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CONTRAGTILITÉ (Physiologie), du latin conirahere, raccourcir en resserrant. — Propriété organique par laquelle une partie vivante se raccourcit en se concentrant et produit ainsi un mouvement en elle-même et dans les autres parties auxquelles elle est liée. La contractilité est le caractère spécial du tissu musculaire des animaux, mais on l'observe encore dans quelques autres tissus vivants, où, en général, elle se montre moins complète et moins puissante. C'est ainsi que le tissu général qui constitue le corps des animaux très-simplement organisés est parfaitement contractile, sans présenter nettement aucun trait caractéristique du tissu musculaire. Les mouvements si remarquables des cils vibratiles implantés à la surface de beaucoup de muqueuses, proviennent sans doute des contractions du tissu même des cellules qui portent les cils. La contractilité se distingue des phénomènes analogues, parce que le raccourcissement qui en manifeste l'existence se produit spontanément sous l'influence d'une cause interne par ra|)port à l'organisme. La contractilité énergique des tissus musculaires prend souvent le nom de mi/otilité. Les plantes présentent dans certaines parties (feuilles de la sensitive, étamines de l'épine-viiiette) quelques mouvements qui ont pu faire supposer l'existence de la oontractilité; mais cette propriété organique appartient à peu près exclusivement aux animaux.

CONTRACTION (Physiologie), même étymologie que le mot précédent. — La contraction est le phénomène physiologique p;u' lequel la contractilité se manifeste; on observe ce phénomène dans les muscles mieux que dans tout autre organe. Dans l'état de contraction, le muscle se raccourcit brusquement do la moitié, des deux tieri et même des trois qnartsde sa longueur; il devient alors plus dur, plus épais que dans l'état de relàchrment. Pre vost et Dumas avaient attribué le raccourcissement de la fibre musculaire et l'épaississemeiit du muscle à un plissement régulier et transversal do cette fibre; depuis les travaux d'i:d. VVeber, on admet que la fibre se rac-

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courcit en se mainteiianl droite ot en augmentant, légèrement d'épaisseur ; le plissement observé par Prévost et Dumas se produirait au moment où la fibre cesse de se contracter. La contraclion muscul;iii-e se manifeste habituellement sous l'influence du système nerveux, mis en action par la volonté ou agissant en dehors d'elle; c'est pourquoi l'on distingue la contraction volontaire et la contraction involontaire ou instinctive. Néanmoins, la contraction peut avoir lieu sous l'influence d'autres excitants que le système nerveux ; l'électricité particulièrement la provoque avec efficacité (voyez Galvanisme).

Il parait très-vraisemblable que, pendant la contraction, il se passe un phénomène de décomposition chimique du tissu musculaire Ini-méme. Cuvier admettait ce fait dans son introduction du Rèyne animal; Liebig s'est efforcé de le rendre évident en recherchant dans le suc gastrique d'une part, et de l'autre dans l'urine les produits de cette altération chimique, que la nutrition répare incessamment. D'un autre coté, on a constaté l'existence d'une électricité propre dans les muscles des animaux; annoncé d'abord par Galvani, ce fait intéressant fut démoniré plus tard par Nobili, qui, avec des tranches de muscles de grenouilles, construisit une véritable pile voltaîque. Matteucci et plus récemment Dubois-Reymond ont prouvé que ce courant se produit dans le muscle lui-même tant qu'il est apte à se contracter, et que l'intensité de ce courant est proportionnelle à l'énergie du muscle; mais au moment môme où la contraction a lieu, l'intensité du courant s'amoindrit (voyez

ÉLECTKO-PUÏSIOLOGIE ) .

L'énergie de la contraction d'un muscle dépend non de | la longueur, mais du nombre des fibres. Il importe de remarquer en outre que la contraction est un phénomèiie essentiellement court et intermittent, et qu'en se répétant plusieurs fois de suite dans un mCme muscle, il perd progressivement de son intensité. Cela explique l'impossibilité de conseï ver pendant plus de quelques minutes, d'une manière continue, une position où les muscles sont en état de contraction, et l'impuissance momentanée où tombent les muscles quand on a essayé do le faire par un effort de volonté. Un exemple capable de frapper l'espj'it est donné par le coeur : ce muscle, qui ne cesse de se contracter depuis avant la naissance jusqu'à la mort, se repose chez l'homme soixante-cinq à soixante-dix fois par minute (voyez LocoMoriON, Muscle). Ad. F.

COINTri.\C'riJRE (Médecine), du participe lalin contractus, raccourci. — Oii entend par ce mot la rétraclion permanente des muscles devenus durs et roides : il faut bien distiiiguer de cet état la rigidité passive qui s'observe dans un membre soumis à un repos prolongé, mais qui ne s'oppose pas à l'extension du membre. Dans lu niTitincturo, les muscles diminuent de longueur et (l'/|i^iis-i m, .Ir manière à former dos cordes inexlcnsil)|r^ i|in .Ml ipi^imt au redressement des parties, ou parlois à leur llc\ion, selon la nature des muscles contractures. Les causes les plus fi-équentcs sont : le ihumalisme, les névralgies, les convulsions. Les contractures sont fréquentes aussi chez les individus atteints de maladies du cerveau ou de la moelle épinière. Cette affection arrive ordinairement d'une nianière lente et progressive; le malade éprouve d'abord une grande difficulté dans les mouvements, puis bientôt on distingue les muscles enroidis sous la peau, comme des coides quelquefois douloureuses au toucher. Le traitement consiste dans l'emploi des antispasmodiques , des bains , des moyens mécaniques d'extension; quelquefois même on a recours ;'i la section ries muscles ou des tendons.

CONTIWSTK Di;S COULKURS. - Voyez Vision.

CONTUAYKItVA (Médecine), de l'espagnol yerba , herbe, et ronira, contre. — C'est une racine réputée à tort comme un contre-poison, particulièrement pour neutraliser les venins des animaux. Cette racine, de couleur brune en dessus, blanche en dedans, longue de 0"',06 à 0"",0'1 au plus, douée d'une odeur aromatique et d'un gnùt un peu amer, appartient au Dorstmia braxilie.nsis ou à d'autres Dorsténiei (famille dos Mori'c^). On l'emploie comme excitante, diaphorétique et jniisi'ptiquc, en poudre, en infusion, en sirop et en teinture alcoolique (voyez DoRsrKME).

CONTllE-IXJIÎP (Médecini!). — On donne ce nom à un ébranlement qu'éprouvent certaines parties du corps :\ l'oci^asion d'un choc reçu dans uin' rénion plus ou moins éloignée; ainsi on obseive quelquefois au rr.lne des fraclurei par conlre-coi'p , qui ont lieu i l'occasion d'un coup reçu sur une partie de la tète opposée ^ celle de la fracture. C'est ])ar h's oh que BC fait lu Iraiismibsiou du

choc, et parfois elle a lieu d'une extrémité à l'autre du squelette ; c'est de cette manière qu'une chute sur les pieds peut déterminer des accidents cérébraux graves; dans cette transmission, les organes contenus dans le ventre et la poitrine peuvent aussi ressentir les eflets du contrecoup, mais à un moindre degré, parce qu'ils sont entourés de beaucoup de parties molles; cependant on a eu occasion d'observer, comme résultats de contre-coups, des crachements de sang, des déchirures du foie, des lésions des reins, de la vessie, etc.

Les lésions par contre-coup, quoi qu'on en ait dit, ne sont pas plus graves que celles qui sont directes; seulement leurs effets ne se manifestant pas toujours immédiatement elles se révèlent souvent, contre toute attente, au moment où l'on ospère n'avoir plus rien à redouter.

CONTRE- EXTENSION (Médecine). — On désigne par ce mot une manœuvre souvent employée dans les fractures ou les luxations, et qui consiste à maintenir fixe et immobile la partie supérieure d'un membre, lorsque, par le moyen de l'extension , on ramène à leur place normale les os ou les fragments d'os. C'est donc une action opposée à l'extension (voyez Fracture, Luxation, RÉDUCTION, Extension).

CONTRE-INDICATION (Médecine). —On appelle ainsi une circonstance particulière qui ne permet pasde suivre dans le traiteni'jnt d'une maladie l'indication qui se présente, sans courir le risque de nuire au malade; on dit alors qu'il y a. contre indication; par exemple, il s'agit d'une entorse récente; on pense que le meilleur moyen serait de tenir lajauibe dans de l'eau froide pendant plusieurs heures; mais le malade a une bronchite (voyez ce mot). On craint que le froid n'augmente cette bronchite; voilà une contre-indication.

CONTRE-OUVERTURE (Médecine). — Iiicision que le chirurgien pratique dans un point plus ou moins éloigné d'une ouverture déjà existante, soit pour donner issue au pus qui ne peut s'échapper par celle-ci, soit pour extraire un corps étranger ; dans le premier cas, les contre-ouvertures seront toujours faites dans l'endroit le plus déclive pour faciliter l'écoulement du pus (voyez Abcès, Cokps étrangers).

CONTRE-POISON (Médecine). — Voyez Antidote.

CONÏREouCONTRO-STI.VlULUS(DocTr,iNE du) (Médecine), du latin i:ontra, à l'opposé, et xtimnlu.i, aiguillon. — Doctrine médicale qui, attribuant la maladie à un accroissement d'excitabilité ou un excès de stimulus, conseille d'administrer des médicaments dits contre-stiniulants, qui ont la propriété d'affaiblir l'excitation en la déprimant par une sorte de propriété spécifique ; tels sont les préparations antimoniales, mercurielles, ferrugineuses, les sels purgatifs, etc., que les partisans de cette théorie administrent, en général, à haute dose. Cette doctrine est due à l'Italien Rasori, d'où elle a pris aussi le nom de Rasorisme. Quoique opposée au hroivnisme (voyez ce mot) dans ses applications, elle repose cependant sur la même base, c'est-à-dire sur l'excitabilité. Presque oubliée aujourd'hui, quoiqu'elle ne date guère que d'un demi-siècle, elle a pourtant enrichi la thri:i|Hiiiii|iir de (|ni li|U('s nssources précieuses, par les rcc In r.lir . qurllc w |ii-n\ iH|i](.rs sur los doscs dos médi-

canrc'llls n sur Irui- cnililiij l'UipU'ique.

CUN rUI';\l';\TLLE (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arrondissement et à 20 kilomètres S.-O. de Mirecourt (Vosges). Il y existe trois sources d'une eau minérale, froide, alcaline, légèrement ferrugineuse, contenant des bicarbonates de chaux et do magnésie, du sulfate de chaux et un chlorure alcalin (sulfatée calcique); On les prescrit contre la cravclle, le catarrhe vésical, la goutte atonique. Al.iis l'aciion la plus incontestable de ces eaux est ctIIc cin'rllrs exercent contre la gravclle, et leur emploi esi d'aniani |iliis salutaire qu'elles ne causent aucun dériiugenient de l'csiomac, eji quelque (piantilé qu'elles soient prises. Elles sont surtout usitées en boisson. L'établissement de bains est très-restreint; il est ouvert du I" juin au 10 septembre.

CONTUSION (Médecine), du lalin conlandere, meurtrir, écraser. — Lésion ordiiiairement produite dans les tissus viv.'iiiis, |..ii' le ehoc violent ou la pression d'un corps di|ii"inii i|. |"'iiiio aignè ou de Iranchaut, et qui froisse, nimi n n, . . j .e,e les parties soumises à son action, sans tontetnisilei liirei' la peau, car alor^il y aurait, non plus rtinlifiiiin, mais plaie ronliisc (voyez Plaie). Une conlusiuii peut être légèn; et superllclelle ; la peau alors devient biun.ltre, violette , dans une élcnduc plus ou moins grande; cet effet l'st le résultat de l'extravasalion du sang ; c'est ce qu'on iiouime une ecchymose (voyez co

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