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I^.OO

ini.O

Arles

Par un temps calme, un bateau chargé fait la route de Lyon à Avignon avec une vitesse moyenne de 2°',87. Un bateau à vapeur qui parcourrait 4 mètres par seconde, ou un peu moins de 4 lieues à l'heure sur une eau tranquille, descendrait donc de Lyon à Avignon avec une vitesse moyenne de 4"" -|- 2'",87 = &",%! , et remonterait d'Avignon à Lyon avec une vitesse de 4"" — 2,^1 ou de l'a, 13. M. D.

Cotas d'eau (Jaugeage d'un) (Hydraulique). — Évaluation de la quantité d'eau qui traverse pendant chaque seconde de temps la section transversale du cours d'eau en un point déterminé de son cours. C'est ce qui constitue le débit du cours d'eau.

Le volume d'eau débité par seconde est égal au volume d'une colonne doau qui aurait pour base lu section transversale, et pour longueur le chemin parcouru en moyenne par les diverses couches liquides, ou ce que l'on ajjpelle sa vitesse moyenne. Ce volume est doue égal à la section multipliée par la vitesse moyenne. Nous avons dojnié dans l'article précédent et au mot Ca\ai\ le nieyen de mesurer la vitesse moyenne; quant à la M, iii.n,' elle s'obtient par des procédés géométii.|iir> tenies les fois que le lit de la rivière est réguliei- ceiniue celui d'un canal ; dans le cas contraire, on opère de la manière suivante : on partage la largeur eu un certain nombre de parties, puis, à chaque point de division, on abaisse verticalement une sonde de manière à mesurer la profondeur de l'eau eu ce point. Les points de division seront assujettis à cette seule condition que, dans l'intervalle des verticales qui leur correspondent, le profil du lit soit à peu près rcctiligne. La portion de la section comprise entre les deux verticales forme un trapèze dont les dimensions sont connues et dont par conséi|Hriri en prnt connaître la surface. On pourra donc ;iin I r\^il,hi r|i;ui'nient la surface de chacune des porii..n .11 h iM. Iles la section n été partagée, et par leuc Muiui.r .ui.ir l.i section elle-même.

Quand le cours d'eau dont on vent jauger le débit est d(! très-petite dimension, le moyen le plus simple et le plus précis d'y parvenir est le suivant : on construit sur le couiii d'eau un barrage temporaire formé par des planches, et on pratique dans ce barrage un déversoir à vive arête dont la largeur soit le tiers ou le quart do celle du cours d'eau ou du barrage; puis, quand le régime est bien établi, que lo niveau de l'eau est devenu slationnairc au-dessus du barrtige , on mesure la hauteur h au-dessus de l'arêto antérieure du déversoir, à laquelle s'élève l'eau en un point où sa surface est plane.

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ce qui revient à marquer sur la plauclie de cliaque côté du déversoir, et à fiue'qiie distance de celui-ci, les points où s'élève l'eau, à joindre ces points par une ligne droite et à mesurer la distance de cet te ligne à l'arête antérieure du déversoir qui doit lui ôire parallèle. Connaissant la hauteur /( , la longueur / du déversoir, la dépense D est fouruie par la lormule pratique D = 0,400 X 'X /' Xv/-ff/'-

CoBKS d'eau (Fokce d'un) (Hydraulique). — Au point de vue mécanique, un cours d'eau est une force dont on peut tirer parti pour les besoins de l'industrie. Celte force peut varier d'un point à l'autre du cours avec l'abondance des eaux et la rapidité de leur marche ; elle est généralement utilisée au moyen des roues pendantes sur bateaux. Mais le plus souvent, on l'accumule en un point du cours par l'effet d'un barrage; elle sert alors à faire mouvoir des récepteurs hydrauliques de diverses natures, tels que roues en dessous, roues de côté, roues en dessus ou à augets, turbines, etc. ( voyez tous ces mots).

Chaque molécule d'eau en suivant son cours s'abaisse verticalement d'une quantité toujours croissante, dépendant de l'inclinaison ou pente du coui-s d'eau ; son mouvement est produit par l'action de la pesanteur qui tend à faire descendre les corps le plus bas possible.

Quelle que soit la vitesse du mobile, on peut toujours calculer la somme totale des effets de la force motrice qui se sout accumulés en lui sans être dépensés par les frottements, ou ce que l'on appelle en mécanique puissance vive ou quantité de travail disponible du mobile (voyez Force vive, Trav.iil). Cette quantité de travail disponible a pour expression ^^, M étant la masse du corps en mouvement et V sa vitesse.

Ainsi, par exemple, la Seine débite à Paris environ 150 mètres cubes d'eau par seconde, avec une vitesse moyenne de 0°,G0. En appliquant la règle, on Trouve pour le travail mécanique que cela représente

' '0 000 X 0,60 8 n -nA i-T ., • •

-Tj;^ = 2 i90 kilogrammetres, soit environ

40 chevaux. Ce nombre est excessivement faible, et c'est pour accroître le travail disponible d'un cours d'eau, qu'on effectue des barrages. Ainsi, si dans la Seine on faisait un barrage de l^.âO de hauteur, chose réalisable à la rigueur, le travail utilisable se trouverait égal à 150 OUO X 1 ",50 = 2 250 000 kilogrammetres, environ 3 000 chevaux. M D.

COURSE (Physiologie). — Voyez Locomotion.

Co;bses (Hippologie). — Voyez Races chevali.nes.

COURSIER (Hydraulique). — Canal ordinairement très-court, à fond plat ou circulaire, dans lequel se meut une roue hydraulique. 11 a pour objet de concentrer l'action de l'eau sur les aubes ou palettes de la roue. On étend aussi le nom de coursier au canal qui conduit l'eau d'une chute du vannage sur les roues en dessus.

Les coursiers et la forme qu'on leur donne sont d'une grande importance en hydraulique. On ne doit pas oublier qu'ils donnent toujours lieu à des frottements de l'eau contre leurs parois, ce qui diminue un peu la force de la chute. On doit donc s'attacher à réduire le plus possible ces frottements (voyez Roues uïdrauliques).

COURT n'iiALEii\E (Vétérinaire). — Ce mot s'applique à un animal qui a la respiration courte et qui, pendant le travail, est forcé de s'arrêter pour reprendre haleine. Les chevaux poussifs sont coio/it/'/ia/eiHe (voyez Poisse).

COURT-JOlNTÉ (Hippologie). — Se dit d'un cheval qui a le paturon court (voyez Paturon). Cette conformation, tout en donnant au cheval plus de puissance musculaire, nuit à la souplesse des allures et détermine ordinairement des réactions dures.

COURTlLlÈliE ^Zoologie), du vieux mot français coio-lille, jardin ; Gryllo-lulpa, Latr. — Tous les jardiniers connaissent ce redoutable ennemi des potagers, qui est

des Sauteurs. Cet insecte et ses congénères sont véritablement des grillons modifiés pour une vie souterraine; le corps est allongé; la tête petite, enfoncée dans une échancrure du thorax, qui est conformé en une espèce de carapace ; les élytres rudimentaires couvrent à peu près le premier tiers de l'abdomen, les secondes ailes sont repliées en filaments triangulaires qui dépassent les élytres; la troisième paire de pattes a les cuisses modérément renflées, propres, non pas au saut, mais à une progression énergique. D'ailleurs ce qia doit surtout attirer l'attention, c'est la modification spéciale des premières pattes, qui rappelle celle qu'on ^observe chez les taupes, parmi les mammifères. Ces pattes antérieures sont élargies et trapues, et leurs tarses, aplatis et dentelés sur le bord, semblent des mains conformées en pelles. L'abdomen est terminé par deux filets courts; les antennes sont grêles, allongées, flexibles et composées d'un grand nombre d'arlicles. Ainsi organisées, les courtilières ne sauraient vivre à la surface du sol ; comme les taupes, elles se creusent des galeries souterraines et se tapissent de distance en dislance sous de potils monticules faits de la terre qu'elles rejettent. C'est ordinairement dans les champs de blé, dans les jardins potagers que les courtilières se multiplient; l'hiver, elles se tapissent dans une cavité souterraine communiquant au dehors par une galerie oblique ou verticale ; de là, au retour du printemps, ces insectes, sortant de leur torpeur, creusent leurs galeries dans toutes les directions, pour chercher leur nourriture. Comme les taupes, les courtilières coupent sur leur passage toutes les racines que peuvent entamer leurs robustes m.iclioires, elles ne se détournent quepour éviter les plus dures. On ne sait pas au juste si elles se nourrissent de ces racines, ou si, essentiellement carnassières, elles se frayent simplement leur route en les rongeant. Celte dernière opinion est vivement sontenue par plusieurs observateurs et notamment par M. Le Foburier {Nouveau Cours d'ugricullure),

Fig. 08S.'— Courlili

devenu, pour les naturnlistes, le type d'un genre d'/«secles désigné sous le nuin d(! Taupes-gril Inns (Gryllo- /(i//yo, Latr.) et rangé dans l'oi die des Oy(Aop/cye,«, famille

Fi^. 036. — OEufs de la courlilière el larvci.

qui a le mieux décrit les mœurs de la courtilière commune. La ponte a lieu en juin et juillet dans «ne petite fosse à peu près cylindrique, lisse intérieurement, que la femelle creuse en terre i une profondeur d'environ U", 15; on trouve souvent jusqu'à 300 ou 400 œufs dans ces trous; une galerie courbe donne issue au dehors, et les petits, après avoir quelque temps vécu en société, sortent par là de leur berceau soutemiin. Les courtilières naissent avec leurs formes définitives, sauf les ailes qu'elles ne prennent, dit-on, (|u'à la troisième année. Les courtilières mâles font enieiidrc la nuit un chant doux et faible; ces insictes ne possèdent pas l'appareil sonore ou miroir qui caractérise les grillons et les genres voisins. Que les courtilières soient carnassières ou herbivores, elles n'en ravagent pas moins les racines des plantes, et leur présence se révèle par l'aspect jaune et flétri des végétaux atta(|uéset par les petits monticules amoncelés à l'entrée de leiirsgalerics. Leurs dégàlssont redoutables, et néanmoins on ne connaît que des moyens insuffisants de les détruire, ceux qu'on a indiqués n'étant applicables qu'aux petites cultures potagères (voyez Livre de la ferme, par Joigneaux ; le linn jnrdinier\ La C. commune iCri/lhc- ijrgUo-talpa, Lin.) a -v^ «"'.Ol ou n"',05 de Imiijneur; elle est ^ brune en dessus, roussàtre en dessous. On la trouve en Europe, dans le nord de l'Asie et de rAfiiiiue ; .■-ix ou sept autres espèces plus petites sont répaïuiiies en Amérique, en Guinée, eu Asie, à la Nouvelle- Hollande. Au. F. COLSCOUS, Couscoissou ^licononiie domestique), —

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sd.sï»ïrpr;rzsi^^^^^

sance divine dans les êtres les plus pe its (Uv. "; <^- ' ' o?.?!! V a des erreurs dans ses indications, on voit d'au rempart queTorganisatiou du dard buccal de cet fnsecle lui étaT assez bien connue. Chez les modernes

Kn:^Zo4S'etl£/îï^ûs^eir^;u^re

Fig. 687. — Cousin commun.

et des mœurs du cousin. C'est un petit insecte long de 0" (1 ',T^" OOG et dont tout le corps a la orme d m cvîiudre .Hroit ; six pattes grOles extrÊmement longues e ^ippoiaentavec lég'reté ; à son thorax son hxées deux ailes membraneuses transparentes que 1 insecte poiie

S d^cotîn Jc^c^^t ptu^v^c une ~« longue f^TëC Ï: d des fl" ilàdéfautde sang la femelle se

coinnos^ de \ ou h plftros .irlinil.'es et velues. Swan

?,°'Xm a parfaitement (iguré cen diverses parties; lieu

ur^^? décrit ainsi le mécanisme : ■. Aprte .p.c le ço.^

Xl posé 8ur le lieu où il doit P'^ner. ?.. voi q. 1 • ■

sortir du bout libre de sa trompe une P»'" •^, '!'!■' 7„,.' cinq (llet« réuniH);qn'il lAle successivem.n . pe.m M|^'

treou cinq endroits avec le bout de cetti pum , i ^^^^^^

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qùre cause surir cliaicip. l.apnio • ■ - !,,„ .,.,i,.iiii-l

mesure .pie l'aiguillon pénWre dans les tlKiiis, U devient

d'abord un arc dont l'aiguillon (ou les cinq filets réunis) formelacorde.L'extrémiiélibreetrennée reste toujourssur le bord du trou pour maintenir et empÊclier de vaciller un instrument délicat et faible (Réaumur dit plus lom avmr rècoimu que cette extrémité dégorge en même temps sur îa btesure où le suçoir est plongé une petite goutte d'une liqueur transparente) : c'est par un expédient semblable que les ouvriers qui ont à percer de trfes-pet.ts trous dans les corps durs savent mainteiiir la pointe déliée du foret. » Si rien ne vient le troubler, le cousm ne quîtte la place que gorgé de sang. Le gonnemcnt la rou- »eui e la soufti'anc? qui suivent une blessure si fine sont dus sans doute, d'une part, à la succion qui accumule le «an- vers le point blessé, d'une autre part à la présence d^iîiaiiide versé par la trompe. On ne connaît jusqu ici auct^retédlco^tre les sou&ranc.s Çafis assez vives Que cause cette piqûre. On s'est parfois trouvé bien d a 5oir iTiDUqué sur la partie blessée des compresses imb^ée 'd-lnioniaqueV à 10 gouttes dans une cuillerée d'eau) ou de laudanum; le miel » . '^'^u^^^, ^"^^' narfois Les vêtements ne suffisent pas toujo.irs à nous »a?an?ir de ces piqûres, que le cousin pratique fort SÎen à travers des étoffes légères; nous ^t^uv»"', ç«^ Pnnemi nresque imperceptible le jour, la nuit, dans les nr sXns les bois et jusque dans nos chambres; mais ?'Pst sur outle °oir et auprès des eaux qu'on rencontre ?eurs rot"p s im, ortnnes^ourbillonnant dans es airs T PS nrem ers âges de la vie du cousin se passent en eflel dans ï eC Stagnante ; la femelle y dépose un à un dressés et coUésI'mi à l'autre, deux ou trois cents œufs dont la masse, en forme de nacelle, surnage et se développe i la surface du liquide. Deux fours apr'ës la ponte, a lieu l'éclosion; les ieunes larves ne ressemblent guère à 1 niee parfait; ce qu'elles offrent de plus singulier, c'est qu'elles se pendent à la surface de l'eau, la tête en bas, et maintenant à fleur d'eau'l-extrémité libre d'un tube in- Jj,- J»séré sur l'avant-dernier anneau de leur ao- cousin, domen et par lequel elles respirent. Vives et a""les ces larves, dès qu'on agite l'eau, nagent en se cot^rb°it sur elles-mêmes en divers sens, pour revenir bientôt rèorendre leur position habituelle. Au bout de quinze [om-s ces larves se transforment en nymphes et ressemblPnî à l'insecte parfait emmaiUotté; elles vivent comme les 'àrvspe'XS^^

nverse narce que leur tube respiratoire, qui est double, e HnséVr Smn c une paire de cornes, un peu en arrière dp la tête au dos du corselet. L'insecte parfait paraît au bmdslTsept jours; sa sortie de la P-- de - nj^jP J^ est une opération délicate et périlleuse. Pette peau se lena a dos dS corselet et, par les contractions de son corps

■;„rS\^^c' r aLrson ^^b^^ en^fin "e^s Ç-

iSi£kr^^^rr';êi;re;y«

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:m œufs envi'-»=lP,fflf,>-';j"'-i^^\Tè?re re^rTseTlépar cinq

^""'IIZ ::,uVT"ri, strient 'abondamment de pir" , I, n, eîus et À un grand nombre de poissons, '"on nu ™pe dix espèces de cousins, parmi

„s^: ;:.s7l rlut signl. ler encore le C ""X^fJ^'Zt'

^:^/^dë'^:œ^^:=vS^s

M>r leur multiplicité une sorte de néau local , lo imui ^^mm^loL'u. nommée moustnimiiye pour ga-

;::;iH;'i:b:::;!m^œ::\.i..ù.es.DanJ.'An^r^^ S"^.-s"'^e,rLapii!r^p;;^'=-p!^

qûré's fonlle tourment des habitants (consultez 1 //..vfo.re //« dii^lères de .Mac<iuart). '^'>- '

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COUSSIN ou Coussinet (Mi?decine). — Pitce d'appareil fort employée par les chirurgiens, surtout dans les pansements des fractures. Les coussins sont faits quelquefois avec du vieux linge piqué ou avec de la peau rembourrée de coton, de laine, de crin, d'étoupe. On leur donne la forme, la dimension en rapport avec l'usage auquel ils sont destinés. D'autres fois, ce sont de petits sachets, plus ou moins longs, plus ou moins étroits, qu on remplit aux deux tiers ou aux trois quarts de balle d avoine et qu'on emploie dans les fractures pour emprcher le contact et la pression des attelles (voyez Fbactire,

COUSSINET octiHiBE (Vétérinaire). — Amas de tissu ccUuIo-graisseux placé derrière l'œil du cheval pour remplir l'orbite en arrière et maintenir le globe oculaire. — Coussinet plantaire : partie molle et charnue de la fourchette sous le pied du cheval. ^ ,. ,

COUSSINET ou Palier (Mécanique). — Cylindre creux en bois ou en métal, ordinairement composé de deux pièces demi-cylindriques, entre lesquelles tournent les tourillons des arbres ou axes des machines.

COUTANCES (Eaux minérales). — Ville de France, chef-lieu d'arrondissement (Manche) ; il y a deiix sources ferrugineuses froides, dites fontaines du parc, à 1 kilorn. de la ville ; elles contiennent du fer, du carbonate de soude, du sulfate de chaux.

COUTEAU (Médecine). — En chirurgie, on donne ce nom à un instrument tranchant dont on se sert pour diviser les parties molles, et qui ne diffère du bistouri que parce que sa lame est fixée à demeure sur le mauc lie sans pouvoir se fermer. Les dimensions, les formes des couteaux varient suivant les opérations chirurgicales dans lesquelles on en fait usage. Voici les principales espèces de couteaux dont on se sert.

Les C. à amputati07is proprement dits sont ceux qui oflrentles plus grandes dimensions; autrefois,ils étaient concaves sur le tranchant; aujourd'hui, ils ont tous une lame droite. On se sert du C. iiilerosseux à deux tranchants dans les amputations des membres ou il y a deux os, ou dans quelques-unes de celles qui se font dans les articulations. Dans ces dernières, on emploie aussi le C. désarticulatew de Larrey,dont la lame courte permet à l'opérateur de pénétrer plus sûrement dans les articulations (voyez Amputation).

Les C. à cataracte, destinés à faire la section de a cornéo transparente. Ou connaît surtout les C. de lUchtei\ de Wenzel, de Word (voyez Cataracte).

Le C. lithotome, dont Foubert se servait pour la taille latérale (voyez Taille).

Le C. de Cheselden, également pour 1 opération de la taille. , . , .,,..,

Le C. lenticulaire, destiné à détruire les inégalités osseuses que la couronne de trépan laisse après l'opération de ce nom (voyez Trépan). , , .

Le C. pour la réfection des amygdales, invente par Caqué, de Reims (voyez Amygdales).

Le C. en serpette, dont se servait Desault pour ouvrir les parois du sinus maxillaire.

En médecine vétérinaire, on emploie encore le L. ne feu. instrument destiné à appliquer le feu sur un .animal. — Le C. de chaleur, espèce de lame eu fer ou en bois, A bords mousses et polis, destiné ti. racler et enlever la sueur qui recouvre le corps des chevaux. — Le C. un- ,llaii, dont les m.-vréchaux anglais se servent pour rogner la corne des sabots (voyez Saikjt).

COUTRE (Agriculture), du latin culter, couteau. — Le routre est une pièce de la cha^rue destinée à couiicr la terre dans le labourage (voyez Charrue, Labour) {fu/. (M U1. Le coutre a ordinairement une forme assez semblab e a celle d'un couteau dont le manche est fixé un peu obliquement à Vnae de lacharrue Eet dont la lame B se dirige dchauten bas. Il est placé en avant du toc A pour fendre la terre, que celui-ci tranche ensuite horizontalement et que le fccsoir C soulève et retourne au moyen de sa surface contournée. Sa pointe doit toujours être en avant de celle du soc. Il doit avoir une forme calculée pour fournir pendant qu'il trav;iille, une égale résistance à la terre coutre laquelle il agit; on arrive ainsi .'i lui donner une forme courbe au dos et une section horizontale triangulaire. Son tranchant est rectiligno ou courbe (coutre fin faucillel, suivant les systèmes de charrues. On le lixe à l'âge de faron à ce que le Irauehaut soit vertical, incliné la pointe en avant ou incliné la pointe en arrière. Cctlo dernière position n'est cniployée que par exception; la première est plus géuéralcineut adoptée. Enlin, le plus souvent, on lixe le coutre la pointe uu peu

inclinée vers la gauche pour rendre la charme plus stable en élargissant la raie qu'elle trace. Dans certaine»

terres légères, on peut se passer de coutre et n'entamer f terre qu'avec le soc ; mais c'est un cas tout à fa, 'exceptionnel. Certaines charrues ont un contre fixe su e soc ; ce coutre, uni au soc par le bas, a, d^"^ ?« M^' '"'^ extrémité libre en haut. On a aussi e''lP"'>"î f °^J^^ terrains tourbeux, pour couper les ""nés un co«(re circulaire,,ovte de plateau circulaire en fermi°Çea«f« sur ses bords et tournant autour de son axe L agence ment du coutre sur l'âge se fait de d'T^cn tes manières. Tantôt il est fixé simplement dans une mortaise prati qi?S= au milieu de rage (A?- 690). Cette disposition a

srt:'!;iL?;ihi!^'i^^^ainit:i^.rgf^d%3f;ê

posît^n ve?t°calè défectueuse. On a tenté de remédier i

Coulrc! Hii}! 1 l'ai'le Je l'clrlcr.

ce dernier inconvénient en faisant usage d un coutre coudé (fiii. 691). On a aussi adapté à l'âge une gaine ou coutelière en fer où l'on maintient le contre avec un coin en bois. Le modo d'agencement le meilleur est incontestablement Vétrier américain figuré ci-contre {fig. 69i et (J!):i) (voyez Étrieb américain).

COUTURIER (Anatomie\ nom tiré des fonctions du muscle - Ou voit à la partie antérieure de la cuisse de Ihomnie un muscle superficiel long, étroit et comme rubaiié qui s'attache, d'une part, à l'épine iliaque antôrèm'^k supérieure, d'une autre part, i la partie supé- "ieurc, antérieure et interne du tibia; aussi ce muscle a-t-l reçu dans la i.onu-nclaturo do Chaussicr le nom à'iléo-urélil>ial. Le muscle cOH(»r,er, en se contractant, plie 1/jambe eu la dirigeant en dedans, puis U fléchit

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