‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 243 sur 396 · COY · texte numérisé non relu

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la cuisse sur le bassin en la ponant en dehors; c'est donc lui qui agit principalement pour faire croiser les i:mbes à la manière des tailleurs sur leur établi. Telle £-t l'nrigine du nom qu'il a reçu depuis longtemps.

COUTURIÈRE on Couturier (Zoologie). — Nom vulaoire d'une Fauvette {Sijlvia sutoria, Latli. (voyez Facvette).

COUVAIN (Zoologie). — On nomme ainsi les œufs et l'-^s larves des abeilles, guêpes, bourdons et insectes de cette sorte.

COUVÉE (Zoologie). — On nomme ainsi les œufs soumis à une même incubation ou les petits oiseaux sortis de ces œufs (voyez Incubation, Reproduction).

COUVRE-CHEF (Médecine). — Espèce de bandage pour la tête. II y a le ijrand couvre-chef, qui se fait avec une serviette ou une pièce de linge de cette forme, et le petit couvre-chef on mouchoir en triangle^ dont le nom indique la forme. Ce bandage mis en place forme une espèce de coiffe ; on s'en sert pour maintenir un appareil appliqué sur la voûte du crâne.

COWPOX (Médecine, Vétérinaire), mot anglais passé dans notre langue, composé de cmr, vache, et pox, variole. — On a donné ce nom, en Angleterre, à une éruption de boutons qui se développe sur les trayons des vaches et qui est l'origine du virus vaccin. On a dit que cette éruption provenait du transport et de l'inoculation aux vaches, de la matière sanieuse produite par la maladie des chevaux, connue sons le nom de eaux aux jamben (voyez ce mot), transport opéré par les individus qui traient les vaches après avoir pansé les chevaux affectés de cette maladie. Les expériences nombreuses qui ont été faites, sans avoir résolu complètement la question, ne TJaraissent pas favorables à cette opinion. Quoi qu'il en soit, la matière du cowpox, se répandant sur les doigts des personnes chargées de traire ces vaches, leur communique cette éruption et les préserve de la petite vérole. C'est à Jenncr qu'on doit cette découverte (voyez Vaccin, Variole).

COXAL (Os), du latin coxa., hanche. — Nom donné parfois à Vos iliaque qui soutient la saillie de la hanche et fait partie du bassin (voyez Bassin, Sqcelette).

COXALGIE (Médecine), du latin coxa, hanche et du grec algos, douleur, maladie de la hanche. — On appelle coxalgie une afïection de l'articulation coxo-fe'mornie, caractérisée par la douleur, la chaleur, les élancements dans cette partie et la difficulté ou l'impossibilité de marcher. La nature do cette maladie, qui se rapproche beaucoup de celle des tumeurs blanches, consiste dans une altération de la substance osseuse des tissus cartilagineux, libre-cartilagineux et des parties molles qui constituent l'articulation ; elle dépend le plus souvent du vice scrofulcux et reconnaît pour cause déterminante Ihabitation dans des lieux bas et humides, une mauvaise nourriture, des violences extérieures, etc. La coxalgie, qui n'est que la première période de la maladie connue sons le nom de luxation spi'iiliiiiri\ commcncr par une douleur vague, profonde, souvnii ini. riuiiiiiiM-, elle devient bientôt fixe, se propage inu li- I"ii,l; iIi' I;i cuisse; il s'ensuit une claudication plus ou moins prunoncée, enfin nn allongement du membre; ^ cet état,, dont la durée n'a rien de fixe ni de déterminé, succède tout à coup, par quelque cause légère ou même sans cause, un raccourcissement marqué : c'est la seconde période de la maladie; la tête du fémur, chassée peu à peu de la cavité cotyloide (voyez ce mot) par le gonflement des surfaces articulaires, en est sortie tout.\ coup : la luxation a eu lieu ; de là le raccourcissement qu'on remarque. Bientôt des abcès se forment dans l'articulation et aux environs; il survient de la liiMr rt (|ni-lquelois le malade succombe après de Iihi-nin sMuHiaiices. Le plus souvent, il guérit, mais la malailh' r-i Immue et il reste toujoui-s une claudication incurable. Les meilleurs moyens de traitement sont le repos absolu, les antiphlogibliques dans le début, tels que sangsues, cataplasmes, ventouses scariliécs, puis les révulsifs, ainsi les moxa'ï, les vésicatoires ; à tout cela on joindra, suivant les indications, un régime approprié; dans le début, les viandes blunches, les boissons émollicntcs; plus tard, une bonne nourriture, une médication tonii|nc, les préparations d'iode, eu-. Ce traitement ii souvent réussi ii guérir la maladie' '-"i'- luMiiii.ii: tuais, si elle a lieu, il faut encore insi-i'i "1 m. \ n inniqucs et, du reste, 80 comporter siiii. un r mh' :iii n, iinuvelle» et les coniplicntioiisqui survi'ini' m \'-\' ' \i;' is, Sciunui.ES, Luxation), y — N.

COYPOL' (Zoologie). - Voyrz Myoi-oiami;.

CRABE (Zoologie), du grec karabos, qui désigne les mêmes animaux. — Nom vulgaire des Crustacés qui sont les types de la famille des Décapodes hrachgures. Le mot Crabe {Cancer) avait été adopté par Linné pour désigner un grand genre comprenant les espèces de cette famille. Latrcille {Régne anirnal de Cuvier) partagea les Crabes do Linné en sept tribus : C. nageurs, C. arqués, C quadrilatères, C. orbicidaires, C. triangulaires, C. cryptopodes, C. notopodcs. Aujourd'hui, ce mot crabe désigne seulement un genre de la tribu des C. arqués de Latreille ou de la famille des Cyclométopes de M. Milne- Edwards (voyez au mot Brachïure) {Histoire naturelle des crtistacés). Il résulte de toutes ces variations ce fait singulier que les gens du monde nomment craljes à peu près tous les Brachijures (voyez ce mot), et que les naturalistes n'emploient plus ce mot vulgaire que pour désigner un genre dont presque toutes les espèces sont exotiques. Il serait dilBcile d'indiquer à quelles espèces communes le langage du monde applique ce mot; toutefois les crabes les plus répandus sur nos cotes de France sont : VÉtrille commune, la petite Étrille et le C. enragé ou commun (voyez Portcne), le C. poupnrt ou Tourteau, le Grapse madré et le Grapse porte-pinceau (voyez Grapse), la Lcucosie noyau (voyez Leocosie), le Maia ou Araignée de mer (voyez Maîa), le Culappe migrane ou Coq de mer ou Crabe honteux (voyez Calappe), la Dromie (voyez Dromie). On mange assez communément VEtrille commune et le Tourteau ; mais ce n'est pas un mets délicat, et leur chair, comme celle du homard, est difficile à digérer. On connaît particulièrement encore sons le nom de Crabes de petits crustacés brachyures du genre Pinnothère {voyez ce mot) qui se trouvent quelquefois, du mois de juin au mois de septembre, dans la moule comestible. C'est à leur présence que l'on attribue les accidents éprouvés souvent à ces mêmes époques par les personnes qui mangent des moules ; mais rien ne prouve que celte opinion du vulgaire soit fondée.

Le nom latin des crabes {cancer] a été francisé dans le mot cancre, employé quelquefois comme synonyine du mot crabe, mais il est surtout connu comme une désignation injurieuse; la démarche lente et tortueuse de beaucoup de crabes, qui marchent de côté, est peut-être l'origine de cette acception.

Caractères du genre ancien Cra//e(Cnrt(;ef, Latr.) : troisième article des pieds mâchoires extérieurs échancré ou marqué d'un sinus près de l'extrémité interne et presque carré ; antennes ne dépassant guère le front et comptant peu d'articles; pinces arrondies, sans crête en dessus. Dans ce genre, où Latreille établit plusieurs coupes, se trouve le C. poupart- 0X1 Tourteau {C. pugurus. Lin.),

Fiij. 69V. — Ci-iitic lourleau.

qui acquiert O^iSO de largeur et pèse jusqu'à S^'^-SOG; il est roussàtre, avec les doigts des pinces noirs et le dessous du corps jaune pâle. On le trouve souvent à la halle de Paris, car il est extrêmoment conunuu sur nos côtes de l'Atlantique et se roncoulre, quoique moins abondamment, dans la .MéditiTraiic'e. Cette espèce fait partie du geiii-e l'Inti/carnii de .Miloc'-Edwaids, et non de son genre Crnlic qui est liraiicoup plu-- irstroint, et (|ui a pour type le Canrrr ,,itc;irrrniius de Lamaick et ne comprend que trci/i' ■ I" '■' , l:i l'Iuparl originaires do l'Inde.

Craiii im . \l'" 1 "1 I s (Zoologie). — Voyez Limi'le.

CiiAiii: M-- rïii iiMKiis ou Crade OK vase (Zoologie). — C'est!' t'co do la Guyane cldu Brésil (raHccriicn, Lin.).

Chabf. KiuviATii.F. (Zoologie). — Voyez Tiielpiiusk.

Craue iioNTEiiX (Zoologie). — C'est le Calappe migranc.

CuAUiis APPELAMS (Zoologie). — Voyez GiLASiME.

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Ckaee Dr TEniiE, Ccades peints, Crabes violets (Zoologie).— Voyez OcYPODE, Gécarcin.

Cbabes fossiles (Géologie). — On connaît des crabes fossiles appartenant aux quatre genres : Crabe (Cancer),

Fis- ^9^* ~ Cancer uacrocbcluâ.

Carpilie ICorpilhis], Plalycarcin [Platycarcinus] , Portunc ou Etrille {Portunus). Les espèces fossiles de ces genres ont été trouvées dans les étages tertiaires de l'époque parisienne (éocène) et de l'époque falunienne (miocène). Souvent on désigne sous le nom général de crabes fossiles les décapodes brachyures dont les débris se rencontrent dans les terrains ; dans ce sens, il faut indiquer qu'on a trouvé des Gé/asimes et des Grapses dans les terrains tertiaires supérieurs; des Leucosies et animaux voisins dans la craie et les couclies des étages parisien et falunien ; des Dromies, des Ranïnes dans ces derniers terrains tertiaires.

CRABIER (Zoologie). — Nom donné à divers animaux qui se nourrissent de crabes : parmi les mammifères un Raton (Procyon cuncHvorus, Geoff.), de la Guyane et du Brésil ; un animal du genre Chien {Conis cancrivorux, Desm.), de la Guyane; uneSarigue{Dide/pIiiscanerivorn, Lin.), nommée aussi Puant de Cayenne, également de la Guyane. Un oiseau du genre Héron {Ardea comafa, Pall.), de l'Asie, de l'Afrique et du niidide l'Europe, est connu sous le nom de Crabier de Mahonoa simplement Crubicr.

Cl'.ABRON (Zoologie), Crahro, Fabric. ; du latin crabro, espèce de guêpe. — Genre d'Insectes de l'ordre des Hyménoptères, famille des Fouisseurs, tviha des Crabronites. Caractères : antennes coudées, fusiformes dans les mâles, filiformes dans les femelles ; mandibules terminées en pointe. Leur tête est forte; vue en dessus, elle a un aspect quadrangulaire et elle porte sur le front un chapeau brillant, nacré, argenté ou doré; leur thorax est globuleux; leur abdomen est lisse et noir, ordinairement tacheté ou annelé de jaune. Les crabrons ont le port et les formes de grosses guêpes; ils se nourrissent du suc des fleurs, mais leurs larves sont carnassières. Ils font leur nid dans la terre, le bois pourri ou la moelle de quelques arbrisseaux. Dès qu'où les saisit, ils font entendre un bruit aigu; les femelles sont armées d'un aiguillon au bout de l'abdomen. Ils détruisent, pour nourrir leurs larves, beaucoup d'insectes et de chenilles. L'espèce la plus commune en nos pays est le C. à grosse tète (C. cephatotcs, Fab.), noir, avec quelques taches ou lignes jaunes sur les diverses parties de la tète et une tache ferrugineuse sur les rdtés de l'abdomen.

CRÀBRONITES (Zoologie). — Tribu d'Insectes qui a pour type le genre Crubron et qui prend rang parmi les Hyménoptères fouisseurs (voyez CnAisaoK).

CRACII.AT (Médecine). — Les crachats proviennent le plus souvent d'une sécrétion morbide de la membrane muqueuse ou des glandes et des follicules de l'arrièrebouche ou de la pastie postérieure des fosses nasales; ils peuvent aussi venir des parties les plus profondes des voies aériennes. Il ne faut pas confondre avec les crachats les matières liquides expulsées par le vomissement ou celles qui constituent la salivation. Quoique l'abondance des crachats ne soit pas absolument incompatible avec l'état de santé, cette incommodité n'en constitue pas moins un fait anormal accusant dans les orgnncs qui les sécrètent une disposition irrégulièn'. ('.nn^iilLiés sous le rapport do leurnalureetdeleurirn|inrlance (lni)>lp|diagnostic des maindies, les crarhiits (■llrnit de n.niilireuscs variétés; ainsi, ils peuvent rire iiiu'|ii(.'iix,saMnuiiiolcuts, sanglants, striés de sang, niiiillr'^, jus de prniieauv, purulents, etc. On en tire des iinlicalions sui l'état des voies aériennes.

Cracuat de cotcou ou iiK cIiE^ollLlE (Zoologie). —

Nom vulgaire de certaines niasses d'une écume blanchâtre qu'on observe au printemps sur les feuilles des plantes; ces petites masses proviennent des larves des cercopes (voyez ce mot) .

CRACHEMENT de sang (Médecine). — Ce symptôme, qui eflraye souvent, mérite surtout l'attention lorsque lu sang expulsé par le crachat provient réellement de la poitrine. 11 arrive souvent en effet que les crachats contiennent du sang provenant des fosses nasales ; ce sang est ordinairement foncé en couleur, souvent même caillé, et en même temps le malade mouche du sang; il n'y a pas i se préoccuper beaucoup de ces petits accidents. Lorsqu'il vient de la poitrine, le sang est plus vermeil, plus abondant et ne sort pas par le nez, à moins qu'il ne soit expulsé avec force dans le mouvement de toux ; il y a lieu alors d'avoir recours à un médecin (voyez Hémoptysie).

CRA-CRA (Zoologie). — Nom vulgaire de la Rousserolle (Curruea turdoides, Cuv.), oiseau du groupe des Fauvettes.

CRADEAU (Zoologie). — Nom vulgaire de la Sardine [Clupea sardina, Cuv.).

CRAIE (Minéralogie, Géologie). — Voyez CntTACÉ,

CALCAir.E.

Craie de Briançon (Minéralogie). — Voyez Talc

CRAMBE (Zoologie), Crambus, Fab., du grec krainbos, sec, brûlé. — Genre d'Insectes de l'ordre des Lépidoplères, famille des Noctui'nes, section des Tine'ites. Il est caractérisé par l'existence d'une trompe distincte, avec des palpes inférieures avancées en forme de bec droit jusqu'au bout. Ces teignes ont, dans l'état de repos, une forn:e presque cylindrique; leurs ailes supérieures sont ornées de taches ou de bandes argentées ou nacrées; on trouve les unes dans les prairies humides et les herbes hautes des bois, les autres dans les prairies sèches. Leur vol est bas et court ; elles sont communes pendant les mois les plus chauds. Leurs chenilles vivent sous les mousses, dont elles mangent les racines.

CRAMBÉ (Botanique), Crambe, Tourn. ; nom que les Grecs donnaient au chou, et plus spécialement au chou marin. — Genre de plantes de la famille des Crucifères, tribu des Raphatiées. Caractères principaux : filets des quatre plus longues étamincs bifurques ; silicule à 2 loges articulées, la supérieure globuleuse. Le C. maritime [C. ntaritima. Lin.), appelé aussi Choumarin, est une herbu vivace dont les feuilles inférieures sont grandes, ondulées, glauques et les fleurs en grappes terminales blnnches. Cette espèce croit spontanément sur les côtes de France; elle s'étend jusqu'à la Baltique. En Angleterre, on la cultive beaucoup comme plante alimentaire. Ses jeunes poussesannuelles, blanchies par certains procédés de culture, se mangent bouillies et assaisonnées à la manière du chou-fleur et de l'asperge. Leur saveur se rapproche un peu de celle de ces légumes. Le C. de Tartarie (C. icrtarica, Jacq.) est aussi une plante vivace qui s'élève à la hauteur de 1 mètre environ. Ses feuilles radicales sort multifides, dentées, incisées. Eu Sibérie, où cette espèce est abondante, la pulpe de la racine, ou bouillie ou accommodée en salade, est un aliment Irës-répandn. G — s.

CRAMPE (Médecine). — Contraction involontaire, passagère et douloureuse d'un ou de plusieurs muscles, et surtout de ceux qui constituent le mollet; on les observe aussi assez souvent à la cuisse, à la main, au cou; elles peuvent exister dans tous les muscles. Elles résultent ordinairement d'une extension forcée des fibres musculaires, d'une fausse position ou d'un mouvement désordonné ; elles sont encore produites par la compression, la piqûre, la contusion d'un nerf; quelquefois les crampes sont liées à un état du cerveau et des nerfs, qui constitue les accidents nenxu.v observés dans l'Iiystérie, l'hypochondrie, etc. Elles se présentent comme symptômes de certaines maladies, telles que la colique de plomb et surtout le choléra, dont elles constituent un des signes les plus fréquents et les plus douloureux. Les crampes légères des jambes cessent assez promptenieut lorsqu'on peut appuyer fortement le pied sur le sol en étendant le membre ; on peut aussi avoir recours avec succès aux frictions. Les autres rentrent dans le traitement de la maladie ;\ laquelle elles sont liées.

On app'll,' rniinj"' (l'estomac une douleur vive dans la région epi^asiriquc, ([ui paraît résulter d'une contraction spasmudiquu des libres musculaires do cet organe. Cette douleur est quelquefois si violente qu'il survient des vomissements, des frissons, des sueurs froides et même la syncope. Le traitement consiste dans l'emploi des calmants comme les opiacés, la jusquiame, la bolladouae, des antispasmodiques, tels que l'éther, le sous-

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nitrate de bismuth, le camphre; on ajoute A ces moyens les révulsifs, comme les pédiluves, les vésicatoires, etc. On donne le- nom de crampe de poilrùie à une constriction douloureuse du thorax qu'on appelle encore «ngine de poitrine (voyez ce mot). F — N.

Crampe (Zoologie). — Un des noms vulgaires de la Torpille.

CRAMPONS (Botanique). — Appendices plus ou moins longs avec lesquels certains végétaux, comme le lierre, s'attachent aux surfaces sur lesquelles ils vivent; les crampons ne sont pas contournés et ne pénètrent pas dans l'écorce des végétaux auxquels ils adhèrent.

CRAN, Chan de Bi\etacne, Cranson (Botanique). — N'oiu vulgaire du Cocklearia armoracia, Lin. (voyez Cochleakia).

CRANE (Anatomie), du latin a-onium, crâne. — Le crâne est une sorte de boîte osseuse contenant les masses centrales les plus volumineuses du système nerveux cérébro-spinal ; il termine en avant la colonne vertébrale. Les os qui le forment sont en général plats et articulés entre eux d'une manière fixe. Leur nombre varie considérablement dans la série des vertébrés.

Chez 17(on(»(e, on compte 8 os dans le crâne, savoir : ■i os pairs, les deux temporaux et les deux pariétaux; 4 os impairs : le frontal ou \coronaU V occipital, qui contient le trou vertébral par lequel la cavité crânienne coiumunique avec le canal vertébral ; le sphc'noide, placé â la base du crâne, en avant du trou vertébral et dont les extrémités on grandes ailes se voient dans la fosse temporale; enfin Vetlmiuïde , qui forme le plancher supérieur des fosses nasales. Ces os sont unis entre eux au moyen de nombreuses articulations nommées sutures. La "partie inférieure du crâne s'articule avec les os de la face et de la colonne vertébrale. On distingue dans le crâne une région antérieure nommée sinciput, une postérieure appelée occiput, une supérieure qui est la voûte, le vertex ou breçima ; deux latérales sont dites les tempes, et, enfin, une inférieure nommée base du crâne (voyez Tète, Purénolocie, Craniologie).

CRANGON iZoologie), Crantjon, Fabr. — Genre de Crustacés, ordre des Décapodes, famille des iJacroures, tribu des Salicor/iies, dont l'espèce la plus commune est le C. commun [C. i-utr/aris^Tub.], long de 0"',0ô environ, d'un vert glautfue pâle, ponctué de gris et uni ; on lui donne les noms vulgaires de Cardon, Crevette de mer, et on le pêche' toute l'année dans des filets sur nos cotes de l'Océan ; sa chair est moins délicate que celle des palénions, et, comme elle, quelque peu dillicile à digérer.

CRANIE (Zoologie), Crania, Retzius. — Genre de Mollusques hracitiopodcs , à coquille bivalve, irrégulière, de contcxture perforée, dont la valve inférieure est fixée à un corps submergé, l'autre conique, libre ; l'animal a des bras fixes, charnus, sans charpente osseuse. On en connaît quelques espèces vivantes et un beaucoup plus grand nombre à l'état fossile, la plupart provenant des terrains crâtacés.

CRANIOLOGIE (Physiologie), du grec ci-anîOH, crâne, et logos, science; et Crvnioscopie, du grec crnnion, crâne, et scopein, examiner. — Ces deux mots, dont on s'est servi indistinctement, ont été introduits dans la science depuis les travaux du docteur Gall sur l'anatoiuie et la physiologie du cerveau. Ils désignent le système proposé par ce savant pour faire apprécier le degré de développement du cerveau et de ses diverses parties, et pour en tirer des inductions sur les diverses dispositions intellectuelles et alVectives des hommes et des animaux. Ces noms ont été remplacés par celui de phrénologie, plus généralement adopté aujourd'hui par les médecins et les philosophes (voyez Piiréxolocie).

CRANSAC (ICiiux minérales). — Village de Franco (Aveyron), arrond. et â 30 kil. !\ -E. de Villcfrancho. Il y a plusieurs sourcesd'eaux minérales froiili^, imulori'^, inodores, non gazeuses et d'une snveursiypii'inr ; i llr^ cimlienncnt G", Il de principe (ixe;ceMiiii d. s mi1I;ii.s do chaux, de magnésie, d'alumine, de fer et de jiuirij;anèse. Elles conviennent dans les maladies de la rate, du foie, do l'cslomac, dans les constipai ions, et spécialement dans le» (lèvres inîeruiillenles rebelles.

CRANSON' a!')laiiiqiie). — Vovez Cociii.eariA.

CRAPALij ;Z"oi"gi'-). «"/'", '■«'"■■ — ^■'-'"'''' ^^ "'■'':

lilcs, de l'ordre i\r•^ llatraciens, famille de» Anoures, qui se distinguent des grenouilles par l'absence de dents au palais et même le plus souvent aux mâchoires; ds ont du reste le corps ventru, couvert de verrues ou de pupilles; un gros bourrelet percé de pores derrière l'oreille, d'où suinte une humeur laiteuse et létido, les paltes de der-

rière peu allongées, ce qui fait qu'ils sautent mal et qu'ils se traînent assez péniblement au lieu de marcher; leur aspect repoussant et leur résidence habituelle dans les lieux humides et bourbeux les a assez injustement rendus odieux à tout le monde. Ils ne possèdent cependant aucun venin, et si l'humeur acre qui suinte de leur corps, inoculée dans des plaies, peut être funeste à quelques petits animaux, elle est à coup sûr entièrement inoftensive pour l'homme et pour les animaux d'une taille même bien inférieure à la sienne. Lorsque les crapauds sont surpris, comme ils ne peuvent fuir avec promptitude, ils s'arrêtent, enflent leur corps de manière à le rendre dur et élastique, font suinter de leur peau leur humeur blanche, et lancent au loin leur urine acre, fétide. Ils se cachent d'ordinaire dans les lieux sombres et humides, d'où ils ne sortent que la nuit ou après les pluies chaudes; quelquefois, à ces moments, ils paraissent en si grande quantité qu'on a cru à des pluies de crapauds (voyez Pluie). Quoiqiie les crapauds adultes vivent le plus souvent à terre, cependant les petits sont aquatiques, et c'est dans les mares ou les étangs que les femelles vont déposer leurs œufs. Les petits naissent à l'état de têtards et subissent des métamorphoses analogues à celles des jeunes grenouilles (voyez Batraciens, MÉXAMonrposES). Les crapauds se nourrissent de petits mollusques, de vers et d'insectes vivants. Pendant les hivers froids, ils restent engourdis dans des trous; alors leur respiration est très-bornée, et ils ont besoin d'une très-petite quantité d'air. C'est ainsi que quelques personnes ont prétendu expliquer coinnient des crapauds auraient vécu enfermés dos années dans des blocs de pierre, de silex, etc. Cette opinion, favorablement accueillie par le vulgaire et d'un examen très-dilïicile, n'a pas encore reçu une solution complète. Voici les faits les plus récents. En août iSàl [Comptes rendus de l'Académie des sciences), une commission ayant C. Duméril pour rappor;eur eut à examiner le fait d'un gros caillou arrondi qui, cassé en deux, fit voir une cavité d'oii s'échappa, assure-t-on, un crapaud vivant; les ouvriers témoins du fait le saisirent et l'y replacèrent ; mais étaitil bien réellement dans ce caihou'! s'il y était, n'avait-il pas pu recevoir de l'air par quelque fissure? L'Académie ne pouvant éclaircir aucun de ces points, ni le rapporteur ni l'Académie n'osèrent se prononcer sur ce fait. A cette époque, iM. Seguin envoya à l'Académie des sciences deux blocs de plâtre dans lesquels il avait enfermé un crapaud et une vipère en 1852. L'Académie les fit ouvrir en juin ISGO; ils furent trouvés tous les deux morts et même desséchés. Cette expérience parut peu favorable à l'assertion citée plus haut. Cependant, dans des expériences faites, en 1777, par Hérissant, et, en 18l7,par W. Edwards, on a constaté que, dans les mêmes conditions, des crapauds avaient pu vivre un grand nombre de jours et même jusqu'à dix-huit mois.

Les principales espèces sont : le C. commun (B. vulgaris Cuv.), très-commun aux environs de Paris, gris roussâtre

Fig. 096. — Crapaud comimin.

ougrisbrun,l.Mliiscniivertdebeaucoupdetnbercules,gros coinine de- 1. nhlli' : pii-ds de derrière donii-palmés. 11 a (l"',0,s â 11' ,111 'i i "luiieur; son têtard est petit ot noirâtre. ('.'' . iM|i,iii.l \ Il , ilit-on, quinze ans. Son cri a quc^ (Mie rapport avec l'alioieinent du chien. On le trouve dans les lieux obscurs et humides; il saule tiès-inal. Le C. des joncs {II. cnlnmila, Gin.l, égalemenl. des envirou'i de Pa- 'ris, ne peut que grimper aux herbes aquatl(|Ul■^; ilcst remarquable par une ligue d'un jaune vif U- long d.' 1 eclnne et uuu ligne rouge sur les flancs; il répand une odeur insupportable de poudre à canon. Le C, linm [II. [uscus, Laur.) saute assez bien; on le mange dans quelques pays.

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Le C. accoucheur (C. nbsletricans, Laur.), trfcs-commun en France, doit son nom j\ ce que le mâle porte attacliés autour de ses cuisses les œufs pondus par la femelle ; au moment de l'éclosion, il court se plonger dans l'eau où doivent vivre les jeunes têtards. Enfin, le C. à ventre jaune [B. igneus, Merr.) est le plus petit et le plus aquatique de ceux de notre pays ; il vit même dans les marais salins. Ad. F.

Crapaud de mer (Zoologie). — Nom vulgaire d une espèce de Poisson-f, la Scorpéne horrible.

Cfapacd volant (Zoologie). — Nom vulgaire de VEngoulevent. , ,

CRAPAUD (Vétérinaire). — Maladie de la sole et de la fourchette du cheval, caractérisée par le décollement, la désunion de la corne et du tissu réticulaire de la commissure de la fourchette, avec suintement fétide, végétations, dénudation de la surface du pied, etc. Elle est considérée comme de nature cancéreuse. On l'a aussi appelée ulcère rongeant, cancéreux, carcinome du tissu réticulaire du pied. Les animaux lymphatiques, ceux qui sont affectés d'eaux aux jambes, de crevasses aux pieds, y sont sujets : cette maladie reconnaît encore pour cause les pâturages humides et marécageux, l'hiver, les saisons pluvieuses. Le crapaud est une maladie difficile à guérir, surtout lorsqu'il est ancien; le traitement consiste dans l'emploi des astringents, des caustiques et même du feu ; les pansements avec un onguent dessiccatif, le tout secondé par des toniques, quelques purgatifs et les soins hygiéniques.

CRAPAUDINE (Vétérinaire). — Ulcération autour de la couronne du pied chez le cheval, l'àne et le mulet; on lui donne aussi le nom de peigne ou celui de teigne. Les causes sont l'humidité, la boue, les pluies d'automne. Elle est caractérisée par le suintement d'un liquide grisâtre, la corne se fendille et se sépare du bourrelet, les poils se liérissent, etc. Cette maladie est grave ; comme la précédente, on la traite par les astringents, les caustiques et le feu.

CRAPAUDINE (Zoologie). — Nom vulgaire d'une espèce de Poisson (voyez Anarriiique).

CRAPAUDINE (Botanique). — Synonyme de Sidérite. Crapaudiine (Paléontologie'.— On donne ce nom ;\ des dents fossiles de différents poissons, tels que V Anurrhique ou Loup marin, les Spares et plusieurs espèces du genre Dorade. Ces dents ont une forme hémisphérique. 11 y en a d'une seule couleur, ordinairement rousse ou brune; ce sont les vraies Crapaudines ; on prétendait qu'elles venaient de la tête des vieux crapauds. Celles qui présentent des cercles concentriques de diverses couleurs s'appellent œil de loup ou œil de serpent, suivant leur grandeur, qui varie de 0",nO-i â O°',0'27 de diamètre.

CflAPAumNE (Mécanique). — Pièce généralement en fer ou en acier, creusée d'une cavité servant à recevoir le pivot inférieur d'un axe vertical autour duquel tourne un objet pesaut. Les meules de moulins à farine, les turbines, sont montées sur crapaudine; certaines portes le sont également. "

CRAQUELIINS (Pêche). — Dans quelques ports de mer, les pêcheurs donnent ce nom aux crustacés qui viennent de changer de test et qui sont dans un état mou. Ils s'en servent avantageusement pour la pêche des poissons de mer.

tRAQCELiNS (Écouomie domestiquc). — Espèce do pâtisserie qui croque.

CRASSANE, CRESANE (Arboriculture), liergamollc crassane, Duham. — Espèce de poire des plus estimées, arrondie, plus largo que haute, portée par un péiloncule assez menu et allongé; la peau d'iui vert gris;ilre. Sa chair est très-fondante, abondante en eau, d'une saveur fraîche, sucrée, très-légèrement acerbe, mais d'un goût exquis. Elle mûrit en automne.

CRASSULACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones diixltjpélules périgynes, classe des Crussulinées, établie par A. L. de Jussicu sous le nom do Crassulées . Elle comprend des herbes ou des sons-arbrisseaux à feuilles charnues plus ou moins succulentes. Leurs fleurs sont régulières, disposées le plus souvent en cyme ou en grappes unilatérales. Calice libre; pét;ilcs en nombre égal à celui des sépales; ovaires en même nombre, à une seule loge, accompagnés ordinairement de petites écailles à leur base; fruits, follicules à débiscencc dorsale ou ventrale. Les plantes de cette familli^ habiloiit principalement les endroits secs et 1rs rochers. La plus grande partie se trouve au cap de Bonne Espérance. On en rencontre aussi un ;issez grand nombre en Eiu'ope. Leur suc, qui contient de l'acide UKilique en proportion no-

table, possède en général dos propriétés rafraîchissantes et sédatives. Genres principaux : Bulliardie [Bulliardia, de Cand.), Crassule {Crassula, Lin.), Kochea, de Cand. ; Cotylédon, de Cand. ; Omhilique [Vnihilicus, de Cand.), Ec/ieveria, de Cand.; Orpin {Sedum, Lin.); Joubarbe [Sempervivum , Lin.). Travaux monographiques : De Candolle et Redouté, Plantes grasses, et de Candolle, Mémoire sur les Crassulacées (1828); Prodromus, t. IIL

CRASSULE (Botanique), Crassula, Lin.; àccrassus, épais, à cause de l'épaisseur des tiges et des feuilles de ces plantes. — Genre de plantes type de la famille des Crassulacées (voyez ce mot), dont les espèces sont des herbes ou des sous-arbrisseaux à feuilles ordinairement éparses. Elles habitent le cap de Bonne-Espérance. La C. lactée {C. lactea. Ait.), haute de 0",25 environ, a les tiges cylindriques, les feuilles ovales, ponctuées et les fleurs blanches étoilées. La C. portulacée (C. portulaca, Lamk.) s'élève souvent à plus de 1 mètre. Ses feuilles sont luisantes, ponctuées et ses fleurs d'un beau rouge. La C. ciliée (C. ciliata. Lin.) a les tiges presque nues, peu rameuses, les feuilles munies de cils et les fleurs jaunes en corymbe. Ces plantes sont cultivées en serre fj'oide dans la terre de bruyère. Comme espèce spontanée en Europe, nous ne possédons que la C. rouge (C. rubens. Lin.), petite plante très-commune sur nos murs et dans les endroits rocailleux, sablonneux. Ses fleurs sont sessiles, blanches, avec une ligne rougeàtre sur chaque pétale. Ses étamines, quelquefois au nombre de 10, ont leurs anthères noirâtres. Caractères du genre : calice plus court que les pétales, à 5 sépales; 5 pétales; 5 étamines; 6 ovaires libres et accompagnés d'écaillés à leur base.

CRAT.î:GUS (Botanique). — Voyez Alisier.

CRATÈRE (Géologie). — Voyez Volcan.

CRATÉVIER (Botanique), Cratœva, Lin., du nom d'un médecin cité par llippocrate. — Genre de plautes Dicotylédones diatypétules hypogynes, famille des Capparidées, tribu des Capparces. Il comprend des arbres et des arbrisseaux à feuilles composées, trifoliées et habitant les régions tropicales, particulièrement celles du nouveau continent. La fleur a 4 dents au calice; 4 pétales; 8-28 étamines ; le fruit est une baie globuleuse allongée. On ne compte guère qu'une dizaine d'espèces de ce genre. Le C. inpier (C. tapiu,Un.), des Antilles et du Brésil, s'élève à 10 mètres environ et porte des baies aussi grosses qu'une orange, répandant une odeur d'ail très-prononcée. On les mange et on les emploie à préparer une boisson ferment(îe. Les espèces de ce genre se cultivent parfois dans notre climat, en serre chaude ; elles exigent une température élevée. Jusqu'ici, on n'a pas pu en obtenir de fleurs.

GRAVANT (Zoologie). — Voyez Bernache.

CRAVATE (Zoologie).— Ce nom a été donné vulgairement à plusieurs oiseaux, avec nue épiihète; ainsi la CraDu(<; fc/a«c/ie est une espèce du genre Tyran, \n Cravate jaune est Valouelte du Cap, la Cravate noire est un colibri, etc.

GRAVE (Zoologie), Fregilus, Cuv. — Genre d'Oiseaux do l'ordre des Passereaux, famille des lénuirnstres, section des Huppes : la forme de leur bec un peu plus long que la tête, arrondi, un peu grêle, a déterminé Cuvier à les placer avec les huppes; leurs mœurs et surtout leurs narines recouvertes par des plumes dirigées en avant ont engagé d'autres auteurs à les rapprocher des corbeaux. Le C. d'Europe (C. graculus. Lin. ; F. crylhrornmphos, Dum.) a la taille d'une corneille, le plumage noir, avec le bec et les pieds rouges. C'est un oiseau vif, inquiet et turbulent, qui fait entendre presque sans cesse un cri aigu. Il habite les hautes montagnes de la Suisse, de l'Italie septentrionale, du Tyrol, de la Carinthie, de la Bavière. Il niche dans les fentes de rochers, comme le choquard ou choucas des Alpes, avec lequel on l'a confondu parfois. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs blancs, avec des taches d'un brun très-pùlo. Il se nourrit de fruits et d'insectes. « Quand il descend dans les vallées, dit Cuvier, c'est un signe de neige et de mauvais temps. » CRAX I Zoologie). —Voyez Ilocco.

CRAYON (Technologie). — On désigne, en génér.al, sous ce nom toute substance solide pouvant laisser une trace permaiiento sur le papier, le bois, ou toute autre surface unie sur laquelle elle est frottée.

La matière, taillée au préalable, est habituellement protégéi; contre les chances de rupture et d'usure inutile par une enveloppe eu bois ou en métal, lorsqu'il s'agit de crayon pour le dessin linéaire. Elle reste libre en cy-

CHA

CUÂ

"oirde Eue se'réduft à diviser à la sc.e eu pOts pa-

être placés dans un porteçrayon ™" ^"'-■^,^,'^'^\^''terfun^is dam l'intérieur d^ui cy nidre M^^^^^

''^4 '.n7'nqs débiter ainsi la matit-re en petits parai-

Taxe de petits cylindres en bois de ccdie. ^

La proportion d'argile empl^y'^^^.f,,^',?^^^! varier

laquelle on soumet le crayon permettent dt, faire vaiier

'" T 'ïÉ"oiï 'sx'^sts rrj'S?

do dcshiccation voulu. ,in«in linéaire

La fabrication des crayons destinés au dessin iinca.

dre ilîipalpablo; la f^l^^ZJ^^'^^^ dosage et '''"«^"j'P"'"';"'' 'V; w.ccalionelune cuisson 5on, le broyageJein.Mda^ la d sHK,': ' ,„„„j,„.e.

Examinons successivement comment se fait chacune

"^1^;^^^ la plombagine se fait à la main et consiste en un triage pour en séparer ous les d«bris de '°ngue ou de matières étrangères qui l'auraient penén-ée ce que facilite beaucoup la trituration au pilon dans un mortier de fonte, et une chauffe au rouge dans un creu'et fermé, la chaleur devant détrône c.'Ues des matières Qui auraient échappé, et par suite donner plus de moelleux au crayon une fois fait. ,..„,;. , -pt

Veiniration de Varrnle se fait par levigation. A cet effet Târéile placée et fortement agitée avec de 1 eau d.ns unpfem er baquet, est laissée deux minutes en repos puis IVau es décantée à l'aide d'un siphon de 0° OS de diamètre, dont la longue branche descend de o4o pour rTmenèr dans un second baquet plus grand nue le premier, où elle laisse déposer l'argile pure. ^lldolwe et VincorporaUon des deux sulfances se font nar â^pesée et la trituration prolongée du mélange soil rpilon. Les proportions habituellement employées sont de 2 à 3 de plombagine pour 1 d arg le

Cuisson — La matière une fois mélangée est tassée dans un creuset qu'on ferme et qu'on lute, l'OisP^j-'-^e =>" rou-e d'autant plus élevé que les crayons doivent être nlusdiirs et sont plus riclies en plombagine. ^Fn outre l'orération sert i éviter les altérations ulterieuJerrn deSant les dernières traces de sulfure qui

^rœ:"^rè^^P-"-m=.hine,sp.cia,e dont on prolonge l'action jusqu'à ce que 1 on n entende nlns crier la matière sous la meule. • „ i„

■^L'opération étant prolongée jusqu'à ce qu'on juge la matit^e îout à fait impalpable, on en essaye «n échantillon en achevant sur lui la f'^bncat.on et o„ ^ »rrê^^^ définitivement le broyage que lorsqu on est satislait au

''on'proctde alors au '"««'«J'-vL^^nf riataTule cela t.|nsformée en "- Pf f^^ÏK 'ou° ù^^, recmi?ertèl ^^^cl^pSI^^ermélp,^" on sÇ^-<or.ement

^- i^nX^V^iS: E^^^^^

les immerge dans une solution cnaimt uc

soude plus ou moins concentrée, suivant le degré de

dureté que l'on veut obtenir, ^„,

poussier, et est chauffe f > ^''-f ,;'^;° ^.,„s s-, monture.

,age, f'" t.^n;éHl ique" -"0n''si bsulue à la pUibavues du reflet P^*- '^'3'i-,-..ra san<'uinc, ou une autre

r,,; à"nc;;;ë--mélai:;;;\in amalgame de P,oml3a^.c un peu d'antimoine et de mercure. ^ •''"•''^•^"5 j „es mo- ^st alors coulé dans une «^S!^^» ^" Yais"nt e^re^e^^^^ biles de ce métal, placées .^ ^a^^'i^f ^'^"'„,Src, une les vides qui doivent ^^^"'ii^osTk^oÛc. crayons se fois solidinéc, on retire les tiges de ici i

trouvent isolés. „,,'.i-,ii<»gs d'argile doit être

i^V'-^^^vollstrdU "l ^ unl"^'ntm."en bois. On

tion se fais.i l m """•, "^ nncliine à raboter, nioditaii-o; n.anitenant, c e.t V"\";'^'",''''. ' a cet effet, elle liée, .lui est chargée de P"'P^™ ' "^f, ''Ti.„,,éHour d'une ost munie d'un fer courbe qm doni e, ^ ' «^ u.

, lauche, la forme d'n.ie suil. a. ,1. nu O ■ "« ^^..^ Jj^, ^^j posés, tandis (|uc I autre I'" ';'' ,^ ,, ;„,,!. „„„, recerreusée dans l'axe de clia.ior ''' ' ' ^^.^ ^.^^éc a la lonvoir l^nnne.Cl.a<|..o pUtnc^^H^ P^a^e^^^^ ^.^,^^

g-;^ai^l;d:?•Se^^^,|;-^.--r-;!n^

CRÉ

CUÉ

l'évidement complfctc le logement de la mine : le tout est alors fortement pressé pendant la dessiccation do la colle, puis recoupé par la machine elle-même, de façon :\ séparer les crayons reçus immédiatement par une trémie qui les réunit par douzaines et les présente à la main de l'ouvrière chargée de les attacher en paquets pour la vente. . , , .

Crayons à dessin.— Pour les crayons noirs à dessmer, le noir de fumée remplace la plombagine. La fabrication reste la même jusqu'au séchage de la matifcre moulée en parallélipipèdes bien plus gros, qui doivent être fortement comprimés et maintenus pendant la dessiccation par de petites plaques de glace. Cette dessiccation effectuée, le crayon est prêt. Le dosage habituel est de 1 de noir de fumée pour 2 d'argile.

Pour les crayons ronds, la pâte est placée dans un cylindre percé de trous ronds, à travers lesquels un piston la force de sortir en en prenant la forme ; elle est coupée à la longueur voulue et lissée en la roulant sur une étoffe de laine.

On peut aussi prendre du bois de fusain, le travailler et le cuire au creuset rempli de sable ; puis, une fois assez refroidi, immerger ce charbon dans de la cire fondue, ou dans différents mélanges formés de résine, de suif et autres matières analogues.

Pastc/s. — Pour ces crayons, l'argile est toujours préparée par lévigation; le mélange comprend 12 parties d'argile dite teri-e de pipe, 12 de matière colorante, G de gomme laque, 4 d'alcool et 2 de térébenthine. La pâte est placée, comme pour les crayons noirs ronds, dans un cylindre en cuivre percé de trous, et forcée par un piston de les traverser en en prenant la forme pour être recoupée de l'antre côté.

Pour les cuire, une fois moulés et séchés à l'étuve, on emploie un four cylindrique particulier, où six cylindres en tôle forte inscrits dans un même cercle reçoivent la pâte déjà séchée ; ces cylindres ont autour de l'axe commun un mouvement de "rotation qui les place tous dans des conditions de chauffage identiques, en les amenant régulièrement aux divers points du foyer, et assure ainsi sous ce rapport l'uniformité complète de la fabrication.

Pour les crayons rouges, on emploie la sanguine débitée à la scie, ou une pâte formée de sanguine en poudre et de gomme arabique additionnée quelquefois d'un peu de savon blanc ou de colle de poisson.

On emploie habituellement pour 10 parties de sanguine, de 0,.3G.3 à 0,580 de gomme, et même 0,G12 de colle de poisson.

On fabrique ainsi huit numéros de plus en plus durs de ces crayons. V.

CRÉAC (Zoologie). — Nom vulgaire de VEsturijeon dans plusieurs parties du midi de la France.

CRÉATINE (Chimie), créas, viande, C8H9Az30*,2HO. — Principe immédiat contenu dans la chair des animaux (mammifères, oiseaux, poissons). A l'état do pureté, c'est un corps solide formé de lames cristallines blanches, d'aspect nacré, sans saveur, sans odeur, solubles dans l'eau, insolubles dans l'éther, solubles sans altération dans les acides dilués, perdant 4 équivalents d'eau au contact des acides concentrés et se convertissant alors en créatinine (C«H''Az-iOS). Par l'ébullition avec l'eau de baryte, la créatine se dédouble en urée et saricosine, espèce d'alcaloïde isomère de la lactamidc

r.8H9A230S2HO =.UH3,HO,C5.».zO-(- Ceif.^zOi

Créatine. Urée. Sarkosinc.

Pour extraire la créatine, la chair musculaire dégraissée, hachée, et formant pâte avec l'eau, est fortement comprimée à l'aide d'une presse ; le jus recueilli est soumis à l'action modérée de la chaleur, afin de déterminer la coagulation de l'albumine qui amène en même temps la ciarilication de la liqueur; on concentre aussitôt celle-ci et on ajoute do l'eau de baryte en excès, afin de précipiter les acides phosphorique et sulfurique :\ l'état de sels insolubles de baryte ; il ne reste plus qu'à concentrer de nouveau pour déterminer la cristallisation de la créatine. Les eaux mères retiennent nn corps neutre analogue au glucose par sa composition, Vinnsile Ci^H'^Oi^lHO, et un corps acide, l'acide inosique C"'H''Az'0"',nO. — La créatine a été découverte par M. Chevieul et étudiée par MM. Liebig, Price, Verdeil, Marcel, Grégory, Dcssaigncs, etc. B.

CRÉClCnELLE, Ci>ÉCEnEi.i.ErTE (Zoologie). — Voyez CntsseuEi.LË, CnEssEiiELLETit:.

ntKJIE. — Voyez Lait, Fbomacio, Baratte, ('.iij;me de tartre. — Voy, Tartrates, au Supplém, CRÉiMAILLÊRE (Mécanique). — Tige métallique sur l'un des côtés de laquelle sont taillées des dents qui engrènent avec un pignon ou roue dentée. Elle sert à transformer un mouvement de rotation en nn mouvement rectiligne., Le cn'c est formé d'une crémaillère que l'on fait mouvoir au moyen d'une manivelle et d'une ou deux roues dentées avec pignon. Les crémaillères offrent tous les avantages et tous les inconvénients des engrenaqes (voyez ce mot).

CREMOCARPE (Botanique), du grec crémaô, je suspends, et cnrpos, fruit.— Nom donné par de Mirbel au fruit des plantes de la famille des Ombelliféres , il est composé de deux akènes accolées d'abord, qui, en mûrissant, se séparent l'un de l'autre et ne restent unis que par l'axe ou faisceau de vaisseaux nourriciers, dédoublé en deux filets dont chacun porte suspendu l'akène correspondant.

CRÉNELÉ (Botanique), du mot p,^ j„ p^u,, j,„„, créneun. — On ajoute cette épithète ombeiiiréic (i;.

au nom des organes des plantes, lorsque leur bord est découpé en lobes courts, arrondis, séparés par des échancrures larges, peu profondes et arrondies également.

CRÉ^'ILABRE (Zoologie), Creuilnbrus, Cuv. ; du latin crena, l'ente, et /abrum, lèvre. — Genre de Poissons de l'ordre des Acanthoptérijrjiens, famille des Labroides, caractérisé par un préopercule dentelé, nn seul rang de dents i\ chaque mâchoire, une dorsale épineuse, libre, sans écailles. Les poissons de ce genre, généralement ornés de brillantes couleurs, sont répandus dans la Méditerranée et plus rares dans les mers du Nord. Une des plus belles espèces est le C, paon [C. pnvo, Valenc), long d'environ 0'",45, richement coloré de vert, de jaune et de rouge et nommé pour cela Pupayello [Perroquet) par les pêcheurs romains. Le C. lapina [C. lapina, Cuv.), de la même taille, est argenté, à trois larges bandes longitu ■ dinales formées de points vermillons, avec les nageoires pectorales jaunes et les ventrales bleues. L'un et l'autre habitent la Méditerranée.

CRÉOLE (Anthropologie), étymologie incertaine. — On nomme ainsi les individus nés, dans les colonies d'Amérique et des Indes, de parents étrangers à ces colonies. Quoique plus spécialement réservée aux personnes dont les parents sont originaires d'Europe, cette dénomination s'applique aussi aux descendants des nègres transportés aux colonies; on va même parfois jusqu'à l'appliquer aux animaux nés dans les colonies de parents d'une provenance étrangère. Les idées que l'on a habituellement de la complexion, du caractère et des facultés des créoles concernent surtout les créoles de l'Amérique intertropicale et des îles qui en dépendent. Ceux-là présentent un singulier mélange de facultés intellectuelles vives et faciles, avec une invincible nonchalance, de passions énergiques et aveugles, avec des élans de générosité et d'oubli de soi-même, de dureté farouche, avec une sensibilité parfois excessive. 1\ est difficile de déterminer quelle est, dans le caractère des créoles, la part d'influence de l'éducation si difl'érente de celle des enfants européens, et la part du climat chaud et énervant qui les voit naître. Il importe seulement de remarquer que les créoles nés dans l'Inde otîrent d'autres traits do car.tctère et que l'on trouve encore plus de disseniljlance lorsqu'on compare aux premiers les descendants d'Européens qui peuplent les États-Unis d'.\uiérique, le Canada, la colonie du Cap. Il n'existe pas, à vrai dire, de type créole en général, mais bien des types variés selon les colonies où ou les observe. , . ,

CRÉOPIIAGE (Zoologie), du grec créas, chair, ei phartCiH manger. —On emploie parfois ce mot pour désigner des animaux qui se nourrissent de la substance d'autres animaux.

CRÉOSOTE (Chimie), créas, viande, sozeui, condenser (C^'IP^O'-). — Corps huileux, incolore, d'une odeur pénétrante, ayant une grande analogie avec celle des viandes fumées, tachant le papier comme une huile

({] Fi" 697 — Fruit d'une Orabc'litérc (Pranffos uhpiera). après la°<iehiscencc qui a cc.irlé les dcui carpelles c, c et sépare rîiic a en deux filets, auxquels ces carpelles restent suspendus — s, < sljles peisislauls.

CRÉ

CRE

. , , „ Ti hnnt I I eurs ailes, pendant le repos, sont maintenues dans une

,«. Ift tache disparait cependant à la longue. Il bout ^«"j^ f,;^Pf,o„tale ou inclinée par une soie raide pla-

fîol» aîapenr eft irritante pour les nj^q^^use^^/'^ cée fia basé du bord externe des secondes ailes et qu.

Provoque le larmoiement. Mise en '^"'"f ,.^,^«^ '^P\" ^ l-„e dans un crochet de la face nférieure des pre-

provoque ic l'éniderme; prise à 1 ultérieur, eue *> *: '^'''6^, , ,ntennes sont conformées en massue

'ti^'orme un p isoaCergique' Par l'appro'^1- d'"- '^ii j^^^.e rn'pr"™e u e"n"?useau. Ces papillons, souvent

flamme e le brûle en donnant beaucoup de fun^e«. Sa allon ée e P ^^^^^^^^ ^^^^ ,^ ^^ 11

^»SVstl04 Très-peu soluble dans 1 ea»- ^Ue sedis- P«'"^';!y^''c,,e„iiies ont seize pattes; leurs chrysalides f^S:';4^^i^da^raLoK^i;éther,l.sV.furedecar^^^

neraux. v""'M"^ "■- ' - -, ,„„- l'^|.iflo acét que; eue

ivpr les acides, et notamment avec l aciat aLeu l ' .

m^Êm

Leach ; Coronis, Latr. ■,<^astma, r au. , ''^''^^rÇZlgl fwnr ftnhinx Latr.; Macroglossum, Scop.), .i les se fJes{Cv.stia, Latr.; Thyrides, Hoffm. ; yEgocera Latr )• 4" les Z„rjœmdes (genr. Zj/gœna, L:Hv.;Synto,m.u

couche ou dLaraît au-dessous de l'horizon, la nuit ne Î^S^pas ^nn^édiat^meiu 1. jour; lej^ssage^

i-pp-! nnaiid le solei esi aeia auai»»o au^o . ' ■"

donc';ar rénexion que i ^^Tn^^Tl^Zl^n^Z nlors La dnrie du crépuscule est liée à la hauteur ae ratmosphtre et pourrait servir à la calculer trfes-exactemens'les rayons lumineux n'éprouvaient qu une seu e réflëxbn. Le crépuscule cesse d'être sensible quand 'e lofâï^t àenviro'n .0 ou . 8" au-dessous de ll.ri on 0^^^

i et le 11 octobre. Au soisiice u cic, .^ ^..^..-.-.priétés antiputrides. Ou la M»e',4"='"" — ^---i-îi^ie I y dure toute la nuit, "r le soleil ne s abaisse pas ae » Ldecine pour la gu-^Vf "des ulcère ^,-^>;%^/^,P;' li;'!! Li-dessous de ^'orizou ce jour-K. On ^olt le cemre^de

i.^.. lS=ïl=ïSisS'.XK^'.s

^greues à soies capillaires ^'^"'^,>t,l'tï;t des herbe sous le nom de Calebassier (voyez ce mot f-l"Trur'^â;mfei h^biSt^hlats «opérés CR^^

^.^«i^i.rï;^r^u^ lii^^^^i;!^^^ I !-"-,~ï-rr^: ^:i^d^:;iutien,idi de

rn^-TAT ON (Médccine),du latin ci-epi/are, craquer, fragments osseux 1 ''"«'"'^ ''„,'nm,.-, l'oreille- on dit

laire des parties emphyse.uutenses, f ''f.^.f ^« '^f;,^,;, Buros qui ont intéressé le Po"'"0", ■">«■, ^""^^"^î^,^]-.

CKÉl'lTATlON ou DtCllKfirAllON (l^l'ï^ »« ; , jV,'.!^.

nomtnc que présentent certains ^«"-P^' .«^"Xu, '^.^ ," "s rin, quand on les projcl|o '';''-/«^,f " ,''''.'",,7 ,, 1: Les petites explosions qu ils fontcniM.. i. '^^ , ' J ,; tion de matière tiennent i ce <|u cniiv h s i, i^^^

ïormcnt leur» cristaux se ti-ouvo loger un; . i ' i • ^

îi;ti^;;réZ^.r=:irï^ follet privé de

k'nidopiéres »c divise eu trois famil es . . ''',',: ^ç nourrissent ne P''"'''."""";';,.:';" "Tes', leur cri aigu

le plus souvent, dcmeurcnl caches le loii- uu ii.i..i» i

plantes croissen aux uor- ^-^'^.^^^^ ,e midi de {•t^^^fétd'an^Te'no'rddt l'Afrique, est recueillie pour

''tn^l^XK mf CnùcEUBLLE (Zoologie^, F«/ço Tin- ;^S::^:^'ri^r..^^nmndanstou.^.^^^

ta.-rs j,u m. -■•',',,gjanchcs, avec des taches brunes ";;" ■ '''''';;,,; 'ne. d'un griscoiulré.La femelle pèse

arbres es p us élèves des loiets, icur mu, „,,„,,.%,.„„ f ;g,ueuts de bois, re^'oit cinq ou six œu^ Z^^ pl.rs foncés à chaque bout et longs le " ; '-^■'- J^^^^ ^^' ^„ ll'abord couverts d nu duvet " ^;^°"'L'e'fc cLerelles so rapproche du pl"'"^ .''« ''^ '^^^'^^ petits mammise nourrissent de P''"^*..,?'^<=:^ '^,.,1,.^" J'ieur cri aigu

CRÈ

CRÉ

Ceessebelle guise ou Kobez (Zoologie), Falco rufipes, Beseke. — Espèce â'Oisemt du genre Faucon, long de 0»,28 ; niàle cendré fonctS cuisses et ventre roux ; femelle cendrée sur le dos, avec des taches noires; tète et parties inférieures rousses. Rare en France, cet oiseau est commun en Sibérie et se trouve en Pologne et en Allemagne; il se nourrit d'insectes. On trouve souvent les kobez mêlés aux cresserelles, dont ils ont les mœurs.

CRESSERELLETTE ou CnÉCEi\ELLETTE (Zoologie), Fako timumculoides, Term. ; allusion àla ressemblance avec la cresserelle. — Espèce d'Owtau du genre Faucon, vulgairement nommé Crécerine, assez semblable à la cresserelle pour le plumage, mais plus petit (longueur 0°',31) ; il s'en distingue par ses ongles blanchâtres (noirs chez la cresserelle) et l'absence de taches sur le dos du mâle. Les mœurs de la cresserellette sont celles de la cresserelle ; elle liabite le midi de l'Europe et se trouve de passage en France pendant l'été.

CRESSON (Botanique), du nom anglo-saxon cresse?! ou cerse. — On donne ce nom à plusieurs plantes de la famille des Crucifères qui appartiennent à des genres ditférents, tels que Corrfn»?me, Lin.; iV«s/Mr/iun(, R. Brown, et SiS!/m4n!»?î, Lin. La plus importante est leC. officinal, C. de fontaine ou C. d'emi [Sa^linlium officinale, R. Brown ) du genre Nasitort, voyez ce mot). C'est une herbe vivace dont les tiges ne s'élèvent guère à plus de 0'",40; elles sont rameuses, creuses, très-tendres, succulentes et présentent des cannelures longitudinales. Ses feuilles, remplies de sucs, sont ovales et divisées en segments. Ses fleurs sont petites, blanches et forment des grappes terminales. Elle abonde sur le bord de nos ruisseaux et, en général, dans les endroits inondés ou très-humides. On rencontre le cresson en Europe, en Asie, en Amérique et au cap de Bonne-Espérance. Chacun sait qu'il s'accommode en une s.-dade très-saine et sert souvent d'assaisonnement aux viandes rôties. C'est aussi un excellent antiscorbutique. Aux environs de Paris, comme dans beaucoup d'autres localités, le cresson de fontaine est cultivé dans des lieux constamment inondés qu'on nomme des cressonnières. Pour les établir, il faut avoir des eaux courantes, et sur leurs bords on sème du cresson qui se propage par ses racines traçantes. Si l'on manque d'eau courante, on fait des cressonnières artificielles dans des baquets i moitié remplis de terre et placés près d'un puits; on y sème ou on y plante le cresson, on couvre d'une couche d'eau que Von renouvelle de temps en temps (voir, pour les cressonnières artificielles, un travail de M. H. de Thury, Ann. de la Soc. centr. d'iiort., t. XVll). Le cresson mérite la réputation dont il jouit comme aliment sain ; moins difficile à digérer que les autres salades, il est plus nourrissant. Nous possédons encore comme cressons indigènes le Nasitort sauvage {N. si/lvestre, R. Brown), dont les tiges rampantes ne s'élèvent qu'à 0",.30; les segments des feuilles sont presque cordilbrmes et dentés; le S. aquatique {N. ampliibitim, R. Brown), herbe vivace élevée souvent de plus de 1 mètre; le Cresson ou JV. des marais {N. palustre, de Cand.), également vivace, à tiges rameuses et diffuses, il fleurs d'un jaune pale. Pour le cresson des prés et d'autres espèces, voir C*nDAMiisE, Sisïmiihe. G — s. CRESSON.NIÈRE (Horticulture). — Voyez Cuesson. CRÉTACÉS (Tehrains), Époque ou Péuiode cketacee (Géologie), du latin crcta, craie. — On donne ce nom à une série de couches delà période secondaire, généralement d'une grande épaisseur, répandues sur de très-vustcs surfaces do l'écorce solide du (jlnlir, ci <|iii m. ut su|iriposées aux dépôts portlandiens:, ihi-uin-f, Lt;igi'sik'S Icriains jurn.MWf», et inférieures au calcaire n nutiunnliles et, en s;énéral, aux terrains lerlinires de l'époque pliocène. D'après Dufresnoy, Élie de Beaumont, Beuilaiit, on divise les terrains crétacés en deux étages : 1° X'ctaye crétacé inférieur; 2" Vètarje crétacé supérieur. Vélotje crétacé inférieur est surtout formé de couches calcaires alternant avec des marnes, drs ar^'ilcs, des près qui ont une tendance i la coloratinn \.itr. ci éingo comprend, en commençant par les cnni lir, ini.i innés : les depuis neocowie/i.ç (marnes liniiMieu>-e-,^s:ililes, arpiles griM's, avec amas lenticulaires de calcaire,; les (/./.;/< wal.h, n-^ I (couches calcaires, sableuses et argilen-.e^ .li-^rmui.rs .n petits bassins et d'origine fluviatilc); le 7/e, n// iMih!e> blancs, jaun;Ures, sables verts, calcaires, marnes bleues, argiles, grès verts) ; la craie verte ou chloritée (calcaires plus ou moins crayeux, blancsou verts, craie tnfleau). — ■ Vélnije crétacé supérieur &e compose surtout do. calcaires tendres, plus ou moins crayeux, avec qiicUiues bancs d'argil.', surtout aux parties inférieures de l'élage. 11 com-

prend : la craie marneuse (argiles, marnes crayeuses calcaire crayeux); la craie blanche (calcaire crayeux avec rognons siliceux) ; le calcaire à hippurites du midi et du sud ouest de la France. Certains auteurs comptent encore dans l'étage crétacé supérieur le calcaire à nummuliles, que beaucoup de géologues considèrent comme une des plus anciennes couches des terrains tertiaires. Dans sou Cours élémentaire de paléontologie, A. d'Orbigny, considérant surtout les terrains crétacés au point de vue des débris animaux qu'on y rencontre, les partage en sept étages qui s'éloignent peu de la division précédente, comme le montre le tableau suivant.

tous DES conçues

LOCALITES OC a'oBSBnTE^ïT LES r

,1a ces couchos en Frai SDiiaDl A. d'Orb^oj.

approiimal.

blauche... ^

Laversines (Oise); Meudon (S-ine-et-Uise)

Epernav ; Meuiiou ; Sens ; "] YendomeiCognac;SaiQ-

Etage

Dépôts ■wea' Dep com

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Idims. I Étage )

its néo- / NÉocoMitH. j

niens. J \

Uchaux (Vai:clusc) ; Mon- \ tnchard (Loir-et-Cher) ; I Saumur; Tours; Mon- 1 tagne-des-t'.ornes(Aude); > les Marligues (Bouches- 1 du Rhône) ; le Beiusset \

le Mans; Saint-Caiais (Sar- ^ thel;f'.ap-la-Hcve (Seine- j Inferieurel; l'Isle-d'Aix, l Fouras (Chareute-lnf.); j Seignelay (Yonne) ; la j Malle (Var) '

Vissant (Pas-de-Calais) ; ^ Novion (Ardennes) ; Va- j rennes (.Meuse) ; Gêrau- I dot (Aube); Saint-Florentin (Yonne) ; la perte I du Rhône (Ain) ; Escragnolles (Var) '

Gargas, près d'Api (Va clusel; La Grange-; Ru, près de Vassy (Hic- I Marnei ; Gurgy (Yonne); ^ Hièses, Saint-André de | Meouille (Basses-Alpes).

Vendeuvre(Aube); S'-San-

Tcur.Fontenoy (Yonne); ^,ba„ r.hàleauneuf-de-r,habre ' ^^™ (Hautes-Alpes)

pjoT» — On obserie la série complète des étages ou couches crétacées, en marchant de Vassy (Haute-Marne) à Vertus (Marne;.

Les terrains crétacés renferment de nombreux fossiles qui annoncent la population m.iritime de vastes et profonds océans au fond desquels ont di) se déposer ces couches ; çà et là, à l'embouchure des rivières, se sont formés des dépôts restreints où des animaux d'eau douce ont laissé leurs dépouilles (dépôts wealdiens). Les couches nénraniicnnes sont riches en coquilles de diverses espèces d'Iluilrt'scX d'animaux peu dilïérents nommés Exogijres, en Oursins, en débris de Poli/piers. Sur les rivages des mers de cette première époque, la plus longue de la période crétacée, vivaient des Oiseaux éciiassiers, dos 7ortues, des Ptérodactyles, derniers représentants de ce groupe destiné à disparaître .avec la périodesecondaire, des .'raiuls/i(7i/(7cs- de dilTérents genres (iguanodon)et de taillû souvint considérable. Los dépots wealdiens nous ont conservé les restes de ces animaux terrestres avec des Coqutl~ les et des Poissons d'eau rfoHce,avcc les débris des végétaux {Fouqères, Ci/cadées, Conifères) qui couvraient les îles et le^ ny.vzc^ des rmitinenl.s. Le ,/rès vert et la craie verte ,lM.i..leni en ( 'K/i/iZ/ev iH(i/-(/i('v, parmi les(|uelles divers i-ciiivs (le i(H|iiilles cloisonnées de Miillusgues céphalo- 7„.,lr': I \,n„l"nllrs, luiriltlcs, Uaculltfs) ; 011 y trOUVC aussi nu grand nombre des dents de poissons marins du î'roupe des \'riiis ,«./»«/)•.«, dont quelques-uns ont dii avoir des proiiortions gig;uUesqucs. Les mers où se sont fi)imées les couches de la erniV- /nnrneuse avaient une circonscription notablement diflérenlc de celles qui les ont

CRÊ

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