‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 231 sur 396 · S9 8,SS · texte numérisé non relu

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Dans la plupart des cas, on ne donne au tuyau que 'a Dente nécessaire pour produire le mouvement du liquide et vaincre les frottements qui naissent de ce mouvement. La pente par mètre multipliée par la longueur totale du tuv.àu prend alors le nom do perte de chute ou de charge, produite par ces frottements. Si l'on veut, au contraire, que l'euu s'élève à une certaine hauteur sous forme de let d'eau, il faut une charge plus considérable, et la hauteur à laquelle s'élèvera le jet sera mesurée non plus par la hauteur de l'eau du réservoir au-dessus de 1 orilicc, mais par cette hauteur diminuée de la hauteur ou charge perdue par les frottements dans la conduite ^voyez Jrrs

" Si l'eau, au lieu do couler p.irson propre poids, m.archo en sens contraire de la pei-antenr par la pression d une pompe, les frottements restent les mêmes et conservent lit même expression. Pour calculer la résislance totale nue doit vaincre la pompe, il faut donc ajouter à la hauteur réelle du réservoir que l'on alimente au-dessus du réservoir do prise la perle de charge correspondant aux froltements. , .,

La perle de charge croissant rapidement .-ivec a vitesse du liquide, il convient en général do limiter la vitesse moyenne à quelques centimètres pour les petits tuyauv et à quelques décimètres pour les gros. Cela est surtout important lorsque la circulation de l'eau doit être brusqu.mcnl intoiTonipuc par de» robinets, co qui occasionne

des chocs et dos effets de bélier très-nuisibles à la solidité des joints (voyez Bélier). Cependant, si l'eau est sujette à entraîner des sables, à devenir boueuse par l'effet des pluies et à laisser déposer des limons, il faut lui donner une vitesse capable d'entraîner ces malii'-res. Dans les villes les conduites d'eau ne sont jamais simples ; de nombreux branchements en partent pour distribuer l'eau dans toutes les directions. Il faut alors diviser le calcul en autant de parties qu'il y a de branchements et considérer chaque intervalle entre deux prises, comme une conduite particulière.

Nous ferons observer, toutefois, que jamais les conduites, surtout dans leurs ramifications, ne sout établies rigoureusement d'après les principes dont nous venons de donner une esquisse; ces principes, en effet, supposent que la conduite ne renferme ni coudes ni étranglements et, d'un autre côté, la consommation sur tel ou tel point de la distribution est sujette à de grandes v.ariations,soit d'une manière accidentelle, soit d'une manière permanente par suite de concessions. La charge doit donc toujours être plus élevée que le calcul ne l'indique. La dépense en litres d'eau que doit eftectuer chaque orifice est alors réglée, s'il est besoin, par des robinets auxquels les employés préposés à la distribution des eaux ont seuls accès.

Coudes. — L'eau, en changeant brusquement de direction pour franchir un coude, y éprouve une résistance nui tend à ralentir sa vitesse ou à augmenter la charge perdue. Il faut donc en restreindre le nombre autant qu'on peut ou du moins en atténuer les effets fâcheux. Les expériences de Dubuat ont montré qu'on peut y parvenir en arrondissant les coudes et qu'en les recourbant sur une portion de ceicle d'un assez long rayon, on parvient à faire disparaître presque complètement la perte de charge qui leur est due. •

Élrang/ements. — Ils agissent dans les tuyaux comme loscoudes en augmentant la résistance et la charge perdue. Si l'on a intérêt à réduire ces pertes, il faut éviter avec soin les étranglements, ou tout au moins les produira d'une manière lente et ménagée en arrondissant les contours intérieurs ; mais souvent ils ont un but opposé, celui de ralentir la vitesse comme les robinets qui, plus ou moins ouverts, servent à régler le débit d'une concession d'eau. . . , ^ , , CoNDt'iTE DES (JAz. — Los gaz qui circulent dans les conduits y éprouvcnl des frottements analogues à ceux qui ralentissent le cours des eaux, mais soumis cependant à des lois un peu différentes. L'influence retardatrice des coudes et des étranglements n'est pas moins grande et est mise à profit pour régler le débit du gaz. -Tel est 1 usa^e des soupapes à '/orge ou clefs de poêle. Voir sur ce poTnt un mémoire de Péclet dont le résumé se trouve à la fin du 111'"= volume du Traité de la chaleur. P. U.

CONDYLE (Anatomie), du grec kondulos, eminence ■irticulaire. — Ce sont, en effet, des éminences articulaire-* arrondies par un de leurs côtés, aplaties dans le reste de 'leur étendue. Ils ne se trouvent guère que dans les articulations en ginglymes (du grec ^mj/Hmos, charnière). Les principaux condyles sont : ie C.de la mâchoire inférieure; les C. de l'extrémité inférieure du. fémur, et ceux des extrémités inférieures des deux premières phalanqcs des doigts et des orteils.

COND'i'I.OME (Anatomie), du grec kondulos, jointure. — On donne ce nom à une excroissance de chair molle, nlus ou moins douloureuse, qui résulte d'une vi''gétation du tissu cellulaire de la peau, et qui se développe sur diverses parties du corps. Elle est parfois pediculée, le plus souvent clic a une base large. „. , , „,.„„

CONDYLURE iZoologie), Condijlura,ïUg., du giec kondutos, articulation, et urn, queue. - Genre de .U«,/i- S"« de l'orchv des /„..W,Vo,rc, caractérise par deux larces incisives triang.ilaires, deux autres exlrêniement netites et de cIkkiuc côté une forte canine à la mâchoire ?unéricuiv; à rinlV.-i.-ure, quatre incisives et une petite canine pointue ; ils ressemblent par leurs pieds à la taupe; mais leur queue est plus longue et leurs narines sont entourées de peiiles pointes cartilaL-meusos disposées en , éldilc Ce L'ciire, élabli par Iliger, offre surtout une espèce d'\mériquesepte,iliionale, le C. " crête [Sorex cnstatùs Lin ) iivs-emblablo à notre t.aupo, au nez près, et \ i.i nuciie plus que double en longueur.

C0NMi.mtE (Zoologie), Vomlylnra, Latr - Genre do Crusiacés brawhiopndes, section des Loph;,ropes carcindides; presque microscopiques, ces crustacés sont vagabonds, ont les pieds terminés en pointes soyeuses, la queue étroite, composée do sept anneaux. Le L. dcd 0,-

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bigny, Latr., se trouve sur les côtes maritimes de la Rochelle. ^ j

COKE (Zoologie), Conus, Lin. — Genre nombreux de Moliusques gastéropodes pedinïhranches , famille des Bticcinoïdes, ainsi nommé parce que sa.coquille a la forme conique ; vulgairement Cornet ; la spire est tout à fait plate ou peu saillante et forme la base du cône ; sa pointe est à l'extrémité opposée ; ouverture étroite, sans renflement ni plis, soit au bord, soit à la columelle ; l'animal est d'une minceur proportionnée à l'ouverture qui lui donne passage ; ses tentacules, qui portent les yeux à leur sommet, et sa trompe s'allongent beaucoup. Ce sont des coquilles généralement trcs-recbcrchées dans les collections, à cause des

belles couleurs dont la plup.art sont ornées.

Nos mors en produisent très-peu. On les distingue suivant que la spire est à tubercules ou couronnée, ou bien suivant qu'elle est non couronnée. Parmi celles à spire couronnée, nous citerons : le C.

cedonulli. Lin., tièsreclierclié et qui a un grand nombre de variétés (voyez Cedonllli); \QC.piqiirede mouches ij'. oi'e»n(Hs, Hwass.), ciiquille d'environ II'", 05, épaisse, lisse, luisante, parsemée de pointsnoirs nombreux, sur fond blanc ; le C.

ponctue' {C. puncfatus, Chemn. ), coquille fort

Fig. 6U. - C6ne li;r(

rare de l'océan africain, épaisse, pesante, de 0"',05 de long, à tubercules gros et saillants, couleur fauve pâle, finement ponctuée de rouge brun, sur les saillies de ses stries transverses. Dï.ns les coquilles à spire non couronnée, on remarque le C. tigre {fig. 6li) {C. littcratus, Hwass.), coquille grande et belle, blanche, marquée de fascies jaunes et de plusieurs rangs de taches brunes. De l'Asie. Le C. mosaïque (C. tessellatus, Born.), coquille blanche, marquée de plusieurs rangées de taches écârlates; cette coquille a la spire plane. De la mer du Sud. Le C. vierge (C. virgo. Lin.), vulgairement Cierge, Cigne, Onix; coquille jaune soufre, une tache violacée en avant; spire plane, obtuse. Océan asiatique. Cône (Botanique), du grec kônos, corps rond et allongé. Terme de botanique qui sert \ désigner le fruit des pins, sapins, cèdres, cyprès et auires arbres nommés pour cela même conil'rres; c'est une sorte de fruit agrégé , auquel on donne aussi le nom de Strii>>i/e, du grec strol/ilos, pommedepin. — Ce fruit résulte du rapprochement et de la réunion en une seule masse de bractées ou écnill' s c|ni. pirtant les (ivnl.'v. rc|iii-,(>iitent une feuille e:irpill!iin! non repliée. liKle|ieudaiites dans les cônes de sapin et de pin {fig. Ol.S) ces écailles forment quelquefois par leur cohérence entre elles un corps, en apparence, unique, et qui n'est pas toujours conique, ainsi que le mot de cône pourrait le faire penser. Les écailles des cyprès et du thuya, élargies en forme do tète de clou, composent un cône arrondi, appelé galbule par Varron et d'antres auteurs. Dans le genévrier, les écailles sont groupées de façon à former un cône globuleux; charnues et soudées ensemble, elles forment ainsi un fruit qui a l'apparence d'une baie. G — s.

Cône (Géométrie). — Volume engendré p.ar la révolution d'un triangle rectangle SAO, autour d'un des côtés SO de l'angle droit. S est dit le sommet du cône, SO sa h uitenr. La surf.ice engendrée dans le mouvement p.ar Ihypoléniise S..\ forme la surface latérale du cône ; le cercle décrit par AO forme sa base; la circonférence dé-

Fig. 615. — CAne du pin «j Ivesire.

crite par le point A est appelée circonférence de base., SA se nomme le côté ou Vapotlième du cône.

La surface latérale d'un cône est égale au produit de la circonférence de sa base par la moitié de son apothème. s

Le volume d'un cône est égal au produit de sa base par le tiers de sa hauteur .

Toute section faite dans un cône parallèlement à sa base est un cercle.

Si l'on coupe un cône par un plan parallèle à sa base, et que l'on enlève le cône supérieur, le volume restant s'appelle un tronc de cône.

D'une manière plus générale, on dé- Fig. 6i6.

signe en géométrie sous le nom de surface conique toute surface engendrée par une droite qui passe constannraent par un point donné en suivant le contour d'une ligne donnée appelée Directrice.

CoMQUF. (sECTiov). — Vijyez Sections comqits.

CONFECTION (Pharmacie). — En pharmacie, on a donné ce nom à plusieurs espèces d'électuaires très-composés, auxquels les anciens accordaient une grande idje de perfection. On ne connaît plus guère aujourd'hui que la Confection d'hgacinthe, dans laquelle entre le safran en assez grande proportion, et qui agit comme excitant, calmant, et la confection d'alkermès qui contient des perles du Levant et qui est plus excitante. Ces préparations sont du reste peu usitées aujourd'hui (voyez Able,

Al-KERMES).

CONFERVE (Botanique) , Conferva, Lin., Ou latin confçrruminare, souder ensemble. D'après Pline, les confjrves passaient pour souder les membres fracturés.

— Genre de plantes Cryptogames dans la classe des Algues , division des Algues filamenteuses, type de la tribu des Confervacées. Il comprend des plantes extrêmement simples, formées de filaments simples ou rameux, cylindriques, flexibles, membraneux, transparents, articulés; les articles sont remplis d'une matière verte, rarement autrement colorée. Leur multiplication est extrême; chaque article isolé peut reproduire cette singulière végétation qui se présente ordinairement sous la forme de touffes floconneuses, verdàtres, à la surface des eaux douces. Les conferves adhèrent aussi quelquefois, à l'aide d'une viscosité, aux pierres, aux rochers, aux coquilles. Les conferves, qui n'avaient pas d'abord attiré l'attention des anciens botanistes, ont été le sujet d'études toutes spéciales de la part d'Ingenhnusz, Priestley, Vaucher,Dillen,Chantran, Beauvftis,Bnry Saint-Vincent, .Agardli, etc., lesquels ont remarqué dans leurs filaments une matière verte, granulée, affectant différentes dispositions, entre autres la disposition en éioile et en spir.ale. Vaucher est le premier qui ait observé une sorte d'accouplement dans ces plantes. A une certaine époque, il a vu les filaments ou tubes se rapprocher entre eux et pénétrer l'un dans l'autre, en dispersant leur matière granulée qui se réunit bientôt en globules destinés à reproduire la plante. Les conferves, souvent extrêmement abondantes sur les étangs, s'y soutiennent à l'aide de globules d'air qu'elles retiennent. Ingeiihousz et Pricstley ont reconnu que lorsqu'elles sont exposées au soleil, elles exhalent abondamment du gaz hydrogène, et par cela même assainissent les marécages. On a remarqué à l'appui de ce fait que les eaux stagnantes qui étaient dépourvues de conferves étaient bien plus sujettes aux miasmes que celles qui en nourrissaient. En outre, ces plantes constituent un excellent engrais dont profilent les végétaux aquatiques qui les entourent. Elles contribuent pour une grande part à la formation de la tourbe, et mémo aver nue grande rapidité. G — s.

CONFrri!lii;S l'',.'iinnniie domestique), Condimenla.

— Conserve de fruits, fleurs ou racines dont le sucre ou le miel est le condiment. Il y on a de plusieurs espèces : 1° Les C. liquides sont celles dans lesquelles les fruits entiers ou en morceaux sont conservés et cuits dans un sirop. Tout le monde connaît ces chinois confits dont la vogue a pris un si grand développement dans ces derniers temps; ce sont de petits citrons, de petites oranges ainsi confites, et que les Indiens ont préparés les premiers. 2° Les C. dites marmelades sont faites avec la pulpe des fruits mêmes, mélangée et cuite avec du sirop jusqu'à la consistance de miel; on les fait avec les prunes, les abricots, les cerises, etc. i" Les C. nommées gelées se font en faisant cuire les sucs des fruits avec un beau sirop dit à la plume (voyez Sirop. On les fait aussi quelquefois directement avec le fruit mêlé et cuit avec du

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sucre i dans tous les cas, elles doivent itre cuites jusqu'i ce qu'une partie mise à refroidir se prenne en gelée. Les plus belles se font avec les groseilles. A Rouen, on en fait avec les pommes, qui jouissent d'une grande répu- Mation. 4° Les C. connues sous le nom de pâtes sont des espèces de marmelades qui ont la propriété de se conserver molles sans viscosité. Le sucre qui cristallise à leur surface, les empêche d'adhérer aux vases ou boîtes dans lesquels on les conserve. 5° Les C. sèc/ies sont faites avec des fruits entiers ou des portions de fruits lorsqu'ils sont trop gros ; ainsi on les fait avec les cerises, les prunes, les abricots, ou avec les écorces de citrons, d'oranges, de cédrats, etc. Pour les préparer, on les fait cuire dans un sirop de sucre trts-épais; on les fait égoutter et sécher dans une étuve.

CONFLUENT (Médecine), confluens , qui coule, qui vient ensemble. — Cet adjectif sert à désigner surtout une des nuances de la petite vérole; lorsque les boutons sont très-nombreux et rapprochés de manière à ce qu'ils se touchent, qu'ils se confondent l'un dans l'autre, on dit que la petite vérole ou la variole est confluente; ce qui la distingue de celle que l'on nomme discrète, et dans laquelle les pustules sont distinctes et séparées. La variole confluente, en raison du mouvement fluxionnaire prodigieux qui se produit à la peau, a le plus souvent une marche irrégulière, désordonnée, qui lui donne un caractère de giaviié maligne, et qui la rend très-menrtrière (voyez 'VAnioLE).

Confluent (Botanique). — Se dit ordinairement des organes réunis par la base ou à l'extrémité. Les feuilles sont confluentes qu&nà, réunies par leur base, elles semblent n'en former qu'une seule comme dans le chèvrefeuille des jardins. Les lobes de l'anthère sont confluents lorsqu'ils s'unissent et se confondent l'un avec l'autre, de manière qu'ils paraissent ne former qu'un seul lobe, comme dans le genre Germaine {Plectranthiis, L'Hérit.), famille des Labie'es. Les cotylédons sont dits confluents quand ils semblent se confondre avec la plantule, comme dans les Composées, le nélumbo, etc.

CONGÉL.\ÏION (Médecine), du \n\'m conijelare , geler. — En médecine, c'est l'action morbide du froid sur les parties vivantes et la mortification qui en est la suite : elle les rend insensibles, dures, inertes, au point qu'elles deviennent rouges, bleues, marbrées de taches livides, sèches ; c'est ce qu'on remarque lorsque le froid agit partiellement aux extrémilés, telles que le nez, les pieds, les mains, les oreilles ; le meilleur traitement à employer consiste dans des frictions prolongées avec de la neige, en segardantbien d'exposer lesparties à la chaleur ; ceserait courir le risque de les voir tomber en gangrène ou plutôt en splmcèle (voyez Gangrène), c'est-à-dire mortification complète de la partie, ce qu'on a eu trop souvent à constater on Russie, en 1812. Lorsque le froid agit à la fois sur toutes les parties du corps, il se manifeste un besoin iriésistible do sounneil, un engourdissement général, un désir de repos auquel on est obligé de céder ; dans lafunestc campagncde 1812, on était obligé d'abandonner dans cet état des malheureux qu'on ne pouvait contraindre, même par la force, à suivre les colonnes do retraite; dès qu'ils s'arrêtaient, cet engourdissement passait rapidement à la mort; le meilleur moyen de traitement consiste aussi dans les frictions avec la neige ou l'eau glacée et les moyens restaurants.

Congélation (Chimie). — Retour d'un corps de l'état liquide à l'état solide. Elle ne se fait pas toujours dans des conditions aussi nettement déterminées que la, fusion (voyez ce mot). La glace fond toujours à zéro, mais l'eau, quand elle est bien en repos, peut descendre sajis se congeler j usqu'à 1 2" au-dessous do zéro . Dans cet étal , le plus léger ébranlement In fuit, en partie, prendre en glace.

La plupart des corps diminuent de volume en prenant l'état solide ; l'eau cependant se comporte d'une manière inverso; elle se dilate dans une assez forte proporlioii et donne ainsi lieu à des phénomènes importants. Ainsi, la glace est moins dense que l'eau et la surnage ; de l'eau exposée au froid dans une carafe, la brise en se congelant, et ce fait a été depuis longtemps un objet d'examen de la part des physiciens. Les académiciens do Florence remplirent d'eau une sphère d'or, la formèrent exactement, mesurèrent son diamètre extérieur en la faisant passer !i travers un anneau do métal, et l'exposèrent h. un grand froid. Après que l'uau se fut glhcée, la sphère s'était gonflée au point do ne pouvoir plus traverser l'anneau. Huyglions, on répétant celte nxpéiicnce avec un canon de for moins ductile que l'or, vil le cunon éclater avec bruit.

C'est à cette même cause qu'il faut rattacher l'action du froid sur les pierres gélives : l'eau dont elles sont imprégnées se congèle et brise les pores dans lesquels elle est contenue ; c'est elle qui produit l'éclatement des arbres dans nos forêts pendant les liivers rigoureux, et la destruction des plantes par la gelée. Lorsque les cellules de ces plantes se trouvent gorgées de sucs au moment où elles sont saisies par le froid, elles se déchirent par l'effet de la dilatation de la glace. Ajoutons, toutefois, qu'il existe un grand nombre de végétaux qui périssent avant d'atteindre la température zéro, en sorte qu'à la cause physique, il faut en ajouter une toute physiologique.

D'autres corps, et en particulier la fonte, se comportent comme la glace, et la dilatation qui s'y opère au moment où elle se fige contribue à la perfection avec laquelle elle se prête au moulage (voyez Froid [sources de]). ,

CONGEKIAL, Congénital (Médecine), du latin cum rjenitus, né avec ; congénial n'est pas conforme à l'étymologie. — On appelle maladies, affections congénitales, celles que l'enfant apporte en naissant. Plusieurs sont en même temps héréditaires.

CONGESTION (Médecine), du latin congerere, amasser. — On donne ce nom à, l'afflux du sang dans un organe quelconque, sain d'ailleurs, par suite d'un trouble permanent ou momentané dans le centre d'impulsion circulatoire. Les organes les plus vasculaires, tels que le poumon, la rate, le foie, le cerveau, sont ceux dans lesquels on remarque le plus souvent ce phénomène. La peau, et surtout la poau du visage, se congestionne aussi très-souvent. On ue doit pas la confondre avec V inflammation, puisque nous avons dit qu'un organe congestionné restait sain, tandis qu'il n'en est pas de même dans Vinflammation (voyez ce mot), qui, du reste, peut souvent succéder à la congestion, lorsque celle-ci se prolonge au delà de certaines limites ; la saignée est le meilleur moyen d'éviter cette terminaison. — Le mot congestion a encore été employé pour désigner une espèce d'aitrà (voyez AEciis par congestion).

CONGLOBÉ (Botanique> — Se dit des fleurs réunies en forme de tête ou rassemblées en pelotons très-serrés, comme celles de plusieurs espèces de platanes. Ce mot s'applique aussi aux feuilles et aux parties quelconques des plantes qui offrent la même disposition.

CONGLDTINANT (Matière médicale). — Voyez AcoLU-

TINANT.

CONGRE (Zoologie), Conger, Lin. — Sous-genre de Poissons établi par Guvier dans l'ordre des Malacoptérj/giens apodes, {sumlledesAnguitli formes, et détaché da grand genre Murœna (angttilles) ; il est caractérisé par la nageoire dorsale commençant au-dessus des pectorales, et assez près d'elles, la mâchoire supérieure plus longue que l'inférieure. Le C. commun [Murœna conger. Lin.), type de ce sous-genre, se distingue par sa dorsale et son anale bordées de uoir, et sa ligne latérale ponctuée de blanchâtre. Ou le trouve dans toutes nos mers, et sa longueur va jusqu'à 2 mètres. On l'estime médiocrement pour la table ; cependant, sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan où il abonde, on le sèche pour l'envoyoi' au loin. On le vend â Paris sous le nom d'Anguille lie mer. Le .Ugrc (Murœna ntgrus. Lin.), plus petit que le précédent, se reconnaît â quelques taches sur le museau. De la Méditerranée.

CONGRUENCK (Mathénuiiiques). — Quand deux nombres sont tels que leur dilïi ronce est un multiple d'urt nombre donné, ou dit qu'ils sunt congrus ; le nombre qui divise leur différence s'ajipL-lk' module. Le signe de congruonco est formé do trois traits horizontaux s; ainsi, A = B veut dire que les deux nombres A et B sont congrus ou congrueuts entre eux. La théorie des congruents a été donnée par Gauss dans le célèbre ouvrage Disquisitioncs (irilltmelicœ.

CONICINE (Chimie). — 'Voyez Conine.

CONIFÈRES (Botanique). - Famille de plantes Di'cotylédones gymnospermes, compi'enant des végétaux ordinairement désignés sous le nom d'urhrcs verts. Cette famille lire son nom de son fruit appelé ahie (voyez ce mot). M. Brongniart admet quatre familles de conifères : les Guétacces, les Taxindes, les Cupressiiiées et les .ibiéti- Hffes (voyez ces mots), considérées comme tribus par l'.ndlicher, qui réserve le nom do Conifères à la soixniiieseptième et avant-dernière classe de sa classification; il la caractérise ainsi : anthères disposées en chatons bilobés ou à lobes en nombres définis, portées sur une écaille membraneuse représentant le connectif. Les Conifères coui-

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prennent des arbres presque toujours très-élevés, ou de simples aibrissoaux, la plupart résineux. Leursfeuilles, le plus souvent persistantes, sont éparscs, opposées ou verticillées, ordinairement sans nervures. Leurs fleurs monoïques ou dioîques sont dépourvues d'enveloppes florales et disposées en chatons. Les mâles sont composées d'anthères éparses ou d'écaillés qui portent une OH plusieurs anthères. Les femelles sont ordinairement réduites à des écailles avec des ovules nus; de là le nom de Gymnospermes (voyez en mot) donné aux Conifères.

Les Conifères habitent principalement les régions tempérées de l'hémisphère boréal.

Le cap de Bonne-Espérance et l'Australie en fournissent aussi un certain nombre d'espèces.

F,5.6n.-c6ned,ip„i,Dai.ume. Quant aux usages, ils sont précieux, surtout par le bois <jui s'emploie considérablement dans la construction; tels sont les bois de sapin, de pin, de mélèze, de cèdre, etc. Les Conifères donnent aussi des résines en abondance. On obtient de plusieurs de ces arbres l'essence de téré- ^ benthine. Nous renvoyons, pour plus de détails, aux tribus ou familles énoncées ci-dessus.

Travaux monographiques : — L. C. Richard, Monographie des Conifères et des Ci/cat/ees (1826). — R. Brown, dans le Voyage de King (appendice, 1S"25), a publié de savantes observations sur l'organisation de cette famille, ainsi que M. Lindley {Intr. ionatur.ord.). G — s.

COMNE, CoMCixE ou Cicitixe (Chimie) (C"=Hi»Az).— Alcaloïde qu'on retire de la grande ciguë [conium maculotum). C'est un liquide incolore, d'aspect oléagineux, d'odeur nauséabonde, ayant pour densité 0,89, entrant en ébullitionà no»; sa formule correspond à 4 volmues. Exposée au contact de l'air, la couine s'altère peu à peu en se résinifiant, même quand elle est unie aux acides. Par l'acide azotique ou les autres agents d'oxydation, elle est promptement détruite et fournit toujours de l'acide butyrique en proportion notable. Un de ses caractères bien tranchés, c'est de se colorer, par l'acide chlorhydrique sec, en rouge violacé. — On obtient la conine en distillant l'eau alcalisée par la potasse sur les semences ou les tiges écrasées de la ciguë. Le produit de cette distillation saturé par l'acide sulfurique, contient un mélange de sulfate de conine et de sulfate d'ammoniaque. L'ai cool froid sépare les deux sels en dissolvant le premier seulement ; il n'y a plus qu'à traiter le sulfate de conine par la potasse d'abord, par l'éther ensuite, pour isoler l'alcaloïde à l'état de pureté. — La conine est un poison irritant des plus actifs, comparable , pour l'énergie, à l'acide prussique; elle détermine l'asphyxie en éteignant l'innervation. On n'a guère employé jusqu'ici, en médecine, que l'extrait de ciguë.

La conine fut d'abord entrevue par E. Simon, et étudiée plus tard par Giesecke, Goiger et Ortigosa,

COMROSTRES (Zoologie), Coniroslres. Cuv. — C'est le nom que l'on donne à la troisième famille d'Oiseaux de l'ordre des Passereaux, dans la méthode de Cuvier, à cause de leur bec fort, plus ou moins conique et sans échancrure. Ces oiseaux sont d'autant plus essentiellement granivores, que leur bec est plus fort et plus épais. Cuvier les divise en un assez grand nombre de genres : 1° les Alouettes ; '2° les Mésanges; .3" les Bruants; i° les Moineaux; 5" les Becs-croisés; 6" les Derhecs ; 7» les Colious; 8° les Pique-bœufs; 9° les Ca>sif/ues: 10" les Etourneaux. L'illustre maître ne voit pas de raisons suffisantes pour en séparer : W^lnf, Corticaux; 19» ieiliolliers; 13° les Oiseaux Je paradis. Plusieurs de ces genres sont sous- divisés en sous-genres ; ainsi, par exemple dans les Moineaux, on trouve les sous-genres Tisserin, Moineau propre. Pinson, Linotte, Chardonneret, Veuve, Gros-bec, Pilytus, liouvreuil. Ainsi des autres genres.

COMUM (Botanique), kôneion des Grecs, ricuta des Latins. C'est notre Grande Ciguë. — Genre de plantes de la famille des Ombe/lifères, sous-tribu des Smyrnées. Ce sont des plantes herbacées, bisannuelles, à tige maculée, cylindrique, racine fusiforme, feuilles décomposées; on en trouve dans toute l'Europe. On n'en connaît guère que deux cspOccs dont la principale est la Grande Ciguë,

Cigué tachetée. Ciguë officinale (C. maculatum. Lin.). C'est une plante d'une odeur spéciale, fétide, d'un vert sombre, dont la tige tistuleuse et maculée de taches rougeàtres est haute de |m,C5 environ ; ses feuilles sont luisantes, d'un vert foncé, à pourtours triangulaires, composées de folioles dentées; ses fleurs, blanches, forment des ombelles très-ouvertes et assez nombreuses. On la trouve en France et dans presque toute l'Europe sur le bord des champs, dans les lieux frais, ombragés et incultes. On la distingue facilement du cerfeuil, auquel elle

■ Grande Clffûe (Co

incul'liwn).

ressemble du reste, par les taches rougeâtres de ses tiges. et surtout par l'odeur de toutes ses parties lorsqu'on le ; froisse entre les doigts. La ciguë contient im principe très-vénéneux contenu également dans plusieurs autres plantes de la famille des Ombellifères, auxquelles on a donné aussi le nom de ciguë (voyez ce mot). Ce principe est un alcaloïde que l'on appelé cicutine, conicine, conine (voyez CoxiNE). JLalgré ses propriétés vénéneuses, la ciguë a été employée en médecine dans un grand nombre de cas, et surtout dans les scrofules, les squirrhes, les cancers, certaines névralgies faciales, quelques sciatiques opiniâtres, etc. Son action thérapeutique est probablement due à ses propriétés sédatives de l'encéphale et du système nerveux et aussi à ce qu'elle a pour effet de provoquer la transpiration et d'augmenter la sécrétion des urines.

CONIVALVES (Zoologie). — Dans ses Leçons d'anatomie comparée, Cuvier avait donné le nom de Mollmques gasléropiides coniralves à un groupe qui renferme les genres Fissurelle, Patelle, Crépidu/e et Calyptrée.

CONJONCTION (Astronomie). — Deux astres sont en conjonction quand ils ont la même longitude, et eu opposition \ov%<\aa leurs longitudes diffèrent de 180° (voyez Lune, PLAxiiTES, Phases'.

CONJONCTIVE (Anatomie), du latin conjungo, je joins avec. — Membrane muqueuse qui unit les paupières au globe de l'œil, d'oti vient son nom ; elle part du bord libre de la paupière supérieure, oii elle se continue avec la peau, recouvre toute l'épaisseur du bord libre, revêt la face postéro-supérieure du cartilage tarse (voyez co mot) jusque sous l'arcade orbitairo; elle se réfléchit alors sur la partie aiitéro-supérieurc du globe de l'œil, en formant un cul-do-sac entre lui et la paupière; elle adhère ensuite à la sclérotique (voyez ce mot) par un tissu de plus en plus serré à mesure que l'on approche de la cornée (voyez ce mot). Sur la cornée, l'adhérence est telle que plusieurs anatomistes ont nié son existence en ce point; de là, la conjonctive revêt la partie antérieure de la paupière inférieure, comme à la paupière supérieure, jusqu'au cartilage tarse. Un petit repli semi-lunaire de la conjonctive à la partie interne du globe de l'œil semble être le rudiment de la troisième paupière de certains animaux , nommée mem>>rnne clignotante (voyez ce mot).

CONJONCTIVITE (Médecine). — C'est le nom que l'ot:

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donne à l'inflammation de la conjonctive; elle peut être bornée à la portion qui tapisse la face interne des paupières : dans ce cas, elle prend le nom àeblepharite, du grec blepharon, paupière (voyez ce mot), ou bien elle l'étend au globe de Tœil et se confond avec 1 innammation de cet organe et constitue Yophthalmie (voyez ce

™ CONJUGAISON (Anatomie). - On appelle trouf de conjuqaison une rangée de trous situés sur les parties latérales de la colonne vertébrale, et qui résultent de^ la réunion des écliancruresque présentent les vertèbres. Ces trous donnent passage aux paires des nerfs spinaux qui uuissp.nt de la moelle de l'épnie. • , „„

COWUGUÉES (Botanique), du latin conjugatus, accouplé, dérivé, du latin cum. z.y<tc juyo je J«.ins.- be dit des feuilles composées, pennées, dont les folioles sont attachées par paires. Parmi les feuilles conjuguées, on distingur.SMe'qui sont un,juguées, quand le P^t'oe porte une seule paire de folioles, comme dans la labagelle, les Msses des prés, à larges feuilles, des bois, <^^<:-bxjuguees forsque le pétiole porte deux paires de fo',o es comme plusieurs mimosa; trijuguées, comme dans 1 «robe tubéreux, la vesce eu forme de ^esse;quadrijuguees, dans la casse à longues siliques ; enfin, niuîtijuguees dans 1 orobe des bois, le sainfoin cultivé {onobrydas sattva), 1 astragale fausse réglisse, etc., etc. .

CoMUGDÉES (Botanique), du latin cow^Msare, accoupler, parce que dans ces plantes la reproduction s opère par accouplenient des articles de deux filaments rapprochés parallèlement, Zygnema, Kutzing, du grec =«700. je [oins. - Groupe d'algues qui habitent 'eau douce. Vaucher les a distinguées des Conferves à cause de ce caractère d'accouplement. C'est à ce botaniste, h Charle. et Romain Coquebert, et à Dillwin, que l'on doit les premières études microscopiques sur ces singulières proûuc-

"cONNAISSANCE des temps (Astronomie). — C'est le titre du calendrier astronomique publié chaque anneu par le bureau des long, Inde,, à l'usage des astronomes ^t des navigateurs. Ce recueil fut rédigé pour a première fois, In UnO, par Picard, le fondateur de 1 as 0nomie en France, et ensuite successivement parLefebvie, Liemaud, Godin Maraldi, Jeaurat, Méchain,et enfin par le burcai des longitudes. 11 a reçu depuis son origine beaucoup d'améliorations; il est loin, toutefois, d égaler l'ouvrage du même genre, publié en Angleterre, depuis 171.7 sous le nom de .V<(«/(C«M/monne//.

La Coimnissunce des temps parait deux ou trois ans d'avance, afin (lue les navigateurs au long cours puissent s'en munir à temps. On y trouve, outre les elenients ordinaires du calendrier, les éphéméndes dM principaux corps célestes, les positions du soleil, de la lune, de quelques planètes, des principales étoiles qn. servent aux marins pour déterminer l'heure, la longitude et la latitude On V donne également l'annonce des éclipses, des occultations d'étoiles par la lune. L'ouvrage est terminé par des tables d'un usage fréciuent, un tableau des loneitudesdes principaux points du globe, rédige avec beaucoup de soin par M. Daussy; enfin, une explication pour faciliter l'usage de ces divers documents. h. K.

CONNARACÉliS (Botanique), du grec konnoros e^Ace d'arbrisseau épineux. - Famille de plantes Dicoïi/to/oneTpoZ.etJs. détachée des Térébinthacées avec lesfiuelW's é le était confondue. Ce sont des arbres ou arbrisseaux quelnnefoisgrimpants, à feuilles alternes, composées d'Sne ôû de plusieurs paires de folioles coriaces et entières, avec impaire sans stipules. Les fleurs en grappesou en panicnles axillaires ou terminales; elles ont un calice unique, partie persistant ; pétales 5 ; étamines en nombre double !. ovaires renfermant chacun 2 ovules collatéraux, dressés, et contenant 1-2 graines dressées. Les espèces do cette famille habitent toutes les riig-onâ inierropicalt^s. On y trouve les genres Cunnare{Comarus Lin.i nouera, Aubl.) ; Hohergœ {tio":ry,a,SchT,h^^ Santuloldes {Sanlahtdes, Lin.); Omphalobium, Gœrln., la pomnrin. Ad-im.-, Cne.ili<!, S. r-„„r„ fv,».

CONNAIlH(Bolnniquc), Connarus, Lin. - Genre typi dclafatnille ,récéde!,te:Venrern.nnt,cntreaures -,ui^^

que» CHptce» cullivéescn Europe. Ce sont des "l"^'-'» ^;'' " i feuille» alternes, folioles avec ""J?"'^»;/, ""^ , J ^,^ clies en nanicnles axillaiies. Le C. nili {t. iiinniiius, riv n la Ici. neursen paniculos terminales et aNillaircs, Svcl..coro le blanche, pétales ubiong»; f.u.tsen cSpsMle' oblongnes, un peu compriniées la era lenien .

CONNf; (Itolanique), i.bngé de con«ex/«s lie, '"»<=»-• -Terme qui ,'emploie pour désigner la soudure de par-

ties homogènes. Il est synonyme de eonjoiid, coadne'. Les feuilles sont couue'es quand, opposées ou verticiUées, sessiles, elles sont soudées entre elles par leur partie inférieure, comme, dans le cardère à bonnetier, la saponaire officinale, la casuarine, le chèvrefeuille des jardins. Dans ce sens, on emploie aussi le mot confluent (voyez-le). Les pétales sont cotinés quand ils sont joints et soudés par leurs bords, mais si faiblement qu'on peut aisément les séparer sans lésion apparente du tissu, comme dans le sfidice monopetula. Dans la vigne, ils sont connes 3.M sommet, et par la base dans l'airelle oxycoccos. Les étamines sont aussi cannées dans les Composées et les Malvacées. , ,

CO.NNECTIF (Botanique), du latin connectere, souder. — On nomme ainsi la portion du filet de l'étamine qui unit les deux loges entre elles. Cette partie est charnue, tantôt très-courte, tantôt large, de manière à éloigner les looes (mélisse à grandes fleurs). Dans la sauge, il est allou^é articulé sur le filet. Dans les lis, le connectif est contracté, c'est-à-dire qu'étant extrêmement court, il tient les lobes rapprochés. 11 parait ne pas toujours exister quand l'anthère est attachée sans intermédiaire sur le filet ou sur ime partie quelconque de la fleur, comme dans les Aristoloches, les Oseilles, les Graminées, etc. Enfin le connectif peut présenter différentes formes ; il peut être oblong, ovale, avoir la figure d'un croissant, d'un cœur, d'un fer de lance, etc.

CONNIVENT (Botanique). — Se dit des parties aes plantes qui, étant rapprochées, semblent faire corps ensemble. Les feuilles de l'arroche des jardins sont co«m- • ventes, parce que, opposées et redressées, elles s appliquent contre la tige par leur face supérieure. Les dents du calice convergent entre elles par le sommet dans la trolle d'Europe, et sont dites par conséquent conmventes. On dit aussi les anthères conniventes dans les morelles (iolanum), par exemple, parce qu'elles sont tellement rapprochées qu'on les croirait soudées.

COXOCARPE (Botanique), Co«ocai-pus , Gaertn., de AJno^, cône, et karpos, fruit. Son fruit a la forme du cône de l'àune. - Genre de plantes de la famille des Combrétacées, tribu des Tenmnaliées. l\ comprend des arbres généralement peu élevés. Le C. dresse (C. erecta, Huiiib., Bonpl. et Kunth) a les fleurs jaune pale disposées en capitules paniculés. Il croit spontanément à la Jamaïque et atteint environ 10 mètres. On distingue p usieurs variétés de cet arbre. L'une est dressée à feuilles elabres ; l'autre a les tiges et les rameaux couchés ; enfin, la troisième se fait remarquer par ses feuilles soyeuses, velues sur les deux faces. j r- a ac.

COiNOGLINE (Botanique), Conochnium, deCanQ.,ae kànos, cône, et cliné, lit. - Genre de Pl»"tf^ <^^, ''^ ^f^" mille des Composées, tribu des tupatonees dont la pi m cipale espèce esiVEupatoh-e cœleûme [Cœlestina cœrulea (voyez le mot C/Elestine]).

CONOIDE (Anatomie), qui a la forme d "" ^ne- -7 h^ ligaments comxdes servent à attacher la clavicule à l'omoplate. On donne le nom ia dents conoides 3.m. dents canines (voyez Cl/vvici)i.e, Dents). A>!„..rtes

CONOPS (Zoologie), Conops, Lin. — Genre d Insentes dMéres,àX famille des Athérici-res tribu des Conop- X-e/ caractérisé par des antennes droites en massue, de trois articles; trompe coudée à sa b^^o, à trois ariiclesi ce sont des insectes ;\ tête grosse, presque liémi-

snliérinuc les yeux grands, un peu ovales, le corselet cour ^'ibdonx^n allongé, les pattes /"■'Sî''^^..'^''''^^!' Zlll l doux crochets avec deux pelotes ai; botit, les dos de la longueur de l'abdomen. Us sont d'une v.yac é CxtrCme ; on le» trouve dans les jardins, les prairies, où Ub se oJrrisseul du suc miellé des fleurs. Le C. à

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grosse tête (C. macroce/jhala, Fab.) est iioii', les antennes et les pieds fauves, la tête jaune, avec une raie noire, bord externe des ailes noir; quatre anneaux de l'abdomen bordés de jaune. Longueur, O",!! 12. Il a l'apparence d'une guôpe. Le C. pieds fauves (C. rufipes, Fab.) est noir aussi, avec les anneaux de l'abdomen bordés de blanc, les antennes noires. De mCme taille que le précédent. On le trouve aux environs de Paris, l'été, sur les fleurs dans les prairies. Il vit à l'état de larve et de nymphe dans l'intérieur de l'abdomen des bourdons, et en sort par l'intervalle des anneaux.

CO^'OPSAIRES (Zoologie), Conopsariœ, Latr. — Tribu d'Insccles iliptéres, famille des At/iéricères, qui a pour caractères : trompe saillante, en forme de siphon, cylindrique ou conique, soit sétacé. La plupart de ces insectes se tiennent sur les plantes. Dans le.s uns, la trompe est simplement coudée à sa base; ils constituent les genres Conops, Toxophore, Zodton, Stomoxe. Dans les autres, la trompe est coudée deux fois, à sa base et à son milieu ; ce sont les genres Mi/opeet Bucente.

CONQUE (Anatontie), du grec kunchfi, coquille. — On appelle ainsi une excavation en forme d'entonnoir, qui occupe à peu près le centre de la face externe du pavillon de l'oreille, plus rapprochée de la partie inférieure que de la partie supérieure. Sa forme et son évasement sont bien connus. La conque présente dans son fond et i sa partie antérieure l'orifice du conduit auditif. Elle est limitée en avant par le trayus ; en arrière et en bas 'çiaxV aiititragus ào\\\ elle est séparée par une échancrure dite échancrure de lu oinque ; en arrière et en haut elle est limitée par Yanihélix (voyez Oreille).

CoNQiE (Zoologie). — Les naturalistes finançais employaient autrefois ce nom poiu' désigner les coquilles hivnlves, considérées d'une manière générale. Aujourd'hui, et surtout depuis les travaux de Bruguièrcs, ce nom n'est plus usité que joint à une épithète qui alors est considérée comme nom spécifique, le mot Conque étant pris comme terme générique.

CoxQUE ANATiFÈRE (Zoologie). — C'est le nom vulgaire du têt complexe, du genre Anatife.

Conque exotiqce (Zoologie). — Espèce de coquille du genre liucarde.

CoNQi'E SPHÉRIQIE (Zoologie). — Nom sous lequel on désigne quelquefois des coquilles du genre Tonne.

Conque de Vénus (Zoologie). — Les anciens donnaient plus spécialement ce nom aux coquilles du genre Porcelaine. D'autre part , il a été donné par les modernes à un grand nombre d'espèces du genre Ve'niis. Ainsi :

Conque de Vénus maléficiée ; c'est la Venus verrucosa. Lin.

Conque de Vénus orientale; la Venus difsera,Chemn.

Conque de Vénus a pointe ; la Venus dione, Lin.

Conque de Vénus sans pointe; le Cardium peclinatum, Lin.

Conque (Botanique). — Ce nom a été donné à plusieurs espèces de Champignons; ainsi la C. marine est une Tre'melle coriace qui croit sur les saules ; la C. oreille est une famille de Champii/nons établie par Paulet, qui comprend : la C. oreille de .liiitit>: ; la ('. marine; la C. oreille frisée; la C. petite oreille de cochon, etc.

Conques (Zoologie). — Famille de Mollusques hivalves (Conchifères), établie par Lamarck (elle n'est pas adoptée dans le Règne animal); ce sont des coquilles bivalves non baillantes, à dents cardinales, divergentes ou nulles. Elle contient les gi.'nics Galathée , Fluvicole , Ci/clad Diaranihinr. fhivi;itiles, et plusieurs genres marins.

CON'S AM'.riM I Iv — Voyez Races.

CO.NSI.Cl 1 11' Midrcine). — On appelle phénomènes ou iiiiulents ninsccnlifs divers troubles des fonctions, qui persistent ou qui surviennent après une maladie, et qui en sont les effets. Ils peuvent avoir commencé avec la maladie, s'être montrés pendant son cours ou à son déclin, ou no se montrer (|u'après sa terminaison.

COIVSEILS d'uvciènk puulique et de salubiuté (Hygiène). — Avant IKis, quelques grandes villes avaient senti le besoin d'instituer des conseils locaux, chargés do surveiller et do sauvegarder la santé publique. Paris .ivait donné l'exemple do cette utile création; par un arrêté du 6 juillet 180?, le préfet de police Dubois avait ronsiitué un conseil de salubrité composé de quatre membres; le 2G octobre 18(17, ce conseil, porté k sept nKinbrcs, reçut une multitude d'attributions, telles que les halles et marchés, les cimetières, les voiries, les clKiiitiers d'équarrissage, les amphithéâtres de dissection, le» vidanges, les égout.s,etc. Après avoir subi différentes œudillcations en 1828 et en I83-.', i! a été compris défi-

nitivement dans la nouvelle organisation postérieure à I84S. Pendant ce temps-là, des conseils analogues avaient été institués à Lyon en 1822, à Marseille en 1825, i Lille et à Nantes en 1828, à Troyes en 183n, à Rouen et à Bordeaux en 1831 ; enfin, plus tard à Versailles, à Toulouse; dans le Nord, cette institution s'était étendue aux arrondissements; enfin, en 183(5, le ministre du commerce saisissait l'Académie de médecine d'un plan d'organisation d'ensemble qui, resté sans application, a très-probablement inspiré quelques-unes des dispositions du décret de 1848.

Organisation actuelle des conseils d'hygiène et de salubrité. — Par arrêté du 18 décembre 1848, il est établi dans chaque arrondissement uu conseil dit d'arrondissement, et au chef-lieu de préfecture un conseil de département; de plus, des commissions d'hygiène publique pourront être établies dans les départements. Le conseil de département donne son avis sur les questions qui lui sont renvoyées par le préfet, sur celles qui concernent plusieurs arrondissements ; de plus, il centralise et i-oordonne les travaux des conseils d'arrondissement. Dans le nombre des membres de ces conseils, l'élément médical entre pour moitié, y compris nn vétérinaire, quelquefois deux. Parmi leurs principales attributions, on doit citer : l'assainissement des localités et habitations; le soin de prévenir et de combattre les épidémies, les maladies endémiques, les épizooties; tout ce qui a trait à la vaccine; les secours médicaux aux indigents; la salubrité des ateliers, écoles, hôpitaux, prisons, etc.; les enfants trouvés; les aliments, boissons, condiments, etc. ; les établissements d'eaux minérales; les grands travaux d'utilité publique ; la mortalité, etc. Le département de la Seine avait été laissé en dehors da cette organisation, et devait être l'objet de dispositions spéciales; en effet, parun décret du 15décembre 1851, cette lacune a été comblée : Le conseil de salubrité établi près la préfecture de police conserve son organisation actuelle ; il prendra le titre de conseil d'hygiène publique et de salubrité du département de la Seine (ce sont les termes de l'art. 1" du décret). En outre, il est établi dans chaque arrondissement municipal de Paris, et dans chacun des arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis, une commission de neuf membres, parmi lesquels le corps médical ne fournit que deux médecins an moins, et un vétérinaire. Les attributions de ces conseils sont à peu près les mêmes que ci-dessus. Enfin, ce systèine est complété par l'établissement d'un comité' consultatif d'hygiène publique, près du ministère de l'agriculture et du commerce : créé par un décret du 18 août 184 -i, ce comité a été modifié par un autre décret du I" février 1851 ; il est chargé spécialement des quarantaines et des services qui s'y rattachent, des épidémies et de l'amélioration des conditions sanitaires des populations manufacturières et agricoles, de la propagation de la vaccine, de la police médicale et phaini.aceutique, etc.,etc. Pourplusde détails, voyez le Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité, par ,4nibi-oist Tardieu.

(CONSEIL DE santé de l'armée, de la marine (Hy^ giène). — Vo\r/ Service de santé mh.haire, Service de

santé MARlmiE. ^

CONSERVATION en général (Chimie appliquée). — Chez tout être vivant, végétal ou animal, les modifications que subissent les éléments constitutifs sont le résultat d'assimilations et de désassimilations successives. Il en est tout autrement des actions qui tendent .\ modifier la coiTiposition des êtres organisés, quand la vie a cessé de les animer, .ilors ces substances, en raison de leur composition, subissent avec une facilité plus ou moins grande une série de décompositions auxquelles on a donné différents noms, fermentation acide, fermentation alcoolique, putréfaction, etc. La prédominance des matières azotées, dans la composition des substances organiques, i-end ces phénomènes de décomposition d'autant plus prompts; il faut en O'ilre pour qu'ils s'accomplissent le concours de trois autres agonis : l'eau, la chaleur et l'air. L'action simultanée de ces quatre forces est indispensable pour que les phénomènes de décomposition dont nous parlons se produisent. Il suffit, en effet, de soustraire les matières organi(|ues i l'action d'un seul de ces agents pour que la marche régulière de la décomposition soit enrayée pour un temps plus ou moins prolongé.

Les matières organiques qui ne contiennent pas d'azote ne sont pas sujettes >\ la décomposition putride : le sucre, la gomme, les huiles, les fécules, sont dans co

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ca?- on s'est même servi de ces substances pour opiîrcr 'a conservation, et quelques-unes sont d'un emploi jour-

"iTionservation par la glace est un procédé fréquemment mis en usage, surtout pour le transport des poissons et la conservation des viandes ; cependant il n est applicable que dans des conditions particulières très-restreintes II offre, du reste, cet inconvénient que nous retrouverons souvent en traitant des conserves que les produits, une fois qu'ils cessent d'être soumis à son action, entrent en décomposition avec ""^ grande rapide; en outre, les tissus qui ont été soumis i la congélation sont désagrégés et sans aucune fermeté. ,

La conservation dans le vide, véritable expérience de laboratoire, n'a jusqu'à présent donné heu à aucune ap-

•''\?X"eitTas'de même des procédés qui ont pour ba^e la soustraction de l'eau qui entre dans la composition des matières organiques; la dessiccation des fourrages des grains, du houblon, des plantes médicina- [e°el'c., est pratiquée de temps immémorial. Appliquée aui substances organiques animales, la f^sKC^t'?" <^, ' éLlement un procédé trës-anciennement connu : dans llpays à esclaves, on nourrit les nègres presque excluskemènt avec des viandes qui ont été simplement séch les au soleil (carne sèche). Ces viandes sont préparées à Buénos-Ayres et à Montevideo ; elles sont pat hygrométdques, mais la petite quantité de graisse qu elles Snnent, et qui finit par rancir, leur communique

"^Les basfeTvrfndèt, les déchets d'abattoirs, le sang et les débris de poissons, desséchés et pulvérisés, constituent un engrais des plus "ches.

On voit donc, par ce qui précède, que 1 on Peut ar, ver à conserver des substances organiques aniniales ou végétales pendant un temps plus ou moins '"ng; ""'11"'^: ment par la suppression de l'eau ou de la chaleur. Nous "errons, en parlant des conserve. V^r- 'a n'étl.ode Appert, que la raréfaction de l'air assure le même résultat ^ou pouvons même ajouter que la décomposition d e •air e l'absorption d'un de ses éléments suffisent : ainsi, M Lamv a proposé de conserver les viandes et les leeumps en \À plaçant dans un milieu d'acide sulfureux, ^e"a^ absorbant l'oxygène de l'air pour se transformer

^"Enfiif en parîanTdes embmimements et des salaisons, non vè TOUS qu'il est également possible de conserver les substances en transformant en imputrescibles les Irindpes immédiats qui, par leurs altérations détermin,',,. I, s ,,l,.-noinMies de fermentation et de putréfaction

(VOVrZ C.ONSrllVF.S, liMBAUMEMENTS, SALAISONS). D' G.

CONSKUVES. — Depuis une quarantaine d années, on a donné plus particulièrement le nom de conserves aux substances alimentaires, végétales ou animales préparées par la méthode d'Apport et renfermées dans des vises hermétiques de verre ou de fer-blanc; cependant, dm^s ces derniers temps, on r;i étendu aux substances arimcntaires conservées par dessiccation et par d'autres

^^"procédé Appert. - Les premières applications du procédé de conservation d'Apport datent de 1804 ; exploité d'abord par son auteur pour le compte du gouvernement, il fut bientôt mis en pratique sur une très-grande échelle et les produits qu'il donne aujourd'hui sont une branche hnpor antc de commerce de laquelle la France a longtcmpr^on.c.vé le monopole. Voici en quoi ce procédé

""Tr^X renfermer dans des bouteilles ou bocaux, ou dans des boites de fer-blanc et de fer battu, les substances nue l'on veut conserver; T à boucher ou à souder cS vases avec la plus grande précision ; car c'est surtout de MUe opération que dépct.d le succès ; 3» à sounne tre "es substances ainsi reiife. .nées i l'action de 1 oau bouillante d'un bain-marie pendant plusou moins de temps,

''c"»'''sub"uS doivent être préparées d'ap.è, les receltes de l'art culinaire avant d'être int.oduil<.s dans les bX's Appert donne i ce sujet, dans son ouvrage des dé ails. cllifs A cba<|ue aliment. On peut prépa.-cr de la BoJtcdc^ï vîand.^s, des poissons, des légumes et des

"■ ct.e assez Blngnllèro, le P-'ofçlc Appert ;!;;■«■' lies résultat» si constants dans les ma ns de l ii veniour puis chéries prennes appllcateurs. Lusse aujourd l.u.

'"a;:;;;;;?^^^ pnmilivcmenld'ua balu-marie dé-

couvert; il dut lui-même, pour rendre la conservation plus certaine, fermer son bain-marie pour eu iHever la température. Les fabricants ont par toute espèce do moyens et successivement élevé encore davantage la température à laquelle sont exposées les boites dans le bain, et cependant les pertes éprouvées par eux sont considérables. On ne sait à quoi attribuer ces échecs.

Dans les ménages, on peut préparer, en suivant le procédé décrit par Appert, des conserves de légumes et de fruits pour les approvisionnements de 1 hiver. Il est u remarquer que, dans ces conditions restreintes, les bouteilles ou les boîtes que l'on perd sont moins nombreuses que dans les grandes exploitations. Les pertes se manifestent quelquefois dans les vingt-quatre heures qui suivent la préparation, mais le pl.us souvent dans le courant des premiers mois. Lorsqu'on opère sur des boites en ferblanc, au sortir du bain, le fond et le couvercle de ces boîtes sont bombés ; cette convexité disparaît par le refroidissement. Si elle vient à se reproduire plus tard, la conserve est perdue, car c'est le signe que la fermentation s'y est développée. Cette fermentation est beaucoup plus difficile à voir, quand on opère sur des v;(scs inflexibles, en verre ou en grès.

Indépendamment des pertes fréquentes, on reproche aux conserves Appert de contracter, au bout de quelque temps un goût de fer-blanc assez prononce ; en outre, quand les boîtes ont été ouvertes, il faut en consommer rapidement le contenu. Néanmoins, ces préparations constituent un bon aliment, mais dont on se fatigue laci-

"^ Le"procédé Appert a été perfectionné par ses successeurs: aujourd'hui, on opère la cuisson des boites et des bouteilles dans des autoclaves ou dans des bams dont la température est portée à 112".

Procédé Fastier. - Ce procédé est plutôt une heureuse modification du procédé Appert, qu une invention nouvelle ; il s'applique plus h la conservation des viandes qu'à celle des légumes et des fruits pour lesquels il n a pas toujours donné des résultats aussi satisfaisants.

On introduit dans les boîtes les viandes crues, avec 1 assaisonnement nécessaire, et on remplit de bouillon pu s, après en avoir soudé le couvercle, on les soumet à 1 ébullition daus un bain de chlorure de calcium dont la température a été portée entre 11-2 et 118° cent. Les boîtes ne plongent pas en entier dans ce bain, et à leur couvercle est ménagée une petite ouverture par laquelle s échappent les gaz et les vapeurs. Parla dilatation, e bouillon con enu dans les boîtes tend aussi à en sortir et passe dans un gobelet qui leur est superposé. Quand la cuisson est iu-ée suffisante, on relève les boîtes en dehors du bain; le refroidissement brusque qui se Produit alois détermine la rentrée du bouillon, qui les remplit de nouveau. On redescend les boîtes au même point dans le bain ; l'ébuUition recommence ; un jet de vapeur sort pai la petite ouverture, et c'est sur ce jet de vapeur qu uii ouvrier laisse tomber un grain de soudure Q"' «'"«= hermétiquement la boîte. Il y a là un coup de mam difficile Les boîtes ainsi fermées sont plongées en entier dans le bain, pondant un temps suffisant, pour en par- Fairela cuisson. Le procédé de M Kastier Pe^f^'^ fabriquer des boites d'une grande di.nensio, Les u des conservées par ce procédé sont incomparablemon supurieures à celles préparées par la 'péthode d Appeit.

Procédé de Li<w"c. - En 18a-'., M. de Lignac a été chargé par h. „ ini^fre d- la guerre de fabriquer des

ÎX^^Tr;.^ ■le-ivaXîlviaiideéta.ùdécm.pée en petits cubes do (l.",02 à 0".,03 de côté, est desséc 1,.^' datis des étuves à courant d'air chaud jusqu à ce nnvn> ,i perdu Utt p. ton de son poids; elle est alors rodui'è.l us les boites en fer-blanc et y est fortement connr. '.■: les vidrs laissés par la viande s(.nt remplis na- du bouillon ciicrniré, et la boite est soudée et her- ,'itiquenienl fermée. Les boites ^ '^'^^ yf^}?^\^ un biin de chlorure de calcium dont le poml «il»» f»' est à 112° cent., ou dans un autoclave dont la <«"i";ra- Uire est élevée au même degré. Quand la cuisson est terminée! les boites, lavées et essuyées, sont prêtes à être

"Lcl'tvantages que présente ce procédé sont les suivants La viande, en perdant ,W p. 100 de son poids a

Le btilb,! i.iU'ôd'iitd'im la boite auunientc encore U

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quantité de substance alimentaire qui y est contenue. Par ce procédé, on économise enliii 50 p. 100 sur l'emballage et les frais de transport.

La conservation de ces viandes est parfaite et les produits extrêmement savoureux.

Conserves par dessiccation. — Nous avons peu de chose à ajouter à ce que nous avons dit dans les généralités sur la conservation des viandes par dessiccation, quoiqu'un nombre considérable de tentatives aient été faites pour introduire ces produits dans la consomma-

Le procédé de M. Frichou. dont ou a beaucoup parlé, consistait à dessécher les viandes dans une étuve, et, après qu'eUes avaient perdu la presque totalité de leur eau de composition, à les soumettre à l'action d une forte presse hydraulique, au sortir de laquelle elles avaient la

consistance de la pierre.

La farine ou poudre de viande qui a ete préparée au moment de la guerre de Crimée, pour le compte du gouvernement français, les viandes séchées et recouvertes d'im enduit gélatineux, résineux ou gommeux; tous ces produits peuvent êtrejugés de la même manière : les viandes séchées reprennent très-difficilement l'eau quelles ont perdue ; elles restent filandreuses et coriaces, quoi que soit le procédé que Ion emploie pour les faire revenir; en outre, comme nous l'avons déjà dit, après quelques mois de fabrication, elles prennent un goût et une odeur de graisse rance insupportables. Nous ajouterons enfin qu'elles sont attaquées très-facilement par les insectes. . ,

Les enveloppes gélatineuse^ ;i i I ' ) - -"'■ d-svianaes fraîches ne constituent pas un \:. ! h ■ n- r\ miùu, a peine peuvent-elles suffire à pi— im r r. , iiaiulL- pendant quelques jours de l'action de 1 air et de la chaleur. Légumes secs. — Nous avons dit aux généralités que l'on pouvait conserver les légumes , les fourrages , le houblon, les plantes médicinales, soit en les desséchant par l'exposition au soleil, soit en les exposant dans des endroits bien aérés, soit enfin dans des étuves. Ces deux derniers systèmes ont donné lieu à de grandes exploitations industrielles dont nous avons à parler ici. En 1850, M. Masse?! soumit à l'action d'une presse hydraulique des choux préalablement desséchés dans une étuve. Le procédé de dessiccation était ancien et très-connu ; le système de réduction de volume et d'emballage était une application heureuse et nouvelle des procédés de conservation et d'emballage des fourrages, présentés par M. le général Morin. A la même époque, J. N. Gannal appliqua à la dessiccation en général, et particulièrement à celle des légumes, un appareil dont il était l'inventeur et qui activait considérablement cette opération. M. Chot/el, réunissant ces deux procédés qui se complétaient, a été le véritable créateur de l'industrie de la conservation des légumes par dessiccation.

Ces procédés ont été perfectionnés par la cuisson préalable au moyen de la vapeur. Eu voici la description : Les légumes, après avoir été épluchés et lavés avec soin, sont introduits dans un appareil que l'on ferme hermétiquement. Au moyen d'un robinet, la vapeur provenant d'un générateur "à une pression de cinq atmosphères pénètre dans cet appareil. En quelques minutes, les légumes qui y sont contenus sont complètement cuits; on arrête la vapeur, on ouvre l'appareil et on étale les légumes, qui en sont retirés, sur des châssis en canevas ayant un mèti e carré, et qui sont alors rangés dans une sorte d'armoire-étiive. Ces armoires sont traversées par un courant d'air chaud extrêmement rapide, et en quelques heures la dessiccation est complète.

A cet état, il serait impossible de comprimer ces substances sèches qui se briseraient et se réduiraient on poussière; on les laisse donc exposées à l'air pendant quelque temps ; elles reprennent suffisamment d'hnmidite pour pouvoir être soumises sans se briser à l'action des presses hydrauliques, au sortir desquelles elles ont l'aspect de galettes ayant une densité égale à celle du bois de chêne. Ces tablettes enveloppées de papier sont rangées dans des caisses métalliques et livrées au commerce. ,

Pour en faire usage, il suffit de les traiter comme des légumes frais, mais elles demandent un temps de cuisson plus prolongé. Ces produits ont rendu d'immenses si.tviccs; sous un très-petit volume, ils représentent une énorme quantité de substance alimentaire (iOOOO portions dans un mètre cube).

Conserves au vinaicrk. — Les viandes de boucherie, la venaison, le» poissons et les légumes se conservent,

les premières pendant plusieurs semaine.'!, les derniers pendant plusieurs mois, lorsqu'on les plonge simplement dans du vinaigre concentré, additionné de sel; mais il est préférable de faire cuire ces substances dans de l'eau salée et de les mettre dans le vinaigre après les avoir bien laissées égoutter; quelquefois même on verse dessus du vinaigre bouillant.

Ces préparations ne sont bonnes que comme condi monts, surtout après qu'elles ont séjourné longtemps dans le vinaigre: elles n'ont plus alors que le goût de cet acide, et si, à petite dose, elles peuvent avoir une action stimulante sur les voies digestives, il n'est pas douteux que, prises comme aliment, elles délabreraient rapidement l'estomac.

Le continuateur de Carême attribue cette propriété conservatrice du vinaigre, mélangé ou non de sel, à l'absorption d'une partie de l'eau de composition des substances à conserver. Il est plus probable qu'elle tient :\ la coaculiition des principes liquides putrescibles qui sont contenus dans les matières animales et végétales, tels que l'albumine animale, l'albumine végétale, etc.

Conserves a l'eau-ue-vie. — On n'utilise ce mode do conservation que pour quelques fruits. La préparationde ces conserves varie suivant la consistance des fruits. Tantôt, après les avoir essuyés, on les jette dans de l'eau bouillante, puis on les plonge dans l'eau fraîche, après quoi on leur donne un second bouillon et on les mot à égoutter sur un tamis ; ceci fait, on les laisse cuire quelques instants dans du sirop de sucre cuit au perlé, on bien on verse le sirop bouillant sur les fruits (opération que l'on répète plusieurs fois pour les poires) ; on les fait alors égoutter de nouveau et on mêle l'eau-de-vie au sirop, après l'avoir ramené au perlé. Enfin, on verse ce mélange sur les fruits que l'on a préalablement rangés dans un bocal (abricots, prunes, poires).

Tantôt on fait seulement cuire en plusieurs fois les fruits dans le sirop avant de les mettre dans le bocal avec le liquide indiqué plus haut (pêches).

Tantôt enfin on verse froid sur les fruits le mélange de sirop de sucre et d'eau-de-vie (cerises).

Ainsi préparés, les fruits se conservent plusieurs années. , , •

Conserves de lait. — On peut conserver le lait par la méthode d' Appert, on obtient par ce moyen des produits qui sont bons dans les premiers temps de leur fabrication, mais qui ne tardent pas à s'altérer par la séparation des éléments de ce liquide.

Pi-océdé de Lignac. — M. de Lignac prépare des conserves de lait par la méthode suivante. Il fait évaporer lentement, au moven d'appareils spéciaux, le lait préalablement additionné de 10 p. 100 de sucre blanc. Quand le produit a la consistance du miel, il le met dans des boites de fer-blanc qui, après avoir été fermées, sont passées au bain-marie ou à l'autoclave. Ce lait, dissous dans trois fois son poids d'eau, donne un excellent produit ; les boîtes ouvertes peuvent se conserver quinze jours. , , ,

Procédé Grimewade. — Ce procédé, patenté en Angleterre, consiste à évaporer rapidement le lait additionné d'un peu de sucre et de carbonate de soude dans des bassines que l'on remue tout le temps d^' l'opération Quand le lait a la consistance de la mélasse, on le chauffe :\ environ 160° dans des vases émaillés, jusqu'à ce qu'il ait la consistance d'une pâte ferme; alors on le fait passer entre des cylindres en granit, qui le transforment en minces rubans que l'on pulvérise à l'aide de meules. Cette poudre, enfermée dans des flacons bien bouchés, se conserve très-longtemps et donne d'excellent lait lorsqu'on la fait chauffer avec huit fois son poids d'eau.

Conservation du reirre. — Appert conservait du beurre en le soumettant à la chaleur d'un bain de vapeur, pour en séparer le petit-lait; après décantation ,' il le renfermait dans des bouteilles ou dans des boîtes.

On conserve le plus ordinairement le bourre, soit en le mêlant avec du sel (1 kil. pour 12 à 20 kil.), soit en le fondant au bain-marie ou à feu nu. Après avoir élo préparé par l'un ou l'autre de ces procédés, il doit être foulé avec soin dans des pots que l'on bouche avec du parchemin. On a récemment proposé le procédé suivant : On met dans une boite de conserve en fcrblanc la moitié de ce qu'elle peut contenir de beurre ; on achève de remplir avec de l'eau, et, au moment de souder la boîte, ou ajoute deux petits paquets servant à faire l'eau de Sellz. Ce procédé très-simple donne de bons résultaU (voyez Beurre).

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eux

Co^SERVES PHAKMACEtTiQUES. — Soubeiran les définit ainsi : " Médicaments d'une consistance de pâte molle ou il rarement solides, formés d'une substance médicainen- 11 teuse unie au sucre. » Doit-on, comme beaucoup d'autrurs, admettre que le sucre n'a été employé dans ces pn'parations que pour en rendre l'administration plus agréable, ou bien, comme d'autres, que l'on s'est servi de cette substance comme agent conservateur. Dans cette, dernière hypothèse, le résultat n'aurait pas été heureux, car le sucre, qui, seul ou à l'état de sirop, ne s'altère pas, ne tarde pas à subir les phénomènes de fermentation, lorsqu'il est mêlé à des substances végétales et au contact de l'eau. Aussi, les conserves sont-elles peu usitées aujourd'hui, et il est rare d'en trouver dans les officines d'autres que celles de tamarin, de casse, de cyuorrhodons et de roses rouges ; cette dernière est très-employée comme intermède.

On peut les préparer : 1° avec les plantes fraîches; i° avec les plantes sèches par coction ; 3° avec les substances fraîches par coction ; 4° avec les plantes sèches réduites en poudre. D' G.

Conserves .Appert. — Voyez ci-dessus Conserves. CoNSER\ES (Optique). — Espèces de lunettes dont les verres sont très-peu bombés et presque plans; elles sont ainsi appelées parce qu'elles ont pour but de conserver la vue; elles conviennent aux personnes légèrement presbytes, et à celles qui ont les yeux faibles et irritables; dans ce cas, on les colore avec avantage en vert ou en bleu très légers (voyez Vde).

CONSOMPTION (Pathologie), du \ma corisumeve, consumer, détruire. — État général de maladie, caractérisé par une diminution lente et progressive de l'embonpoint et des forces musculaires; la phthisie pulmonaire (voyez Phthisie) est une des causes les plus fréquentes de ce phénomène, qui peut être la conséquence de toute autre maladie organique. Il peut tenir aussi i une altération profonde dans les fonctions de nutrition sans lésion physique. Il s'accompagne le plus souvent de symptômes fébriles plus ou moins prononcés; lorsque ceux-ci prennent un caractère sérieux, on désigne cette affection sous le nom de fièvre hectique (voyez ce mot).

CONSOUDE (Botanique) , S^jmphytum , Tourn., du grec suiiiphusis, union, rapprochement : allusion aux propriétés vulnéraires de la plante. Consvuile vient de consoUdû, y \inis. — Genre de plantes de la famille des Borraginées , tribu dos Dorragées. Caractères : corolle tubuleuse à limbe un peu renflé, découpé en 5 dents, à gorge accompagnée de 5 écailles lancéolées, subulées, conniventos, en cône ; akènes, 4, implantés au fond du calice, perforés à la buse. Les plantes de ce genre sont des herbes hérissées de poils hispides. La C. uffidrui/c, Grande consowle (S. (iffiaiwle. Lin.) (voyez pag. 6(I8, I* Aj-)t est une herbe vivace s'élevant souvent à plus d'un mètre. Ses feuilles sont pétiolées, ovales, lancéolées, et ses fleurs sont blaïulios, disposées en grappes unilatérales. Cotte plante croit dans les lieux humides des régions tempérées. On la trouve communément aux environs de Paris. Les propriétés astringentes de la grande consoude, qu'elle doit à la présence de l'acide gallique, ont été utilisées en inédocino; on l'a recommandée contre les hénioptysies, la dysscnleric, la diarrhée. On emploie encore aujourd'hui" le sirop de grande consoude dans quelques hémorrhagies. Cette racine donne, ainsi que celles de quelques autres espèces, une couleur rouge carmin. Les tanneurs et les corroyeurs en font une sorte de colle avec laquelle ils préparent la laine mêlée avec le poil de chèvre. Les feuilles de consoude se mangent quelquefois (in salade ou comme les épinards. La C. lubéreuse (.S. tuherosuni. Lin.), espèce également indigène et présentant des fleuis jaunes pendantes, unilatérales. La C. (l'Orient (S. urienlalc. Lin.) est originaire de l'Asie Mineure et donne des fleurs blanches. La plupart des consolides sont d'assez jolies plantes d'oruemcnl. Elles possèdent à peu près toutes leb mûmes propriétés. G — S.

CONSTELLATIOiNS (Cosmographie).— Le nombre des étoiles est si considérable, à ne parler même que ilo celle» nue l'on voit il l'œil nu, qu'il eiit été absolument impossible d'attribuer un nom à chacune d'elle». A l'origine les prenii rs peuples se conlontèrent de dénommer les plus brillaiiK"., et c'est un usage que nous avons conservé ; mais plu» tard, quand il s'agit de cla-sser les ustri» d'un «clat m.iuiore, on '.'ut recours à un procédé particnlicr, qui coiîBibU' ii en réunir un certain nombre pur groupes ou mmlcllulwnf, qui ont ii'(,u de» noms

particuliers dont l'origine n'est pas toujours bien connue et qui sont tirés d'ailleurs de la fable, de l'histoire ou des règnes de la nature. Il est bon de remarquer qu'en général ces dénominations sont tout à fait arbitraires, et qu'il ne faut point s'attendre à trouver le moindre rapport entre la configuration du grouje d'étoiles et la figure de l'objet dont il porte le nom. Malgré cela, CCS figures sont souvent représentées dans les cartes; ainsi par exemple, un lion est dessiné sur l'ensemble des étoiles de la constellation de ce nom, et celles-ci sont distinguées les unes des autres suivant qu'elles occupent le cou, le dos, la queue, etc. En outre de ce procédé, dans chaque constellation, les étoiles sont désignées par les lettres de l'alphabet grec, en suivant l'ordre d'éclat, puis on emploie les lettres de l'alphabet romain, et enfin des numéros d'ordre quand les lettres sont épuisées. Cette méthode de classification, suivie dans les catalogues et les cartes célestes, est due à Bayer.

On divise les constellations en boréales, zodiacales et australes. Voici les noms des premières : Grande Ourse, Petite Ourse, Dragon, Céphée, le Bouvier, la Couronne, Hercule, la Lyre, le Cygne, Cassiopée, Persée, Andromède, le Triangle, le Cocher, Pégase, le petit Cheval, le Dauphin, l'.Aigle, le Serpentaire, le Serpent, la chevelure de Bérénice, le petit Lion.

Les constellations zodiacales sont : le Bélier, le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau, les Poissons. Enfin, nous mentionnerons les principales constellations de l'hémisphère austral : la Baleine, rEridan,le Lièvre, Orion, le Grand Chien, le Petit Chien, Procyon, le Navire, l'Hydre, la Coupe, le Corbeau, le Poisson austral, etc.

Nous ajouterons qu'on a conservé quelques noms particuliers tirés de l'arabe et du grec à certaines étoiles très-remarquables, telles sont les étoiles de première grandeur : Sirius, Rigel, Alde'baran ou l'Œil du Taureau, la C/tévre, la Lyre, Ai-cturuSy He'gulus, YEfiaule droite d'Orion Antarès, l'E/ji de ta Vierge, le Cœur de l'Hydre, la Queue du Lion, Canapus, Fomatliaut et Aciiarnor.

On apprend aisément à distinguer ces diverses constellations par la méthode des alignements, puis, à l'aide d'une carte céleste, on trouvera les noms des diverses étoiles. Et d'abord, en se plaçant de manière à avoir le nord devant soi, on remarque la Grande Ourse, constellation qui ne se couche jamais dans uos climats, et '. | qui, par conséquent, se '•, i ji présente dans toutes les ■, ^,-1 \ situations possibles en tour- '. "^'I, ,.^-\ nant autour du pôle. Elle '. i ^ v se compose de sept étoiles '.. i*^,; principales de seconde grandeur, excepté S qui paraît avoir perdu de sou éclat et n'est que de troisième grandeur. Quatre de ces étoiles, a, ê, -(, 5, constituent ce qu'on appelle le carré ; et les trois autres forment une ligne courbe qui part de S et qu'on appelle la queue, a et S sont les gardes; leur intervalle "r'""^ i \ est d'environ 6°. ^..i ; Le prolongement de In t> ^ j ligne 0.Z (fig. G'JO) conduit ; à l'étoile pu/aire, étoile de : '>,^ troisième grandeur qui est ; rf, la plus brillante de la Petite ; .-■ \ Ourse. A quelque iustiuU c^i,--'' k

qu'on l'observe, la polaire ^ "L *.. ,•'*•

parait toujours au même liointdu ciel, ce qui tient i ce que, étant très-près du pôle (à 1° a«' de distance), elle ne décrit qu'un trèspetit cercle on vertu du mouvement diurne. Sou passage inférieur .-lu méi idicn a lieu i peu près en même temps que celui de i de la Grande Ourse. De là un moyen assez commode de lixor très-cxaciement la direoiion du méridien. La Petite Ourse u i peu près la même forme que la Grande Ourse.

Qiiaaiï

CON

CON

^-^ àP sPDt étoiles principales formant un Elle se compose de sept cioiies y ^^1.^^^^^,^ ^^ une

Fis 621.

queue; la polaire est l'extrémité de la queue.

Cassiopée est de l'auire coté du pôle par rapport à la Grande Ourse; c'est encore une constellation qui ne se couche pas eu France.

Elle se compose de cinq étoiles de troisième grandeur formant une sorte de cliaise renversée.

Plus loin {pg- G2I), du même côté, ou trouve Pégase.

»- V"» C'est un carré cora- "-r,^,^ posé de quatre étoi- ^^ les de deuxième erandeur,dontl'une est o d'Andromède.

Les deux autres étoiles d'Andromède et a de Persée forment, avec le carré de Pégase, une n eure assez sembla ble à la Grand Ourse et (pii lui est opposée.

^a Persée renferme

une autre étoile re- / .4 marquable : c'est g

ou Algol, qui varie (l'éclat et dont la période est de "ij 20" 49°'.

En prolongeant sensiblement dans le sens de la courbe qu'elle forme 1?

queue de la GraU' de Ourse, on ren contre une étoile de première grandeur, Arcturus ou a. du Bouvier \fiij. 6-''.').

La même courbe prolongée encore <. conduit à l'épi de

■"?! la Vierge, qui est

•' aussi de première orandeur. La Vierge est une des douze constellations zodiacales, et on peut s'en servir pour trouver les autres.

Le Lion, à l'ouest de la Vierge, peut aussi se trouver en prolongeant vers le sud la ligne des gardes de la Grande Ourse, ligne qui va passer près de r.égnlus ou 0. du Lion (/tff. 024). A côté de

La ligne qui joint Aldébaran avec * de la Grande

X A^ \a riièvre ou a du Coclier. Enfin, Ourse passe près de la GUev re, ou a. ^

le prolongement de la ligne qui va de la poui

rig. 635.

ïig. 626.

étoiles opposées, -'^' ^^'V^nS- du=^^ -^ dernière se nomme Kigei. a

Fig. 6S».

imANiiE

WjlSS

•BoiiinpBf'

FiR. 623.

4*^ Fie. 6î7.

Fig. 8JS.

la constcUalion du Bouvier nu voit , ccaroniie d'étoiles qui a reçu le nom do

CON

CON

cipl, qui fait partie du Grand Cliien. Entre Sirius et Castor est Procyon (fig . 627), ou a du Petit Chien, étoile de première grandeur.

Du côté opposé de l'écliptique ou dans riiémisphëre austral, on remarque le Scorpion dont l'étoile principale est Antarès. Qu'on joigne l'épi de la Vierge à Arcturus, la ligne prolongée passe par Wéga ou a de la Lyre, belle étoile qui forme avec Antarès et l'Épi un grand triangle

K^ A)ifc-i<-

isocèle dont cette dernière est le sommet. Entre la Lyre et le Scorpion est la constellation d'Hercule {fig. 629).

Un peu à l'est de la Lyre, on trouve le Cygne qui forme une grande croix dans la voie lactée. Enfin, au sud du Cygne et de la Lyre est l'Aigle, remarquable par trois étoiles voisines ; celle du milieu est a ou Altaïr.

A l'aide de ces étoiles principales et d'une sphère céleste ou d'un planisphère, il sera toujours facile de retrouver les autres, et aussi de reconnaître les planètes qu'au premier abord on pourrait confondre avec des étoiles.

Voyez ÉTOILES, Voie lactée, Cartes célestes. E. R.

CONSTIPATION (iMédecine) , du latin coastipare , épaissir, accumuler. — L'expulsion rare et difBcile des matières fécales constitue la constipation. Cet état peut tire fialiit net , ainsi les personnes d'un tempérament sfc, nerveux, celles qui sont .idonnées aux travaux assidus de cabinet, qui vivent sobrement, qui boivent peu, ou qui font usage d'aliments échauffants, de médicaments acres, narcotiques, astrinirents, éprouvent souvent cette incommodité. La vieillesse y pi-édispose particulièrement, i)ar suite de la diminution des sécrétions qui ont lieu liabitucllement dans les voies digestivcs. Elle peut exister sans altérer gravement la santé, bien qu'on no doive pas la laisser se prolonger trop longtemps.

La constipation peut être accidentelle ; alors elle est l'elTet ou le symptOme de diverses maladies aiguës ou chroniques, ou bien elle est une suite d'un changement dans le régime alimentaire, ou, chez les femmes, de l'état de grossesse. La constipation accidentelle doit être combattue, surtout à cause des accidents auxquels elle pourrait donner lieu ; on aura recours aux lavements émollients, laxatifs, purgatifs môme ; enfin aux substances purgatives, telles que la manne, les S'.'ls purgatifs, la rhubarbe, le jalap, etc. Les niènies nioycuis emiiloyés contre la consti|)alion habituelle peuvent la faire cesser un moment, mais il faut y joindre des moyens hygiéniques, tels que l'exercice, l'usage des aliments doux, des végétaux herbacés, des fruits, des boissons rafralchissanles, du petit-lail, etc. F — K.

CO.NSTn UTION (Médecine), du latin stare cum, Ctro debout avec, exister ensemble. — En médecine, on nomme ainsi l'harmonie, la manière d'être des organes les uns & l'égard des autre», et l'ensemble qui en résulte. Une Ijonne consiilulion est celle qui se rapproche le plus possible d'un type idéal composé d'organes bien développés, doués d'une énergie égale ot remplissant avec régularité leurs fonction». Une organisation contraire serait une mauvaise cunililutiuii. Ces principe», posés pu'.- les

anciens, rapportaient la différence des constitutions au défaut d'équilibre dans le développement et la force de nos organes ; comme la diversité des tempéraments éiah attribuée au défaut d'équilibre des humeurs (voyez Tempérament).

Constitution biébicale (Médecine). — On donne ce nom à un état de l'atmosphère qui, par le maintien prolongé des mêmes conditions de chaleur, de sécheresse, d'humidité, do froid, etc., exerce une influence spéciale sur le développement et la marche des maladies quelles qu'elles soient, et leur donne un caractère général qui constitue le plus souvent un état épidémique (voyez Epidémie).

CONSTRICTEURS (Muscles) (Anatomie), du latin conslringrre,, resserrer. — On nomme ainsi les muscles dont la fonction est de resserrer circulairement certaines parties du corps. Ainsi , chez l'homme on ., , connaît dans les parois du pharynx ou ar- ,,-'"' rière-gorge six muscles constricteurs du pliu- ..-''' rgnx, situés deux par deux symétriquement

à droite et à gauche : 1° les constricteurs "; supérieurs qui s'attachent antérieurement à

\ l'apophyse ptérygoide, au ligament inter-

\ maxillaire, à la ligne myloidienne du maxil-

\ ■ a- ^!iire inférieur et sur les côtés de la base •^.jt— — '"' £. de la langue, postérieurement à la partie posi térieure et moyenne du pharynx ; — 2° les

' deux constricteurs moyens, fixés anté-

^ '• rieurement aux deux cornes de l'os hyoïde

3/*ai ^' '^'^ ligament stylo-hyoïdien: postérieure-

ment, comme le précédent; — 3° les deux constricteurs inférieurs, naissant antérieurement des cartilages cricoide et thyroïde du larynx, avec des attaches postérieures semblables à celles des deux précédents. — Ces trois muscles resserrent l' arrière-gorge et relèvent un peu au moment où l'on avale, de façon à lui faire embrasser et conduire le bol alimentaire. Des muscles analogues s'observent chez les vertébrés en général et même dans beaucoup d'animaux des autres embranchements.

Constrictelir (Roa) (Zoologie). — Nom donné parfois au Boa devin (voyez Roa).

CONSTRICTIÔN (Médecine).— Ressen-ement spasmodique de la peau et des cavités ou des conduits pourvus de muscles ou d'un tissu contractile ; ainsi on dit la constriction du pharynx, de l'œsophage, de l'intestin, etc. (voyez Spasme)

CONSULTATION (Médecine). — On nomme ainsi l'avis formulé par un médecin verbalement ou la plume il la main, ou une entrevue dans laquelle cet avis est recherche par le malade ou par ceux qui l'entourent. Il importe que le médecin consigne son avis par écrit dès qu'il contient l'indication de quelque remède exigeant une certaine précision dans son mode d'administration; il est indispensable, et malheureusement on néglige souvent cette précaution, que la consultation soit écrite trèslisiblement, surtout lorsqu'elle renferme une prescriiïtion. L'oubli de ce soin peut entraîner des erreurs funestes. Quant à la recherche des avis du médecin, elle se fait dans diverses circonstances ; tantôt le malade pour leiiuel on réclame ses avis ne s'est pas confié aux soins ordinaires d'un médecin, et alors, en général, le malade se transporte auprès du praticien qu'il veut consulter; tantôt il s'agit d'un cas grave où, on outre des soins du médecin habituel, on croit devoir faire appel à l'avis d'un ou plusieurs de ses confrères. Ces sortes de consultations que le médecin ordinaire réclame parfois, pour mettre à couvert sa responsabilité, n'exercent pas toujours l'indueuce souverainement bienfaisante qu'on en espère. L'exameu d'un malade en quelques instants ne saurait valoir l'observation prolongée à laquelle le médecin ordinaire se livre souvent depuis des années; mais en tous cas c'est la seule manière honorable d'obtenir l'avis d'un médecin étranger à la famille sur un malade qui inspire dos inquiétudes.

L'ancienne Faculté de médecine de Paris donnait aux indigents des consultations gratuites; c'est aujourd'hui dans les hôpitaux qu'elles se donnent chaque matin, de dix à onzo heures. Les médecins des bureaux de bienfaisance en donnent en outre, ainsi que presque tous les médecins.

CONTACT (Géométrie). — Deux courbes sont on contact en un point, lorsqu'À ce point elles ont une tangente

CON

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commune. L'ordonnée de ce point est la mi'me, et la dérivée de l'ordonnée y a la même valeur pour chacune des deux courbes. Si les dérivées d'ordre supérieur sont aussi égales, le contact devient plus intime, et il se mesure par Tordre des plus hautes dérivées communes aux deux courbes. Ainsi le contact est du second ordre, si l'ordonnée et ses deux premières dérivées sont égales pour les deux courbes. Le cercle qui en un point de la courbe a avec elle un contact du second ordre est dit cercle osculateur; on l'appelle aussi cercle de courbure (voyez CoiiREiRE).

CONTAGION (Médecine), du latin tangere, toucher, cum, avec. — Mode de transmission d'une maladie d'une personne à une autre au moyen du contact médiat ou immédiat. Malgré cette distinction généralement admi^^e, quelques médecins ont restreint le sens de ce mot et ne l'ont appliqué qu'au mode de propagation par contact immédiat : c'était diminuer considérablement le nombre des maladies contagieuses parmi lesquelles on ne pourrait guère ranger dts lore que certaines d'entre elles, telles que la rage, la vaccine, la morve, le charbon, la gale, puisqu'il est bien prouvé que la variole, la rougeole, la scarlatine, se transmettent parfaitement sans contact immédiat : du reste, ces diverses maladies ont pour mode de propagation des vii'us spéciaux (voyez Virus). La majeure partie des médecins ont admis un autre moyen de contagion ; c'est celui qui est produit par les émanations, par les miasmes qui s'échappent, soit de l'intérieur, soit de la surface du corps d'un individu malade, et qui, transportés par l'intermédiaire de l'air, sur un individu sain, sont absorbés par la peau, par les organes digestifs ou par les poumons. L'air n'est pas le seul moyen par lequel les agents de la contagion à distance puissent être transportés ; ainsi les marchandises ou les étoffes de laine, de coton, les fourrures; les personnes qui visitent les malades, les animaux eux-mêmes qui ont habité avec eux peuvent être des moyens de transmission. Quelle que soit la voie par laquelle les principes contagieux pénètrent dans l'économie, ils y produisent leurs effets plus ou moins rapidement ; quelquefois ils agissent subitement, comme dans la morve, le charbon; d'autres fois, comme dans la rage, leur incubation peut durer des mois et même, assure-t-on, jusqu'à une année; pour la vaccine, la période d'incubation est de trois à quatre jours; pour la rougeole, de huit jours à un mois, ou même cinq semaines, comme M. le D' Rufsaeu occasion de l'observer à la Martinique ; l'incubation de la variole est de quinze à vingt jours, etc. La température de l'air ambiant , la chaleur du corps de l'individu, l'humidité, accélèrent l'incubation des principes de la contagion ; au contraire, la béclieresse, l'aridité de l'atmosphère, une température froide, la retardent. Les enfants, les convalescents, sont plus exposés à contracter les maladies contagieuses que les personnes adultes ; la contagion a plus facilement lieu pendant le sommeil que dans l'état de veille.

L'es maladies contagieuses peuvent être divisées en deux groupes : 1° celles qui se transmettent seulement par le contact immédiat ou par inoculation, telles que la rage, la vnccine, la pustule maligne, la teigne, la gale; 2° celles qui peuvent se transmettre à distance par l'intermédiaire de l'air ou d'objets ayant séjourné avec les malades; ce sont la variole, la rougeole, la scarlatine, le tgphus, la morve, le farcin, la dijssenterie épidémique, etc. ; enfin, il est d'autres maladies qui, suivant plusieurs médecins, peuvent devenir contagieuses ; ce sont la ficire ti/phoide, Van'/ine coucnneu.se, les affections catarrhules, etc. La plupart se transmettent de l'homme à l'homme; quelques-unes se propagent des animaux à l'homme : ainsi la rage, la vaccine, la morve, le farcin, la pustule maligne; quelques-unes ne se transmettent que par inoculation, comme la rage, la vaccine.

Une distinction bien importante à établir, c'est la dilférence qui existe entre le caractère contagieux et le caractère éfiidémique ; dans la contagion, la propagation a lieu d'un individu malade à un individu sain, au moyen d'un principe particulier constituant ce qu'on a appelé le conlagium. Le contagium est tantôt insaisissable, tantêt renfermé dans les humours ou dans les produits morbides qui lui servent de véhiciile, et que l'on a appelé virus. Dans le cas d'épidémie. Ta maladie se transmet en même temps à un certain nombre d'individus en état de santé, sans qu'un sujet malade les ait infectés prrsnnnellemenl, mais parce qu'ils sontsoHmissimullaiiémiMit;\ une même cause de maladie ; ces individus sont plus ou moins aptes \ en subir l'influence, ni.iis celle-ci règne sur tout le monde dans les foyers des épidémies. La li-

mite précise entre la contagion et l'épidémie est difficile à poser; aussi cette question a-t-elle été le sujet de discussions très-vives parmi les médecins, les uns affirmant avec Pariset que la fièvre jaune, la peste et le typhus sont contagieux, les autres soutenant une opinion contraire avec les docteurs Cliervin,Clot-Bey, etc. Plus tard, la question s'est encore agitée à propos du choléra; des arguments puissants ont été produits de part et d'autre ; cependant on s'accorde assez généralement maintenant à regarder le choléra comme épidémiqueet non pas contagieux, et on a pu, sans inconvénient, faire adoucir la rigueur des mesures préventives, si préjndici.ables au conmierce, en faisant adopter en partie cette idée par la conférence sanitaire internationale de Paris, en 1851-5?. Les luttes ardentes auxquelles ces discussions ont donné lieu, ont mis en lumière un certain nombre de vérités utiles pour la pratique; ainsi, éloigner les foyers d'infection ; éviter l'encombrement d'un grand nombre d'hommes sur un point restreint ; disséminer, isoler, dépayser les malades ; abattre et enfouira de grandes profondeurs les cadavres des animaux morts de la rage, du farcin, de la morve, du charbon ; brûler les vêtements de laine, do coton, de soie, les fourrures et tous les objets suspects d'infection, ou les purifier par des lavages à l'eau de chaux, à l'eau chlorée, par la ventilation, les fumigations; employer les mêmes moyens de lavage, d'aération, de fumigations pour détruire les miasmes délétères qui peuvent subsister dans les habitations, les baraques de campement, les prisons, les salles d'hôpitaux , les étables, etc. Telles sont les mesures sanitaires que les particuliers et les gouvernements doivent prendre, chacun en ce qui les concerne, dans les cas de maladies contagieuses épidémiques. Si on joint à cela les cordons sanitaires, les lazarets, les quarantaines, on aura une idée de l'ensemble des mesures que l'administration a à sa disposition pour s'opposer au développement des influences morbides, contagieuses ou épidémiques (voyez Épidémie, Cordon sanitaire. Lazaret, Quarantaine, Conseil DE SiLlIUilTÉ). F — N.

CONTONDANT (Médecine), du latin contundere, écraser en frappant. — On appelle corps contondant tout corps rond ou obtus qui, agissant avec plus ou moins de force sur les parties qn'il atteint, meurtrit, écrase, brise, déchire, fracture, sans couper ni piquer, et produit des contusions o\x des plaies coHfesM (voyez ces motsi. Les projectiles lancés par les armes à feu rentrent dans la classe des corps contondants (voyez Plaie par arme a

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