérations ultérieures.

Pmcérlé Bessemer. — Ce procédé, qui a eu beaucoup de I retentissement elquipL'Ut subir encore de nombreux per-

i fectionnemcnts.ajiisqu'ipiéMiitd ir.,l,Mneilleursrésiil-

1 iaispourr..ciei M i"l"""lrh'i-. Il (..iiM-i.':, diriger au fond d'un grand cvlin. h rd.ui-.lr,,nrl nn u\fisé la foute fondue ! un courant d'aii . Mri-i.|ii'', à l'aid.- de tuyères nombreuses L'airoxydf d'aliMi.l le sdiriuin.i>iiislecarbone; la température s'élèvr 11 .1111 onp, la uKitière ^e boursonlle, une fl:mimeblanclie\uluudiRiisrséLluippeducylindre,etfiu:\lemeiit la convereion de la fonte est accomplie. M — t. ACINIER (Botanique), du grec nAe, pointe. —Nom vulgaire de l'aubépine dans certains cantons de la France. ACNÉ (Médecine), du grec fo/aô, je démange, et a augnicuiati r, ou, suivant d'autres, du grec ocArtc', eBlorescence superficielle. — Maladie de la peau on espèce de dartre légère. i|ui consiste essentiellement en une inflammation (lès follicules et siège là oii ces follicules sont surtout développés, c'est-à-dire aux épaules, sur le dev.int de la pnitiiiic ri au u>:ii;i'. L'«('/«? il m;</e est caractérisée par |r d.\i'lo|.|iriiiriii dr lioiilons OU de piistules rouges, isoli .s i-t |iiiiniii's ; i|iM'li|io'S-uns de ces boutons s'enflamnieiit el doniieiil issue à une gouttelette d'humeur; eu tous cas ils se dessèclient au bout de plusieurs jours en laissant une tache rouge qui s'efface peu à peu. Cette atïection sans gravité ne s'observe guère que dans la jeunesse. 11 ne faut jamais la combattre sans être guidé par les conseils d'un médecin consciencieux. L'acné ponctuée se reconnaît aux nombreux points noirs qui marquent le.5 Icilliiulps ennamniés, surle nez, aux tempes, au front, etc.; elle n'a pas plus de gravité que la précédente. Vnri.ê sé- /i(icn\ signalée par une sécrétion grasse, une rongeur et une grande sensibilité à la surface de la peau, exige les soins d'un médecin. La coupe rose est souvent regaidée comme une variété d'acné, c'est l'ocné rosacée (voyez CoiPEttoSH, Darti-.e).

ACO.Nrr(Bot;ui:(|ue), Aconiluni, du grec n/coHe', pierre, parce que cette plante croit dans les endroits pierreux. — Genre de plantes vivaces, et de pleine terre, la plup.irt indigènes, élevées de ()i","(l à l'i',3ll, remarquables par la forme et la beauté de leurs fleurs bleues ou jaunes, grandes, imitant un casque et disposées en grappe on panicnle terminale d'un joli elVet. Si l'on joint à cela la f:u-ililé de leur culture, ou comprendra pourquoi elles sont rerlierchées comme plantes d'ornement, bien que toutes contiennent dans leurs diverses parties une substance vénéneuse. Parmi les nombreuses espèces, on doit citer : 1" ii'.v/i. à fînur.i jounes : — VA. tue-Ion ji {A. Ii/cucloiiutn, i,in.),qni, eu aoilt, épanouit ses grands épis d'une pâleur livide, au-dessus d,. ses feuilles sombres, larges et un peu velues, dans les bois et les pns des moiiiagnes el surtout des Alpes; l'.l. tics l'/fciiecs n'en est sans doute iprnne variété; — VA. .s-olitaire{A. Aiilhorii,lÀi).), beaucoup l)lus délicate que la priW'denle; — '2° es/i. à /leurs li/rurs : — l'.l. Na/icl {A. !<iii)cltus. Lin.) (/irj. 'li), jolie plante d'ornement, dont certaines variétés sont à fleurs blanelies, on roses, on p;machées. Elle fleurit en juin et juilb't, en gros épis serrés de fleurs rappelant la forme d'un casque; feuilles découpées en loties étroits {fi;/. 44), luisantes et sombres; cet aconit ciot dans les montagnes de l'I'^nope, on le nomme parfois l'.l. lue-chien. — On cultive dans nos jardins l'.l. panicult\ des Alpes ; l'.l. Inclore, d'li;die, de lioliéiue ; VA. ù crochets., {in VMnéiii\ur lUi Nord; l'.l. il u Jupon.

Le geniT Acnuil (Ai oiiiluiu),faiuille<les Henonculiici'e\\ tribu de.* Ilelléturecs, a pour caraciires : ,i sépali's péta-

loidcs, iiH'gnm, le sii]irriiiir fii casr|up ; ;, îi 8 pi'talo-i très-inégaux, les 2 siipùriciirs smiIs bien développés à onglet trts-allongé ; frnit, a à 5 follicules acuminés.

Les propriétés vénéuenses des Aconits se Dianifestenî soit par l'ingeition de certaines parties de lu plante, soii

ipel, épi de fleu

surtout par celle de l'extrait alcoolique, plus actif que l'extrait aqueux : bientôt se développent une sensation de briilure et de douleur à l'estnniac, des vomissements, des coliques, des verlii^rs, de l'assiiupissement, des paralysies partielles, du refinidi^si inrnt, des syncopes, et tous les symptômes de l'empoisoniiiMiient par les narailico-ùcreu : les éméliqucs doux, puis d'abondantes boissons mucilagiucuses et même acidulées sont les mpyens généraux qu'il convient d'employer contre cet accident.

Les anciens qui connaissaient les funestes effets de l'aconit le regardaient, dans leurs fictions mythologiques, comme né de l'écume de Cerbère étranglé par Hercule. Les parties adultes de ces plantes paraissent seules contenir ce poison, car on mange parfois cuites dans la graisse les jeunes pousses de l'aconit napel.

Les aconits ont une racine épaisse renfermant un principe sudoritlque, souvent utilisé en médecine contre les rhumatismes, la goutte, etc. Son action dépressive sur les contractions du coeur, signalée dans ces derniers temps par le professeur Schral de Vienne, a été utilisée par les homœopathes, qui ont prétendu y trouver un moyen de remplacer la saignée en ralentissant le mouvement du sang et en changeant pour ainsi dire son cours. On a extrait de l'aconit un principe actif vénéneux auquel on a donné le nom ù'amniline (voyez ce mot). — On rapporte que les amicns Crrnjains trempaient dans le suc d'aconit le f')' ili' linr^ tlécbes et de leurs lances pour rendre les blissmrs \cniiiii'uses. F — n.

ACOMTINE (Cbiuiii'). — Alcali végétal qn'.m retire des feuilles de I',-1cohi( (Acmiitum Napr/Zu^i, tus \i mnenx, amer, peu soluble dans l'eau, tii'sMiInliii' <huis ralciiiil. Sa formula iM (',«"H"AzO'* ; il se présente ordiiiftiiTnii'îit m giaiiis lilan. s ri piilvérnlents.

ACOMTini f: MH jjiiiMiM.iK (Acidk) (Chimie). — Acide triba-iqiii' i ;!ll( ),(:' -Ht » 'i reliv.' par M. Braronnot ,U-\'h:,l,ux,'h,„i /h,ria/i- (p.. Ir , |i;.. M. lîaiip.dr l'Armiit

^■.^,r\{A,■n,lil'l,n .%•<//.<■//,/ V ri Hlriil -, crlin (|nilV-,ultr

<lr la dér pi.sitinii de l'uiide cilinpir (:illO,C"H O")

jiar la clialcui'. Il se présente sous lafiirme de. croûtes mauirlorniécs soluliles dans l'eau, l'alcool etl'éther. Chauffé, il prend une couleur ambrée, fond à 140°, bout vers ICiO» en se dé'composant en acide carbonique et en acide iTACOxioLE (pli distille, et se distingue ainsi des acides HJMAniQiE et M,\i.il:ioi E qui ont la même composition que lui. L'acide aconiti(|ue, uni à la chaux, se transforme en acide succinique au contact de l'eau et du fromage pourri, surtout en été.

L'acide arnuilique peut s'extraire des prêles en f.iisant bouillii' Ir jus ilr lu plante pilée . ■.ntniaiil par du

• Ar.n

carbonate di^ soude et trailaiit eiisullc^ snccessiiement pal' l'aconitate de baryte et l'acétate de plomb. (;'esl de l'acérntate de plomb qu'on retire l'acide. On peut le letircr de l'acide citrique eu chauffant celui-ci dans une cornue de verre. Le résidu est repris par cinq fois sou poids d'alcool absolu, puis on fait passer lui courant ue gaz acide chlorhydrique dans la dissolution.

Il faut arrêter lentement cette distillation au moment oii les fumées blanches cessent de se montrer, pour céder la place aux produits empyreumatiques. Par le refroidissement, on l'obtient sous forme de croûtes, composées de cristaux mal définis. A Hitr l'acide acouitique fond et par la chaleur il se dédouble en acide carbonique et en acide itaconique.

r.i2H309,3H0 = 2(C05) + r.ioH'oe.snn

Acide acoiiitique. Ac. itaconique (bibasique).

L'acide aconitique a été découvert par Peschier dans les aconits, par Braconnot dans les prêles, par Berzelius et Dalilstroem dans les résidus de la distillation de l'acide citrique. B.

ACOP.ÉES (Botanique). — Tribu de la famille des /Icni'lie'es, dont le gi'ure .lr,,nix est le type. — Curact. : Rhizome rampant, arouinlique, feuilles ensiformes; spatlie formée d'un pbyllode conué avec le pédoncule, d'un aspect foliacé; fleurs périanthées à 6 folioles; (i étamims à filets membraneux ; ovaire de 3 carpelles ; fruit en baie globuleuse.

ACORUS ou .\coi\E (Botanique), du grec knré, primelle de l'œil, à cause, selon Dioscoride, de ses propriétés curatives pour les maux d'yeux. — Genre de plantes devenu le type de la tribu des Acorées (voyez ce mot) ; la piiiicipale espèce est VAcore nronnitniuii ou odorant [A. Culumus^ Lin.), originaire sans doute des Indes, mais aujourd'hui très-répandue sur les bords des étangs et dans les marais de l'Europe et do l'Amérique septentrionale. On la trouve dans quel(|ues mares de la forêt di" Marly piès Paris. Cette plante, qui s'élève souvent à I mène de hauteur, possède un rhizome traçant, aromatique, connu du commerce sous le nom de Culamni un,. 7>mlicus et dont les fragments sont employés quelquefois pour protéger les pelleteries par leur odeur. On s'en servait autrefois en médecine comme d'un agent excitant et sudorifique. Dans le nord de l'Europe on le préparc confit dans du sucre et on le prend comme digestif. L'Acore odorant est souvent cultivé dans les jardins pour orner les pièces d'eau. Ou a importé du Japoji en I.s;i4 r.'l. grumiiieus, dont une variété a les feuilles rubanées de rose, de blanc et de vert ; on le multiplie par éclats, en orangerie ou sous châssis froid, dans la terre de bruyère humide et ombragée. — Les caractères essentiels dn genre Accrus sont indiqués au mot .AcoiiÉES; les espèces appartiennent surtout aux Indes orientales. C- — a.

ACOTYLÉDOXES (Botanique). — i\om donné par L. de Jussieu à son premier embranchement du règne végétal renfermant des plantes dépourvues de cotylédons et d'embryons. Ce groupe correspond aux C»T/p/ov«Me.« de Liimé, aux Ayameaàe Richard, aux Ce//;(/oi'esdedeCandolleet aux Acrogénes de M. Lindley ; enfin on a encore emiiloyé pour le désigner les mots de Aaitylés iiinyif/ri/otips. Ce grand groupe comprend des plantes d'une structure souvent très-simple, mais que l'absence de fleurs, de fruits et de graines organisés comme ceux des plantes /■/Hiiiri-ni/iiiiif. III (li-.iiii!;ii(. rcili<iii\ruieut. La rcproduc-

lirli sr lail \i!\v (1rs spnrs .Sllliplrs, llninOgèlieS, nO rCU-

Iriiiianl |i.cs d'riiiliij .m, iiriiiiKiiiriiinit formées d'une seule M'Mi-iiie, et u'adlicrant |jar ai» uni' communication vasculaire aux parois de la cavité dite sjmi uin/e qui les contient. Quelquefois ces sporanges sont arrompagui's d'organes d'une antre siu'fe, nnnniM''s nnt/irridies, que j l'on a rnrn|iari's aii\ aiiihéns des plianérogames et (pii

reill'el Client des rni pilsrii les dru. s dr iilrlivi'uieill, que l'on

a appeli's des ((«///!•/ i<:ri(/(>. liiaiicnip de plantes acotylédones sont formées uniquement de tissu cellulaire végétal, ce qui explique le nom proposé par de Candelle; mais les plus élevées en organisation possédant dn tissu vasculaire et même dn tissu fibreux, il faudrait distin^iiier \e& Acoh/leiliiiir.K rrl/nliiires (Alt/ueSy ClKiihiiKjiiiins, Lichens, HdjMtKiiii'f, Vei/.wM) et les AcjltllInlliliCS iiim-u- /aires {C/ianirer.; l':.,i„\rl,.rn:, l.t/r,,/,,„/„:rers\ Miirsileniivs, l'inigrri-x). l'ieimii in iniisidr'ration l'aliseneeou l'existence d'ini a\e de \,Lriaiirii, plusieurs bolanisles ont partagé les Aeni) i. d. n. s en .-le. (D/./jAii/è/ ev et .-le. ucruijéi.cs (voyez ces mo;s;. G — .s.

A eu

ACR

ACOTYLÉDOME (Cotanic|ii<?). — Nom donn.' par L. de Jussieu i ta prcmitTe clause, la seule qu'il ait i'orméc dans l'embranchement des acotylédones.

ACOTYLÉS (Botanique). — Voyez Acotylédones.

ACOL'CHI (Zoologie) . — Espèce A'ayouli , voyez ce mot).

ACOUSTIQUE (Anatomie). — Ce mot s'applique à plusieui's parties de l'appareil auditif: ainsi le conduit acoustique, le tierf ucoustique (voyez OnEiLi.E). On nomme encore cornets acotistiques des instruments dont 'se servent les personnes qui ont l'ouïe dure (voyez Cornet).

AcoiSTiQLE (Physique), du grec Acouô, j'entends.

— Science des sons. Elle traite de leur production, do leur transmission dans divers milieux, de leur nature et de leurs rapports. C'est une science à la fois mathématique, physique et artistique. Sous ce dernier point de vue elle est aussi vieille que le monde et constitue \'art musicnl. Sous les deux premiers, elle ne date guère que du miUeu du dix-septième siècle. L'acoustique est une des branches les plus importantes et les plus avancées de la physique. Considéré en lui-même, un son quelconque est le résultat d'un mouvement vibratoire (c'est-à-dire de va-et-vient) imprimé aux particules d'un corps solide, liquide ou gazeux et transmis par l'intermédiaire de l'air ou d'un autre milieu jusqu'à notre oreille. Sans s'arrêter aux phénomènes physiologiques de la perception, on recherche, ou détermine la relation constante, qui existe entre les impressions variables que reçoit l'organe de l'ouïe et la nature, la grandeur et la rapidité de l'ébranlement produit dans le corps sonore et transmis de proche en proche à cet organe par une suite non interrompue de milieux élastiijues ; on peut également étudier la nature et la rapidité du mouvement vibratoire considéré dans ses rapports avec la nature, la forme et les dimensions du corps sonore et de ses annexes, ainsi que le mode de propagation de ce mouvement dans les milieux.

L'expérience seule étant souvent impuissante à débrouiller les questions si complexes de l'acoustique, on s'aide de toutes les ressources des sciences mathématiques, qui, de leur côté, trouvent dans ces questions des exercices d'un haut intérêt et des motifs de perfectionnement remarquables. Des muthéinaticiens de premier ordre ont fait de l'acoustique l'objet de leurs travaux. Depuis Sauveur (liLS'i-n Ki) qui le premier aborda la théorie des cordes vibrantes dont les lois (^xpérinlentales déjà indiquées, en partie par Pythagore, venaient d'être décou\ertes et démontrées complètement par Mersenne, Taylor, Bernouilli, Euler, d'Alombert, Lagrange et de nos jours Poisson, Cauchy et M. Duhamel, imprimèrent à celte science une marche rapide. Parmi les piiysiciens nous trouvons en première ligni; le père Mei-sennc; Chladni, Savart,M!U. Biot, Cagniard-Latour, MuUer, etc. Consulter les grands traités de physique, les ouvrages du pèreMi'i'snnniM'ilcsniéuiniresdes sociétés savantes. M. D.

A(;Q' A TOI' AN \. Espèce de poison. — V. AyiiA tofana.

ACOI 1 f\bcl.rii,p, Kau\-minérales). — Ville d'Italie, chef-lieu d'uni,' province du n-.ftme nom, sur la Bormida, 4 31 kilom. d'Alexandrie et ili kiloni. de Gênes; dans son voisinîigc se trouvent plusieurs sources minérales chaudes et froides. Les eaux d'Acqui sont sulfurées cnlciV/«CT (chlorure de sodium et sulfate de soude) ; mais ce qu'on exploite surtout, au point de vue médical, ce sont les source» chaudes (38 à 46° centig.) boueuses, également sulfureuses, situées à .' kilom. de la ville. On les BUniinistre en bains, dans un établissement spécial, contre le» allections articulaires indolentes, certaines paralysies locales, et quelques maladies indolentes de la peau. Un hôpital militaire et un bâtiment pour les JndigiMit.s y ont été installés par les soins dn gouverm mcnl sarde.

ACKE (Agricultin-e). Sans doute du latin "'/'•/■, champ.

— Mesure de superlicio employée par les agriculliui-s de diverse* conlreej!. En France même on trouvait autref.pjs et lu tradition n conservé encore en plusieurs contrées celle miwure, (|ui n'est plus lépalc. L'acre île i\or7Hti)iilie valait Ml ores 71 centiares; il se divisait en i veri/<!es contenant chacune -itl )>rrrhes ; sa valeur variait dans certainen rampnpnes jusqu'à ftd ures environ. Dans d'antrf'H provinri's, l'acic était de .'lO arcs seulement. Celte mesure est encore en usage chez plusieurs nations et voici le» principales valeui-s qu'on lui attribue :

1 acre it'Anuh'l.'

d'IrUiKti!

ili- Smi"

«le lire île Zitrich..

lie iiiiin lie Zurich, eoniiiiuii (le /urieli.

4li,t67 bl.'llil 0^,34»

rir..ooi)

ACHETA, AcniMOME (Médecine). — Les nnciens médecinsdésignaient par ces mots une altération supposée des humeurs du corps qui, devenues acres et irritantes, auraient causé certaines maladies.

ACRIDIENS et non pas ACRYDIENS (Zoologie) ; du grec ncm, sauterelle. — Famille de l'ordre des OrMo/jièrf s, établie par Latreille et composée des genre Pneumore, Truxale, Criquet et Telrix, qui sont des démembrements du genre Gryllus de Linné. Dans la méthode du Règne aiiirnal, ils forment le genre Criquet au milieu du grand genre des Sauterelles {Gryllus, Lin.) (voyez CniQUET, Sauterelles).

ACRIDOPHAGES (Peuples), du grec acris, sauterelles, et phaijein, manger), mangeurs de sauterelles. On a pensé qu'il existait des peuples qui se nourrissaient non-seulement de sauterelles, mais encore d'autres insectes ; ce ne peut être qu'une exception rare et dans des moments où toute autre nourriture vient à manquer ; ainsi des voyageurs rapportent que les Arabes font griller ces insectes sur des charbons poiu- les manger. Dans certaines parties de l'Arabie-Pétrée, et dans quelques contrées de l'Afrique, les peuples font des provisions d'insectes et surtout de sauterelles qu'ils salent afin de les conserver pour les moments de disette. Du reste c'est un aliment de très-mauvaise nature qui procure une nourriture acre, irritante pour la gorge et fournit peu d'éléments nutritifs.

ACRISIE (Médecine), du grec AWsm-, crise, et a privatif. — Ce mot désigne la terminaison d'une maladie sans phénomènes critiques ; mais son sens n'est pas déterminé d'une manière bien exacte, et taudis que les uns désignent par là une crise de mauvaise nature, les autres l'appliquent à la période d'intensité de la maladie, pendant laquelle la crise ne peut avoir Heu (voyez Crise). ACROBUSTITE (Médecine vétérinaire), du grec akrohuslio, fourreau. — Inflammation de la muqueuse du fourreau chez les animaux diuiiistiiiur^; commune chez le mouton, elle y a reçu, en crrt,[iii> | :i\ -, le nom de Mal de Houlri/. Le défaut de pinpiri.', 1 .ili-,i'iice de litières fraîches développent cette alVccliu]i lente et souvent assez tenace.

ACROCARPES (Botanique), du grec akros, terminal, et karpos, fruit. — Ce mot désigne, dans la famille ou la classe des Mousses, celles qui portent leurs capsules fructifères au sonunet des rameaux. M. Cani. Montagne en a formé son troisième ordre, comjirenant 27 tribus. (voyez Mousses).

ACR0CH08DE ( Zoologie; , du grec n/ccoc/ioj-rfôn, verrue, parce que l'animal de ce nom est couvert d'écaillés veri-uqueuses. — Genre de /(p;;/i7e,v de l'ordre dea O/ihidieiis de G. Cuvier, famille des vrais Serpents, tribu des Serpents jiropremeiit ilits, section des non-venimeux, reconnaissable aux petites r-i'.u'lli's uniformes qui couvrent le corps et la tète en dessus ei en dessous. On n'en connaît que deux espères, lûmes lieux ai|natii|ues ; r.l. (/(■ Java vulgairement Uii/iir-'-ariin dr Jtnii dans les rivières de cette île; il atteint jusqu'à r",;il> de loni^ueiir; l'J. n hiin<les, Oular-/inipi\ lialiilaiit ces mêmes ri\ ieres et si^Mudé à tort comme très-venimeux ; on le trouve aussi dans l'Inde et les îles voisines <ie Java.

ACRODYNIE (Médecine), du grec akros, k l'extrémité, et oduné, douleur. — On a désigné sous ce nom uneaH'ection sans gravité qui a régné épidémiquement à Paris en 18'.'8 et 2:i. Les malades se plaignaient de fourmillements, de douleurs aux mains et surtout aux pieds, d'insomnie, de dérangement dans les fonctions digestives, le plus souvent sans fièvre. On a regardé cette maladie comme ime variété bénigne de la /lellaf/re (voyez ce mot), mais ou ne s'est arenrdé ni sur sa nature précise ni sur son ni'i.le dr ii.iii'iiient ; elle n'a pas appelé l'attention

depuis ,-, ll.e|.,,-|ue.

ACIi(J(.l,.M,.S ^litllalli.|lle), du grec akmt, à l'exlri'mité, et (/CTio.v, naissance, di'\eli.p|ieineiit. — \iiin |iroposé par M. Lindlcy pour le groupe des plantes U-nh/ln/mies da Jussieu; dans ce système de noineni latiire tiri': du mode de développement «pie l'on regardait comme caractéristique de cha(|ue embranchement, les Monoculi/lédunes s'appelaient Kniloijéiies ; les Dicoli/ledones, Exoyèncs. Cette nomenclature a été abandonnée <iuand on a mieux connu les faits dont elle donnerait une faiissi' idée. — Certains botanistes, et entre autres Ach. Richard, ont nommé Arriiyènes, seulement un smis-eiuiirnniheinent des végétaux luetnhryonés ou Aerily/filmi-'y caractérisé par l'exislenre d'un axe de végétaiion et d'organes up pendiculaires {lli/inliques, Mousses, /.//("/loi/eï, hquist' tuci'es, Fuuydre\). G — s.

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