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mot). Il peut se former ()iielriuefois, surtout à la tête, sur le crâne, des tumeurs plus ou moins dures, renformant du sang épanché ou infiltré. Lorsque le coupa été violent, qu'il a agi directement, la contusion peut être plus grave, surtout quand le choc, portant sur des parties extérieures peu résistantes, a pu atteindre, niédiatement, dos organes profondément situés. La peau, dans ce cas, peut ne garder aucune trace du choc; mais il existe une douleur obtuse, une grande difficulté dans les mouvements; la coloration brune de la peau ne parait quelquefois qu'au bout de quelques jours : il peut y avoir alors déchirure des muscles des nerfs, et même les os peuvent Être fracturés (voyez Tbactiire). Si la contusion a eu lieu dans le voisiiiage de l'abdomen, il faut que le médecin inte; vienne et qu'il explore avec soin afin de reconnaître l'état des organes intérieurs et de conjurer, s'il se peut, les accidents qui menaceraient de se produire.

Le traitement des contusions légères se bornera à des applications résolutives, eau salée, eau blanche, eau vinaigrée, etc. S'il survient de l'inflammation ou si la contusion est grave , des cataplasmes émollients, des saignées, des sangsues, etc. Enfin, à la suite des contusions, il peut survenir des ahcès (voyez ce mot); il peut être nécessaire d'ouvrir les tumeurs sanguines, etc. Ces soins réclament la direction d'un médecin.

CONVALESCE.NCE (Médecine), du latin convalescere, recouvrer la santé. — La convalescence est un état intermédiaire entre la maladie qui a cessé et la santé qui n'existe pas encore; il n'y a convalescence qu'après une maladie d'une certaine gravité, et la durée de cet état dépend de la durée même de la maladie, de sa nature, do l'âge, du sexe, du tempérament, de la saison, et surtout de la disparition plus ou moins complète des désordres qui constituaient la maladie. A la suite des maladies chroniques, il se passe quelquefois plusieurs mois, et même une année, avant que la santé soit complètement rétablie; la convalescence est plus rapide à la suite des maladies aiguës. En général, on peut dire que la convalescence est plus longue chez les vieillards, chez les personnes faibles et habituellement soufl'rantes, dans les habitations malsaines, humides, dans les hôpitaux, chez les individus mal nourris, chez ceux qui abusent de la diote ou qui tombent dans un excès contraire, en automne et en hiver, enfin à la suite des maladies qui ont été accompagnées d'une grande prostration dos forces. La convalescence s'annonce, en général, par la diminution des souffrances, le retour du sommeil, la liberté des mouvements, une sorte de bien-être général, et par le rétablissement lent et progressif du libre exercice de toutes les fonctions; les organes de la locomotion et des sens sont les derniers à reprendre leur équilibre; aussi la faiblesse musculaire est-elle un symptôme qui désespère généralement tous les convalescents. C'est cette lenteur dans le rétablissement des fonctions qui doit rendre le médecin circonspect et ferme dans ses conseils; car le convalescent a faim, il désire se distraire par quelques occupations, mais, dans l'état de faiblesse où sont encore les organes, il ne faut accorder les aliments qu'avec une grande discrétion, ne permettre que des occupations très-légères, des exercices modérés, des distractions qui n'excitent pas trop vivement le système nerveux. C'est en observant avec un soin minutieux les différentes phases de la convalescence, en suivant pas à pas le rétablissement régulier des fonctions, en voyant renaître la gaieté, les forces, l'intelligence, l'aptitude au travail, qu'on arrive peu à peu, sans secousse, dans un temps qui ne peut être déterminé, au rétablissement complet de la santé. Il imiiorte donc que le médecin surveille de près le convalescent ; de nouveaux accidents peuvent se produire bien plus facilement que dans tout autre moment (voyez DiiiTE, Récime). F — n.

CONVALLAIliE ou CoNVALLABU (Botanique), Convnl- /n/ ia,Neck,du latin coni'a//(S, vallée, et du grec leirio», lis, parce que cette plante croît dans les vallées, ou que son odeur rappelle celle du lis. — Genre de plantes de la famille des L>/iui-ce<, tribu des jUparayécs. Il est désigné vulgairement sous le nom de Mui/uet (voyez ce mot).

CONVOLUTÉ ( Botanique ) , du latin cnnvn/iiiui, enroulé. — Se dit prinripalenient des feuilles qui sont roulées sur elles-mêmes dans le bouton, de telle façon que l'un de leurs bords représente un axe autour duquel le reste du limbe décrit une spirale. Les feuilles d'un grand nombre de graminées, do musacées, de l'épinc-vinette, de la gerbe d'or, des astères, etc., présentent cette disposition. Différentes spathcs, des pétales, peuvent être aussi roulés eu cornet ou en spirale, et par conséquent

être dits convolutés. Quelquefois encore les cotylédons sont roulés en spirales sur eux-mêmes dans leur longueur, comme ceux du grenadier (punica granalum); on les dit aussi convolutés- dans ce cas.

CO."\VOLUTIVE (Botanique), même étymologie que le précédent. — On nomme feuilles conVohdives celles qui, avant leur épanouissement complot, sont roulées en cornet comme dans les bananiers où l'un des bords de la feuille est situé de manière à former l'axe.

CO.W OLVULACÉES (Botanique), du latin convolvere, enrouler. — Famille de plantes Dtcoti/lédones gamopétales, classe des Convohulwées, à étamines hypn/ji/ne-!, établie par de Jussieu. Caractères [fig. GaO): calice ';V 5 sé-

Fig. 630. — Caractères des Con\o'.>;i'acée3 (liseron des l.aicsj {i

pales inégaux , persistants, à préfloraison quinconciale ; corolle campanulée ou en entonnoir, à limbe entier ou à 5 lobes, tordue dans le bouton ; 5 étamines saillantes, insérées au fond du tube delà corolle ; anthères longues, biloculaires, introrses, à déhiscence longitudinale; ovaire muni d'un disque charnu qui l'entoure, offrant 2 à 4 loges qui renferment 1 ou 2 ovules, 2-4 stigmates; fruit capsulaire présentant 1 à 4 loges , qui contiennent chacune 1-2 graines quelquefois cotonneuses à leur surface; périsperme mince, mucilagineux. Cette famille comprend des plante» à feuilles alternes, simples, sans stipules, à fleurs régulières accompagnées de bractées. La plupart des Convolvulacées habitent les régions intertropicales; on en rencontre quelques espèces dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal. Plusieurs possèdent dans leurs racines un suc acre, laiteux et purgatif; le jalap est de ce nombre. D'autres sont alimentaires, telle que la Balaie ou Palitte (Cotwolvulus batatas). On divise ordinairement les Convolvulacées en quatre tribus : 1° Les Argyréiées. Caractères : ovaire unique ; fruit bacciforrae ; embryon cotylédoné. Genres principaux : Rivea , Chois. ; Argyreia, Lour, — 2° Les Convoliu/ées. Caractères : ovaire unique; fruit capsulairo déhiscent; embryon cotylédoné. Genres principaux : Quamoclit, journ. ; Volubilis [Ipomœa. Lin.); Liseron {Convolvulus , Lin.); Cah/stegia, K. Brown; Liserolle {Evolvulus, Lin). — 3° Les Dirhnnrlrées. Caractères : ovaires, 2 ou 4 distincts; fruits secs; embryon cotylédoné. Genre principal : Dichon-

(I) Fig. 630. — Organes de fruclilicalion du liseron des haies.

1. — lloutou delà tleiir; — 6. bractées ; — c. calice; — p, corolle.

2. — Coupe verlic:de de la tlcur. partie inférieure; — Ij, br.ictées; — c, calice; — ;), corolle portant les filets e des étanÙDCs; — o. ovaire: — .ï, style.

3. — Fruit f entouré du calice persistant c et des bractées b.

i. — Graine h hile.

5. — Coui e de la graine montrant les cotylédons cln'tTonné».

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